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La Découverte
EAN : 9782348069901
Code sériel : 538
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 224
Format : 125 x 190 mm

Le français est à nous !

Petit manuel d'émancipation linguistique

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Date de parution : 19/08/2021
À force de l’entendre, cela semble admis : la langue française serait en péril, confrontée à diverses menaces (les anglicismes, le langage SMS, le politiquement correct, etc.). Sur quoi reposent ces craintes ? Comment faire la part de ce qui relève de la description de la langue, et ce qui... À force de l’entendre, cela semble admis : la langue française serait en péril, confrontée à diverses menaces (les anglicismes, le langage SMS, le politiquement correct, etc.). Sur quoi reposent ces craintes ? Comment faire la part de ce qui relève de la description de la langue, et ce qui relève des discours fossilisés tenus au nom de la langue ?
Entrons ensemble dans l’histoire sociopolitique du français, dépoussiérons les débats citoyens sur ces questions ! Ce sera l’occasion de découvrir les liens subtils entre langue, politique et société. De voir qu’on peut à la fois aimer le français et avoir confiance dans sa vitalité, sans se complaire dans la nostalgie d’un passé mythique. De comprendre que la langue fait partie des éléments qui contribuent à maintenir un système social ou à le changer.
La langue sera toujours un objet de débats collectifs : ce livre nous donne joyeusement les outils nécessaires pour y participer !
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EAN : 9782348069901
Code sériel : 538
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 224
Format : 125 x 190 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • laurentloisel Posté le 13 Mai 2021
    Jamais un livre n'aura bousculé à ce point et aussi rapidement mes préjugés, jusqu'à (peut-être) me faire devenir un ardent défenseur de l'évolution de la langue. Quel découverte que s'apercevoir qu'il est vain de vouloir enfermer notre langue dans des règles désuètes, illogiques (pourquoi "donner" et "donateur", pourquoi l'accord du participe passé et parfois non, pourquoi le phonème "ph"), savoir accepter les néologismes comme un enrichissement normal de toute langue vivante (un anglicisme, une fois qu'il est admis et utilisé couramment, devient un mot français et dire courriel plutôt que mail ne change finalement pas grand'chose). Oui, vivante est ce qu'il faut retenir : le français est vivant, et n'est absolument pas en danger, même si "aller au coiffeur" fini par s'imposer, car il a belle-lurette que le coiffeur ne reçoit plus ses clients chez lui. La grammaire, compliquée, sert à maintenir l'élitisme, et son apprentissage, qui monopolise tant d'énergie en primaire, est une perte de temps au détriment des véritables finesses de la langue, de l'éloquence, etc... Dit comme ça, l'ouvrage semble va-t-en-guerre, mais rassurez-vous, il est accessible, parfois drôle et surtout très instructif. Tout un chapitre est écrit en orthografe revisitée, c'est assez surprenant et... pourquoi pas ? Les amoureux de la langue française,... Jamais un livre n'aura bousculé à ce point et aussi rapidement mes préjugés, jusqu'à (peut-être) me faire devenir un ardent défenseur de l'évolution de la langue. Quel découverte que s'apercevoir qu'il est vain de vouloir enfermer notre langue dans des règles désuètes, illogiques (pourquoi "donner" et "donateur", pourquoi l'accord du participe passé et parfois non, pourquoi le phonème "ph"), savoir accepter les néologismes comme un enrichissement normal de toute langue vivante (un anglicisme, une fois qu'il est admis et utilisé couramment, devient un mot français et dire courriel plutôt que mail ne change finalement pas grand'chose). Oui, vivante est ce qu'il faut retenir : le français est vivant, et n'est absolument pas en danger, même si "aller au coiffeur" fini par s'imposer, car il a belle-lurette que le coiffeur ne reçoit plus ses clients chez lui. La grammaire, compliquée, sert à maintenir l'élitisme, et son apprentissage, qui monopolise tant d'énergie en primaire, est une perte de temps au détriment des véritables finesses de la langue, de l'éloquence, etc... Dit comme ça, l'ouvrage semble va-t-en-guerre, mais rassurez-vous, il est accessible, parfois drôle et surtout très instructif. Tout un chapitre est écrit en orthografe revisitée, c'est assez surprenant et... pourquoi pas ? Les amoureux de la langue française, et nul doute qu'il sont nombreux sur Babelio, devraient lire ce petit ouvrage, histoire de malmener nos certitudes. Je recommande chaudement et n'hésitez pas à laisser vos commentaires !
