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            Le droit à la paresse

            La Découverte
            EAN : 9782707159496
            Code sériel : 319
            Façonnage normé : POCHE
            Nombre de pages : 196
            Format : 125 x 190 mm
            Le droit à la paresse

            Maurice DOMMANGET (Présentation), GILLES CANDAR (Préface)
            Date de parution : 04/03/2010

            « Une étrange folie possède les classes ouvrières des nations où règne la civilisation capitaliste. Cette folie traîne à sa suite des misères individuelles et sociales qui, depuis deux siècles, torturent la triste humanité. Cette folie est l’amour du travail, la passion moribonde du travail, poussée jusqu’à l’épuisement des forces...

            « Une étrange folie possède les classes ouvrières des nations où règne la civilisation capitaliste. Cette folie traîne à sa suite des misères individuelles et sociales qui, depuis deux siècles, torturent la triste humanité. Cette folie est l’amour du travail, la passion moribonde du travail, poussée jusqu’à l’épuisement des forces vitales de l’individu et de sa progéniture. »
            Ainsi commence le fameux pamphlet de Paul Lafargue (1842-1911), Le Droit à la paresse, initialement publié en 1880. Intellectuel socialiste et militant infatigable de la cause du peuple, il signait là un texte pionnier, premier essai en faveur d’un retournement de civilisation, produit heureux d’une volonté de provocation et d’une intuition géniale, d’un authentique sentiment révolutionnaire et anticipateur.
            La présente édition reprend celle publiée en 1969 par François Maspero, avec la longue et belle « présentation » de Maurice Dommanget, toujours pertinente aujourd’hui et qui apporte un éclairage indispensable sur la vie et l’œuvre de Lafargue. Elle est utilement complétée par une préface inédite de l’historien Gilles Candar.

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            EAN : 9782707159496
            Code sériel : 319
            Façonnage normé : POCHE
            Nombre de pages : 196
            Format : 125 x 190 mm
            La Découverte
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            Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

