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Perrin
EAN : 9782262027759
Code sériel : 235
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 384
Format : 108 x 177 mm

L'Education des filles en France au XIXe siècle

Date de parution : 11/09/2008

L'ouvrage de référence, publié voilà 25 ans, introuvable depuis 20 ans, et enfin disponible en poche.

Devenu, dès sa sortie, l'ouvrage de référence et depuis vingt ans indisponible, L'Education des filles sort enfin en poche chez tempus. Françoise Mayeur montre comment s'est imposée au xixe siècle l'idée que l'on doit aux jeunes filles une instruction dépassant les rudiments. Mais pas à toutes les jeunes filles, même...

Devenu, dès sa sortie, l'ouvrage de référence et depuis vingt ans indisponible, L'Education des filles sort enfin en poche chez tempus. Françoise Mayeur montre comment s'est imposée au xixe siècle l'idée que l'on doit aux jeunes filles une instruction dépassant les rudiments. Mais pas à toutes les jeunes filles, même pas à toutes celles de la bourgeoisie. Et à des fins bien diverses. L'Eglise y voit un moyen de reconquête des élites, puisque les hommes lui échappent. Les partisans de la laïcisation, au contraire, croient par là saper l'influence cléricale. Tous affectent de vouloir une plus grande harmonie du ménage. Ces visées, qui espéraient laisser intact l'ordre familial, furent dépassées. Les mœurs entraînèrent les institutions éducatives. Une fois instruite, la femme bourgeoise pose à son tour le problème du travail féminin, bouscule les images de la famille et de la maternité. Comme souvent, la question d'éducation finit par déboucher sur un débat de société. Autant de considérations, toujours actuelles, qui amplifient l'écho de ce beau livre.

Françoise Mayeur, professeur aux universités de Lille et de Paris-Sorbonne, s'était consacrée de façon privilégiée à l'histoire de l'éducation, notamment à l'éducation des filles. Elle a publié en tempus le tome III de L'Histoire de l'enseignement et de l'éducation.

  • Presse:

    "Enfin rééditée, cette analyse d'une époque qui, en même temps qu'elle aggrave la dépendance des femmes, leur reconnait le droit aux savoir."
    Joëlle Chève, Atmosphères, Novembre 08
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EAN : 9782262027759
Code sériel : 235
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 384
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • IreneAdler Posté le 14 Août 2017
    L'essai de Mayeur expose bien ce siècle tout en avancées et reculs. Il ne faudrait pas croire que tous les mouvements politiques et religieux qui se sont affrontés étaient figés : certains religieux plaidaient pour une formation assez poussée, tandis que des républicains en voulaient le moins possible. Elle tente de rendre accessible ces mouvements, ce qui n'est pas toujours simple, certaines périodes étant assez agitées et les sources rares. Cependant, elle arrive à dresser un portrait de cette époque qui n'accorde pas un grand crédit à l'intelligence féminine ni ne se donne les moyens de la former. Les seuls qui jugent cela nécessaires, ce sont les congrégations religieuses, qui y voit un moyen de reconquête des esprits. Puis le ministre Duruy en 1867 ouvre réellement le débat au niveau de l'Etat sur la formation scolaire des filles, pour aboutir à la loi Camille Sée de 1880 pour la création de collèges et lycées de filles. Tout fut compliqué dans ce siècle : la place de la religion, celles des convenances, les crises économiques et les guerres, le peu de valeurs accordée aux femmes. Ce qui a permis de changer petit à petit les mentalités, en plus des initiatives de... L'essai de Mayeur expose bien ce siècle tout en avancées et reculs. Il ne faudrait pas croire que tous les mouvements politiques et religieux qui se sont affrontés étaient figés : certains religieux plaidaient pour une formation assez poussée, tandis que des républicains en voulaient le moins possible. Elle tente de rendre accessible ces mouvements, ce qui n'est pas toujours simple, certaines périodes étant assez agitées et les sources rares. Cependant, elle arrive à dresser un portrait de cette époque qui n'accorde pas un grand crédit à l'intelligence féminine ni ne se donne les moyens de la former. Les seuls qui jugent cela nécessaires, ce sont les congrégations religieuses, qui y voit un moyen de reconquête des esprits. Puis le ministre Duruy en 1867 ouvre réellement le débat au niveau de l'Etat sur la formation scolaire des filles, pour aboutir à la loi Camille Sée de 1880 pour la création de collèges et lycées de filles. Tout fut compliqué dans ce siècle : la place de la religion, celles des convenances, les crises économiques et les guerres, le peu de valeurs accordée aux femmes. Ce qui a permis de changer petit à petit les mentalités, en plus des initiatives de Duruy, c"'est les publics des écoles. Composé pour beaucoup de filles issues de la bourgeoisie moyenne et pauvre, elles venaient pour obtenir le brevet d'institutrice, donc pour travailler. Peu à peu donc, la finalité de l'enseignement a changé sous la pression des parents et des élèves. Mayeur expose toutes ces luttes et leurs résultats dans cet essai, qui demande quelques connaissances de l'histoire du système éducatif français. Il souffre parfois de transitions un peu étranges, qui m'ont parfois plongée dans la confusion. Mais au final, il se lit assez bien et permet de comprendre un peu mieux les sacrifices que consentent aujourd'hui encore les femmes (choix d'études, de travail...)
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