Lisez! icon: Search engine
Robert Laffont
EAN : 9782221241776
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 352
Format : 1 x 182 mm

Le Mari de la guenon

Odette MICHELI (Traducteur)
Collection : Pavillons Poche
Date de parution : 16/05/2019
« C’est élégant et rédigé avec un sérieux qui renforce le burlesque. Un classique. » Le Figaro.

Vers 1920, l’honorable professeur Alfred Fatigay quitte le Congo pour retrouver sa ville natale de Londres. Il est accompagné d’Émilie, chimpanzé femelle au QI prodigieux et à la sensibilité hors du commun qui, plus que son animal de compagnie, est sa confidente. Secrètement amoureuse du professeur, elle supporte mal de...

Vers 1920, l’honorable professeur Alfred Fatigay quitte le Congo pour retrouver sa ville natale de Londres. Il est accompagné d’Émilie, chimpanzé femelle au QI prodigieux et à la sensibilité hors du commun qui, plus que son animal de compagnie, est sa confidente. Secrètement amoureuse du professeur, elle supporte mal de le voir subir les rebuffades de sa fiancée, un coeur de pierre qui ne cesse de repousser leur mariage… Émilie parviendra-t-elle, comme elle en rêve, à supplanter dans le coeur de son maître la jolie Amy, jeune femme « moderne » qui, sous couvert d’épanouissement personnel, ne pense qu’à elle-même ? Alfred écoutera-t-il ce que lui dictent ses sentiments et délaissera-t-il la précieuse pour l’amoureuse ?
Il est rare de faire rire et d’émouvoir en même temps : c’est ce que réussit à faire John Collier avec cette fable, ce conte de fées, cette merveilleuse satire de la société londonienne des années 1920.

Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782221241776
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 352
Format : 1 x 182 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Apoapo Posté le 13 Avril 2020
    John Collier a été un maître de l'humour noir, principalement un nouvelliste. Cet étrange roman de la fin des années 1920 tient du pastiche satirique et du conte moral du XVIIIe s.. Mais il faudra se questionner sur les niveaux narratifs auxquels s'applique l'humour, faute de quoi l'on risque d'éprouver une certaine perplexité. J'ai adhéré à l'esprit de l'auteur et mon rire a donc été franc, mais je peut concevoir une réaction opposée, textuellement presque aussi justifiée, qui rendrait la lecture choquante. Niveau de la trame : M. Fatigay, jeune Anglais instituteur dans un village reculé du Congo, acquiert contre une paire de défenses d'éléphant un chimpanzé femelle, Émilie, dont il devine plus qu'il ne comprend qu'elle possède, à défaut de la parole, une intelligence suffisante à le comprendre. La guenon, en réalité supérieurement intelligente et bientôt fine lettrée, est amoureuse de lui, alors qu'il aime éperdument Amy, restée en Angleterre, où il s'empresse de retourner pour l'épouser. Mais autant Émilie est un modèle de vertu, de soumission, d'abnégation, de finesse, autant Amy est intrigante, dépourvue de sentiments, mondaine et surtout éprise du goût « moderne » de l'indépendance... Laquelle fera la bonne épouse : la femme précieuse ou la guenon amoureuse ? Niveau du rire jaune :... John Collier a été un maître de l'humour noir, principalement un nouvelliste. Cet étrange roman de la fin des années 1920 tient du pastiche satirique et du conte moral du XVIIIe s.. Mais il faudra se questionner sur les niveaux narratifs auxquels s'applique l'humour, faute de quoi l'on risque d'éprouver une certaine perplexité. J'ai adhéré à l'esprit de l'auteur et mon rire a donc été franc, mais je peut concevoir une réaction opposée, textuellement presque aussi justifiée, qui rendrait la lecture choquante. Niveau de la trame : M. Fatigay, jeune Anglais instituteur dans un village reculé du Congo, acquiert contre une paire de défenses d'éléphant un chimpanzé femelle, Émilie, dont il devine plus qu'il ne comprend qu'elle possède, à défaut de la parole, une intelligence suffisante à le comprendre. La guenon, en réalité supérieurement intelligente et bientôt fine lettrée, est amoureuse de lui, alors qu'il aime éperdument Amy, restée en Angleterre, où il s'empresse de retourner pour l'épouser. Mais autant Émilie est un modèle de vertu, de soumission, d'abnégation, de finesse, autant Amy est intrigante, dépourvue de sentiments, mondaine et surtout éprise du goût « moderne » de l'indépendance... Laquelle fera la bonne épouse : la femme précieuse ou la guenon amoureuse ? Niveau du rire jaune : satire des mœurs sociales et matrimoniales de ce début du XXe siècle londonien, qui s'empresse de sortir du puritanisme mais dans lequel l'ambition d'émancipation féminine est tournée en dérision. Quelle que soit la médiocrité de l'homme, la femme sortant de son rôle traditionnel est représentée sous les gros traits d'une harpie et même le singe savant, dans sa suprême perspicacité, comprend les avantages que son sexe retire du silence, des révérences, de la modestie en parasol et chapeau à voilette : « - Voyons, voyons, Émilie ! Si tu deviens aussi intelligente que cela, il faudra que je te vende pour qu'on t'exhibe dans un cirque ! Et aussitôt la guenon terrifiée avait abandonné les attributs de la cléricature et elle était allée, tremblante, ramper jusqu'à son ancienne place, sa place de sujétion. Ah, comme tous ces épisodes lui revinrent à la mémoire plus tard, quand elle apprit que l'on avait refusé un jour à Madame Virginia Woolf l'entrée d'une bibliothèque universitaire ! Dès cet instant-là elle ne laissa plus jamais entrevoir qu'elle possédait une intelligence beaucoup plu grande que celle qu'on lui supposait. » (pp. 24-25) En fin de compte, la réponse à la question du choix d'Alfred Fatigay n'est-elle pas connue d'avance ? Et celui-ci de clamer dans les dernières pages : « […] Il se peut que derrière tout grand homme il y ait une femme, et que sous chaque puce apprivoisée il y ait une assiette chaude, mais à côté du seul homme heureux que je connaisse se trouve un chimpanzé. » (p. 320) Mais passons au niveau supérieur. Il est assez évident, à commencer par les vers en italiques qui ouvrent chaque chapitre et aux nombreuses citations dans le texte, que le récit emprunte un style qui moque une certaine poésie romantique et surtout le roman d'amour du XIXe s. ; parfois des poètes – Lord Tennyson, W. B. Yeats – et des auteurs – Thomas De Quincey, Poe – sont nommément cités, mais partout ailleurs l'emprunt est apparent. Dès lors, comment ne pas songer que c'est surtout la misogynie et toutes les autres mièvreries d'une telle littérature, parfois ridicule et désuète, qui produisent l'effet comique de cet ouvrage, écrit à un moment où la crise économique n'offrait guère de chance au rire ? La fortune littéraire, pour cette même raison, ne lui sourit pas.
    Lire la suite
    En lire moins
ABONNEZ-VOUS À LA NEWSLETTER DE ROBERT LAFFONT
Les Éditions Robert Laffont publient de la littérature française et étrangère, des biographies, des témoignages, des mémoires, des romans policiers et d'espionnage, des livres de spiritualité ou encore des livres pratiques.
Chaque mois, recevez toutes les actualités de la maison en vous abonnant à notre newsletter.