            • henrimesquida Posté le 6 Novembre 2018
              Plus qu'une simple critique d'un système,c'est une invitation à repenser nos mode de vie impétueux et une relecture nécessaire de notre dépendance incestueuse au monde économique pour redéfinir d'autres priorités et savoir regarder la vie d'un nouvel œil.Tant d'autres possibilités nous sont offertes que nous ne sachons voir,englués que nous sommes dans nos médiocres habitudes acquise sous le commandement de la rigueur et de l’efficacité.Nul besoin d'adhésion à telle ou telle appartenance politique pour reconnaître le grand mérite de ce brillant essai philosophique,juste un impérieux besoin de vivre pleinement l’expérience de la vie.Les différentes crises monétaires,du krach boursier dans La Grande Dépression de 1929 à la rechute des pétrodollars suite à l'effondrement du prix du pétrole causée par la guerre en Irak de Sadam Hussein dans les années 70,la crise des subprimes des années 2000 au USA,la dette d'obligation grecque et l'effondrement du marché espagnol,nombreux sont les exemples récents nous éclairant sur la lubie de cette drogue financière obnubilant nos dirigeants politiques.Repenser et réformer ce modèle relèvent de l'obligation.
            • JCLDLGR Posté le 4 Octobre 2018
              A lire et relire dans une chaise longue ! Comment, après avoir lu cet ouvrage historique, ne pas répondre aux injonctions du travailler plus, du courir plus vite ? dans combien de décennies l'homo sapiens prendra conscience qu'il est fait pour buller ?
            • Floyd2408 Posté le 10 Mai 2018
              Le droit à la paresse est un manifeste de Paul Lafargue publié en feuilleton dans le quotidien L’égalité de Jules Guesde en 1881, puis lors de son emprisonnement à Sainte-Pélagie, il le travaille pour une édition brochet avec une préface, publié en 1883, il y aura beaucoup de réédition de ce texte fort engagé. Paul Lafargue d’origine Cubaine, s’installe en France en 1951, il a 9 ans, puis tente de faire médecine, pour se consacrer à la politique et à l’écriture dans divers quotidien l’Avenir, l’Internationale, La Marseillaise, La Tribune, La défense Nationale, L’Émancipation, Le cri du peuple et L’Égalité. Il épousera la fille de Karl Marx sa fille Laura Marx à son grand regret, disant de lui, l’ennuyant dans ses idées surtout son Proudhonisme. Il publiera différents textes, Le Matérialisme de Karl Marx en 1884, La religion du capital en 1893, plusieurs essais de critique littéraire, sur Châteaubriant, Émile Zola et Victor Hugo, des textes d’économie comme Cours d'économie sociale en 1884 et beaucoup de textes polémiques, sociétales de circonstances. Se suicide avec sa femme en 1911 à l’âge de 69 ans, laissant une lettre pour expliquer ce geste absurde selon Albert Camus. « Sain de... Le droit à la paresse est un manifeste de Paul Lafargue publié en feuilleton dans le quotidien L’égalité de Jules Guesde en 1881, puis lors de son emprisonnement à Sainte-Pélagie, il le travaille pour une édition brochet avec une préface, publié en 1883, il y aura beaucoup de réédition de ce texte fort engagé. Paul Lafargue d’origine Cubaine, s’installe en France en 1951, il a 9 ans, puis tente de faire médecine, pour se consacrer à la politique et à l’écriture dans divers quotidien l’Avenir, l’Internationale, La Marseillaise, La Tribune, La défense Nationale, L’Émancipation, Le cri du peuple et L’Égalité. Il épousera la fille de Karl Marx sa fille Laura Marx à son grand regret, disant de lui, l’ennuyant dans ses idées surtout son Proudhonisme. Il publiera différents textes, Le Matérialisme de Karl Marx en 1884, La religion du capital en 1893, plusieurs essais de critique littéraire, sur Châteaubriant, Émile Zola et Victor Hugo, des textes d’économie comme Cours d'économie sociale en 1884 et beaucoup de textes polémiques, sociétales de circonstances. Se suicide avec sa femme en 1911 à l’âge de 69 ans, laissant une lettre pour expliquer ce geste absurde selon Albert Camus. « Sain de corps et d'esprit, je me tue avant que l'impitoyable vieillesse qui m'enlève un à un les plaisirs et les joies de l'existence et qui me dépouille de mes forces physiques et intellectuelles ne paralyse mon énergie, ne brise ma volonté et ne fasse de moi une charge à moi et aux autres. » Ce pamphlet sur le monde du travail de cette époque et du basculement de la société vers la sacralité religieuse du roi Travail, cette critique historique étayée par des exemples forts et d’une recherche intellectuelle fort impressionnante. Cette atmosphère sociale se retrouve aux prises à un engrenage vicieux, où les classes dominantes au venin vénale et à la perversion castratrice oblige la société à rendre le travail obligatoire, cette valeur nouvelle fissure et tremble la misère pour la rendre plus profonde, cette prédation vicieuse entraine la société vers le monde pernicieux actuel, un monde capitaliste où l’argent est roi et l’être humain devenant juste une pièce de l’échiquier de l’économie. Ce qui me frappe dans cet écrit, c’est le silence certain, des érudits, de l’éducation, du monde actuel sur, non pas la révolution industrielle, mais sur l’impact sociale désastreux et esclavagiste