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Pocket
EAN : 9782266218689
Code sériel : 14869
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 768
Format : 108 x 177 mm

Les Ages sombres

Date de parution : 04/09/2014
1321, en Angleterre. Le village d'Ulewic est déchiré entre deux âges, entre légendes païennes et croyances chrétiennes, entre le manoir de Lord d'Acaster et la communauté nouvelle des sœurs béguines, jusqu'alors bien tolérées. Mais les choses commencent à changer. Des saisons rigoureuses, récoltes gâchées et troupeaux dévastés, réveillent des peurs... 1321, en Angleterre. Le village d'Ulewic est déchiré entre deux âges, entre légendes païennes et croyances chrétiennes, entre le manoir de Lord d'Acaster et la communauté nouvelle des sœurs béguines, jusqu'alors bien tolérées. Mais les choses commencent à changer. Des saisons rigoureuses, récoltes gâchées et troupeaux dévastés, réveillent des peurs ancestrales. Le besoin d'un bouc émissaire se fait sentir.
Un groupe d'hommes du village, dont on ignore l'identité, va en profiter pour s'en prendre aux béguines et semer la terreur, le meurtre et la superstition... faisant entrer Ulewic dans le temps des âges sombres.

« Karen Maitland fait surgir devant nos yeux un Moyen Âge plein de cruauté et de fureur. Un
page-turner angoissant et évocateur. » Booklist

