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EAN : 9782266312745
Code sériel : 18050
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 160
Format : 108 x 177 mm

Le Courage des autres

Date de parution : 18/03/2021
Il y a quinze ans, tout juste ceinture noire de karaté, Hugo Boris est témoin d’une altercation dans les transports en commun. Paralysé, il se contente de tirer la sonnette d’alarme. Ce manque de courage l’obsède. Est-ce un trait de son caractère ou une peur universelle d’affronter l’autre, l’inconnu, au... Il y a quinze ans, tout juste ceinture noire de karaté, Hugo Boris est témoin d’une altercation dans les transports en commun. Paralysé, il se contente de tirer la sonnette d’alarme. Ce manque de courage l’obsède. Est-ce un trait de son caractère ou une peur universelle d’affronter l’autre, l’inconnu, au quotidien ?
Intrigué, il se met à observer ses contemporains dans le métro et le RER, tranches de vies entre parenthèses, rencontres fugaces, purs instants d’humanité. Il consigne sur le vif des situations d’effroi mais aussi le ravissement d’un dialogue, l’humour d’un échange imprévu. Il se demande si le courage est contagieux…
 
 
 « Il fallait un certain courage pour se dépeindre ainsi en dégonflé ordinaire, et un certain talent pour rendre vivants et touchants ces moments de vie que nous ne regardons même pas tant ils sont quotidiens. Hugo Boris a eu les deux. » Marianne

« La plume d’Hugo Boris trempe dans le mercure. » Livres Hebdo
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EAN : 9782266312745
Code sériel : 18050
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 160
Format : 108 x 177 mm

Ils en parlent

« La plume d'Hugo Boris trempe dans le mercure, son écriture est labile. »
Livres Hebdo

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Stelphique Posté le 22 Juin 2021
    🌿Ce que j’ai ressenti: 🌿Herbier: En botanique ou en mycologie est une collection de plantes séchées et pressées entre des feuilles de papier qui sert de support physique à différentes études sur les plantes, et principalement à la taxinomie et à la systématique. Et si on troquait les plantes par des scènes de vies? Elles seraient toujours pressées entre des feuilles de papier, et l’étude nous en apprendrait plus sur Le Courage des Autres. C’est toute l’idée originale de Hugo Boris, et j’ai trouvé ça ingénieux. Au-delà de l’aspect intéressant de cet essai, je trouve cela presque poétique de faire ce parallèle botanique, et de nous donner à voir des moments aussi touchants ou encore ahurissants, mais incontestablement humains. J’ai aimé l’évolution de la sidération vers l’affirmation, en passant par l’Admiration pour ces quelques poignées de personnes qui font la beauté de cette valeur. Le Courage. Des fois, il nous échappe et quelques fois, on le rencontre par hasard, sur le strapontin du RER…Et là, ça nous traverse, comme un TGV…Parce que le Courage est audacieux, vivifiant, l’auteur se demande s’il se pourrait qu’il soit aussi contagieux…J’aimerai le croire, de toutes mes forces, j’aimerai le croire… Alors forcément, en quinze ans d’observation, il... 🌿Ce que j’ai ressenti: 🌿Herbier: En botanique ou en mycologie est une collection de plantes séchées et pressées entre des feuilles de papier qui sert de support physique à différentes études sur les plantes, et principalement à la taxinomie et à la systématique. Et si on troquait les plantes par des scènes de vies? Elles seraient toujours pressées entre des feuilles de papier, et l’étude nous en apprendrait plus sur Le Courage des Autres. C’est toute l’idée originale de Hugo Boris, et j’ai trouvé ça ingénieux. Au-delà de l’aspect intéressant de cet essai, je trouve cela presque poétique de faire ce parallèle botanique, et de nous donner à voir des moments aussi touchants ou encore ahurissants, mais incontestablement humains. J’ai aimé l’évolution de la sidération vers l’affirmation, en passant par l’Admiration pour ces quelques poignées de personnes qui font la beauté de cette valeur. Le Courage. Des fois, il nous échappe et quelques fois, on le rencontre par hasard, sur le strapontin du RER…Et là, ça nous traverse, comme un TGV…Parce que le Courage est audacieux, vivifiant, l’auteur se demande s’il se pourrait qu’il soit aussi contagieux…J’aimerai le croire, de toutes mes forces, j’aimerai le croire… Alors forcément, en quinze ans d’observation, il y a des scènes qui ne sont pas belles, on ne va pas se mentir, et pourtant, d’autres vient nous arracher des larmes, l’humanité étant ce qu’elle est, dans ses contradictions et ses surprises…Avec toutes ces tranches de vies, ses petites séquences, ces instants choisis dans le métro, nous pouvons nous en faire une idée. J’ai été souvent choquée, bouleversée. Ce sont des scènes de violences diverses et variées, comme n’importe qui pourrait les voir, mais la question qui nous taraude, c’est « qu’est-ce que nous ferions à leurs places? », est-ce que nous tournerions la tête, pour laisser faire Le courage des autres, ou sommes-nous de ceux-là? Ceux qui relèvent l’humanité par leurs actions de courage? Ceux qui enrayent la trajectoire des mauvais comportements? Ceux qui vont courir comme des dératés pour lutter contre ces trolls de mauvaises graines? 