sur ces hommes, femmes et enfants, prisonniers dans ces usines pendant 12-13 heures à produire et produire pour engraisser ces hommes nouveaux, ces bourgeois capitalistes…. Paul Lafargue débute son texte en citant Adolphe Thiers, stigmatisant le rôle prépondérant du clergé, des aristocrates, des économistes, des moralistes de la jouissance du travail, étant les vecteurs de ce fléau . « Je veux rendre toute puissante l'influence du clergé, parce que je compte sur lui pour propager cette bonne philosophie qui apprend à l'homme qu'il est ici-bas pour souffrir et non cette autre philosophie qui dit au contraire à l'homme : "Jouis". » Paul Lafargue dans le chapitre Un dogme désastreux, introduit la notion de travail comme une maladie infectieuse, citant Poeppig et George Campbell, l’un dit de notre société sur les peuplades, « Le souffle empoisonné de la civilisation », l’autre « D’une race supérieur à la nôtre » En outre le travail, pour les philosophes antiques semblait être une hérésie et prenait l’oisiveté comme Virgile, ils avaient le mépris du travail. Puis la suite dans Bénédiction du travail, Paul Lafargue constate les conditions esclavagistes des ouvriers, travaillant plus de 12 heures par jour, femmes et enfants, l’appauvrissement de cette classe ouvrière, le statut aussi rendant obligatoire le travail, cet adage stupide, travailler plus pour gagner plus, les ouvriers ont ce culte asservissants du plaisir de travailler. Étayant par des exemples précis de l’époque L.-R. Villermé, Tableau de l’état physique et moral des ouvriers dans les fabriques de coton, de laine et de soie, 1848, le Discours prononcé à la Société internationale d’études pratiques ’économie sociale de Paris, en mai 1863, et publié dans L’Économiste français de la même époque. Les ouvriers se perdent le travail, le mensonge, la dépravation, les vices pour mieux se rendre asservit par le monde cruel du travail, les vampirisant, les saignant…. Encouragés par des économistes inhumains, d’un discours trop capitaliste « Travaillez pour augmenter la fortune sociale », mais Destut de Tracy et son disciple Cherbuliez dénonce cette vision l’un disant « Les nations pauvres, c’est là où le peuple est à son aise ; les nations riches, c’est là où il est ordinairement pauvre. » Puis l’autre, « Les travailleurs eux-mêmes, en coopérant à l’accumulation des capitaux productifs, contribuent à l’événement qui, tôt ou tard, doit les priver d’une partie de leur salaire. » Dans le chapitre sur Ce qui suit la superproduction, Paul Lafargue exprime le tissage économique qui se trame, la futur carte du monde économique, le capitalisme commence lentement à venir dévorer les terres sauvages lointaines, au prix de guerre et souffrance, il faut vendre la production exponentielle européenne, ce trop-plein de productivité, le gouvernement anglais force la production de pavot au pays indiens souvent dans la famine, au dépend du riz et du blé. Paul Lafargue s’étonne de l’avancé de l’Angleterre, misant sur la diminution du temps de travail, et la productivité plus grande, pour un bien être de la classe ouvrière. Les machines de plus en plus performantes doivent aider les ouvriers, les soulager, comme les agriculteurs américains se moquant des français, se tuant au labeur…. Les jours de congés payés s’effritent, comme de nos jours grâce à la joute bourgeoise et industriel imposant la semaine de 10 jours, et prône cet adage trompeur, « Qui ne travaille pas, ne mange pas » Encensé par le prolétariat. La dernière partie À nouvel air, chanson nouvelle, Paul Lafargue propose des idées, constate aussi la situation où les ouvriers, face à la démesure de productivité, seront obligés de consommer leurs produits, Paul Lafargue voudrait donner plus de temps aux ouvriers pour leur loisir. Ce texte est d’une force incroyable, d’une richesse historique, philosophiquement aborde l’idée du bien fait de l’oisiveté, la naturalité de la paresse contre l’abrutissement du travail et de ces conséquences. Il cite Aristote, pour conclure son plaidoyer. « …si chaque outil pouvait exécuter sans sommation, ou bien de lui-même, sa fonction propre, comme les chefs-d’œuvre de Dédale se mouvaient d’eux-mêmes, ou comme les trépieds de Vulcain se mettaient spontanément à leur travail sacré ; si, par exemple, les navettes des tisserands tissaient d’elles-mêmes, le chef d’atelier n’aurait plus besoin d’aides, ni le maître d’esclaves ». Pour Paul Lafargue la machine est l’avenir de l’homme, s’il l’utilise comme il se doit, ainsi l’homme paressera sa propre vie.
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            • MariePenseFaure Posté le 26 Avril 2018
              Au-delà d'un manifeste communiste, ce livre est un appel à vivre... vraiment.
            • Rosalia94 Posté le 22 Janvier 2018
              Un livre édifiant écrit en 1880, toujours d'actualité. Ce texte, difficile à trouver comme les oeuvres de Paul Lafargue, doit déranger nombreux qui pensent que le travail est la santé et que l'on existe pas sans... Dommage que PL ne soit pas de notre époque. J'aurais bien voulu avoir son avis sur l'I.A. (Intelligence Artificielle).
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