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10/18
EAN : 9782264034847
Code sériel : 3293
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 256
Format : 108 x 177 mm

Le livre de Dina

Mon bien-aimé est à moi

Luce HINSCH (Traducteur)
Date de parution : 19/09/2002

Les hivers nordiques se succèdent avec rudesse sur le domaine de Reisnes. Quand les habitants semblent gagnés par le calme, le souffle vengeur de Dina s’élève des profondeurs nocturnes et sévit. S’attachant aux morts pour vaincre leur absence, guettant éperdument le retour de ceux qui la quittent, Dina, fièvre sanglante,...

Les hivers nordiques se succèdent avec rudesse sur le domaine de Reisnes. Quand les habitants semblent gagnés par le calme, le souffle vengeur de Dina s’élève des profondeurs nocturnes et sévit. S’attachant aux morts pour vaincre leur absence, guettant éperdument le retour de ceux qui la quittent, Dina, fièvre sanglante, ne connaît pas le repos…

 

« Le Livre de Dina, en trois tomes portés par un souffle constant, est une longue incantation tragique par l’un des auteurs fondamentaux de la nouvelle littérature norvégienne. » Yves Violer, La Vie

 


Traduit du norvégien par Luce Hinsch 
 

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EAN : 9782264034847
Code sériel : 3293
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 256
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Adl Posté le 23 Mars 2020
    Tumultueuse, impétueuse et insaisissable : les trois seuls mots qui qualifient pour autant que ce soit possible le personnage de Dina. Le voyage est évidemment agréable, en terres non pas hostiles mais âpres et généreuses, on s’y promène, on s’y enivre, on se relève des coups de la vie en se réjouissant de ses cadeaux. Mais ce roman est surtout la rencontre avec un personnage qui sans être antipathique n’est pas attirant et ne cherche pas à l’être. Pourtant je me suis surprise à avoir envie de la suivre, la Dina, et je vous y invite ardemment.
  • mumuboc Posté le 29 Novembre 2018
    Dernier volet du Livre de Dina : tous les personnages sont en place, chacun observe Dina. Elle n’est plus la même, elle attend, elle guette, pour la première fois elle n’est plus celle qui décide mais celle qui attend le bon vouloir de celui qu’elle aime. Mais Dina sait-elle seulement aimer ? J’ai ouvert le livre avec avidité pour connaître le dénouement de cette saga (même s’il y a le tome 4 : le testament de Dina qui m’attend, mais qui ne fait pas partie apparemment de la trilogie Le livre de Dina mais qui en est la suite…..). Impatiente de découvrir Dina sous un autre jour : celle de la femme amoureuse et dans l’attente, alors qu’habituellement c’est elle qui dirige et ordonne. Et bien ce troisième volet est à la hauteur des deux autres et même un peu plus je trouve. Peu à peu tout se met en place, la tension monte, certains événements, à l’image de son héroïne donnent du relief au récit, aucun temps mort. Il faut dire qu’avec une femme au caractère si déterminé, violent, dur il ne peut en être autrement. – J’aurai dû….. commença-t-il – Chut ! il aurait dû. Chacun doit prendre la responsabilité de sa... Dernier volet du Livre de Dina : tous les personnages sont en place, chacun observe Dina. Elle n’est plus la même, elle attend, elle guette, pour la première fois elle n’est plus celle qui décide mais celle qui attend le bon vouloir de celui qu’elle aime. Mais Dina sait-elle seulement aimer ? J’ai ouvert le livre avec avidité pour connaître le dénouement de cette saga (même s’il y a le tome 4 : le testament de Dina qui m’attend, mais qui ne fait pas partie apparemment de la trilogie Le livre de Dina mais qui en est la suite…..). Impatiente de découvrir Dina sous un autre jour : celle de la femme amoureuse et dans l’attente, alors qu’habituellement c’est elle qui dirige et ordonne. Et bien ce troisième volet est à la hauteur des deux autres et même un peu plus je trouve. Peu à peu tout se met en place, la tension monte, certains événements, à l’image de son héroïne donnent du relief au récit, aucun temps mort. Il faut dire qu’avec une femme au caractère si déterminé, violent, dur il ne peut en être autrement. – J’aurai dû….. commença-t-il – Chut ! il aurait dû. Chacun doit prendre la responsabilité de sa propre vie. Certains doivent se pendre, d’autres doivent d’être durs, répondit-elle en se dégageant de son étreinte. (p30) Certains ne résisteront pas à sa justice. Quand elle avoue détenir les preuves, et elle n’accuse pas sans preuves, elle est implacable et laisse le choix de l’issue. Quand d’autres sont des obstacles elle s’arrange pour les écarter de son chemin. Car rien ne compte que sa détermination, sa propre vie, même son fils Benjamin, s’éloignera et trouvera de l’affection auprès d’autres membres de Reinsnes. Même avec les clients du commerce, elle a une position ferme mais juste: Tant qu’elle les verrait venir faire leurs courses à Reinsnes, elle ferait en sorte qu’ils