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Archipoche
EAN : 9782377354429
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 792
Format : 11 x 17,8 mm

Le moulin sur la Floss

Lucienne Moulitor (Traducteur)
Collection : Classique
Date de parution : 11/06/2020
Les affres d’une femme qui peine à trouver sa place au sein de la société de son temps. Avec Middlemarch, Le Moulin sur la Floss est sans doute l’un des plus célèbres romans de George Eliot, l’une des romancières britanniques préférées de Virginia Woolf. Un classique à (re)découvrir !
 
« Relire les romans de George Eliot nous procure toujours la même énergie et la même chaleur, à tel point qu’on ne veut plus la quitter. » (Virginia Woolf)

Élevée au moulin de Dorlcote, dans les paysages verdoyants du Lincolnshire, la toute jeune et idéaliste Maggie Tulliver forme avec son frère...
« Relire les romans de George Eliot nous procure toujours la même énergie et la même chaleur, à tel point qu’on ne veut plus la quitter. » (Virginia Woolf)

Élevée au moulin de Dorlcote, dans les paysages verdoyants du Lincolnshire, la toute jeune et idéaliste Maggie Tulliver forme avec son frère Tom un couple lié par un amour indestructible.

Ce lien est pourtant mis à mal après la mort de leur père, que la faillite a contraint à vendre son moulin. Maggie se morfond dans sa nouvelle vie et se rapproche un peu plus de Philip Wakem, un jeune homme sensible et cultivé, issu d’une famille rivale. Au grand dam de Tom, qui a dû abandonner ses études pour subvenir aux besoins des siens, au prix d’un labeur acharné...

