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EAN : 9782221254622
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 640
Format : 122 x 182 mm
Le Roi Lear
Gilles Monsarrat (traduit par, préface de), Gilles Monsarrat (traduit par, préface de)
Collection : Pavillons Poche
Date de parution : 08/07/2021
Éditeurs :
Robert Laffont

Le Roi Lear

Gilles Monsarrat (traduit par, préface de), Gilles Monsarrat (traduit par, préface de)
Collection : Pavillons Poche
Date de parution : 08/07/2021

Une édition bilingue du classique Le Roi Lear de William Shakespeare dans sa version intégrale, avec une traduction inédite en poche de Gilles Monsarrat, adoubée par Pierre Assouline.

Pour prévenir l’éclatement d’une guerre civile, le roi Lear décide de diviser son royaume entre ses trois filles. La plus large part sera offerte à celle qui lui déclarera le...

Pour prévenir l’éclatement d’une guerre civile, le roi Lear décide de diviser son royaume entre ses trois filles. La plus large part sera offerte à celle qui lui déclarera le mieux son amour.
Les deux aînées, hypocrites, flattent leur père ; la benjamine, Cordélie, se montre plus réservée. Blessé dans son...

Pour prévenir l’éclatement d’une guerre civile, le roi Lear décide de diviser son royaume entre ses trois filles. La plus large part sera offerte à celle qui lui déclarera le mieux son amour.
Les deux aînées, hypocrites, flattent leur père ; la benjamine, Cordélie, se montre plus réservée. Blessé dans son orgueil, Lear déshérite la seule qui l’aime d’un amour véritable et, bientôt abandonné de tous, sombre dans la folie.
Écrit entre 1603 et 1606, Le Roi Lear compte parmi les plus grands classiques de la littérature mondiale. Ce volume en propose à la fois une traduction inédite en poche par l’un des plus grands spécialistes français de Shakespeare, Gilles Monsarrat, et le texte original dans l’édition d’Oxford.