aient de quoi vivre lorsqu’ils seraient démunis. Mais si on les surprenait à proposer leurs fourrures ou leurs poissons ailleurs, elle n’attendrait pas pour recouvrer ses créances. Il en est de même avec les femmes, les commérages, la religion Les femmes déchirent quelqu’fois les gens en p’tits morceaux. Et après elles courent à l’église ! fut le commentaire de Dina. (p33) Pourtant Reinsmes a également son lot de drames : deuils, suicide, conflits d’intérêt, héritage mais rien ne la fait plier. Anders était en deuil. Les blessures de Dina ne voulaient pas saigner. Le ciel couvert avait de larges ouvertures, mais il n’y avait pas de soleil. Les pensées tombaient comme de la pluie. (p117) Les rumeurs sur son compte, le désir de certains qu’elle partage puis ignore, elle en fait fit. Ce n’est que son propre désir qu’elle écoute, ses propres envies et elle peut aller contre vents et marées au bout de sa quête. Dure en affaires, dure en sentiments mais aussi dure dans la douleur, la perte. Mais avec Léo elle se trouve face à un mur de silence. Dès l’apparition de cet homme on comprenait qu’il allait prendre une place importante dans son existence peut-être parce qu’il lui résistait, justement parce qu’il avait des zones d’ombre. Va-t-elle se transformer en femme douce, aimante ? Le dénouement est à la hauteur du personnage : riche en rebondissements, en événements parfois violents, inattendus, et bien sûr nous avons les réponses à certaines questions laissées en suspens depuis le début. Seule Dina peut donner les réponses et on le sait Dina n’est pas une femme à s’épancher facilement. Je suis très partagée sur ce que je ressens vis-à-vis de Dina : parfois je l’admire pour sa détermination, sa volonté mais à d’autres moments elle me glace pour son manque de sentiments, la manipulation des gens autour d’elle sans tenir compte de leurs propres ressentis, leurs propres besoins. J Les dernières scènes laissent une porte ouverte sur diverses pistes car Benjamin a été témoin de scènes qui vont laisser des marques indélébiles. Deviendra-t-il le digne successeur de sa mère ? Je sais qu’une saga existe sur le personnage de Benjamin (Fils de la providence). Le livre de Dina se différencie des autres sagas que j’ai pu lire par la rigueur et le caractère de l’héroïne, les réponses à certains événements, dont nous avons connaissance dès le début, qui n’arrivent qu’en toute fin, dans un souffle, mais aussi par les différents thèmes abordés : lieu géographique dans le nord de la Norvège, religion, commerce, ethnies (lapon), condition de la femme et même dans ce dernier tome, histoire (guerre de Crimée). L’ensemble se lit avec plaisir, une écriture directe, franche, sans détour, les introductions de chaque chapitre par des extraits de textes saints résumant ce qui suit. On revient de sa lecture glacée par cette femme d’acier, entière, que l’auteure a maintenue jusqu’au bout dans sa logique, au milieu de cette nature rude, hostile en se demandant finalement si on l’aime ou si on la déteste…… ou alors un peu des deux…..
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  • Guillaume72 Posté le 29 Novembre 2018
    Il est quand même rare, quand on a un livre entre les mains, d'être persuadé que cette oeuvre accèdera un jour à l'intemporalité. en tout cas, cela ne m'arrive pas si fréquemment. Les oeuvres de Wassmo me font cet effet là ! Ce troisième volet de la vie de Dina confirme cet avis. Dina est plus que jamais omnipotente. Elle règne sur son domaine et décide de la vie, un peu de la mort et des destins de ceux qui l'entourent. Elle est dure comme un Dieu vengeur et le parallèle entre les textes sacrés en début de chapitre ont tout leur sens. Nous sommes dans le monde scandinave tel qu'il apparaît déjà dans les sagas : le destin est maître, l'homme doit peu ou proue s'y soumettre. Les trépassés viennent visiter les vivants et font partie de la vie quotidienne. L'éducation des enfants est tout aussi rude que le monde qui les entoure. C'est cet aspect monolithique de la vie et les homme et les femmes qui se débattent entre ces écueils qui font le charme de cette littérature. Le coeur de Dina est pris par l'homme des fuites, celui auquel on ne pose pas de barrière. Dina le cherche et Léo quant... Il est quand même rare, quand on a un livre entre les mains, d'être persuadé que cette oeuvre accèdera un jour à l'intemporalité. en tout cas, cela ne m'arrive pas si fréquemment. Les oeuvres de Wassmo me font cet effet là ! Ce troisième volet de la vie de Dina confirme cet avis. Dina est plus que jamais omnipotente. Elle règne sur son domaine et décide de la vie, un peu de la mort et des destins de ceux qui l'entourent. Elle est dure comme un Dieu vengeur et le parallèle entre les textes sacrés en début de chapitre ont tout leur sens. Nous sommes dans le monde scandinave tel qu'il apparaît déjà dans les sagas : le destin est maître, l'homme doit peu ou proue s'y soumettre. Les trépassés viennent visiter les vivants et font partie de la vie quotidienne. L'éducation des enfants est tout aussi rude que le monde qui les entoure. C'est cet aspect monolithique de la vie et les homme et les femmes qui se débattent entre ces écueils qui font le charme de cette littérature. Le coeur de Dina est pris par l'homme des fuites, celui auquel on ne pose pas de barrière. Dina le cherche et Léo quant à lui, épris de littérature et homme trouble par bien des côtés tentent de préserver sa liberté. Quelle folie ! Ne sait-il pas que Dina est omnipotente ?
