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            Le Voyage du père

            Robert Laffont
            EAN : 9782221221709
            Façonnage normé : POCHE
            Nombre de pages : 288
            Format : 1 x 185 mm
            Le Voyage du père

            Date de parution : 06/09/2018

            Ils attendaient Marie-Louise, ce fut une lettre qui arriva ; cette fois encore, Marie-Louise ne pouvait quitter Lyon pour fêter Noël avec les siens : son métier la retenait impérieusement à la ville. Alors le père s’est décidé à abandonner pour un jour sa ferme perdue dans la neige du...

            Ils attendaient Marie-Louise, ce fut une lettre qui arriva ; cette fois encore, Marie-Louise ne pouvait quitter Lyon pour fêter Noël avec les siens : son métier la retenait impérieusement à la ville. Alors le père s’est décidé à abandonner pour un jour sa ferme perdue dans la neige du Revermont pour, coûte que coûte, ramener sa fille. Et le voici dans les rues boueuses de Lyon parées pour Noël, avec son grand chapeau de paysan et sa pelisse, l’espoir au coeur. Mais depuis quelques mois déjà, on n’a pas vu Marie-Louise au salon de coiffure où elle travaillait, ni même dans un second, plus singulier. Le soir venu, le père ne trouve pas la rue de l’Arbre-Sec, où elle habite. Le vieil homme commence alors, à travers la ville indifférente et glacée, son « voyage au bout de la nuit »…

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            EAN : 9782221221709
            Façonnage normé : POCHE
            Nombre de pages : 288
            Format : 1 x 185 mm
            Robert Laffont
            18.00 €
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            Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