« L'un de nos livres préférés de l'année. » The Guardian
 
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EAN : 9782266218689
Code sériel : 14869
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 768
Format : 108 x 177 mm
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Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • brunotm Posté le 6 Août 2019
    J’aime le Moyen Âge et j’aime lire des livres sur cette période, des essais ou des romans. J’ai découvert « Les Âges sombres » au hasard d’un tweet et je l’ai acheté, puis dévoré. Le Bas Moyen Âge a vu apparaître des communautés de Béguines réunissant des femmes refusant le mariage, qui vivaient de leur travail et qui prêchaient la Bible. Si le mouvement s’est bien développé sur le continent, les quelques tentatives en Grande-Bretagne n’ont pas connu le même succès. C’est l’histoire (fictive) de l’un de ces béguinages et des rapports (difficiles) de ses membres avec les habitants d’un village (fictif lui aussi) que nous raconte Karen Maitland. Elle nous plonge dans un XIVe siècle sombre, où les pauvres triment tandis que les nobles les ignorent et l’Église les ruine. En marge du village, il y a la forêt, avec ses légendes et sa sorcière. Dans cette ambiance, des monstres surgissent pendant la nuit, des enfants disparaissent et on déterre des morts du cimetière qui jouxte l’église... Les hommes et les femmes de ce village sont pris en étau entre leurs croyances païennes, l’Eglise qui voudrait les convaincre, la communauté secrète des Maîtres-Huants qui les soumet, tout en se méfiant de ses béguines... J’aime le Moyen Âge et j’aime lire des livres sur cette période, des essais ou des romans. J’ai découvert « Les Âges sombres » au hasard d’un tweet et je l’ai acheté, puis dévoré. Le Bas Moyen Âge a vu apparaître des communautés de Béguines réunissant des femmes refusant le mariage, qui vivaient de leur travail et qui prêchaient la Bible. Si le mouvement s’est bien développé sur le continent, les quelques tentatives en Grande-Bretagne n’ont pas connu le même succès. C’est l’histoire (fictive) de l’un de ces béguinages et des rapports (difficiles) de ses membres avec les habitants d’un village (fictif lui aussi) que nous raconte Karen Maitland. Elle nous plonge dans un XIVe siècle sombre, où les pauvres triment tandis que les nobles les ignorent et l’Église les ruine. En marge du village, il y a la forêt, avec ses légendes et sa sorcière. Dans cette ambiance, des monstres surgissent pendant la nuit, des enfants disparaissent et on déterre des morts du cimetière qui jouxte l’église... Les hommes et les femmes de ce village sont pris en étau entre leurs croyances païennes, l’Eglise qui voudrait les convaincre, la communauté secrète des Maîtres-Huants qui les soumet, tout en se méfiant de ses béguines venues de Flandres pour s’implanter dans ce trou perdu d’Angleterre. Karen Maitland fait parler plusieurs de ces personnages, puisque chaque chapitre a un narrateur ou une narratrice, adulte ou enfant. L’histoire avance ainsi, la tension grimpant d’un cran à chaque page, pendant que que l’étau se resserre autour du béguinage que les villageois, le Seigneur, le prêtre et les Maîtres-Huants voudraient voir disparaître. C’est sans compter sur la ténacité de ces femmes, chacune ayant une personnalité bien trempée. Malgré quelques défauts (c’est quand même une vision très stéréotypée du Moyen Âge), Karen Maitland réussit à nous faire voyager dans le temps et à nous tenir en haleine tout le long du roman. Et même si la fin est un peu prévisible, je recommande ce livre à tous les fans de littérature historique.
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  • ishtar76 Posté le 1 Janvier 2019
    Difficile de classer ce roman qui oscille entre l'historique et le fantastique. Néanmoins ce fut pour moi une lecture agréable tellement l'écriture est fluide, l'univers sombre magnifiquement mis en place, la psychologie des personnages, parfois attachants, bien travaillée. Sur le côté historique, je pense qu'il n'y a pas grand chose à dire, il semble bien respecté. Je ne connaissais pas trop cette tradition du béguinage mais cela ne m'étonne pas qu'il soit mal passé à l'époque, plutôt patriarcale et surtout embourbée dans les superstitions et le manque d'éducation. Le livre porte bien son titre et décrit une période funeste de l'histoire de l'Angleterre et surtout de ce petit hameau, Ulewic. Il explore sans concession les mœurs et croyances moyen-âgeuses, la place de l'Eglise et de la femme dans la société de l'époque. Cependant, la fin m'a parue un peu rapide, un peu précipité comme le départ des femmes. J'aurai aimé que certains secrets soient dévoilés, que l'on sache de qu'il est advenu de certains personnages et du village.
  • Esorlecram Posté le 6 Novembre 2018
    C'est encore dans le Moyen Age que Karen Maitland puise son inspiration pour nous raconter cette histoire. Elle parvient toujours aussi bien à nous faire entrer dans ce monde sale aux odeurs nauséabondes, peuplé de diables, de sorcières, partagé entre la crainte de Dieu et celle de monstres issus de mille et une superstitions. Aucun problème donc pour avaler cette brique de 670 pages. Pourtant je n'ai pas ressenti le même plaisir qu'à la lecture de « La compagnie des menteurs » L'auteure nous décrit la vie de béguines dans un petit village anglais. La plupart sont originaires de Bruges, et sont donc rejetées tant par les villageois que par l'Eglise. Les temps n'ont malheureusement pas changé : les étrangers sont mal vus et nos béguines accusées de sorcellerie, même si elles soignent les malades et s'occupent des plus pauvres. Le curé du village, lâche et veule, ne supporte pas cette concurrence : il faut dire que ces béguines sont de vraies bigotes bien plus respectueuses que lui des préceptes de la religion. Et c'est là que le bât blesse. le roman est constitué par un grand nombre de courts chapitres, racontés par les personnages les plus importants, donc souvent... C'est encore dans le Moyen Age que Karen Maitland puise son inspiration pour nous raconter cette histoire. Elle parvient toujours aussi bien à nous faire entrer dans ce monde sale aux odeurs nauséabondes, peuplé de diables, de sorcières, partagé entre la crainte de Dieu et celle de monstres issus de mille et une superstitions. Aucun problème donc pour avaler cette brique de 670 pages. Pourtant je n'ai pas ressenti le même plaisir qu'à la lecture de « La compagnie des menteurs » L'auteure nous décrit la vie de