L’intérêt soudain que lui manifeste Stephen, le fiancé de sa cousine, met un comble au trouble de Maggie, tiraillée entre raison et sentiments. C’est alors qu’entre en scène un personnage inattendu : la puissante Floss en crue, qui pourrait bien tout emporter...
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EAN : 9782377354429
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 792
Format : 11 x 17,8 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Polomarco Posté le 31 Juillet 2021
    Contre la tendance générale, je vais me risquer à une critique à contre-courant... de la Floss. Trop long ; j'ai vraiment trouvé le roman trop long. Non seulement, en raison de phrases longues qui rendent la lecture difficile et pesante ; mais encore du fait de détails et descriptions, superflus à mon avis, qui mettent la patience du lecteur à rude épreuve. L'intrigue se lance donc difficilement et l'entrée en matière est "poussive" ; je l'ai, de plus, trouvée un peu mièvre et "pleurnicharde", tant les protagonistes féminines ont la larme à l'oeil pour un rien. L'impression finale que je retiens, c'est que l'auteur a délayé son récit avec un peu trop de "flotte", ou plutôt de Floss. Je reconnais qu'aller au terme de cet ouvrage a représenté pour moi un réel effort. Hormis cette critique -ou plutôt ces critiques- de forme, le fond raconte la jeunesse de Maggie Sulliver et de son frère Tom. Nous sommes dans l'Angleterre victorienne des années 1850. Maggie voue une affection sans bornes à son frère Tom, avec qui elle forme une fratrie soudée, en dépit de leurs caractères différents. Avec leurs parents, ils habitent le moulin de Dorlcote, dont les eaux de la Floss produisent... Contre la tendance générale, je vais me risquer à une critique à contre-courant... de la Floss. Trop long ; j'ai vraiment trouvé le roman trop long. Non seulement, en raison de phrases longues qui rendent la lecture difficile et pesante ; mais encore du fait de détails et descriptions, superflus à mon avis, qui mettent la patience du lecteur à rude épreuve. L'intrigue se lance donc difficilement et l'entrée en matière est "poussive" ; je l'ai, de plus, trouvée un peu mièvre et "pleurnicharde", tant les protagonistes féminines ont la larme à l'oeil pour un rien. L'impression finale que je retiens, c'est que l'auteur a délayé son récit avec un peu trop de "flotte", ou plutôt de Floss. Je reconnais qu'aller au terme de cet ouvrage a représenté pour moi un réel effort. Hormis cette critique -ou plutôt ces critiques- de forme, le fond raconte la jeunesse de Maggie Sulliver et de son frère Tom. Nous sommes dans l'Angleterre victorienne des années 1850. Maggie voue une affection sans bornes à son frère Tom, avec qui elle forme une fratrie soudée, en dépit de leurs caractères différents. Avec leurs parents, ils habitent le moulin de Dorlcote, dont les eaux de la Floss produisent la force motrice. A la suite d'un procès perdu contre un voisin au sujet d'un détournement d'eau en amont de son moulin, M. Tulliver est déclaré en faillite et un huissier procède à la saisie du moulin. Pour couronner cette humiliation, Maître Waken, avocat de la partie adverse, en devient le nouveau propriétaire, et en confie la gérance à M. Tulliver. Alors que Tom travaille durement pour économiser, rembourser les dettes de son père, et, qui sait, pouvoir un jour racheter le moulin, Maggie ne trouve rien de mieux que de tomber amoureuse de Philip Waken, le fils de l'avocat qui a causé le malheur et le déshonneur de son père. Tom, furieux, s'oppose à cette idylle. C'est alors qu'un nouveau prétendant, pourtant fiancé à sa cousine Lucy, se met à faire la cour à Maggie. Entre les deux, son coeur balance ! le coeur du roman réside dans les atermoiements de notre héroïne, jusqu'au dénouement final. Témoin de la littérature britannique du XIXème siècle, l'ouvrage a nécessairement un peu vieilli. Les sentiments s'y expriment en effet avec moult détails, qui paraissent aujourd'hui désuets. Parfois, certaines situations sont ponctuées de  petites considérations d'ordre général, disséminées çà et là, pour mieux tirer les leçons de ce qui vient d'être relaté. Enfin, l'intrigue eût gagné à être racontée de façon plus synthétique.
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  • Bookinette Posté le 2 Juillet 2021
    Voilà bien longtemps que je voulais découvrir George Eliot, je me suis lancée dans ma lecture sans attente particulière, un peu intimidée par la taille du roman et j'ai passé un bon moment de lecture. La famille Tulliver est une famille heureuse et prospère, le père possède son propre moulin sur la rivière La Floss et il entretient sa femme issue d'une famille bourgeoise et ses deux enfants Tom et Maggie. Une fratrie très unie pourtant très différente, Tom est un garçon calme, très sérieux, à l'esprit pratique avant tout, Maggie est plus spontanée, rêveuse et passionnée et son intelligence est plus analytique. Comme dans toute famille de l'époque, le père souhaite offrir une solide éducation à son fils mais celui-ci est bien peu fait pour les études et doit fournir des efforts bien souvent inutiles. A contrario, Maggie présente de grandes capacités dont son père est le seul à être fier mais n'a pas la chance de se voir offrir les même chances que Tom. Tous deux souffrent de cette situation. Mais la famille est ruinée à force de procès contre les Wakem et Tom se voit charger d'un bien lourd fardeau. Quant à Maggie, elle ne peut s'empêcher d'accorder son... Voilà bien longtemps que je voulais découvrir George Eliot, je me suis lancée dans ma lecture sans attente particulière, un peu intimidée par la taille du roman et j'ai passé un bon moment de lecture. La famille Tulliver est une famille