            • domisylzen Posté le 30 Juin 2016
              Dans un petit village du Jura, Noël approche. L'hiver avec sa première neige, vient d'y prendre ses quartiers. Chez les Quantins on se prépare à la fête, Marie-Louise coiffeuse à Lyon revient pour l'occasion. Mais ce matin le facteur toque à la porte, apporte des nouvelles : Marie-Louise ne viendra pas. La mère, Isabelle, se met en rogne et invective son mari, et sous la pression de sa femme il se sent obligé d'aller à Lyon pour tenter de trouver une explication. Vingt ans qu'il n'y ait pas allé, sûr ça a dû changer. Alors Quantin se met en route mais que peut faire un pauv' paysan dans une grande ville moderne, dans un endroit ou il n'y a ni ciel ni horizon. A l'adresse indiquée sa fille n'habite plus. On lui en donne une autre, mais elle n'est pas là. Elle ne rentre pas avant deux heures du mat' la Marie-Louise. Mais quel est ce métier de coiffeuse qui se termine au milieu de la nuit ? Quantin est du genre taiseux. Taiseux et cogiteur. Son pauvre ciboulot n'en plus de réfléchir et de partir en vaines suppositions. Un roman où Bernard Clavel donne la part belle au monde rural : dur mais sain.... Dans un petit village du Jura, Noël approche. L'hiver avec sa première neige, vient d'y prendre ses quartiers. Chez les Quantins on se prépare à la fête, Marie-Louise coiffeuse à Lyon revient pour l'occasion. Mais ce matin le facteur toque à la porte, apporte des nouvelles : Marie-Louise ne viendra pas. La mère, Isabelle, se met en rogne et invective son mari, et sous la pression de sa femme il se sent obligé d'aller à Lyon pour tenter de trouver une explication. Vingt ans qu'il n'y ait pas allé, sûr ça a dû changer. Alors Quantin se met en route mais que peut faire un pauv' paysan dans une grande ville moderne, dans un endroit ou il n'y a ni ciel ni horizon. A l'adresse indiquée sa fille n'habite plus. On lui en donne une autre, mais elle n'est pas là. Elle ne rentre pas avant deux heures du mat' la Marie-Louise. Mais quel est ce métier de coiffeuse qui se termine au milieu de la nuit ? Quantin est du genre taiseux. Taiseux et cogiteur. Son pauvre ciboulot n'en plus de réfléchir et de partir en vaines suppositions. Un roman où Bernard Clavel donne la part belle au monde rural : dur mais sain. Contrairement à la ville ou pour lui tout est méprisable et malsain ou tout va trop vite ou les gens se croisent sans se regarder, sans se parler. Nous suivons les allées et retours de Quantin, aussi bien dans la ville à chercher sa fille que dans son esprit à remettre en doute son métier de coiffeuse. La force de ce court roman porté à l'écran, réside dans la description des émotions ou nous sommes sans arrêt, balancés, entre l'espoir et le désespoir. C'est aussi les déscriptions méticuleuses des lieux, tout est clair, net, précis, coloré.
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            • hellza24 Posté le 1 Octobre 2014
              La quatrième de couverture m'a plu immédiatement, je l'ai ouvert pour ne le refermer qu'à la dernière ligne... Il fallait que j'aille au bout de ce voyage, aux cotés du père. Les premières pages m'ont happé t, j'ai été entraînée dans la maisonnette de cette famille, qui prépare Noël en attendant la visite de la fille aînée, "partie à la ville" faire carrière dans la coiffure. "Elle s'en est sortie, elle", de la ferme et des devoirs envers les bêtes et le fourrage, du quotidien routinier et salissant ,elle voulait sentir bon et porter des escarpins, quelque chose de "gratifiant" dans la vie. Ce quotidien des fermes qui ne remonte qu'à quelques dizaines d'années, Bernard Clavel en parle avec justesse, sans misérabilisme ni apologie . On peut encore croiser, dans le coin où je vis, dans quelques fermes isolées qui ne se sont pas encore transformées en "ravissants corps de fermes " retapés par des "étrangers", quelques pépés-mémés qui vivent comme ça, en bottes et blouse, les mains usées de leurs travaux mille fois répétés. Dès les premières pages, on devine que ce n'est pas si simple, elle a aussi voulu fuir les siens, sa sœur "attardée" (vilain mot) et... La quatrième de couverture m'a plu immédiatement, je l'ai ouvert pour ne le refermer qu'à la dernière ligne... Il fallait que j'aille au bout de ce voyage, aux cotés du père. Les premières pages m'ont happé t, j'ai été entraînée dans la maisonnette de cette famille, qui prépare Noël en attendant la visite de la fille aînée, "partie à la ville" faire carrière dans la coiffure. "Elle s'en est sortie, elle", de la ferme et des devoirs envers les bêtes et le fourrage, du quotidien routinier et salissant ,elle voulait sentir bon et porter des escarpins, quelque chose de "gratifiant" dans la vie. Ce quotidien des fermes qui ne remonte qu'à quelques dizaines d'années, Bernard Clavel en parle avec justesse, sans misérabilisme ni apologie . On peut encore croiser, dans le coin où je vis, dans quelques fermes isolées qui ne se sont pas encore transformées en "ravissants corps de fermes " retapés par des "étrangers", quelques pépés-mémés qui vivent comme ça, en bottes et blouse, les mains usées de leurs travaux mille fois répétés. Dès les premières pages, on devine que ce n'est pas si simple, elle a aussi voulu fuir les siens, sa sœur "attardée" (vilain mot) et pleine d'admiration pour elle, sa mère aigrie par la vie qui la porte aux nues et son père dépassé, silencieux mais aimant : tant d'amour qui pouvait l'étouffer, qui la voulait près d'eux dans un bonheur simple. Mais ce n'est pas la fille qui monte le chemin, c'est l'instituteur. Il est transi d'un amour pour Marie-Louise, et une sorte d'amitié tranquille le lie au père, grâce aux lectures qu'ils partagent. Ça m'a beaucoup plu, ce père de famille, ce dur paysan qui aime les livres et dépasse le cliché crasse de l'inculte besogneux. Merci Bernard Clavel. Ce père qui n'est pas allé à Lyon depuis plus de 20 ans va prendre le train et faire ces 100 km infranchissables. Pour retrouver sa fille, la ramener. Il déchire le voile de la routine et tout prend une nouvelle densité autour de lui.Il fera des allers-retours dans cette ville froide, ce sera une longue nuit ,faite d'espoirs et de désespoirs tour à tour, de colère et d'acceptation, son paquet cadeau sous le bras, qui s'abîme petit à petit. C'est un roman beau et simple, fort.