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  • Rhadamante Posté le 1 Novembre 2020
    Excellent essai qui abordé différents thèmes autour de la langue française. Tout est appuyé par des sources solides qui permettent de poursuivre sa réflexion. Ce livre permet de comprendre qu'il y a un véritable rapport de force au niveau même du français. À lire absolument !
  • urbanbike Posté le 28 Juillet 2020
    Tout est dans le titre ! Bouquin jubilatoire qui a fini de me rassurer sur mes nombreuses tares grammaticales :-) Les deux autrices remettent les pendules à l’heure, cassent (pas mal) le joli roman que l’on nous sert habituellement, rappellent que notre langue est également née du bas latin (qui venait envahir la Gaule ? Plutôt des soldats et des commerçants, non…?). Bref, que la langue est un truc vivant que nous contribuons à maintenir quotidiennement, pas un machin figé décrété par quelques personnes. Très chouette ouvrage, drôle, pétillant ! Et les autrices sont à suivre sur Twitter, qu’on se le dise !
  • NathalieWM Posté le 26 Juillet 2020
    Voici un excellent ouvrage qui tord le cou à tous ces poncifs et mythes sur la décadence de la langue française. Si j’avais encore des questionnements quant à la compétence et l’intelligence de l’Académie française, je n’en ai plus ! Livre découvert grâce au passionnant podcast d’une des autrices « Parler comme jamais » que je recommande chaudement.
  • supernova7 Posté le 4 Mai 2020
    Cela fait longtemps que je dois vous chroniquer cet essai reçu via la plate-forme NetGalley. Peu avant sa sortie en avril de cette année, j’avais déjà repéré ce bouquin quand son éditeur La Découverte en faisait la promotion sur Twitter. La linguistique ainsi que l’histoire et l’évolution de la langue française ont en effet toujours attisé ma curiosité et le titre « Le français est à nous ! Petit manuel d’émancipation linguistique » ne pouvait que m’intéresser ! Respectivement docteure en linguistique et docteure en langue et littérature françaises, les deux autrices, Maria Candéa et Laélia Véron, savent de quoi elles parlent et vulgarisent très bien le sujet en abordant de nombreux sujets actuels sur langue et en remettant en question des convictions ancrées chez beaucoup de locuteurs francophones. Dans cet essai, les deux autrices veulent nous convaincre qu’il faut s’approprier notre langue et ne pas avoir peur de sa prétendue dégradation. De nombreux ouvrages alarmistes sur la langue voudraient nous faire croire qu’il faut absolument lutter contre les menaces que seraient les anglicismes, les barbarismes ou encore le langage SMS. Il faut oser s’interroger sur la langue, la remettre en question, ne pas la voir comme une entité figée appartenant... Cela fait longtemps que je dois vous chroniquer cet essai reçu via la plate-forme NetGalley. Peu avant sa sortie en avril de cette année, j’avais déjà repéré ce bouquin quand son éditeur La Découverte en faisait la promotion sur Twitter. La linguistique ainsi que l’histoire et l’évolution de la langue française ont en effet toujours attisé ma curiosité et le titre « Le français est à nous ! Petit manuel d’émancipation linguistique » ne pouvait que m’intéresser ! Respectivement docteure en linguistique et docteure en langue et littérature françaises, les deux autrices, Maria Candéa et Laélia Véron, savent de quoi elles parlent et vulgarisent très bien le sujet en abordant de nombreux sujets actuels sur langue et en remettant en question des convictions ancrées chez beaucoup de locuteurs francophones. Dans cet essai, les deux autrices veulent nous convaincre qu’il faut s’approprier notre langue et ne pas avoir peur de sa prétendue dégradation. De nombreux ouvrages alarmistes sur la langue voudraient nous faire croire qu’il faut absolument lutter contre les menaces que seraient les anglicismes, les barbarismes ou encore le langage SMS. Il faut oser s’interroger sur la langue, la remettre en question, ne pas la voir comme une entité figée appartenant seulement à l’Académie française ou aux équipes de