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EAN : 9782264047984
Code sériel : 2509
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 480
Format : 108 x 177 mm

Le chant de Salomon

Jean GUILOINEAU (Traducteur)
Date de parution : 22/05/2008

Héritier de la tradition orale et des légendes africaines, Le chant de Salomon est un retour aux sources de l’odyssée du peuple noir. Entre rêve et réalité, cette fresque retrace la quête mythique de Macon Mort, un adolescent désabusé parti dans le Sud profond chercher d’hypothétiques lingots d’or. Mais le...

Héritier de la tradition orale et des légendes africaines, Le chant de Salomon est un retour aux sources de l’odyssée du peuple noir. Entre rêve et réalité, cette fresque retrace la quête mythique de Macon Mort, un adolescent désabusé parti dans le Sud profond chercher d’hypothétiques lingots d’or. Mais le véritable trésor qu’il découvrira sera le secret de ses origines. 

Sur un air d’éternité, Toni Morrison tisse les voix ancestrales des esclaves pour composer un hymne à la mémoire afro-américaine.

Traduit de l’anglais (États-Unis) 
par Jean Guiloineau

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EAN : 9782264047984
Code sériel : 2509
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 480
Format : 108 x 177 mm

Ils en parlent

« Toni Morrison, dans cet épais roman, nous plonge dans l'univers des Noirs américains du début du siècle, dans leurs souvenirs, leur vie mouvementée et leurs passions. C'est une saga, traversée d'humour et de violence, dans laquelle on entre avec curiosité et où l'on se perd bientôt avec délices. [...] Une figure incontournable de la littérature noire américaine et de la littérature américaine tout court. »
Revue Sépia

« La Chanson de Salomon emprunte à un mélange de folklore et de merveilleux, tout en épinglant la bourgeoisie noire. »
Claire Devarrieux, Libération

« Avec La Chanson de Salomon (Grand prix de la critique 1977), Morrison est devenue une espèce de déesse incarnée que ses admirateurs veulent embrasser dans la rue. »
Valerie Hanotel, Madame figaro

«
C'est avec La chanson de Salomon que Toni Morrison commence à atteindre la célébrité : "Les deux premiers tiers sont simplement merveilleux. Les cent dernières pages sont un triomphe", écrira un critique du New York Times. »
Le Monde des Livres

« Au travers des aventures du jeune homme, au travers aussi de ces légendes africaines qui survivent, à peine transformées, dans les croyances des Noirs américains, c'est à une véritable épopée du peuple noir qu'on assiste, depuis l'esclavage jusqu'aux mouvements pour les droits civiques des années 1960. »
Eliane Vipois, Lire