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            • Nastie92 Posté le 27 Mai 2013
              Dans sa ferme jurassienne, la famille Quantin se réjouit à l'approche de Noël : la fille aînée Marie-Louise, partie travailler à Lyon, va venir ! Hélas, les parents reçoivent une courte lettre, dans laquelle elle dit seulement que ses employeurs ne peuvent pas lui accorder de vacances. Sur l'insistance de sa femme, le père surmonte sa répugnance à l'idée d'aller en ville : son amour pour Marie-Louise est plus fort, il doit aller voir par lui-même comment elle va, comment elle vit. Pour moi, Bernard Clavel est un magicien, et ce court roman ne déroge pas à la règle : je suis happée dès le début. Les personnages sont vrais et terriblement attachants. Ce père dans sa quête est bouleversant. Il va de désillusion en désillusion dans cette ville qu'il déteste, et refuse de voir la vérité en face quand le lecteur a compris depuis bien longtemps. On retrouve dans ce livre des thèmes chers à Clavel, notamment la glorification de la vie rurale. Mais ici, presque rien n'est écrit directement : le portrait au vitriol de la ville inhumaine, où tout va trop vite, où les gens se croisent sans se rencontrer suffit à magnifier la vie dans la ferme. Et... Dans sa ferme jurassienne, la famille Quantin se réjouit à l'approche de Noël : la fille aînée Marie-Louise, partie travailler à Lyon, va venir ! Hélas, les parents reçoivent une courte lettre, dans laquelle elle dit seulement que ses employeurs ne peuvent pas lui accorder de vacances. Sur l'insistance de sa femme, le père surmonte sa répugnance à l'idée d'aller en ville : son amour pour Marie-Louise est plus fort, il doit aller voir par lui-même comment elle va, comment elle vit. Pour moi, Bernard Clavel est un magicien, et ce court roman ne déroge pas à la règle : je suis happée dès le début. Les personnages sont vrais et terriblement attachants. Ce père dans sa quête est bouleversant. Il va de désillusion en désillusion dans cette ville qu'il déteste, et refuse de voir la vérité en face quand le lecteur a compris depuis bien longtemps. On retrouve dans ce livre des thèmes chers à Clavel, notamment la glorification de la vie rurale. Mais ici, presque rien n'est écrit directement : le portrait au vitriol de la ville inhumaine, où tout va trop vite, où les gens se croisent sans se rencontrer suffit à magnifier la vie dans la ferme. Et c'est merveilleusement bien écrit, un régal à lire. J'ai aimé ce livre ? Non, je l'ai adoré. Merci monsieur Clavel pour ce merveilleux voyage !
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            • VACHARDTUAPIED Posté le 29 Mars 2013
              Beau roman empreint de belles émotions, il aurait aussi pû s'intituler "l'amour d'un père pour sa fille"........
            • lecassin Posté le 15 Mars 2013
              Dans le Jura, chez les Quantin, on s’apprête à fêter Noël, dans deux jours. Et pas n’importe quel Noël : l’aînée, Marie-Louise, partie travailler à Lyon depuis deux ans s’est annoncée… C’est par l’entremise du facteur qu’arrivera la désillusion ; une courte lettre qu’on pourrait résumer ainsi : trop de travail, pas possible de venir… Alors ce sont les reproches, de la mère : qui sont ces employeurs si terribles qu’ils ne donnent pas deux jours à la petite pour passer Noël en famille ? Et de quel bois est-il fait, ce père qui ne se déplace pas pour leur faire entendre raison ? Si fait ! Le père Quantin descendra à la ville. Arrivé, il cherchera en vain sa fille, son aimée, la Belle, la Grande : de l’adresse de cet hôtel minable – fausse, mais unique en sa possession –, en salons de coiffure plus où moins spéciaux, jusqu’aux bars louches de la ville… La ville ! La ville ! Et ces gens qui ricanent au seul nom de Marie-Louise. « Le voyage du père » pourrait bien se révéler quelque chose comme une descente aux enfers pour le père Quantin… Bien sûr, il y a le Bernard Clavel des... Dans le Jura, chez les Quantin, on s’apprête à fêter Noël, dans deux jours. Et pas n’importe quel Noël : l’aînée, Marie-Louise, partie travailler à Lyon depuis deux ans s’est annoncée… C’est par l’entremise du facteur qu’arrivera la désillusion ; une courte lettre qu’on pourrait résumer ainsi : trop de travail, pas possible de venir… Alors ce sont les reproches, de la mère : qui sont ces employeurs si terribles qu’ils ne donnent pas deux jours à la petite pour passer Noël en famille ? Et de quel bois est-il fait, ce père qui ne se déplace pas pour leur faire entendre raison ? Si fait ! Le père Quantin descendra à la ville. Arrivé, il cherchera en vain sa fille, son aimée, la Belle, la Grande : de l’adresse de cet hôtel minable – fausse, mais unique en sa possession –, en salons de coiffure plus où moins spéciaux, jusqu’aux bars louches de la ville… La ville ! La ville ! Et ces gens qui ricanent au seul nom de Marie-Louise. « Le voyage du père » pourrait bien se révéler quelque chose comme une descente aux enfers pour le père Quantin… Bien sûr, il y a le Bernard Clavel des grandes sagas du Grand Nord. Bien sûr… Mais il y a aussi ce Clavel plus intimiste, enraciné dans la tradition rurale, celle qui sent les feuilles mortes après la pluie… Et puis cet homme têtu, bourru… N’est-il pas l’exact opposé de cette ville , superficielle, entremetteuse, courtisane… Pommmmmponette … Un chemin de croix pour une descente aux enfers.
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