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Robert Laffont
EAN : 9782221216453
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 128
Format : 122 x 182 mm

Le Contraire de la mort

Scènes de la vie napolitaine

Vincent Raynaud (traduit par)
Collection : Pavillons Poche
Date de parution : 15/02/2018
« Pour les Napolitains, la vie n’est pas le contraire de la mort car elle peut être pire que celle-ci. Le vrai contraire de la mort, c’est donc l’amour. C’est l’ultime forme de résistance sur ma terre où il est quasiment impossible de rencontrer le bonheur. » Roberto Saviano

Ce livre réunit deux récits situés dans le sud de l’Italie, deux textes qui se dressent contre la violence des hommes en général et celle de la Mafia en particulier. « Le contraire de la mort » raconte le deuil de Maria, une jeune fille de dix-sept ans qui a...

Ce livre réunit deux récits situés dans le sud de l’Italie, deux textes qui se dressent contre la violence des hommes en général et celle de la Mafia en particulier. « Le contraire de la mort » raconte le deuil de Maria, une jeune fille de dix-sept ans qui a vu son amoureux Gaetano partir pour l’Afghanistan, d’où il n’est pas revenu. « La bague » fait le portrait de deux jeunes hommes, Giuseppe et Vincenzo, qui, parce qu’ils ont choisi d’exercer un vrai métier et refusé de faire le jeu de la Camorra, vivent dans la misère.
Dans ces nouvelles, Roberto Saviano, l’auteur de Gomorra, ouvrage qui lui a valu un succès international et une condamnation à mort par la Mafia napolitaine, interroge la mémoire et le temps, l’amour et la mort à travers le sort funeste de deux amoureux, de deux amis.