🌸Est-ce qu’au lieu de plantes desséchées d’humanité, à étudier qu’on aurait coincé entre deux feuilles, on ne pourrait pas faire grandir des fleurs vivaces de courage? On les renommerait Wanda ou Cyril, ou, on ne leur donnerait pas de noms que celle de Le-Courage-de-Nous-Autres…Juste, on les admirerait…Et on les laisserait parfumer nos métros, nos quais, nos vies… C’est mon seul souhait, pour que je puisse dire à ma fille: « Regarde, comme elles sont belles ses fleurs. C’est les plus précieuses…»
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  • Laurent_A Posté le 17 Avril 2021
    J'ai beaucoup aimé ce livre, en grande partie parce qu'il m'a fait revivre les émotions de ma vie parisienne, plus exactement celles des transports en commun, ceux que j'empruntais matin, midi et soir lorsque je travaillais à Paris, et certaines lignes que l'auteur emprunte régulièrement dans ces pages étaient aussi les miennes (la ligne 11 du métro notamment), mais aussi le RER et les trains de banlieue, sa lecture m'a replacé dans un contexte que j'ai vécu et reconnu, instinctivement et émotionnellement. Ce qui m'a particulièrement interpelé, c'est que comme lui, j'ai pu ressentir le concentré d'humanité qu'il y a dans ces instants de transits entre deux lieux, entre les stations de la Capitale, et j'ai immédiatement ressenti aussi et revécu toute la palette des émotions que l'auteur décrit si bien et qu'il ne faut pas axer uniquement sur la lâcheté devant des situations inédites dont on est acteur malgré soi, tout simplement parce qu'on n'y est pas préparé, même si l'improvisation de certains de nos congénères dans ces situations inédites forcent aussi le respect et l'admiration. Oui il y a la peur, le dégoût, les attractions magnétiques et les rejets instinctifs, il y a le comique parfois, de certaines... J'ai beaucoup aimé ce livre, en grande partie parce qu'il m'a fait revivre les émotions de ma vie parisienne, plus exactement celles des transports en commun, ceux que j'empruntais matin, midi et soir lorsque je travaillais à Paris, et certaines lignes que l'auteur emprunte régulièrement dans ces pages étaient aussi les miennes (la ligne 11 du métro notamment), mais aussi le RER et les trains de banlieue, sa lecture m'a replacé dans un contexte que j'ai vécu et reconnu, instinctivement et émotionnellement. Ce qui m'a particulièrement interpelé, c'est que comme lui, j'ai pu ressentir le concentré d'humanité qu'il y a dans ces instants de transits entre deux lieux, entre les stations de la Capitale, et j'ai immédiatement ressenti aussi et revécu toute la palette des émotions que l'auteur décrit si bien et qu'il ne faut pas axer uniquement sur la lâcheté devant des situations inédites dont on est acteur malgré soi, tout simplement parce qu'on n'y est pas préparé, même si l'improvisation de certains de nos congénères dans ces situations inédites forcent aussi le respect et l'admiration. Oui il y a la peur, le dégoût, les attractions magnétiques et les rejets instinctifs, il y a le comique parfois, de certaines scènes, le cocasse, l'indignation, l'indifférence, l'insupportable... Mais il y a aussi la dignité, le respect et la grandeur d'âme, la reconnaissance, car la bêtise est bonne maîtresse, elle peut paraître humiliante et désolante de prime abord lorsqu'on y est confronté malgré soi, mais elle n'est jamais gratuite : c'est en y étant confronté que l'on grandit en valeur et en estime, estime de soi et aussi estime des autres, parce qu'elle nous fait réfléchir et nous remet en question, en y étant confronté elle nous montre l'exemple à suivre, et celui à fuir aussi. Certaines pages m'ont fait l'effet d'une sacrée raclée émotionnelles, elles sont authentiques, je le confirme car il n'y a que dans le métro parisien qu'à l'instar de l'auteur Hugo Boris, j'ai aussi vu et ressenti tout cela, comme l'auteur l'écrit et le décrit si bien, car chaque passage