heureuse et prospère, le père possède son propre moulin sur la rivière La Floss et il entretient sa femme issue d'une famille bourgeoise et ses deux enfants Tom et Maggie. Une fratrie très unie pourtant très différente, Tom est un garçon calme, très sérieux, à l'esprit pratique avant tout, Maggie est plus spontanée, rêveuse et passionnée et son intelligence est plus analytique. Comme dans toute famille de l'époque, le père souhaite offrir une solide éducation à son fils mais celui-ci est bien peu fait pour les études et doit fournir des efforts bien souvent inutiles. A contrario, Maggie présente de grandes capacités dont son père est le seul à être fier mais n'a pas la chance de se voir offrir les même chances que Tom. Tous deux souffrent de cette situation. Mais la famille est ruinée à force de procès contre les Wakem et Tom se voit charger d'un bien lourd fardeau. Quant à Maggie, elle ne peut s'empêcher d'accorder son amitié et même son amour là où il ne faut pas.... A travers les bonheurs et tragédies de la famille, l'auteur s'attache à dépeindre la condition des femmes à l'époque, le peu de possibilités et de liberté qui s'offraient à elles, mais aussi le poids de la famille et de la société, des serments imposés, du devoir auquel on ne doit pas déroger. Tom est tout aussi prisonnier des conventions que sa sœur. Tous deux sont victimes du carcan des convenances et des obligations allouées à leur sexe. Un roman dense où les sentiments des personnages aux caractères bien définis, sont décrits avec beaucoup de subtilités, entre désirs et devoirs, entre promesses et émotions. Tom et Maggie suivent un destin tragique en s'éloignant, en se rapprochant, en s'aimant, en s'affrontant... Une jolie découverte que je poursuivrai bien volontiers.
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  • nanouche Posté le 7 Mai 2021
    Le moulin de Dorlcote, sur la Floss, près de la petite ville de Saint-Ogg, appartient à la famille Tulliver depuis cinq générations. Lorsque l'histoire commence nous sommes en 1829. La famille Tulliver fait partie de la petite bourgeoisie rurale. Il y a deux enfants : Maggie, 9-10 ans, et Tom, 12-13 ans.Maggie est une enfant vive à la riche imagination et toujours plongée dans les livres. Tom est plus terre à terre, il a une intelligence pratique. Le père Tulliver souhaite que son fils s'élève au-dessus de sa condition de meunier et pour cela il décide de lui payer des études classiques. Tom n'est pas attiré par les langues anciennes et l'arithmétique, Maggie est avide de connaissances mais lui est un garçon et chez une fille l'intelligence est du gâchis, pense M. Tulliver dont elle est pourtant la favorite. Malheureusement pour la famille M. Tulliver est ruiné et le moulin vendu à celui qu'il considère comme responsable de cette ruine. Tom est chargé alors de restaurer l'honneur familial, tâche à laquelle il va s'atteler avec le plus grand sérieux ce qui va dégrader ses relations avec sa soeur. Héroïne de ce roman la pauvre Maggie traverse bien des vicissitudes avant la... Le moulin de Dorlcote, sur la Floss, près de la petite ville de Saint-Ogg, appartient à la famille Tulliver depuis cinq générations. Lorsque l'histoire commence nous sommes en 1829. La famille Tulliver fait partie de la petite bourgeoisie rurale. Il y a deux enfants : Maggie, 9-10 ans, et Tom, 12-13 ans.Maggie est une enfant vive à la riche imagination et toujours plongée dans les livres. Tom est plus terre à terre, il a une intelligence pratique. Le père Tulliver souhaite que son fils s'élève au-dessus de sa condition de meunier et pour cela il décide de lui payer des études classiques. Tom n'est pas attiré par les langues anciennes et l'arithmétique, Maggie est avide de connaissances mais lui est un garçon et chez une fille l'intelligence est du gâchis, pense M. Tulliver dont elle est pourtant la favorite. Malheureusement pour la famille M. Tulliver est ruiné et le moulin vendu à celui qu'il considère comme responsable de cette ruine. Tom est chargé alors de restaurer l'honneur familial, tâche à laquelle il va s'atteler avec le plus grand sérieux ce qui va dégrader ses relations avec sa soeur. Héroïne de ce roman la pauvre Maggie traverse bien des vicissitudes avant la fin dramatique. Ses aspirations sont contraintes par la société patriarcale : aspiration à l'étude dans son enfance, à l'autonomie plus tard. Son frère a fait pour elle des projets qui ne lui conviennent pas mais dont il ne veut pas démordre : "tes idées ne s'accordent jamais avec les miennes et tu ne veux pas céder. Pourtant, tu devrais avoir assez de bon sens pour voir qu'un frère, qui va dans le monde et se mêle aux hommes, sait nécessairement mieux que sa soeur ce qui est convenable et honorable pour elle. Tu penses que je manque de gentillesse. Mais ma gentillesse ne peut s'orienter que vers ce que je crois bon pour toi". Maggie en souffre car elle aime Tom tendrement. Elle essaie un temps de trouver le réconfort dans l'ascèse religieuse. Victime de médisances, elle est finalement mise au ban de la société. L'autrice montre bien comment fonctionne l'opinion publique qui la juge sur les apparences. Cependant, contrairement à ce que son frère pense, Maggie reste fidèle à ses principes moraux et, si elle cède à l'occasion à la facilité, ce n'est que très temporaire. J'apprécie particulièrement l'analyse fine des caractères et des sentiments des personnages, souvent menée sur le mode ironique. C'est bien vu et plein d'humour. Il y a aussi une critique sociale, notamment quand George Eliot signale que la vie confortable de la bonne société repose sur le travail du peuple : "elle n'exige rien de moins qu'une vaste vie de labeur de toute la nation, entassée dans des usines assourdissantes et malodorantes, à l'étroit dans les mines, transpirant devant des fournaises, meulant, martelant, tissant dans une atmosphère plus ou moins chargée d'acide carbonique (...)". Ce court passage me fait penser à ce que j'avais lu dans Nord et Sud. L'Angleterre des années 1830 est bouleversée par la révolution industrielle et on en voit les signes dans le présent roman. Cela fait bien longtemps que j'avais le projet de lire George Eliot. J'ai chez moi un exemplaire en version originale du Moulin sur la Floss qui traine depuis des années. Je me suis enfin décidée à me procurer une traduction et je ne suis pas déçue. J'ai trouvé ce roman excellent.