PRESSE

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • nathaliemartinez1 Posté le 13 Mars 2021
    Je recommande chaudement ! C'est le premier roman que je lis de Toni Morrison et sûrement pas le dernier ! Un roman Initiatique, foisonnant de personnages pas forcément très sympathiques de prime abord, mais que l'Autrice en nous dévoilant adroitement et progressivement leur 'histoire, finit par nous rendre attachants. J' ai beaucoup aimé. Très bien écrit, super analyse et références à l'histoire afro-americaine qu'il est bon d'entendre du point de vue des personnes concernées.
  • indramandarine Posté le 13 Mars 2021
    C'est mon premier Toni Morrison. J'ai lu quelque part que c'était l'un des romans préférés de Barack Obama — et un des romans de l'autrice qui l'a le plus marqué. Comme dans mon souvenir (après avoir tenté, il y a plusieurs années, de lire 'Beloved'), je trouve le début difficile d'accroche et assez peu accessible. Le style narratif et l'immersion dans l'univers rendent l'entrée dans l'histoire un peu complexe. Pourtant, en s'accrochant un peu, l'écriture n'est pas aussi exigeante qu'elle en a l'air. En revanche, l'histoire est un peu plus exigeante. Personnages étranges et torturés, situations parfois décalées, on peut se demander où nous mène l'autrice. Les thèmes relatifs à l'histoire du peuple noir (déracinement, racisme, quête d'identité, esclavagisme...) sont injectés de façon si habile qu'ils sont pratiquement imperceptibles à la lecture — et ça, c'est fort ! Les connexions entre les évènements se font progressivement et le tableau d'ensemble arrive assez tardivement. Et l'ensemble est d'une force et d'une intensité incroyable. Il est sûr que l'histoire ne m'a pas autant parlé qu'à Barack Obama mais l'écriture de Toni Morrison est absolument divine et envoûtante ! Je vais rententer 'Beloved' et continuer à explorer les oeuvres de l'autrice.
  • vibrelivre Posté le 16 Février 2021
    Le chant de Salomon Song of Solomon Toni Morrison 1977 roman Christian Bourgois éditeur traduit de l'anglais par Jean Guiloineau 1996 473p Dès le tout début, on sent que c'est un livre puissant ; l'écriture a de la force. Spécialiste ni de l'anglais ni de la littérature orale noire, je n'entends pas que le rythme de la prose morrisienne suit les cadences de cette littérature orale ; j'ai repéré « Magdalene qu'on appelait Lena » qui revient comme un refrain. C'est une saga, en deux parties, mieux, une épopée, encore mieux une épopée à l'envers, un aller simple vers les origines : on suit la vie d'un métis Noir, de Macon Mort, petit-fils de Macon Mort, fils de Macon Mort, qu'on décrit d'emblée comme spécial, dit Laitier parce que sa mère le faisait encore téter quand il avait trois ans, peut-être par frustration sexuelle. le sexe, et l'amour, même s'ils ne sont pas souvent liés, sont importants dans l'histoire. le nom que Laitier porte n'est pas le sien, pas plus qu'il n'est le nom de son père ni de son grand-père ; c'est le nom d'un Blanc propriétaire d'esclaves et l'on joue souvent sur sa signification. Beaucoup de gens veulent la mort de Macon, et jusqu'à son père avant même... Le chant de Salomon Song of Solomon Toni Morrison 1977 roman Christian Bourgois éditeur traduit de l'anglais par Jean Guiloineau 1996 473p Dès le tout début, on sent que c'est un livre puissant ; l'écriture a de la force. Spécialiste ni de l'anglais ni de la littérature orale noire, je n'entends pas que le rythme de la prose morrisienne suit les cadences de cette littérature orale ; j'ai repéré « Magdalene qu'on appelait Lena » qui revient comme un refrain. C'est une saga, en deux parties, mieux, une épopée, encore mieux une épopée à l'envers, un aller simple vers les origines : on suit la vie d'un métis Noir, de Macon Mort, petit-fils de Macon Mort, fils de Macon Mort, qu'on décrit d'emblée comme spécial, dit Laitier parce que sa mère le faisait encore téter quand il avait trois ans, peut-être par frustration sexuelle. le sexe, et l'amour, même s'ils ne sont pas souvent liés, sont importants dans l'histoire. le nom que Laitier porte n'est pas le sien, pas plus qu'il n'est le nom de son père ni de son grand-père ; c'est le nom d'un Blanc propriétaire d'esclaves et l'on joue souvent sur sa signification. Beaucoup de gens veulent la mort de Macon, et jusqu'à son père avant même sa naissance. Il est sauvé par Pilate, la soeur de son père, dont le nom a été trouvé dans la Bible par son père à elle, et il en aimait les sonorités, le seul mot qu'il ait jamais écrit ; Pilate mettra ce nom dans une petite boîte en cuivre qu'elle transformera en boucle d'oreille et qu'elle portera tout le temps ; elle-même est sortie seule du ventre de sa mère morte, ce qui explique qu'elle n'ait pas de nombril. Tout oppose Pilate et son frère qui ne pense qu'à faire de