de ce recueil est comme une petite nouvelle ; mais je voudrais aussi dire et ajouter ceci, c'est ce que j'ai appris en vivant aussi ces transports en commun bondés de mes semblables, tous si différents les uns des autres, tous si différents en apparence de moi-même, bien que nous appartenions tous à la même humanité : ces transports en commun, ces trains bondés ou vides toujours peuplés de gens anonymes mais qui ont tous une histoire, ils ont quelque-chose à nous apprendre, non pas sur eux mais sur nous-même : ils sont là pour ne pas nous laisser indifférents, pour nous pousser à réagir même si cela prend du temps, pour laisser parler d'abord nos instinct et aussi nous aider à les corriger de temps en temps. J'ai été très ému à la lecture de certains passages, alors j'en citerai deux qui sont je pense édifiants : à tous ceux qui se sont un jour demandé ce que cela voulait dire "être Charlie" après les attentats de 2015, je renvoie aux pages 75-77 de ce livre ; et à ceux qui comme moi ont pesté un jour contre la chaleur suffocante l'été dans les transports en commun parisiens et se sont abreuvé de leur climatisation tels de vrais soiffards en quête de fraîcheur en fin de journée estivale, je ne peux que recommander la lecture de l'histoire de la vieille dame aux pages 86-87. C'est en cela que cette lecture est recommandable, elle est touchante et juste, bourrée d'humanité, pas celle des bons sentiments que l'on voit dans les films, mais bien celle de la vie de tous les jours, celle que nous vivons tous sans même nous en rendre compte trop souvent, celle qui est là aussi pour interpeller notre conscience et nous faire progresser.
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  • Lepetitcaillou Posté le 12 Avril 2021
    Lu dans le cadre du Grand Prix des lectrices Elle 2020, catégorie Essai. Qu’est-ce qui fait que lorsque nous sommes inquiétés nous n’osions et ne puissions nous ériger contrairement à d’autres qui semblent avoir davantage de contenance ? Sommes nous des lâches pour autant ? Qu’est-ce qui définit le courage ? Serait-ce d’avouer qu’on en n’a pas ? Qu’est-ce qui différencie la peur, l’impuissance de l’indifférence, de l’individualisme ? Dans le courage des autres, Hugo Boris, compile, consigne ses observations, il « herborise » des anecdotes, est le témoin des agissements des usagers du métro et par extension de la société contemporaine, et par extension de l’humanité. A travers ces trajets quotidiens il donne à voir le pire et le meilleur des individus. Il saisit ces scènes qui l’interpellent, ces rencontres, ces mots échappés d’un livre, d’un journal, ces papiers ramassés, ces moments de violences face à ces passagers indifférents. Toute cette collecte fait de lui un portrait, celui d’un lâche. Il appréhende ainsi ses craintes et reste admiratif de ceux qui interviennent qui s’interposent. Un essai sans préjugé où l’auteur porte un regard sur ce qui l’entoure, qui interroge sur l’être humain ses agissements et qui mérite d’être découvert. Alors si à votre tour... Lu dans le cadre du Grand Prix des lectrices Elle 2020, catégorie Essai. Qu’est-ce qui fait que lorsque nous sommes inquiétés nous n’osions et ne puissions nous ériger contrairement à d’autres qui semblent avoir davantage de contenance ? Sommes nous des lâches pour autant ? Qu’est-ce qui définit le courage ? Serait-ce d’avouer qu’on en n’a pas ? Qu’est-ce qui différencie la peur, l’impuissance de l’indifférence, de l’individualisme ? Dans le courage des autres, Hugo Boris, compile, consigne ses observations, il « herborise » des anecdotes, est le témoin des agissements des usagers du métro et par extension de la société contemporaine, et par extension de l’humanité. A travers ces trajets quotidiens il donne à voir le pire et le meilleur des individus. Il saisit ces scènes qui l’interpellent, ces rencontres, ces mots échappés d’un livre, d’un journal, ces papiers ramassés, ces moments de violences face à ces passagers indifférents. Toute cette collecte fait de lui un portrait, celui d’un lâche. Il appréhende ainsi ses craintes et reste admiratif de ceux qui interviennent qui s’interposent. Un essai sans préjugé où l’auteur porte un regard sur ce qui l’entoure, qui interroge sur l’être humain ses agissements et qui mérite d’être découvert. Alors si à votre tour vous souhaitez savourer et picorer ces moments dans ces transports parisiens, être ému, rire, et être amené à réfléchir, découvrir la plume délicate et belle de Hugo Boris, lisez ce livre. Parce que l’auteur y avoue ses faiblesses, cela en fait un écrit très beau.
