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EAN : 9782266288026
Code sériel : 2284
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 208
Format : 108 x 177 mm

Le Salaire de la peur

Date de parution : 08/03/2018
LES GRANDS TEXTES DU XXe SIÈCLE

Las Piedras, port d'échouage. Ils sont des centaines, venus d'on ne sait où oublier sous les tropiques l'impasse de leur existence.
Pour une poignée de dollars, ces sans-grade sont prêts à tout.
Prêts à affronter des kilomètres de pistes impraticables, au volant d'un camion délabré, pour convoyer...
LES GRANDS TEXTES DU XXe SIÈCLE

Las Piedras, port d'échouage. Ils sont des centaines, venus d'on ne sait où oublier sous les tropiques l'impasse de leur existence.
Pour une poignée de dollars, ces sans-grade sont prêts à tout.
Prêts à affronter des kilomètres de pistes impraticables, au volant d'un camion délabré, pour convoyer de la nitroglycérine.
Au moindre écart, au moindre choc, c'est la mort.
Une épopée de l'angoisse pure...


Cette édition inclut un extrait de La Serpe de Philippe Jaenada, Prix Femina 2017.
 
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EAN : 9782266288026
Code sériel : 2284
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 208
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Marti94 Posté le 26 Septembre 2021
    Voilà ce que j'appelle un excellent roman voire un chef-d'œuvre. Comme beaucoup d'entre nous j'ai vu au cinéma l'excellent film d’Henri-Georges Clouzot réalisé en 1953 d'après le roman éponyme de Georges Arnaud publié en 1950. Déjà, son titre est excellent car avec "Le salaire de la peur" on comprend rapidement s'il s'agit d'un roman social qui m'évoque John Steinbeck, c'est peu dire. L'écriture précise et incisive de Georges Arnaud m'a même fait oublier Yves Montand et Charles Vanel, excellents dans la version cinématographique. Il faut dire qu’il y a des phrases qui laissent le lecteur captivé comme "Ils se taisaient tous ; le silence était devenu attentif." On retient donc son souffle avec Gérard le français et Johnny le roumain au volant du camion KB7 transportant de la nitroglycérine, qui peut exploser à tout moment. Ils sont partie de Las piedras au Guatemala, trou sordide et malsain où des hommes comme eux au passé douteux tentent de gagner un peu d’argent pour espérer un avenir moins sordide. La firme américaine Crude and oil limited les a embauchés pour transporter sur des pistes cabossées le liquide instable, dans le but d'éteindre l'incendie au derrick 16, un puits de pétrole qui a explosé à 500 kms.... Voilà ce que j'appelle un excellent roman voire un chef-d'œuvre. Comme beaucoup d'entre nous j'ai vu au cinéma l'excellent film d’Henri-Georges Clouzot réalisé en 1953 d'après le roman éponyme de Georges Arnaud publié en 1950. Déjà, son titre est excellent car avec "Le salaire de la peur" on comprend rapidement s'il s'agit d'un roman social qui m'évoque John Steinbeck, c'est peu dire. L'écriture précise et incisive de Georges Arnaud m'a même fait oublier Yves Montand et Charles Vanel, excellents dans la version cinématographique. Il faut dire qu’il y a des phrases qui laissent le lecteur captivé comme "Ils se taisaient tous ; le silence était devenu attentif." On retient donc son souffle avec Gérard le français et Johnny le roumain au volant du camion KB7 transportant de la nitroglycérine, qui peut exploser à tout moment. Ils sont partie de Las piedras au Guatemala, trou sordide et malsain où des hommes comme eux au passé douteux tentent de gagner un peu d’argent pour espérer un avenir moins sordide. La firme américaine Crude and oil limited les a embauchés pour transporter sur des pistes cabossées le liquide instable, dans le but d'éteindre l'incendie au derrick 16, un puits de pétrole qui a explosé à 500 kms. Un travail contre un salaire gagné au péril de leurs vies. Accrochez-vous lecteurs et lectrices, on embarque pour un trajet qu'on n'est pas prêt d'oublier, secoués par les cahots de la route, le danger qui menace et la peur de mourir. Et puis il y a ce superbe camion auquel on s'attache et qui nous évite l'apoplexie. Challenge Riquiqui 2021 Challenge XXème siècle 2021 Challenge ABC 2021-2022
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  • DUMUGUET67 Posté le 21 Juin 2021
    Cinq cents kilomètres à parcourir en camion sur des routes cabossées avec un chargement de nitroglycérine. Ils sont quatre à avoir accepté ce boulot, quatre à risquer leur peau en espérant décrocher le pactole et une vie nouvelle... Georges Arnaud nous raconte une histoire d'hommes, de vrais, perdus loin de toute société organisée. Dans leur camion, de quoi tout faire sauter. De la nitroglycérine au bout de laquelle dépend leur vie, avec comme promesse au bout du trajet, une somme d'argent bien rondelette qui fait miroiter un avenir radieux. Un roman qui sent la sueur et la peur.
  • M_a_r_c Posté le 1 Mars 2021
