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EAN : 9782266307970
Code sériel : 17908
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 512
Format : 108 x 177 mm

Le Moine

Léon de WAILLY (Traducteur)
Date de parution : 27/08/2020
Il est des âmes plus succulentes que d’autres à corrompre. Pour le diable, s’entend. Ainsi ce fameux Frère Ambrosio – le plus rigoriste, le plus saint homme de Madrid et son confesseur le plus en vue.
Quand la jeune et naïve Antonia, nouvelle en ville, lève les yeux vers la chaire,...
Il est des âmes plus succulentes que d’autres à corrompre. Pour le diable, s’entend. Ainsi ce fameux Frère Ambrosio – le plus rigoriste, le plus saint homme de Madrid et son confesseur le plus en vue.
Quand la jeune et naïve Antonia, nouvelle en ville, lève les yeux vers la chaire, comment peut-elle se douter des tentations qui hantent le prêcheur, des tourments de la chair et de l'esprit, des vices rampants qui déjà le rongent ? Sévices souterrains, nonnes sadiques, messes noires, viols, incestes, parricides, enlèvements et labyrinthes… bientôt c'est tout Madrid qui sombre dans le péché. Un sommet du roman gothique.

Traduit de l’anglais (Angleterre) par Léon de Wailly
12/21
 
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EAN : 9782266307970
Code sériel : 17908
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 512
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Errant Posté le 12 Octobre 2021
    Tombé par hasard sur une critique qui qualifiait ce livre de précurseur du roman d'horreur, j'ai été assez intrigué pour le lire et j'ai bien fait. Pour l'apprécier il faut cependant ne pas être allergique au style de l'époque où le développement est lent, la présentation des personnages plutôt détaillée, les scènes délicates décrites avec extrême pudeur. Cela n'a pas toutefois pas empêché ce livre d'être mis à l'index. On comprend facilement pourquoi avec la charge implicite qu'il contient contre les religieux, les épisodes de satanisme, de viol et de meurtres. Reste qu'il serait réducteur de ne retenir que ces aspects car les luttes internes qui hantent Ambrosio tout au long de sa lente déchéance, la détermination dont fait preuve Lorenzo pour retrouver Agnès, le sadisme de la mère supérieure sont autant d'aspects finement traités qui suscitent réflexion. Bizarrement le style m'a fait penser à Dumas ou Cervantes lorsque parfois la tournure des phrases transcende le propos. Tout contribue à créer une ambiance très particulière générant parfois une tension palpable et même un léger inconfort devant certaines exactions. Preuve que ce livre est efficace et mérite amplement selon moi le détour.
  • DRIANEMAYA Posté le 16 Juillet 2021
    Ambrosio est un moine suprêmement vertueux, un fondamentaliste ascétique. Les foules de tout pays se pressent pour entendre ses messes déclamées avec passion et conviction : mais sa foi est une posture, elle cache en vérité un grand orgueil. Les personnages sont variés, l'intrigues originale, les réflexions intéressantes et le style bon. Il y est question de tentation, de Satan, d'Inquisition, de luxure. Un livre dit gothique qui fiche la trouille.
  • JeffreyLeePierre Posté le 28 Mars 2021
    Découverte Babelio, où la "guerre" des traductions fait rage parmi les critiques, je me demandais encore s'il fallait opter pour la traduction / "adaptation" d'Artaud quand le hasard m'a désigné la traduction de Léon de Wailly dans une brocante. Si on ajoute à l'authenticité (après tout, c'est cette version que les surréalistes ont d'abord découvert) une affriolante couverture constituée d'une gravure colorisée où un moine lubrique et épais se jette sur une jeune femme dévêtue et évanouie, la traduction de de Wailly dans l'édition Bookking International de 1996 l'emportait. Arrêtons-nous un instant sur ce pauvre Léon de Wailly : il n'en reste (à croire Babelio) que ses traductions, alors qu'il fut aussi dramaturge et librettiste au milieu du XIXème siècle. Selon ses dires, les traductions précédentes étaient entachées de trop d'imprécisions et c'est donc grâce à lui que le père des romans gothiques anglais est parvenu de ce côté du Channel. En tous cas, il a eu le bon goût de traduire l'édition originale, et non celle expurgée deux ans après par l'auteur lui-même afin d'éviter des désagréments judiciaires. Parce que, comme il l'écrit dans sa préface : "Certaines fautes contre le goût, contre la décence, ne constituent pas un livre... Découverte Babelio, où la "guerre" des traductions fait rage parmi les critiques, je me demandais encore s'il fallait opter pour la traduction / "adaptation" d'Artaud quand le hasard m'a désigné la traduction de Léon de Wailly dans une brocante. Si on ajoute à l'authenticité (après tout, c'est cette version que les surréalistes ont d'abord découvert) une affriolante couverture constituée d'une gravure colorisée où un moine lubrique et épais se jette sur une jeune femme dévêtue et évanouie, la traduction de de Wailly dans l'édition Bookking International de 1996 l'emportait. Arrêtons-nous un instant sur ce pauvre Léon de Wailly : il