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  • Flaubauski Posté le 28 Février 2021
    Au bord de la Floss, les Tulliver coulent des jours heureux dans leur moulin, et les enfants, Tom, l'aîné, comme Maggie, la cadette, s'épanouissent chacun selon leur caractère et leur sensibilité, ce que nous découvrons dans une première partie qui les décrit sous toutes les coutures, de même que tout le reste de la famille – père, mère, oncles, tantes… Mais ces jours heureux sont finalement de courte durée : alors que les enfants sont en pension pour parfaire leur éducation – ce qui ne sera pas de tout repos pour Tom, peu porté aux études classiques pour lesquelles son père a investi afin de lui permettre de réussir mieux que lui, au contraire de Maggie, qui en éprouvera plaisir et parfaite complétude -, des mésaventures surviennent, les faisant revenir au foyer, pour le meilleur comme pour le pire… Roman éminemment victorien, tant par ses thèmes que dans sa construction, mais dans lequel l'on en sent déjà le crépuscule par des interventions parfois ironiques de sa narratrice, le Moulin sur la Floss nous conte avec réussite – bien que la première partie m'ait été assez fastidieuse : il m'a fallu du temps pour m'habituer au rythme très traînant du récit –... Au bord de la Floss, les Tulliver coulent des jours heureux dans leur moulin, et les enfants, Tom, l'aîné, comme Maggie, la cadette, s'épanouissent chacun selon leur caractère et leur sensibilité, ce que nous découvrons dans une première partie qui les décrit sous toutes les coutures, de même que tout le reste de la famille – père, mère, oncles, tantes… Mais ces jours heureux sont finalement de courte durée : alors que les enfants sont en pension pour parfaire leur éducation – ce qui ne sera pas de tout repos pour Tom, peu porté aux études classiques pour lesquelles son père a investi afin de lui permettre de réussir mieux que lui, au contraire de Maggie, qui en éprouvera plaisir et parfaite complétude -, des mésaventures surviennent, les faisant revenir au foyer, pour le meilleur comme pour le pire… Roman éminemment victorien, tant par ses thèmes que dans sa construction, mais dans lequel l'on en sent déjà le crépuscule par des interventions parfois ironiques de sa narratrice, le Moulin sur la Floss nous conte avec réussite – bien que la première partie m'ait été assez fastidieuse : il m'a fallu du temps pour m'habituer au rythme très traînant du récit – le destin douloureux d'une fratrie que tout oppose de prime abord, mais que tout réunit finalement. A travers cette fratrie nous seront également contés la vie de Saint-Ogg, village dont fait partie le Moulin, dans ses qualités – la solidarité de certains habitants envers d'autres – comme dans ses défauts – les médisances sans fondement qui ruinent certaines réputations -, et les bouleversements économiques et commerciaux subis par les populations rurales anglaises en raison de la Révolution Industrielle en plein apogée, qui sera bénéfique pour ceux qui font les bons placements, ou au contraire funestes pour ceux qui parient sur le mauvais cheval. Roman social et roman de moeurs en somme, que ce deuxième opus de George Eliot, mais plus encore roman psychologique, en ce qu'il dépeint avec une grande vraisemblance et une incroyable force les tourments d'une âme face à son destin, face à la contradiction des sentiments et des émotions qu'elle éprouve parfois, et à laquelle elle a bien du mal à se soustraire et à faire face. Que ce soit Tom, Maggie, ou certains personnages qui gravitent autour d'eux, comme Philip Wakem ou Stephen Guest, chacun se voit mis à nu dans sa sincérité la plus troublante et complexe, dans ses faiblesses les plus violentes, tout simplement humaines. Une première lecture de George Eliot qui ne sera pas la dernière, ayant retrouvé dans ce roman ce que j'apprécie dans mes découvertes romanesques du XIXème siècle.
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  • Taraxacum Posté le 22 Février 2021
    Grand classique, excellent roman, magnifique histoire et magnifiques personnages, mais qu'est-ce que ça va vous tordre le coeur! Le Moulin sur la Floss, c'est l'histoire terrible de Maggie et Tom, soeur et frère, et de ceux qui autour d'eux vont contribuer à les faire tomber dans la tragédie. Parce que ce n'est pas une histoire fort gaie, notre histoire de moulin, et cela n'a rien à voir avec une éventuelle crue de la Floss qui balaierait sur son passage le bonheur humain. Non, ce sont les décisions humaines, et les travers humains, qui vont peu à peu les lier sans moyen de se délivrer. Les erreurs de leur père, la mesquinerie de la société, l'arrogance de Tom, et je ne vous parle pas du fiancé de sa cousine qui arrive tard dans l'histoire, tout cela va s'abattre sur Maggie, malgré l'aide que quelques âmes un peu moins pénibles vont tenter de lui apporter. Le style est tellement beau, les personnages tellement vivants, la mécanique tellement implacable. Tout ceci est brillant et inoubliable.
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