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EAN : 9782221216453
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 128
Format : 122 x 182 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Isa0409 Posté le 14 Février 2021
    #x1f940; « Qui addestrano a considerare tutto ciò che accade come inevitabile. È qualcosa di diverso dall’antico fatalismo che fa accettare a braccia aperte e ginocchia piegate ogni cosa. L’addestramento quotidiano a prendere tutto come viene qui ti spinge a un’ attitudine persino più invasiva. Se è capitato, devi cercare di trarne un vantaggio e questa attitudine ti impedisce di capire. Capire come vanno le cose, come possono essere evitate, da dove vengono. » (p.16) #x1f940; Saviano est un journaliste et romancier napolitain. Depuis 2013, année où il publie son roman intitulé Gomorra (relatant la réalité des activités de la mafia napolitaine appelée Camorra), il est menacé de mort et doit vivre sous protection policière. Cela ne l’arrête pourtant pas de continuer d’explorer les drames et les dommages causés par la Camorra et de les dénoncer dans des romans et publications. #x1f940; Ce livre intitulé « Le contraire de la mort », réunit deux courtes mais ô combien percutantes nouvelles (en édition bilingue). Saviano y dénonce la violence des hommes, celle de la mafia en particulier, à travers l’amour et la mort, l’espoir et le temps, le deuil et la mémoire. #x1f940; Il y a d’abord l’histoire de Maria, une jeune fille de dix-sept ans... #x1f940; « Qui addestrano a considerare tutto ciò che accade come inevitabile. È qualcosa di diverso dall’antico fatalismo che fa accettare a braccia aperte e ginocchia piegate ogni cosa. L’addestramento quotidiano a prendere tutto come viene qui ti spinge a un’ attitudine persino più invasiva. Se è capitato, devi cercare di trarne un vantaggio e questa attitudine ti impedisce di capire. Capire come vanno le cose, come possono essere evitate, da dove vengono. » (p.16) #x1f940; Saviano est un journaliste et romancier napolitain. Depuis 2013, année où il publie son roman intitulé Gomorra (relatant la réalité des activités de la mafia napolitaine appelée Camorra), il est menacé de mort et doit vivre sous protection policière. Cela ne l’arrête pourtant pas de continuer d’explorer les drames et les dommages causés par la Camorra et de les dénoncer dans des romans et publications. #x1f940; Ce livre intitulé « Le contraire de la mort », réunit deux courtes mais ô combien percutantes nouvelles (en édition bilingue). Saviano y dénonce la violence des hommes, celle de la mafia en particulier, à travers l’amour et la mort, l’espoir et le temps, le deuil et la mémoire. #x1f940; Il y a d’abord l’histoire de Maria, une jeune fille de dix-sept ans dont le petit ami est décédé en Afghanistan, après s’être enrôlé dans l’armée. A l’aube de sa vie, Maria erre dans la ville, toujours de noir vêtue, traînant pour seuls souvenirs tous les projets qu’elle n’accomplira jamais. #x1f940;Il y a ensuite « l’anello », histoire d’une amitié pulvérisée, de mauvais coup du sort, de traîtrise et de menaces, à travers les yeux d’un homme qui se souvient de son adolescence et de son premier amour et de la fameuse « bague » qu’il a glissé au doigt de sa fiancée pour dissuader les autres garçons de s’approcher d’elle. #x1f940; Histoire d’un Sud qui crève de s’en sortir mais où l’argent sale se gagne plus facilement qu’en travaillant dignement, quel avenir pour ces jeunes ? Une vie de misère, de « fatica », de dure labeur pour essayer de s’en sortir honnêtement. Mais la mafia règne en maître sur la ville, et il est bien connu que la nuit, tous les chats sont gris. Les « vendette » ont lieu à la nuit tombée, dans l’ombre d’un jour couchant, où coupables et innocents se confondent. Ce qui compte, c’est la mort, le symbole de ce qu’elle représente, les messages qu’elle diffuse. « On est là ». #x1f940; Un roman poignant et terriblement triste.
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  • gonewiththegreen Posté le 24 Décembre 2019
    Après Gomorra et extra pure, je reviens vers R.Saviano, ce napolitain qui n'a pas hésité à exposer ouvertement les rouages de la Camorra et des cartels mexicains, remettant sa vie de fait entre les mains de ses gardes du corps. On est ici sur un tout autre type d'ouvrage, court, constitué de deux nouvelles qui ont pour trait commun la fatalité qui s'abat sur les jeunes de la Campanie. Sans travail, ou peu payés, ils se tournent vers l'armée ou la pègre pour tenter de faire vivre une famille dignement. Dans la première nouvelle , Maria, 17 ans , vient d'apprendre la mort de son homme en Afghanistan. Dans la seconde, Saviano nous plonge dans l'horreur quotidienne qu'exerce la mafia dans les villages de Campanie. Il le fait ici sans aucun voyeurisme, de façon posée. Son écriture est fluide, sans ajouter du superflue à l'horreur sous-jacente. Il dénonce la fatalité , "il est des lieux où naitre est une faute ", et le fait avec beaucoup de tact, de finesse et de talent d'écriture. Saviano n'est pas qu'un "dénonceur" , c'est avant tout un écrivain talentueux, amoureux de sa Campanie natale et criant l'injustice qui touche ses habitants les plus fragiles.