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EAN : 9782221254622
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 640
Format : 122 x 182 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • PrinceEndymion Posté le 17 Avril 2022
    Dans la Grande-Bretagne des temps préchrétiens, le roi Lear, âgé, décide de confier à chacune de ses filles une partie de son royaume, et de les départager par une joute verbale afin de connaître les sentiments qu'elles lui portent. Les deux aînées, par leurs flagorneries, parviennent à duper leur père. La benjamine, Cordélia, préfère jouer cartes sur table, et sa réponse déchaîne l'ire de son père qui la chasse et la déshérite. Et les conséquences seront dévastatrices. Le théâtre de William Shakespeare est unique et inimitable. Toutefois, Le Roi Lear, à bien des égards, se rapproche beaucoup de la tragédie grecque: nous retrouvons le topos de l'illustre famille royale confrontée aux écrasantes forces d'un destin implacable, et certaines scènes de la pièce rappellent Œdipe cheminant aux côtés de sa fille Antigone, et la mort de cette dernière... Je pourrais également vous parler des intrigues de cour qui viennent ponctuer la pièce, d'un fils illégitime complotant dans l'ombre afin d'évincé tous ses adversaires... Mais quel portrait de souverain la pièce abrite-t-elle? S'agit-il d'un orgueilleux aveugle, et blessé? Ou bien d'une chute dans la folie? Je garde encore en mémoire la réplique du fou à Lear (acte I, scène 5): "Tu ferais... Dans la Grande-Bretagne des temps préchrétiens, le roi Lear, âgé, décide de confier à chacune de ses filles une partie de son royaume, et de les départager par une joute verbale afin de connaître les sentiments qu'elles lui portent. Les deux aînées, par leurs flagorneries, parviennent à duper leur père. La benjamine, Cordélia, préfère jouer cartes sur table, et sa réponse déchaîne l'ire de son père qui la chasse et la déshérite. Et les conséquences seront dévastatrices. Le théâtre de William Shakespeare est unique et inimitable. Toutefois, Le Roi Lear, à bien des égards, se rapproche beaucoup de la tragédie grecque: nous retrouvons le topos de l'illustre famille royale confrontée aux écrasantes forces d'un destin implacable, et certaines scènes de la pièce rappellent Œdipe cheminant aux côtés de sa fille Antigone, et la mort de cette dernière... Je pourrais également vous parler des intrigues de cour qui viennent ponctuer la pièce, d'un fils illégitime complotant dans l'ombre afin d'évincé tous ses adversaires... Mais quel portrait de souverain la pièce abrite-t-elle? S'agit-il d'un orgueilleux aveugle, et blessé? Ou bien d'une chute dans la folie? Je garde encore en mémoire la réplique du fou à Lear (acte I, scène 5): "Tu ferais un bouffon parfait". Car, au début de la pièce, Lear nous est présenté comme un être dont l'intellect s'étiole. "Qui est-ce qui peut me dire qui je suis?", demande Lear dans le premier acte. Le fou (dont les paroles traduisent une certaine sagacité) lui répond: "L'ombre de Lear"! Toujours est-il que le Roi Lear est une pièce somptueuse et stupéfiante: la traduction de François Victor Hugo rend justice à la plume de Shakespeare, malgré quelques exubérances. On est sidéré par les scènes qui se déroulent dans les plaines balayées par des ouragans; la pièce oscille entre la tragédie et l'élégie. William Shakespeare nous met en garde contre les dangers d'une ambition démesurée, d'un orgueil pernicieux qui pourraient nous conduire à notre propre perte. Je dois avouer que cette pièce se lit comme un roman: les coups de théâtre étaient si nombreux que je ne me suis nullement ennuyé! Je ne compte plus les fois où je suis resté sidéré devant l'évolution des personnages, les découvertes qui s'accumulaient et la tournure des événements. Le lyrisme m'a surpris. Oui, oui, le lyrisme peut tout à fait se manifester au théâtre : que dire de ces tirades exaltées, de la prépondérance de la thématique de la filiation ? On pourrait même affirmer que la pièce est en avance sur son temps, car on y retrouve des éléments qui rappellent le courant Sturm und Drang (tempête et passion, en Allemand); le courant Sturm und Drang s'est développé en Allemagne à la fin du XVIIIe siècle et prônait un retour à la nature au détriment de la civilisation. Et dans Le roi Lear, lorsque nous assistons à la déchéance du roi, ce dernier va trouver refuge sur une lande hostile et isolée, tant la trahison de ceux auxquels il faisait confiance le dévaste. J'aime beaucoup l'idée de changer de décor au fils des scènes qui est typique de William Shakespeare : cela me donne la sensation que l'intrigue n'est pas figée.
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  • Krissie78 Posté le 23 Novembre 2021
