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10/18
EAN : 9782264057815
Code sériel : 4626
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 360
Format : 108 x 177 mm

Le dîner

Isabelle Rosselin (Traducteur)
Date de parution : 03/01/2013

Deux frères se donnent rendez-vous avec leur épouse dans un restaurant branché d'Amsterdam. Hors-d'œuvre : le maître d'hôtel s'affaire. Plat principal : on parle de tout, des films à l'affiche, des vacances. Dessert : piques et banalités. On évite soigneusement le véritable enjeu de ce dîner à huis clos :...

Deux frères se donnent rendez-vous avec leur épouse dans un restaurant branché d'Amsterdam. Hors-d'œuvre : le maître d'hôtel s'affaire. Plat principal : on parle de tout, des films à l'affiche, des vacances. Dessert : piques et banalités. On évite soigneusement le véritable enjeu de ce dîner à huis clos : leurs fils respectifs ont commis un acte d'une violence inouïe. Jusqu’au couperet de l’addition...

« Une des paraboles les plus impitoyables qu'on ait lues depuis longtemps, des plus noires aussi. Rien d'étonnant à ce que le livre soit placé, dès l'épigraphe, sous le haut patronage de Tarantino ! »
Jean-Claude Perrier - Livres Hebdo

Traduit du néerlandais
par Isabelle Rosselin

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EAN : 9782264057815
Code sériel : 4626
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 360
Format : 108 x 177 mm
10/18

Ils en parlent

Le dîner commence doucement, presque léger, un peu grinçant mais quand on comprend enfin de quelle situation les protagonistes essaient de se dépêtrer, tout ce qu’on avait pris pour de l’humour est en fait un cynisme épouvantable des personnages et une satire cruelle et brillante de l’auteur. Ce roman est une claque et on le termine complètement déboussolé avec mille questions en tête.
Alexandra Charroin Spangenberg / Librairie de Paris