    Quand la tour de forage n°16 explose au milieu de la plaine de Zulaco, les responsables de la Crude and Oil Limited décident, pour éteindre le gigantesque incendie qui ravage les installations, de « souffler » celui-ci en déclenchant une explosion… Mais pour cela, il faut convoyer de la nitroglycérine en camion depuis Las Piedras et affronter des dizaines de kilomètres de pistes défoncées avec un chargement susceptible d’exploser au moindre choc, au moindre coup de volant trop brusque. Gérard voit dans cette mission-suicide une opportunité inespérée de quitter ces contrées désolées dans lesquelles il est venu s’égarer et où il survit sans rien attendre du lendemain. Un salaire de 1.000 dollars pour chaque volontaire. Le salaire de la peur… Même si le film de Henri-Georges Clouzot, dans lequel Yves Montand incarne Gérard, est plus connu, Le Salaire De La Peur est d’abord un roman de Georges Arnaud. Il y raconte la misère dans laquelle Gérard et d’autres aventuriers sont venus s’embourber et les risques démesurés qu’ils sont prêts à prendre pour s’en sortir. Dans le premier camion, parti de Las Piedras quelques heures plus tôt, il y a Luigi, Bimba et leur chargement mortel. Gérard et Johnny sont dans le deuxième camion, sur... Quand la tour de forage n°16 explose au milieu de la plaine de Zulaco, les responsables de la Crude and Oil Limited décident, pour éteindre le gigantesque incendie qui ravage les installations, de « souffler » celui-ci en déclenchant une explosion… Mais pour cela, il faut convoyer de la nitroglycérine en camion depuis Las Piedras et affronter des dizaines de kilomètres de pistes défoncées avec un chargement susceptible d’exploser au moindre choc, au moindre coup de volant trop brusque. Gérard voit dans cette mission-suicide une opportunité inespérée de quitter ces contrées désolées dans lesquelles il est venu s’égarer et où il survit sans rien attendre du lendemain. Un salaire de 1.000 dollars pour chaque volontaire. Le salaire de la peur… Même si le film de Henri-Georges Clouzot, dans lequel Yves Montand incarne Gérard, est plus connu, Le Salaire De La Peur est d’abord un roman de Georges Arnaud. Il y raconte la misère dans laquelle Gérard et d’autres aventuriers sont venus s’embourber et les risques démesurés qu’ils sont prêts à prendre pour s’en sortir. Dans le premier camion, parti de Las Piedras quelques heures plus tôt, il y a Luigi, Bimba et leur chargement mortel. Gérard et Johnny sont dans le deuxième camion, sur lequel plane la même ombre redoutable. Alors que chaque mètre de piste est une occasion de mourir, la cabine du camion devient un monde à part, un huis-clos dans lequel les tensions et les peurs vont s’exacerber jusqu’à devenir un risque pire encore que les cahots de la route. Les secondes paraissent des minutes, les minutes des heures et chacune de celle-ci semble plus longue, plus interminable que la précédente. Les nerfs, comme la mécanique, sont soumis à rude épreuve, dans la noirceur de la nuit que seuls trouent les projecteurs du camion comme sous l’aveuglant soleil des tropiques, qui transforme la piste en mirage difficile à suivre. Avec Le Salaire De La Peur, Georges Arnaud offre au lecteur un roman noir et éprouvant, où la mesure du courage des hommes – ou de leur lâcheté – est donnée par la rudesse de leur environnement. Je ne partage pas totalement l’enthousiasme de Philippe Jaenada, l’auteur de La Serpe, à propos du roman de Georges Arnaud, mais Le Salaire De La Peur n’en reste pas moins un bon roman, oscillant entre noirceur et aventures, qui se lit avec facilité et sans déplaisir.
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  • francoiscolin Posté le 19 Décembre 2020
    Vous êtes happé dès les premières pages dans ce trou d'Amérique centrale où des ouvriers et des ingénieurs s'affairent à des tâches titanesques dans un champ de derricks. Pour enrayer l'incendie qui embrase l'un d'eux, la compagnie américaine souhaite faire ramener par camions quatre cents kilos de nitroglycérine dont le souffle de l'explosion doit avoir raison des flammes. Un convoi est composé d'une poignée d'européens qui accepte la mission périlleuse. Ce thriller psychologique au format serré comme un expresso, sent la sueur et la graisse à moteur et les scènes de bravoure s'y succèdent sans temps mort. Même si l'adaptation cinématographique du roman par Clouzot reste dans les mémoires, ce texte rédigé au cordeau fait ressentir au lecteur la poussière de la route, la touffeur du soleil zénithal, la douleur musculaire et la fatigue. Ce qui fait la force de ce roman, c'est la psychologie de ces tropical tramps parfaitement campée par l'auteur qui méthodiquement décrit les faits et les motivations des protagonistes qui ont pris une responsabilité qui les dépasse.
  • Herve39 Posté le 13 Décembre 2020
    Le salaire de la peur, en effet, le salaire est conséquent et bien mérité pour ceux qui arrivent au bout de leur périple. La peur est présente tout au long du voyage pour ces hommes. Mission suicide mais s’ils en réchappent, seule façon de s’en sortir, sortir de leur vie actuelle, de cet endroit où ils végètent. Très bon livre, bien écrit, la tension est présente tout au long du récit. On voit la psychologie des personnages évoluer, les amitiés ne résistant pas à l’épreuve.
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