  • Fandol Posté le 14 Décembre 2019
    Impossible d’oublier un livre comme Gomorra et le film qui en a été tiré. Depuis, Roberto Saviano, son auteur, vit sous protection policière mais les menaces dont il fait l’objet n’altèrent en rien son courage. Dans ce petit livre, avec deux nouvelles, il met remarquablement en scène deux histoires qui pourraient être qualifiées d’ordinaires pour la région napolitaine, si elles n’étaient pas déchirantes. Retour de Kaboul nous fait vivre avec Maria. Juste avant de l’épouser, Gaetano est tué en Afghanistan : « Maria est obsédée par l’Afghanistan. Une obsession qu’elle n’a pas choisie. Une névrose qui était en elle, tel un destin funeste. » Avec des mots simples, toujours au plus près de l’émotion et du quotidien, Roberto Saviano donne à comprendre et à partager la douleur, le terrible manque de cette fille d’à peine dix-huit ans… Une fille du nord de l’Italie débarque pour assister à un mariage et l’auteur l’emmène sur sa Vespa jusqu’au village. Ainsi débute La bague. Très vite, viennent des remarques qui font mouche : « Je n’ai jamais eu honte de l’endroit où j’ai grandi, mais parfois, à l’adolescence, on veut pouvoir choisir les lieux, les espaces, les moments à savourer et ceux qu’on refuse de vivre.... Impossible d’oublier un livre comme Gomorra et le film qui en a été tiré. Depuis, Roberto Saviano, son auteur, vit sous protection policière mais les menaces dont il fait l’objet n’altèrent en rien son courage. Dans ce petit livre, avec deux nouvelles, il met remarquablement en scène deux histoires qui pourraient être qualifiées d’ordinaires pour la région napolitaine, si elles n’étaient pas déchirantes. Retour de Kaboul nous fait vivre avec Maria. Juste avant de l’épouser, Gaetano est tué en Afghanistan : « Maria est obsédée par l’Afghanistan. Une obsession qu’elle n’a pas choisie. Une névrose qui était en elle, tel un destin funeste. » Avec des mots simples, toujours au plus près de l’émotion et du quotidien, Roberto Saviano donne à comprendre et à partager la douleur, le terrible manque de cette fille d’à peine dix-huit ans… Une fille du nord de l’Italie débarque pour assister à un mariage et l’auteur l’emmène sur sa Vespa jusqu’au village. Ainsi débute La bague. Très vite, viennent des remarques qui font mouche : « Je n’ai jamais eu honte de l’endroit où j’ai grandi, mais parfois, à l’adolescence, on veut pouvoir choisir les lieux, les espaces, les moments à savourer et ceux qu’on refuse de vivre. » Dans ce village, des gerbes de fleurs, des lumignons posés sur le sol, des plaques commémoratives rappellent des événements dramatiques : « Des partisans ? Elle ignorait qu’ici la Résistance n’avait quasiment pas existé, que la guerre avait été une interminable tuerie de civils… » Mais cette « résistance difficile à raconter, car elle ne se lève contre aucune milice, elle n’a aucune dictature à renverser. Une résistance qui ne consiste du reste pas à être contre, il suffit d’être en dehors pour tomber… » Suit l’épisode de la bague, cette bague indispensable pour qu’une fille soit tranquille… Des années plus tard, cette femme devenue journaliste, revient et sort une photo. Elle montre deux jeunes, Giuseppe et Vincenzo qui ont été tués. Parce qu’ils étaient camorristes ? C’est bien plus terrible que cela et Roberto Saviano (photo ci-dessus), simplement et avec une efficacité poignante raconte ce qui s’est passé.
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  • blandine5674 Posté le 15 Août 2017
    Deux nouvelles courtes de Saviano, auteur de Gomorra. Le cri du coeur des femmes qui perdent leurs amours. Non pas dans une guerre ancienne mais dans celles de notre époque croato-bosniaque (1992-1995).
  • girafe83500 Posté le 26 Septembre 2016
    Une jolie découverte pleine d'humanité. Ce livre est une ode de Roberto Saviano à son pays et plus particulièrement à la contrée de Naples. Malgré la dureté de la vie de cette ville qu'il aborde avec énormément de pudeur, il donne envie de découvrir la ville et ses habitants. Leur style de vie, leur mentalité et mode de fonctionnement. Il y a le bien et le mal qui se côtoient, et même si Roberto Saviano a adopté le Bien, il ne dénigre pas et ne juge pas ses concitoyens pour lesquels le lecteur ressent une grande émotion et affection. Le titre est bien choisi. L'amour est partout dans ce livre malgré la dureté des histoires des protagonistes. C'est le deuxième livre que je lis de cet auteur engagé et je commence a être fan car séduite par son intelligence et la simplicité de son écriture.
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