n'en reste (à croire Babelio) que ses traductions, alors qu'il fut aussi dramaturge et librettiste au milieu du XIXème siècle. Selon ses dires, les traductions précédentes étaient entachées de trop d'imprécisions et c'est donc grâce à lui que le père des romans gothiques anglais est parvenu de ce côté du Channel. En tous cas, il a eu le bon goût de traduire l'édition originale, et non celle expurgée deux ans après par l'auteur lui-même afin d'éviter des désagréments judiciaires. Parce que, comme il l'écrit dans sa préface : "Certaines fautes contre le goût, contre la décence, ne constituent pas un livre immoral. Qu'on interdise ces sortes de lectures aux jeunes filles ; mais il est impossible que les hommes faits n'aient pas une bibliothèque qui ne soit pas celle des enfants". Protéger les jeunes filles, en voilà une belle idée en introduction de ce livre. C'est aussi l'idée d'une mère inquiète dans le roman, à propos de la Bible, qui "tout en admirant les beautés des saintes Écritures, était convaincue que, si l'on en retranchait rien, c'était la lecture la moins convenable qu'on pût permettre à une jeune personne". Encore eut-il fallu ne pas se tromper de cible : les lectures olé-olé ne sont pas le pire péril qui les guette, mais bien davantage les menées des gens d'églises, et en particuliers de couvents. Que ce soit la lubricité d'un moine ou l'extrême rigueur d'une mère supérieure, ces lieux semblent avoir été pleins de chausses-trappes pour les oies blanches. Ah oui, parce qu'il faut bien l'avouer : tout gothique qu'il soit, ce livre n'a rien de flatteur pour la gent féminine. A part la mère prudente évoquée précédemment et plutôt bien traitée par l'auteur [masquer]quoiqu'elle finisse assassinée[/masquer], les catégories de femmes ici représentées sont, par ordre d'apparition dans les pages : des oies blanches donc, jouvencelles innocentes et un rien femmes-objets (dans le sens d'être uniquement soumises aux désirs masculins et systématiquement victimes des menées et circonstances) ; des péronnelles que l'âge rend seulement stupides (pour l'une) ou méchamment aigrie (pour l'autre) ; des succubes (dont une magnifique, il faut bien l'avouer) ; et des tortionnaires. Pas franchement flatteur. Côté intrigue, on trouve là une belle maturité pour un auteur si jeune : l'enchainement des évènements qui fabrique ces destins contraires est d'une logique imparable, une fois acceptées les conventions et le code de l'honneur de l'aristocratie espagnole du 16ème siècle (un peu de carnaval, tout de même : on repère quelques noms italiens, à moins que ce ne soit des transfuges du Royaume de Naples...). Et quelques passages de suspense gentiment haletants. Mais ce qui frappe, c'est la jubilation dans l'horrifique doublée d'une belle propension à l'érotisme. Je ne sais d'ailleurs pas d'où la quatrième de couverture tient que ce livre a été écrit pour "distraire sa mère", mais j'en doute un peu. D'abord je n'en ai pas trouvé mention, ni dans la préface de l'auteur, ni dans les pages internet en anglais sur le livre ou l'auteur. Ensuite, il y a quand même quelques scène un peu hot pour imaginer qu'un fils aimant de cette classe sociale à cette époque les ai vraiment destinées au divertissement de sa mère. Il écrivait plutôt pour assurer des revenus à sa mère, séparée de son père. Ce qui frappe aussi, ce sont les deux personnages principaux, le couple infernal constitué du moine et de sa maitresse. (Parce que les deux petits messieurs qui tentent de lutter contre leurs menées me semblent bien falots par comparaison, très ballotés par les évènements). Les errements de conscience du moine sont convenus, ses actions le sont beaucoup moins. Et la vraie héroïne du roman n'est-elle pas finalement son inspiratrice, maitresse et succube infernale ? Même si elle a choisi le mal, c'est une belle peinture de femme libre, pleinement responsable de ses actes et de leurs conséquences. [masquer]Et qui s'en tire plutôt bien, finalement.[/masquer] Reste pour moi un mystère : d'où sort cette apostrophe finale, en tout dernier paragraphe, et à qui s'adresse-t-elle ?
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  • FREDOFREDO Posté le 28 Février 2021
    Ce roman décrit l'ascension et la chute du frère capucin Ambrosio dans le Madrid du 17ème siècle. Abandonné peu après sa naissance aux portes d'un monastère, il y a été élevé par les frères, avant de devenir un prédicateur hors pair, suscitant l'admiration de tous et attirant les foules à chacun de ses prêches. Réputé pour sa rigueur et sa vertu, il se croit à l'abri de toute tentation. Jusqu'au jour où il croise le chemin de Valerio, jeune novice. Un classique de ce qu’on appelle la littérature gothique !
  • vince971 Posté le 14 Novembre 2020
    Assez lent et pompeux au démarrage mais dévastateur une fois le récit lancé. Gore et maléfique à souhait, un des classiques incontournables du genre gothique. Les Catholiques prennent cher encore. Le final est exquis mais il faut s'armer de courage pour y venir à bout vu les quelques longueurs.
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