    « Le Roi Lear » est souvent citée comme la pièce la plus aboutie de William Shakespeare. Ecrite après le règne d’Elisabeth 1ère, pendant le règne de son successeur Jacques 1er, alors que le pays était en guerre contre les espagnols, elle réunit les questionnements d’une nation troublée. Las du pouvoir Lear veut laisser le pouvoir à celle de ses filles qui s’en montrera la plus digne selon ses critères, c’est-à-dire celle qui lui montrera le plus son amour. Goneril et Regane se lancent dans un discours exagéré et mensonger là où la benjamine et préférée de Lear, Cordelia, refuse de jouer le jeu de la flatterie et choisit la sincérité. Lear la bannit et lègue son royaume à parts égales aux deux ainées…qui ne tardent pas à le mettre à la porte. Lear errera jusqu’à retrouver Cordelia mais ne pourra la sauver de la pendaison et mourra près d’elle. Parallèlement le comte de Gloster est confronté aux aspirations de ses deux fils, l’un légitime, l’autre bâtard. L’un sera fidèle au père, l’autre le trahira. Les trois mourront. Et puis il y a Kent, le fidèle serviteur rejeté par Lear, qui restera son ombre protectrice. Avec Le Roi Lear le barde aborde... « Le Roi Lear » est souvent citée comme la pièce la plus aboutie de William Shakespeare. Ecrite après le règne d’Elisabeth 1ère, pendant le règne de son successeur Jacques 1er, alors que le pays était en guerre contre les espagnols, elle réunit les questionnements d’une nation troublée. Las du pouvoir Lear veut laisser le pouvoir à celle de ses filles qui s’en montrera la plus digne selon ses critères, c’est-à-dire celle qui lui montrera le plus son amour. Goneril et Regane se lancent dans un discours exagéré et mensonger là où la benjamine et préférée de Lear, Cordelia, refuse de jouer le jeu de la flatterie et choisit la sincérité. Lear la bannit et lègue son royaume à parts égales aux deux ainées…qui ne tardent pas à le mettre à la porte. Lear errera jusqu’à retrouver Cordelia mais ne pourra la sauver de la pendaison et mourra près d’elle. Parallèlement le comte de Gloster est confronté aux aspirations de ses deux fils, l’un légitime, l’autre bâtard. L’un sera fidèle au père, l’autre le trahira. Les trois mourront. Et puis il y a Kent, le fidèle serviteur rejeté par Lear, qui restera son ombre protectrice. Avec Le Roi Lear le barde aborde la question du pouvoir dans sa globalité, et se penche sur sa dimension éthique. Au travers chacun des personnages il questionne l’ambition, la loyauté, l’abnégation de soi, la solidarité. A la folie de Lear et d’Edmond Shakespeare oppose la sagesse de Kent et de Cordelia. Et si Gloster devient aveugle physiquement ce n’est que pour mieux répondre à l’aveuglement de Lear face aux sentiments des êtres qui l’entourent. Les rôles sont perpétuellement inversés, tel le fou du roi qui gouverne avec plus d’entendement que le roi qui n’entend plus rien à la notion de gouverner. Vengeance, duplicité, double sens, manipulation : notre vision de l’Angleterre de Lear est démultipliée. Mais si c’est la notion de pouvoir qui est au cœur du début de la pièce, progressivement c’est la condition de l’être humain face à la mort qui prend le pas sur la réflexion, laissant paraître toutes les ambiguïtés de l’esprit et ses réactions parfois contradictoires face à l'inéluctable. Un texte dense et intense qui fascine. Lear est un personnage complexe auquel tous les comédiens veulent se frotter avec l’âge, chacun en donnant sa vision. Un rôle exigeant et difficile.
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  • Derfuchs Posté le 30 Octobre 2021
    Proche de la mort, le roi Lear décide de partager son royaume. Il a trois fille, donc de le partager en trois, ce qui semble juste, quoique, chacun sait que plus il y a de fous, moins on rigole. Le roi a une préférée, Cordélia, la cadette. Le partage conclu, Lear demande à ses filles une déclaration d'amour, de lui dire merci, d'abord et puis combien elles l'aiment. L'ainée et la puinée beurrent abondamment la tartine alors que la cadette dit ce qu'elle pense vraiment. Horreur! Maudit soit elle! Alors que, bien entendu, c'est elle qui a tenu les propos les plus justes et les plus raisonnables. Elle est chassée qans autre forme de procès! Mais ce n 'est pas fini car les deux flatteuses deviennent méchantes, vilaines et vont jusqu'à dépouiller leur pauvre père qui regrette sa Cordélia et devient fou. Cela ressemble beaucoup au "Père Goriot", c'est vrai et je ne suis pas le seul à faire le rapprochement, d'aucuns y avaient déjà pensé. Mais ce n'est pas fini. Tout s'emballe tout d'un coup, les uns se jettent contre les autres, c'est le désamour, je t'aime, moi non plus, bagarres, sang, mort et...beaucoup de pluie symbole de désolation. La part des fous au jugement sûr et exact... Proche de la mort, le roi Lear décide de partager son royaume. Il a trois fille, donc de le partager en trois, ce qui semble juste, quoique, chacun sait que plus il y a de fous, moins on rigole. Le roi a une préférée, Cordélia, la cadette. Le partage conclu, Lear demande à ses filles une déclaration d'amour, de lui dire merci, d'abord et puis combien elles l'aiment. L'ainée et la puinée beurrent