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EAN : 9782264075659
Code sériel : 4053
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 1056
Format : 108 x 177 mm

Le temps où nous chantions

Nicolas RICHARD (Traducteur)
Date de parution : 07/11/2019

Une édition collector de la saga polyphonique d'une famille de musiciens métis dans l'Amérique des années quarante à nos jours.

Tout commence en 1939, lorsque Delia Daley et David Strom se rencontrent à un concert de Marian Anderson. Peut-on alors imaginer qu'une jeune femme noire épouse un juif allemand fuyant le nazisme ? Et pourtant... Leur passion pour la musique l'emporte sur les conventions et offre à leur amour un...

Tout commence en 1939, lorsque Delia Daley et David Strom se rencontrent à un concert de Marian Anderson. Peut-on alors imaginer qu'une jeune femme noire épouse un juif allemand fuyant le nazisme ? Et pourtant... Leur passion pour la musique l'emporte sur les conventions et offre à leur amour un sanctuaire de paix ou, loin des hurlements du monde et de ses vicissitudes, ils élèvent leurs trois enfants. Chacun d'eux cherche sa voix dans la grande cacophonie américaine, inventant son destin en marge des lieux communs. Peuplé de personnages d'une humanité rare, Le temps ou nous chantions couvre un demi-siècle d'histoire américaine, nous offrant, au passage, des pages inoubliables sur la musique.



« On sort de ce fleuve ému, bouleversé et admiratif : sans jamais écrire un roman politique, ni polémique, Richard Powers a décrit, à voix feutrée, l'échec définitif d'un idéal. »
Christophe Mercier, Le Figaro littéraire