béguines dans un petit village anglais. La plupart sont originaires de Bruges, et sont donc rejetées tant par les villageois que par l'Eglise. Les temps n'ont malheureusement pas changé : les étrangers sont mal vus et nos béguines accusées de sorcellerie, même si elles soignent les malades et s'occupent des plus pauvres. Le curé du village, lâche et veule, ne supporte pas cette concurrence : il faut dire que ces béguines sont de vraies bigotes bien plus respectueuses que lui des préceptes de la religion. Et c'est là que le bât blesse. le roman est constitué par un grand nombre de courts chapitres, racontés par les personnages les plus importants, donc souvent par les béguines elles-mêmes. Le lecteur a droit jusqu'à plus soif à des éloges de Dieu, au rappel de la façon de vivre en accord avec Lui. C'est d'autant plus énervant que nos béguines ne sont pas des êtres plus moraux que d'autres. La responsable, par exemple, est un modèle de froideur inhumaine, croyant faire le bien alors que seul son orgueil la pousse à vivre et à agir selon des règles qu'elle respecte aveuglement sans vrai sentiment. Bref, mon avis est contrasté, partagé entre le talent d'écriture de Maitland et l'idolâtrie religieuse des béguines.
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  • belette2911 Posté le 4 Juin 2018
    1.500ème critique ! Anus horribilis… Voilà comment les Béguines Martha d’Ulewic, petit village perdu au fin fond du trou de cul de l’est de l’Angleterre, auraient pu résumer l’an de grâce 1321. JDM résumera cette première journée de mai qui commença sous des auspices merdiques pour bien des gens et qui, tel une goutte d’eau tombant sur le visage, donnera ensuite naissance à un torrent dévastateur. Voilà une brique que je viens de m’enfiler en même pas trois jours, dévorant chaque page comme une affamée, m’attachant à certains personnages ou ayant envie d’en trucider certains… Dieu mais qu’ils n’étaient pas très malins, en 1321 ! Dieu qu’ils étaient crédules, ces bonnes gens du fin fond de l’Angleterre profonde. Dieu qu’ils étaient manipulables ! On en faisait ce qu’on voulait… À la moindre chose qui ne tournait pas rond, que ce soit des changements climatiques, des épidémies, des maladies, il fallait de suite trouver un bouc émissaire et les étrangers de tout poils étaient tout trouvés pour se voir accuser de moult crimes qu’ils n’avaient pas commis. Vu l’époque, je leur pardonnerai leur imbécilité et leur manque de réflexion : ils n’étaient pas instruit, ils étaient crédules, qu’ils soient païens ou religieux, ne savaient pas vérifier les... 1.500ème critique ! Anus horribilis… Voilà comment les Béguines Martha d’Ulewic, petit village perdu au fin fond du trou de cul de l’est de l’Angleterre, auraient pu résumer l’an de grâce 1321. JDM résumera cette première journée de mai qui commença sous des auspices merdiques pour bien des gens et qui, tel une goutte d’eau tombant sur le visage, donnera ensuite naissance à un torrent dévastateur. Voilà une brique que je viens de m’enfiler en même pas trois jours, dévorant chaque page comme une affamée, m’attachant à certains personnages ou ayant envie d’en trucider certains… Dieu mais qu’ils n’étaient pas très malins, en 1321 ! Dieu qu’ils étaient crédules, ces bonnes gens du fin fond de l’Angleterre profonde. Dieu qu’ils étaient manipulables ! On en faisait ce qu’on voulait… À la moindre chose qui ne tournait pas rond, que ce soit des changements climatiques, des épidémies, des maladies, il fallait de suite trouver un bouc émissaire et les étrangers de tout poils étaient tout trouvés pour se voir accuser de moult crimes qu’ils n’avaient pas commis. Vu l’époque, je leur pardonnerai leur imbécilité et leur manque de réflexion : ils n’étaient pas instruit, ils étaient crédules, qu’ils soient païens ou religieux, ne savaient pas vérifier les dire des uns ou des autres, l’Église et les nobles avaient encore tout pouvoir sur eux et pouvaient leur servir des fake à volonté puisque eux-mêmes y croyaient, bien souvent… De nos jours, ils n’ont plus ce pouvoir, ils l’ont délégué à d’autres, mais j’ai l’impression que #9835; non, non, rien n’a changé #9834; tout tout à continué #9834; car l’Homme est toujours prompt à s’enflammer pour des futilités ou à gober ce qu’à brait l’âne du coin ou dans la télé. En 1321, ils avaient des circonstances atténuantes, eux. Nous avions beau être dans l’Histoire, puisque le roman s’appuie sur des faits réels et une part des légendes, mais je l’ai trouvé très contemporain, moi. Ce polar historique donnera la voix à plusieurs narrateurs, ce qui nous permet de nous balader dans le récit en suivant des personnages différents, de suivre leurs pensées, d’en apprendre plus sur eux. Ils sont humains, réalistes, avec des pensées et des actions bien de leur époque. Pas de dichotomie dans les personnes qui gravitent dans ce roman, ils sont travaillés et si je pensais que Philip D’Acaster allait avoir un grand rôle en tant que salaud tout comme les Maîtres-Huants, ils sont resté, au final, plus en retrait que je ne l’aurais pensé. On peut toujours me surprendre, donc. Impossible de s’embêter, je le suis gorgée des faits historiques, je me suis plongée dans le passé, me suis baladée dans les temps obscurs et tout en me gavant de l’histoire, je suis arrivée à la conclusion que cette époque n’aurait pas été faite pour moi car certaines questions sur la religion n’était pas bonnes à poser à voix haute. L’auteure a fait aussi un super travail au niveau de l’écriture, la rendant accessible, même dans les descriptions qui, sans cela, aurait pu rendre le récit lourd. Pas de soucis, il est d’une fluidité tout en évitant un style plat. Un polar historique qui parle de croyances, de foi, d’acceptation de la différence de l’autre, de la place de la femme en cette époque (derrière les fourneaux, évidemment, avec autant de droit qu’un animal), de crédulité, de propagande, de manipulations des foules, de fourberie (et pas de Scapin) et de jalousie.
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  • tonpdg Posté le 17 Janvier 2018
    Attention ! c'est dur, très dur, noir très noir, mais avec un peu de courage, il faut lire ce roman jusqu'au bout, il en vaut le coup. L'histoire est très intéressante, à mon sens, pour comprendre le pouvoir des sectes (d'aujourd'hui) sur les personnes qu'elles arrivent à prendre dans leurs filets ; mais ici, les sectes ne sont pas forcément celles que l'on croit.
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