l'argent ; il achète et hypothèque des maisons ; « Un nègre dans les affaires, c'est une chose terrible à voir » ; il se fera bâtir une maison sur la plage où vivent les Noirs fortunés. Il a épousé la fille, âgée de 16 ans, du docteur, un métis, qui sortait du rang de par son métier et son argent. le père de Pilate et de Macon, qui Africain, se conduisait aussi comme un Africain. Il fermait son visage comme une porte, complètement ignare, avait défriché des bois pour en faire des terres fertiles en Pennsylvanie et s'était fait une immense propriété ; il cultivait aussi des pêchers. Il a été tué impunément par un Blanc qui s'est emparé de sa terre, un Blanc qui possédait un chien. Les Blancs aiment vraiment leurs chiens. Ils tuent un nègre et ils se peignent en même temps. Mais j'ai vu des Blancs, des hommes, pleurer sur leurs chiens. » Dans l'état de Michigan où ils se trouvent, le frère et la soeur n'habitent pas les mêmes quartiers. La soeur demeure dans les quartiers pauvres pour vrais Noirs, pas comme son frère qui a fait siennes les valeurs bourgeoises des Blancs. Cependant le frère regrette la musique noire qu'il peut entendre chez sa soeur, tenancière d'une buvette. Elle ne se soucie nullement des apparences ; elle vit libre. Elle vit avec sa fille et sa petite-fille, qui initiera Laitier à l'amour et qui l'aimera à la folie, sans qu'il reste une place pour elle-même. L'ami de Laitier, Guitare, essaiera en vain de lui faire comprendre que l'amour n'est ni dépendance ni aliénation. Dès que Laitier, à 12 ans, aura mis le pied chez sa tante Pilate, il se sentira chez lui. Pilate lui conte son enfance et sa jeunesse. Au début du roman, on est en Caroline du Nord, en 1931. Laitier a 7 ans. le narrateur est extérieur. Mais on fait un saut de de sept ans en arrière et il est question d'un homme qui vole comme un oiseau. Laitier est sur le point de naître. L'histoire est racontée dans une profusion de faits, quand les personnages nous sont encore inconnus. Parmi ces personnages, une grand-mère et son petit-fils aux yeux de chat. C'est Guitare. L'homme qui vole est-il une victime d'un groupe nommé les Jours qui se sont donné pour mission de tuer un Blanc pour chaque Noir tué ? Guitare fera partie de ce groupe. Par amour des Noirs ? Ou par impuissance qui trouve un exutoire ? Laitier voudrait quitter la vie qu'il mène, n'être responsable de rien de ce qui arrive à sa mère, à ses soeurs cloîtrées dans la maison et tenues dans l'ignorance, voire à son père, mais c'est lui qui dénoncera à son père l'amour qu'une de ses soeurs, partie travailler et sortie enfin de la maison à 40 ans passés, éprouve pour un Noir qui fait partie du groupe. Son autre soeur, indignée par cette dénonciation, lui dit qu'il ne pissera plus jamais sur elle comme il a pissé sur ses plantes, et qu'il ne régentera pas la vie de ses soeurs. En effet, qu'a-t-il sinon ce petit boyau de cochon qui ne vaut rien ? Les scènes avec les soeurs, pourtant personnages très secondaires, sont éblouissantes. Laitier finit par croire en reliant les bribes d'histoires qu'il collecte sur sa famille que le sac que détient Pilate contient de l'or. Il projette avec Guitare de le lui voler. Cet or lui permettra de partir et Guitare pourra financer son groupe. le sac ne contient pas d'or mais des ossements. Voilà Laitier parti à la recherche de l'or, en fait à la quête de ses origines dans le Sud profond, en Virginie, où sont restés les Noirs, qui s'appellent presque tous Salomon ou Shalimar, prononcez Shalimone, et résidant dans cette ville justement de Shalimar. Ces derniers le regardent autrement, lui, le riche qui s'achète une voiture comme rien. Quelques hommes l'emmèneront à la chasse, et il comprendra qu'ils détiennent une autre connaissance, une capacité à distinguer les choses dont la vie elle-même dépend, la communication avec la nature comme dans les temps qui précédaient le langage, quand un homme s'asseyait à côté d'un singe pour avoir une conversation. Il rencontrera Circé ou son fantôme, la sage-femme qui accoucha sa grand-mère, celle-ci étant fille d'une Indienne, dans la maison en ruines qui abrita son père et sa soeur. Il entendra une chanson d'enfants, dont il mettra au jour les vraies paroles racontant l'histoire de sa famille. Cependant Guitare le cherche, pensant qu'il l'a doublé dans l'affaire du trésor. Mais n'est-il pas Salomon, l'homme-volant ? C'est un livre dense. Les personnages, principaux comme secondaires, ont de l'épaisseur ; on a l'impression de les voir en vrai. le lecteur est à la fois dans la réalité sociale et dans le merveilleux des contes et des légendes, dans le chariot de l'affranchissement cahotant vers le Nord où la réussite d'un Noir ne fait pas oublier qu'il est avant tout un Noir. Morrison fait (re)vivre tout un passé afro-américain, avec un Salomon qui ne doit rien à celui de la Bible ; cependant on rencontre avec surprise et bonheur Hans et Gretel perdus dans la forêt quand Laitier en sort pour trouver une des clefs de son passé. le personnage de Laitier, égoïste qui veut être aimé, plutôt indifférent à ce qui lui arrive, s'allège de son héritage et devient apte à voler, et à aimer ?