Traduit de l’anglais (Etats-Unis)
par Nicolas Richard

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EAN : 9782264075659
Code sériel : 4053
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 1056
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Delivresmoi Posté le 19 Août 2021
    Si le début a été long, je me suis ensuite retrouvée dans une bulle. C est ça que j aime avec les pavés, c est qu on vit plusieurs années avec les personnages, on finit par les connaître si bien, qu on entre, en général, en totale empathie. Joey, le principal narrateur nous fait découvrir l histoire de toute sa singulière famille. Le chant est omniprésent, moi qui n étais pas familière de son vocabulaire, c'est chose faite. Même sans connaître plus de la moitié des morceaux cités, j avais toujours une petite mélodie en tête. Ce roman traite de la ségrégation raciale et de la question de l identité avec brio tout en nous plongeant dans l histoire des Etats-Unis. Il serait très difficile de résumer ce livre mais la spirale de l histoire est juste étonnante. Il y a quelques longueurs mais l écriture est remarquable. J en ai été soufflée quand j ai eu fini la dernière page.
  • gouelan Posté le 28 Juin 2021
    Delia Daley est noire, David Strom est juif allemand et fuit le nazisme. Elle est chanteuse et lui physicien. Ils ont tous les deux la musique dans la peau. Noir ou blanc, quels que soient leur culture, leur histoire tragique, leurs portées se rejoignent en 1939 lors d'un concert de Maria Anderson à Washington. Ce jour-là ils savent déjà comment s'écrira leur histoire, comme si la mélodie avait déjà été jouée, au-delà du temps, de la couleur. Elle est ce qu'elle chante, il est ce qu'il entend à travers les nombres qu'il manie jusqu'à la déraison. Ils sont tout cela, et ce qu'ont été leurs parents, ce que seront leurs enfants, petits-enfants. Un métissage de notes, dont l'origine chante d'une voix au-delà du temps, de la culture, de la couleur. Elle prend sa source dans l'océan de tous les possibles. Un roman qui a du souffle. Un roman qui se mérite. Aller jusqu'au bout de sa très longue partition c'est trouver une musique qui vibrera longtemps à l'intérieur. Et pourtant je ne suis pas experte en chant ni en musique, encore moins en physique. Mais Richard Powers, comme dans son roman L'Arbre-Monde, a le don de nous immerger dans un univers dense, sans... Delia Daley est noire, David Strom est juif allemand et fuit le nazisme. Elle est chanteuse et lui physicien. Ils ont tous les deux la musique dans la peau. Noir ou blanc, quels que soient leur culture, leur histoire tragique, leurs portées se rejoignent en 1939 lors d'un concert de Maria Anderson à Washington. Ce jour-là ils savent déjà comment s'écrira leur histoire, comme si la mélodie avait déjà été jouée, au-delà du temps, de la couleur. Elle est ce qu'elle chante, il est ce qu'il entend à travers les nombres qu'il manie jusqu'à la déraison. Ils sont tout cela, et ce qu'ont été leurs parents, ce que seront leurs enfants, petits-enfants. Un métissage de notes, dont l'origine chante d'une voix au-delà du temps, de la culture, de la couleur. Elle prend sa source dans l'océan de tous les possibles. Un roman qui a du souffle. Un roman qui se mérite. Aller jusqu'au bout de sa très longue partition c'est trouver une musique qui vibrera longtemps à l'intérieur. Et pourtant je ne suis pas experte en chant ni en musique, encore moins en physique. Mais Richard Powers, comme dans son roman L'Arbre-Monde, a le don de nous immerger dans un univers dense, sans nous couler. On va au bout de la phrase, de la page, des plus de mille page, sans vraiment refermer l'histoire. Elle forme une boucle en nous. « Le temps n'existe pas, dit Da. Pas plus, apparemment, que le mouvement. Il n'y a que du plus probable et du moins probable, des choses dans leurs configurations, des milliers, voire des millions de dimensions, figées et inamovibles. Nous les classons. On a l'impression que c'est un fleuve. En réalité, il n'y a que l'océan. Et mon père sombre tout au fond. « On ne devient pas. On EST, et c'est tout. »
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  • gielair Posté le 11 Avril 2021
    Le temps où nous chantions, c'est plus de cinquante ans d'une histoire américaine racontée à travers une famille qui est en même temps en marge du temps, en marge de ce qui fait la société, mais aussi tout à fait plongée dans son tumulte et ses contradictions. C'est à un mémorable concert en plein air de Marian Anderson, une contralto afro-américaine, une des premières cantatrices noires des États-Unis, que se rencontrent, en 1939, deux êtres que seul l'amour de la musique approchait. C'est ainsi que David Storm, physicien juif allemand immigré aux États-Unis, spécialiste de la relativité du temps, croise Delia Daley, une jeune fille noire d'un médecin de famille de Piladelphie. Malgré l'improbabilité de cette convergence, la musique aura fait son oeuvre. David et Delia se marient et fondent une famille. Le métissage fera en sorte que les enfants (Jonah, Joseph et Ruth) se voient exclus des deux communautés. Pour les garder à l'abri, leur scolarisation se fera à la maison et la musique en constituera le centre. La musique est omniprésente dans cette oeuvre. Elle est au coeur de l'apprentissage, au coeur de la vie, au coeur de ce que raconte Joseph, le narrateur et le plus jeune des... Le temps où nous chantions, c'est plus de cinquante ans d'une histoire américaine racontée à travers une famille qui est en même temps en marge du temps, en marge de ce qui fait la société, mais aussi tout à fait plongée dans son tumulte et ses contradictions. C'est à un mémorable concert en plein air de Marian Anderson, une contralto afro-américaine, une des premières cantatrices noires des États-Unis, que se rencontrent, en 1939, deux êtres que seul l'amour de la musique approchait. C'est ainsi que David Storm, physicien juif allemand immigré aux États-Unis, spécialiste de la relativité du temps, croise Delia Daley, une jeune fille noire d'un médecin de famille de Piladelphie. Malgré l'improbabilité de cette convergence, la musique aura fait son oeuvre. David et Delia se marient et fondent une famille. Le métissage fera en sorte que les enfants (Jonah, Joseph et Ruth) se voient exclus des deux communautés. Pour les garder à l'abri, leur scolarisation se fera à la maison et la musique en constituera le centre. La musique est omniprésente dans cette oeuvre. Elle est au coeur de l'apprentissage, au coeur de la vie, au coeur de ce que raconte Joseph, le narrateur et le plus jeune des deux garçons. J'ai rarement vu un roman être en mesure de transmettre aussi bien ce que la musique peut communiquer d'émotions, de joie comme de tragique. Et cela est dit dans une si belle langue. Évidemment, j'ai lu la traduction que Nicolas Richard en a livrée, mais elle est si belle que je peux m'imaginer qu'une bonne part de la richesse de cette écriture est attribuable à l'original. David Storm, le père, étant un physicien réfléchissant à la nature du temps, il nous nourrit de questionnements, de cogitations et de considérations temporelles, sur l'avant, le maintenant et l'après. Ce n'est résolument pas l'essentiel de cette aventure, mais cela est toujours présent, si on peut le dire ainsi. Mon propre passé a fait en sorte que je me suis senti interpelé par les interrogations de ce scientifique expatrié. Ce roman des Amériques nous transporte, nous émeut. On en sort bouleversé et ses personnages plus que réels vivent encore en nous. L'aventure ne semble pas s'arrêter avec les dernières pages. Telle une grande fiction, ancrée dans le temps qui passe et les événements qui surviennent, Le temps où nous chantions s'inscrit en nous pour faire partie intégrante de ce que Bayard nomme notre bibliothèque intérieure [voir Comment parler des livres que l'on n'a pas lus?]. Ce roman y a bien sa place.
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  • klimt4 Posté le 23 Mars 2021
    Bonjour à tous , La saga polyphonique d'une famille de musiciens métis dans l'Amérique des années 1900 à nos jours. Tout commence par le mariage de Delia et de David se rencontrent à un concert . Peut -on imaginer qu'une jeune femme noire épouse un juif allemand fuyant ? Et pourtant .. leur passion l'emporte sur les conventions. Michael Powers nous dresse avec douceur , poésie et musique cette saga. Des sujets traités par l'auteur nous montrent combien ces femmes sont déterminées , engagées et courageuses. J'ai eu beaucoup d'empathie pour Delia. Un roman à lire en musique et cela fait du bien !
  • rabmod Posté le 4 Mars 2021
    Comment se construire une identité dans un pays qui ne reconnaît pas son passé ? Richard Powers embrasse une Amérique entre deux âges, celle où s'engouffrent des milliers de victimes collatérales, à travers le regard d'un citoyen invisible, un de plus. Un narrateur multiple et une dizaine de personnages parfaitement caractérisés retracent ainsi 50 ans d'histoire américaine, sans jamais la politiser. La tragédie de la mémoire, la lutte raciale, les revendications étudiantes : un rude quotidien pour cette famille qui tente d'éduquer sa descendance dans un métissage qui n'est qu'idéal. Dans les plis d'une guerre sans fin, c'est la musique qui s'élève des ruines. La musique comme éducation, comme échappatoire, comme ralliement. Celle qui offre une réponse que la vie maquille et qui laisse percevoir, le temps d'un silence, un lendemain serein.
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