rédaction des dictionnaires comme elles l’expliquent très bien dans le préambule de ce livre. L’essai se divise en trois parties. La première pose quelques bases de la linguistique de façon claire sans entrer dans les détails en abordant la définition de la langue, la notion de faute, la grammaire ou encore les néologismes. La deuxième partie « Au nom de la langue » traite des aspects politiques et sociétaux qui ont secoué ou secouent la langue encore aujourd’hui comme la masculinisation du français, la diffusion du français dans les colonies ou la notion de francophonie. Enfin, la dernière partie revient sur des périodes clés de l’histoire qui ont forgé le mythe de la langue de l’Âge classique à la révolution numérique. Dès le début, le ton provocateur des deux autrices et le propos de ce livre m’ont fait penser à un spectacle-conférence que j’ai vu il y a quelques années au théâtre qui s’appelait « La convivialité ». Deux anciens profs de français partaient du postulat simple que la langue française est un dogme. Pour la plupart d’entre nous, elle n’est pas susceptible d’être remise en question sans susciter une levée de boucliers de la part des puristes et pourtant, la liste de ses absurdités dressée par les deux profs pendant le spectacle est longue. Pas mal de mes idées préconçues sur la langue et l’orthographe ont volé en éclat à la sortie de ce spectacle (le texte a d’ailleurs été publie si cela vous intéresse sous le titre La faute de l’orthographe). Cet essai est donc dans la parfaite continuité de cette première approche de la linguistique. Grâce à la première partie, on comprend facilement des notions de base en linguistique car elles sont expliquées clairement sans termes outrageusement techniques. Les autrices abordent de nombreux concepts sans trop survoler et sans trop rentrer dans les détails. Le tout se lit de manière très fluide et elles nous proposent à la fin de nombreuses références pour creuser la question. Ensuite, elles entrent dans quelques sujets polémiques notamment la féminisation de la langue ou l’écriture inclusive. Des anecdotes savoureuses nous éclairent sur l’absurdité de certaines règles établies il y a plusieurs siècles pour des raisons purement arbitraires. Les autrices procèdent de la même manière pour nous ouvrir les yeux sur l’incohérence de certaines règles orthographiques et tirent à boulets rouges sur l’institution vieillissante et obsolète qu’est aujourd’hui l’Académie Française. Volontairement provocatrices et avec leur rigueur toute scientifique, les deux autrices nous amènent à poser un regard critique sur notre langue qu’on pensait pourtant figée. Pourquoi, par exemple, le recours à l’acronyme CQFD est encouragé alors que l’utilisation de MDR est mal vue ? Elles nous font remarquer de manière rationnelle que tous les deux ont le même statut linguistique mais que l’on va juger le niveau social de la personne qui le dit. Tous ces exemples nous amènent à réfléchir et à prendre du recul sur le fétichisme dont fait parfois l’objet le français. Elles abordent enfin le temps perdu à l’enseignement, par exemple, des règles du participe passé à l’école, des règles qui pourraient être plus logiques et plus simples (sans rendre la langue simpliste pour autant !). En conclusion, on peut aimer le français tout en acceptant ses évolutions et en étant pas réfractaire aux tentatives de réforme de la langue. Tout en combattant l’insécurité linguistique, les deux autrices dressent un portrait succinct de la langue, de ses évolutions et nous placent devant nos contradictions. On peut ne pas être d’accord avec tout ce qu’elles disent dans cet essai mais force est de constater qu’en refermant ce livre, nombre de vos certitudes sur la langue pourraient bien être ébranlées. Vous pourriez bien vous dire : « Et finalement, pourquoi pas ? » quant à la dernière réforme de l’orthographe qui finalement ne va peut-être pas assez loin et que vous aviez toujours dénigrée car, après tout, le français est à nous !
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