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Fabinou7 Posté le 22 Avril 2020
    « You don’t have to know everything about each other. Secrets didn’t get in the way of happiness. » L’auteur hollandais signe un thriller psychologique très bien huilé et pourtant grinçant. On peut encore être dérangé en littérature (et c’est tant mieux ? Qu’en pensez-vous ?). Le livre est écrit par un journaliste mais, malgré mes réticences, la langue et la construction sont celles d’un romancier (Zola n’était-il pas lui-même journaliste après tout). Le roman est construit comme un repas dans un gastronomique (à ce propos, la France rayonne dans le domaine de la cuisine à l’international ! Ce n’est pas la seule, mais c’est à souligner). Les amuses bouches, les entrées etc. Mais au-delà de ce diner, l’auteur use de nombreux flash-backs, le roman évoluant ainsi selon plusieurs temporalités façon puzzle. Je doute de l’intérêt des adaptations cinématographiques du livre (notamment une avec Richard Gere, s’il vous plait) : nous passons trop de temps dans la tête du narrateur (qu’en pensez-vous, peut-être les avez-vous vu ?). Mais c’est là aussi tout l’intérêt : nous sommes pris en otage dans son esprit, forcé de le suivre dans ses pérégrinations et ses souvenirs, de voir les ressorts de ses gestes et son humour corrosif,... « You don’t have to know everything about each other. Secrets didn’t get in the way of happiness. » L’auteur hollandais signe un thriller psychologique très bien huilé et pourtant grinçant. On peut encore être dérangé en littérature (et c’est tant mieux ? Qu’en pensez-vous ?). Le livre est écrit par un journaliste mais, malgré mes réticences, la langue et la construction sont celles d’un romancier (Zola n’était-il pas lui-même journaliste après tout). Le roman est construit comme un repas dans un gastronomique (à ce propos, la France rayonne dans le domaine de la cuisine à l’international ! Ce n’est pas la seule, mais c’est à souligner). Les amuses bouches, les entrées etc. Mais au-delà de ce diner, l’auteur use de nombreux flash-backs, le roman évoluant ainsi selon plusieurs temporalités façon puzzle. Je doute de l’intérêt des adaptations cinématographiques du livre (notamment une avec Richard Gere, s’il vous plait) : nous passons trop de temps dans la tête du narrateur (qu’en pensez-vous, peut-être les avez-vous vu ?). Mais c’est là aussi tout l’intérêt : nous sommes pris en otage dans son esprit, forcé de le suivre dans ses pérégrinations et ses souvenirs, de voir les ressorts de ses gestes et son humour corrosif, proche du mépris. L’écrivain néerlandais se fait critique féroce de la bonne société des Pays-Bas, de la relation parents-enfants et l’éducation, du comportement de la bourgeoisie dans le pays et en villégiature affranchie de toute règles de conduite morale, sur le rapport du riche au pauvre, à l’étranger, sur la bonne foi, la justice et l’absurde de l’acte gratuit (ce qui n’est pas sans rappeler « Les Caves du Vatican » de Gide). Il y a une volonté de prendre les situations et évènements à rebrousse-poil, un renversement des valeurs un peu brechtien. En voir la face un peu sombre, et tirer sur le « politiquement correct » à balles réelles… Ce qui est intéressant pour le lecteur c’est de voir, au fur et à mesure qu’on apprend des personnages, qu’on s’était trompé (en réalité nous sommes trompés par l’auteur), mais de façon subtile et progressive, la gêne s’installant progressivement, presque imperceptiblement parfois jusqu’à se révéler horrifiante. Pour toutes ces raisons, « Het Diner » de Herman Koch est une lecture à la fois distrayante et captivante, ce que l’on est en droit d’attendre d’un thriller, mais également plus étoffée que les simples effets de manches et recettes bien connus du genre, plus sociologique et, à de très nombreux égards, participe à des réflexions d’actualité. Qu’en pensez-vous ?
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  • ceciloule Posté le 17 Avril 2020
    Herman Koch et ses satires grinçantes, glauques et peu engageantes... Une nouvelle fois, il se joue du lecteur mais le numéro est moins bluffant que dans Cher Monsieur M., et moins séduisant. L'alchimie ne fonctionne pas, pas vraiment... (plus d'infos : https://pamolico.wordpress.com/2020/04/17/le-diner-herman-koch/)
  • Malivriotheque Posté le 8 Mars 2020
    A Amsterdam, deux frères doivent se retrouver pour dîner avec leurs épouses respectives. Paul et Serge n'ont apparemment plus rien en commun, si ce n'est deux fils qui ont commis un crime dont ils doivent discuter tous ensemble. Ce dîner est l'occasion pour Paul, le narrateur, de se remémorer les dernières années particulières de sa vie, notamment avec Claire sa femme et Michel leur fils... Ce livre a fait grand bruit quand il est sorti il y a une bonne décennie. Je voyais souvent cette couverture bleue homardesque dans les médias de l'époque, sans pourtant y déceler un intérêt quelconque. Moi qui déteste les effets de mode et ne lis presque jamais un livre tout juste sorti de presse, rien ne prédisait que je le lirais un jour, et rien n'aurait pu me le faire lire, si ce n'est un prochain voyage à Amsterdam, plus de 10 ans après sa sortie. Le début est prometteur : le narrateur a un ton cynique bien sympathique, se moque de son frère ouvertement et partage sa frustration inavouée de n'être que "le frère du futur grand et beau premier ministre". Passons l'utilisation de prénoms bien français pour nos personnages qui sont pourtant tous néerlandais (Serge,... A Amsterdam, deux frères doivent se retrouver pour dîner avec leurs épouses respectives. Paul et Serge n'ont apparemment plus rien en commun, si ce n'est deux fils qui ont commis un crime dont ils doivent discuter tous ensemble. Ce dîner est l'occasion pour Paul, le narrateur, de se remémorer les dernières années particulières de sa vie, notamment avec Claire sa femme et Michel leur fils... Ce livre a fait grand bruit quand il est sorti il y a une bonne décennie. Je voyais souvent cette couverture bleue homardesque dans les médias de l'époque, sans pourtant y déceler un intérêt quelconque. Moi qui déteste les effets de mode et ne lis presque jamais un livre tout juste sorti de presse, rien ne prédisait que je le lirais un jour, et rien n'aurait pu me le faire lire, si ce n'est un prochain voyage à Amsterdam, plus de 10 ans après sa sortie. Le début est prometteur : le narrateur a un ton cynique bien sympathique, se moque de son frère ouvertement et partage sa frustration inavouée de n'être que "le frère du futur grand et beau premier ministre". Passons l'utilisation de prénoms bien français pour nos personnages qui sont pourtant tous néerlandais (Serge, Claire, Michel...), même s'il y a de quoi se demander pourquoi ce choix étrange qui n'ancre pas vraiment le lecteur dans un cadre étranger. Seulement le récit bascule après le premier tiers dans le mélodrame psycho-intimo-social, présentant des souvenirs pas franchement drôles dans lesquels la dépression tient un rôle majeur et la violence un rôle décisif. le livre prend ainsi une tournure beaucoup plus sérieuse qui contraste furieusement avec le début et peut en quelque sorte gêner puisque, vu le synopsis, on l'avait pas vraiment vu venir. Néanmoins, certains thèmes abordés font mouche et transpirent l'authenticité via une justesse de ton. Là où l'authenticité en prend un coup et où le livre devient dérangeant, c'est quand on assiste à toutes les horreurs que peut dire Claire, la mère de Michel, pour sauver son fils de la prison et à sa façon de gérer les choses après. Des quatre parents, seul un, celui dont on se moquait au premier abord, semble vouloir se délester auprès des autorités du poids de la culpabilité, quand les autres partent tous en guerre au mépris de la justice et de la loi pour protéger leurs rejetons, complètement aveuglés par les liens du sang qui les unissent, ne voyant même plus où est le mal dans toute l'affaire. le passage où Claire requalifie d'"accident" le meurtre (on devrait néanmoins plus parler d'homicide) pour minimiser le crime est édifiant. Tout comme le passage où elle suggère à son mari d'agresser physiquement son propre frère, toujours pour protéger leur fils... Finalement, le récit qui se concentre sur un homme instable borderline montre en fait que le plus taré dans l'histoire ce n'est pas lui mais sa femme, censée être le pilier équilibré de la famille. La fin est juste hallucinante à plusieurs niveaux et n'engage pas vraiment à aimer ce livre. Il y a dedans une violence physique et une violence des mots qui ont de quoi perturber.
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  • Christophe_bj Posté le 9 Février 2020
    Pas mal, cela se laisse lire agréablement, des passages bien vus et drôles. Le tout est assez délicieusement et ironiquement immoral – comme nos sociétés ?
  • jyducap Posté le 16 Janvier 2020
    Grand succès aux Pays-Bas ce roman déroute. Découpé selon le menu (entrée, plat principal, etc.) il met en scène deux couples mal à l’aise car ils portent un secret tragique qu’ils cherchent à cacher. C’est drôle, coquasse, surprenant, grinçant. Ça fait penser au film de Polanski Carnage. Mais on devient mal à l’aise au fur et à mesure que le secret se dévoile et que le repas tire vers sa fin. Au fond c’est un dîner qui laisse un goût amer …
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