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  • LaBiblidOnee Posté le 10 Décembre 2020
    Si « la peur n'évite pas le danger », elle évite au moins de nous jeter dans la gueule du loup. Mais lorsque le danger vient à nous, comment maîtriser cette peur de manière à pouvoir agir ? Dans cette compilation d'instants du quotidien, tirés de ses expériences de métro, l'auteur analyse les mouvements de violence (physique, passive, verbale, etc…) pour comprendre nos réactions de peur, dans l'espoir de les maîtriser. Car le courage des autres, par définitions, c'est celui qu'on n'a pas. C'est celui qu'on admire discrètement, un peu honteux, en espérant qu'il déteigne. Ce n'est pas forcément un exploit insurmontable, ni une épreuve de force impressionnante. Ça peut consister à désamorcer une situation avec calme et naturel avant qu'elle ne dégénère. C'est parfois un mot, ou rien qu'un regard. Ce n'est pas toujours résoudre un problème, c'est simplement accepter de l'affronter. Ne pas nier l'existence du clochard qui monte dans la même rame de métro que vous ; admettre son existence, sa pauvreté et sa souffrance. Les regarder en face. Vous êtes désormais celui sur qui un regard égaré peut s'appuyer, exister. Et dans le même temps, si vous n'êtes plus celui qui fuit, vous n'êtes plus la proie. Capturés sur... Si « la peur n'évite pas le danger », elle évite au moins de nous jeter dans la gueule du loup. Mais lorsque le danger vient à nous, comment maîtriser cette peur de manière à pouvoir agir ? Dans cette compilation d'instants du quotidien, tirés de ses expériences de métro, l'auteur analyse les mouvements de violence (physique, passive, verbale, etc…) pour comprendre nos réactions de peur, dans l'espoir de les maîtriser. Car le courage des autres, par définitions, c'est celui qu'on n'a pas. C'est celui qu'on admire discrètement, un peu honteux, en espérant qu'il déteigne. Ce n'est pas forcément un exploit insurmontable, ni une épreuve de force impressionnante. Ça peut consister à désamorcer une situation avec calme et naturel avant qu'elle ne dégénère. C'est parfois un mot, ou rien qu'un regard. Ce n'est pas toujours résoudre un problème, c'est simplement accepter de l'affronter. Ne pas nier l'existence du clochard qui monte dans la même rame de métro que vous ; admettre son existence, sa pauvreté et sa souffrance. Les regarder en face. Vous êtes désormais celui sur qui un regard égaré peut s'appuyer, exister. Et dans le même temps, si vous n'êtes plus celui qui fuit, vous n'êtes plus la proie. Capturés sur le vifs, ces instantanés font échos en nous tous. Enfant, on apprend en observant tout et tout le monde intensément. En grandissant, on se rend compte que ceux qui croisent nos regards peuvent vouloir y prendre aussi quelque chose ; et comme on ne veut pas toujours le leur donner, on fuit. On se fait discret, on essaye tellement fort d'ignorer autrui alentour qu'un jour, on y arrive ; il n'y a pas pire aveugle que celui qui ne veut plus voir. C'est tellement pratique qu'à force, on ne parvient plus à rouvrir les yeux. Quand il faudrait voir, on est aveugle ; quand il faudrait entendre, nous sommes devenus sourd. Au moment d'agir, nos réflexes nous fuient, à leur tour. Juste retour des choses. Tout cela par confort, ou par sécurité. Et la ceinture se resserre autour de nous, nous isole dans nos bulles. Jusqu'à s'y trouver tellement seul. Y compris quand nous, nous aurions à notre tour besoin d'aide… Parce que les autres sont devenus sourds, eux aussi. Et aveugles. Et craintifs, comme nous. L'individualisme, finalement, n'est-ce pas lui, le coupable ? Comme ces fois où vous vous faites méchamment accoster dans les rues aux heures de pointe, et où le courage des autres est de s'enfuir, staccato des pas accélérant sur le bitume, plongeons des nez dans les poussettes et sacs à mains, sur les portables des pères de familles raisonnables. En même temps, qu'aurions-nous fait à leur place ? Hugo