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  • JeanPierreV Posté le 27 Décembre 2020
    "Il n'y a pas de Blancs innocents, parce que chacun d'eux est un tueur de nègre potentiel, et peut-être un vrai." Laitier, est le fils de Macon et Ruth Mort, lui aussi s'appelle pour l'état-civil Macon Mort. Il a reçu en héritage le nom qui avait été fortuitement donné par le fonctionnaire à l’ancêtre ancien esclave : Papa n'avait pas vingt ans et il est allé signer, mais l'homme qui se trouvait derrière le bureau était saoul. Il a demandé à papa où il était né. Papa a répondu Macon. Puis il lui a demandé qui était son père. Papa a dit, « Il est mort. » Il lui a demandé qui était son propriétaire, papa a répondu « Je suis libre. » Le Yankee a tout écrit mais pas au bon endroit. Il l'a fait naître à Dunfrie, sans savoir si ça existait, et dans l'espace pour le nom, cet imbécile a écrit « Mort » virgule « Macon ». Mais comme papa ne savait pas lire, il n'a jamais su comment il était inscrit avant que maman le lui dise." Quel manque de considération  ! Les prénoms sont depuis, donnés en ouvrant un page au hasard dans  la Bible.... ainsi dans la famille, il y a Magdalene... "Il n'y a pas de Blancs innocents, parce que chacun d'eux est un tueur de nègre potentiel, et peut-être un vrai." Laitier, est le fils de Macon et Ruth Mort, lui aussi s'appelle pour l'état-civil Macon Mort. Il a reçu en héritage le nom qui avait été fortuitement donné par le fonctionnaire à l’ancêtre ancien esclave : Papa n'avait pas vingt ans et il est allé signer, mais l'homme qui se trouvait derrière le bureau était saoul. Il a demandé à papa où il était né. Papa a répondu Macon. Puis il lui a demandé qui était son père. Papa a dit, « Il est mort. » Il lui a demandé qui était son propriétaire, papa a répondu « Je suis libre. » Le Yankee a tout écrit mais pas au bon endroit. Il l'a fait naître à Dunfrie, sans savoir si ça existait, et dans l'espace pour le nom, cet imbécile a écrit « Mort » virgule « Macon ». Mais comme papa ne savait pas lire, il n'a jamais su comment il était inscrit avant que maman le lui dise." Quel manque de considération  ! Les prénoms sont depuis, donnés en ouvrant un page au hasard dans  la Bible.... ainsi dans la famille, il y a Magdalene , Corinthiens Un,  Pilate, la tante. Macon Mort  est une exception, au sein de la communauté  noire. Il est l'un des rares a avoir réussi. Propriétaire de plusieurs logements, il les loue à d'autres noirs, moins bien lotis que lui.....Son père lui a transmis le nom qu'on lui avait attribué lors de l'abolition de l'esclavage... Et depuis toute la famille traine ce nom...ce qui ne rend pas toujours cette lecture aisée..on ne sait pas toujours immédiatement à quel Macon ou à quelle génération nous avons affaire. Laitier, quant à lui tient son surnom de son goût pour la tétée...il a longtemps tété sa mère.Un projet hante ses rêves : celui de trouver les lingots d'or, un trésor familial qui serait caché dans le sud du pays, où il se rendra. Sa quête va lui permettre en réalité de découvrir les origines de sa famille, de reconstituer une partie de  l'arbre généalogique familial, de se confronter à  une autre réalité de son pays. Une quête que tant de Noirs aimeraient entreprendre...cette quête du passé, de la connaissance de ses origines familiales, de son arbre généalogique ....des arbres sans racine faits seulement de quelques branches. Cette ascendance en grande partie méconnue et tronquée, a quand permis de constituer une ébauche d'arbre qui porte de beaux fruits, et qui ne demande qu'à s'enraciner dans cette terre qui le rejette. Une lecture exigeante et pas toujours facile, au cours de laquelle, le lecteur est parfois perdu... un beau message d'espoir
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  • Okenwillow Posté le 1 Octobre 2020
    Des années 30 à 60 on suit la vie et la quête d'un jeune homme noir, de famille aisée, mais en manque d'identité. Au travers des bribes de son passé et des récits de son père et de sa tante, il cherchera à éclaircir l'histoire de sa famille, de ses ancêtres. Le héros m'a paru plutôt antipathique mais intéressant, éternel adolescent, insouciant et ingrat. L'écriture est toujours aussi magnifique, poétique, étrange, habitée. On lit un épisode, une évocation de la vie du peuple noir au travers de la quête personnelle d'un jeune homme jamais adulte.
Lisez inspiré avec 10/18 !
Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…