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  • Errant Posté le 12 Mai 2018
    Dernier tome de la trilogie “Le livre de Dina”, cet épisode nous montre une Dina en pleine possession de ses moyens comme maîtresse de son domaine, tout en étant désemparée devant les errances de “son” Léo, le russe qui déclenche en elle une passion incontrôlable à chacun de ses trop brefs passages. C'est d'ailleurs à cette dernière occasion que Dina refusera définitivement, et drastiquement, cette sorte d'indifférence de son bien-aimé, sans se rendre compte, ou sans se l'avouer, que c'est en réalité le même comportement qu'elle adopte envers Tomas qui se consume lentement d'un amour inassouvi. Jamais son égocentrisme et son égoïsme n'ont été aussi en évidence que dans cette finale bien pensée. Je ressors un peu ambivalent quant à cette trilogie. Non pas sur l'oeuvre elle-même que j'ai grandement apprécié, à la fois pour cette fresque d'un milieu et d'une époque mal connue et pour cette écriture nerveuse quand il le faut, pleine de sous-entendus révélateurs, rythmée et terriblement efficace. C'est plutôt quant au personnage même de Dina qu'il me reste un arrière-goût. Voici une femme forte, farouchement indépendante, avec une intuition phénoménale, une énergie incroyable, rusée aussi et belle en prime. Que fait-elle finalement de ce potentiel?... Dernier tome de la trilogie “Le livre de Dina”, cet épisode nous montre une Dina en pleine possession de ses moyens comme maîtresse de son domaine, tout en étant désemparée devant les errances de “son” Léo, le russe qui déclenche en elle une passion incontrôlable à chacun de ses trop brefs passages. C'est d'ailleurs à cette dernière occasion que Dina refusera définitivement, et drastiquement, cette sorte d'indifférence de son bien-aimé, sans se rendre compte, ou sans se l'avouer, que c'est en réalité le même comportement qu'elle adopte envers Tomas qui se consume lentement d'un amour inassouvi. Jamais son égocentrisme et son égoïsme n'ont été aussi en évidence que dans cette finale bien pensée. Je ressors un peu ambivalent quant à cette trilogie. Non pas sur l'oeuvre elle-même que j'ai grandement apprécié, à la fois pour cette fresque d'un milieu et d'une époque mal connue et pour cette écriture nerveuse quand il le faut, pleine de sous-entendus révélateurs, rythmée et terriblement efficace. C'est plutôt quant au personnage même de Dina qu'il me reste un arrière-goût. Voici une femme forte, farouchement indépendante, avec une intuition phénoménale, une énergie incroyable, rusée aussi et belle en prime. Que fait-elle finalement de ce potentiel? Oui elle réussit à gérer un domaine, oui elle corrige certaines injustices comme ce que Niels avait fait à Stine, et en cela elle est admirable. Par contre elle tue son mari, joue avec Tomas comme un pantin, torture sans raison la nouvelle femme de son mari. Cette méchanceté gratuite j'ai l'impression qu'elle possède tous les atouts pour la maîtriser mais qu'elle s'y refuse; dommage elle m'aurait été plus sympathique ainsi! Reste que cette lecture aura été marquante et que cette auteure aura été une très agréable découverte.
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  • Chocolatiine Posté le 17 Octobre 2017
    Voici donc le troisième et dernier tome du Livre de Dina. Le Russe Léo, qui ne reste jamais longtemps, semble avoir pris le coeur si dur de la jeune maîtresse de Reisnes. Mais qui est-il, celui que Dina cherchera à travers la Norvège? Qui est-il et pourquoi disparait-il sans cesse? Ensuite, il y a Niels, Niels et ses magouilles, Niels et sa carte de l'Amérique, Niels et les chiffres qui s'échappent. Mais cette fois, Dina a compris, Dina attend des comptes. Et un nouveau drame s'abat sur le domaine. Enfin, il y a tous les autres : le fiable Anders, Johan, Benjamin, Hanna, Stine, Oline, mère Karen, le commissaire... Ils sont tous là, pour notre dernier voyage au fond de la Norvège du XIXème siècle. Dina, ah, Dina, toujours aussi impulsive et imprévisible. Je suis presque triste de quitter ce personnage intransigeant et fascinant. Celle qui mène son domaine d'une main de fer ne parvient pas à dompter sa passion pour le mystérieux Léo et le résultat en est terrible et superbe à la fois. J'ai apprécié ce dernier tome autant que les deux précédents. Challenge ABC 2017/2018 Challenge Petits plaisirs 2017
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