Boris s'est toujours senti désarmé contre les agressions qui nous entourent. Pour avoir moins peur au quotidien, il passe avec application chaque dan jusqu'à obtenir sa ceinture noire de karaté. Il est fier, il sait se battre ; il ne peut plus rien lui arriver, pense-t-il. Jusqu'au jour où l'agression de sa voisine de métro le laisse paralysé. Pas un mot en sa faveur. Pas même un cri d'alerte, un mouvement, un souffle ; pas un regard, pour ne pas se faire remarquer à son tour par les agresseurs. Rien. Juste cette sensation que, s'il faut sauver une peau, c'est la sienne, et que même pour la sienne on n'est pas sûr d'en avoir le cran. Après cette expérience, il ne s'épargne pas. Et il cherche à comprendre : d'où vient cette réaction oui, mais surtout comment la modifier. Où se placent les frontières entre lâcheté, courage, et inconscience ? Pourquoi certaines personnes sont des cibles et d'autres pas, pourquoi certaines se sacrifient et d'autres pas ? Il fait son herbier dans le métro, recueillie tous les comportements, les analyse, les rapproche et, surtout, tente de s'inspirer des meilleurs ; du courage des autres. Même si ça doit commencer par celui d'un enfant, qui n'a pas peur de s'intéresser au clochard assis dans le wagon tandis que tout le monde le nie, le renie, l'ignore, l'évite ; le fuit. Je regarde les clochards assis, tendant la main. Je leur réponds ; je donne, parfois. Mais je fuis le regard des punks à chiens, saouls et agités, semblant sans limites et insistants ; mécaniquement, ballet orchestré pour ma tranquillité, je change de trottoir. Je deviens la proie parfaite. Vous vous rappelez ? Dans la soirée du 21 août 2015, le monde, sidéré, apprend qu'un attentat a été déjoué à bord du Thalys 9364 à destination de Paris. Une attaque évitée de justesse grâce à trois Américains qui voyageaient en Europe. Un jeune soldat américain se jette sur le tireur, s'interposant entre l'arme et le reste du wagon, faisant un écran à l'épreuve des balles pour protéger les autres. Si l'arme ne s'était pas enrayée à ce moment-là, il serait mort - ou mal en point, et les autres avec. Mais il l'a fait, sans savoir que l'arme allait s'enrayer, et sans pouvoir ignorer qu'il n'avait pas - ou peu - de chances de bien s'en tirer. Clint Eastwood, dans « Le 15h17 pour Paris », a tenté à son tour de nous montrer le courage de ces autres : Il met en scène, dans leur propre rôle, chacun des trois passagers américains qui ont déjoué l'attentat. Il témoigne en outre au vrai procès contre les auteurs de l'attentat raté. Il m'est arrivé d'être victime de harcèlement de rue, comme vous l'êtes peut-être régulièrement. J'ai même lu ce bouquin - et aussi regardé ce film. Et quelle est la première chose que j'ai dit à Chou quand le film s'est achevé ? « Surtout je t'en supplie, si ça se produit ne te jette pas au devant de l'arme ou de l'adversaire ». Alors ce livre, sur le courage des autres, je vais le garder dans ma bibli, le faire infuser encore un peu. Il me reste du chemin à faire. Et vous, votre dernier courage, votre dernière faiblesse ?
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  • Despagesetdeslettres Posté le 6 Novembre 2020
    Difficile de vous parler du Courage des autres, sélectionné dans la catégorie document du prix Elle. Je m’attendais à un essai qui décortique le fait que certains restent immobiles face à des agressions, dans le métro notamment. J’y ai finalement trouvé une slave de petits textes décrivant des saynètes dans le métro, souvent en lien avec des altercations, des provocations voire des agressions. Je comprends l’objectif de l’auteur : donner à voir des situations et des comportements. Mais je n’y retrouve pas l’analyse que j’attendais, simplement parce que ce n’était pas l’objectif de l’auteur. C’est un beau texte, mais pas celui que j’attendais, et pas celui non plus, qui me permet de le classer dans la catégorie document.
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