abondamment la tartine alors que la cadette dit ce qu'elle pense vraiment. Horreur! Maudit soit elle! Alors que, bien entendu, c'est elle qui a tenu les propos les plus justes et les plus raisonnables. Elle est chassée qans autre forme de procès! Mais ce n 'est pas fini car les deux flatteuses deviennent méchantes, vilaines et vont jusqu'à dépouiller leur pauvre père qui regrette sa Cordélia et devient fou. Cela ressemble beaucoup au "Père Goriot", c'est vrai et je ne suis pas le seul à faire le rapprochement, d'aucuns y avaient déjà pensé. Mais ce n'est pas fini. Tout s'emballe tout d'un coup, les uns se jettent contre les autres, c'est le désamour, je t'aime, moi non plus, bagarres, sang, mort et...beaucoup de pluie symbole de désolation. La part des fous au jugement sûr et exact est grande dans cette tragédie mais n'est-ce point le sort du monde que d'être fou? Apprenez que tout flatteur vit aux dépens de celui qui l'écoute disait La Fontaine, Lear en aura fait la triste expérience. Partager c'est parti d'un bon sentiment non partagé. Ce n'est pas forcément la meilleure tragédie de Shakespeare, ce fut, cependant, pour moi, un bon moment de détente, de lecture et de voyage dans mon imaginaire.
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  • Darjeelingdo Posté le 29 Octobre 2021
    Il était une fois un roi vieillissant et fatigué qui avait trois filles, la plus jeune étant sa préférée. Il leur dit un jour : «  Mes filles, j'ai partagé mon royaume en trois, mais d'abord dites moi qui de vous trois m'aime le plus. » Les deux aînées, viles flatteuses, jurent d'un amour infini pour leur père chéri mais la cadette, « plus riche d'amour que de paroles » se refuse à toute flagornerie. Elle le paiera de son exil. Sitôt dotées de leur héritage, les deux soeurs se révèlent de vraies harpies qui refusent de s'occuper de leur vieux père... Dans ce même royaume, un comte avait deux fils, l'un légitime l'autre batard , un gentil, un méchant. Et le comte se laisse embobiner par le méchant... Raconté comme cela, le roi Lear a tout du conte de fée ! On peut même imaginer les trois soeurs sous les traits d' Anastasie , Javotte et Cendrillon ! Mais nous sommes dans une pièce de Shakespeare et le conte de fée vire très vite au drame. On retrouve alors les thèmes chers à l'auteur : tragédie familiale, rivalités, intrigues, ambitions, complot, trahison, folie et morts violentes. Une série de personnages détestables pour quelques innocentes... Il était une fois un roi vieillissant et fatigué qui avait trois filles, la plus jeune étant sa préférée. Il leur dit un jour : «  Mes filles, j'ai partagé mon royaume en trois, mais d'abord dites moi qui de vous trois m'aime le plus. » Les deux aînées, viles flatteuses, jurent d'un amour infini pour leur père chéri mais la cadette, « plus riche d'amour que de paroles » se refuse à toute flagornerie. Elle le paiera de son exil. Sitôt dotées de leur héritage, les deux soeurs se révèlent de vraies harpies qui refusent de s'occuper de leur vieux père... Dans ce même royaume, un comte avait deux fils, l'un légitime l'autre batard , un gentil, un méchant. Et le comte se laisse embobiner par le méchant... Raconté comme cela, le roi Lear a tout du conte de fée ! On peut même imaginer les trois soeurs sous les traits d' Anastasie , Javotte et Cendrillon ! Mais nous sommes dans une pièce de Shakespeare et le conte de fée vire très vite au drame. On retrouve alors les thèmes chers à l'auteur : tragédie familiale, rivalités, intrigues, ambitions, complot, trahison, folie et morts violentes. Une série de personnages détestables pour quelques innocentes victimes : ne survivront que deux personnages secondaires . Je n'avais jamais vraiment lu cette pièce et ai pris un certain plaisir à cette peinture de l'ingratitude et l'hypocrisie humaine , des ambitions dévastatrices qui prennent le pas sur les sentiments filiaux ou familiaux, d'un monde où sincérité et fidélité ne paient pas .C'est très sombre et malheureusement intemporel .... Challenge Solidaire 2021
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  • Cath_perrin Posté le 15 Août 2021
    Autant vous le dire tout de suite, c’est une histoire de fous où la profondeur psychologique des personnages est absente. Le roi Lear, se sentant vieillir, décide de partager son royaume entre ses trois filles. En échange, il leur demande de lui faire savoir laquelle l’aime le plus. Ses deux filles aînées s’exécutent en affirmant qu’elles aiment leur père plus que tout au monde, sympa pour leur époux#8201;! Mais Cordélia, la plus jeune des filles, la préférée du roi, refuse et se borne à dire qu’elle aime le roi, mais que peut-être, le jour où elle se mariera… Elle est déshéritée et chassée. La voie est maintenant libre pour les ambitieux. Une pièce de théâtre sur le pouvoir, sur l’amour, celui qui s’achète ou pas. Une pièce pleine de rebondissements et d’imprévus.
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