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EAN : 9782266315142
Code sériel : 18309
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 216
Format : 108 x 177 mm
Nouveauté

Les Bons Garçons

Date de parution : 12/08/2021
Ils sont de « bons garçons », de bonne famille, des beaux quartiers. Au volant de leur rutilant cabriolet, lunettes de soleil sur le nez, ils traînent dans les rues de Rome une dolce vita à peine désabusée.
Sur leur Mobylette, Maria Grazia et Raffaella n’ont de richesses que leur jeunesse,...
Ils sont de « bons garçons », de bonne famille, des beaux quartiers. Au volant de leur rutilant cabriolet, lunettes de soleil sur le nez, ils traînent dans les rues de Rome une dolce vita à peine désabusée.
Sur leur Mobylette, Maria Grazia et Raffaella n’ont de richesses que leur jeunesse, leur soif d’ailleurs, leur peau bronzée.
Filles des faubourgs et fils à papa encanaillés n’auraient jamais dû se croiser. Mais dans la torpeur de l’été, l’Italie des années 1970 se rêve sans lutte des classes : à la faveur d’une fête improvisée, tout va déraper. Là-haut, dans la villa balnéaire du mont Circeo, les pulsions transpirent et les masques tombent. Tarentelle pour un massacre..
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EAN : 9782266315142
Code sériel : 18309
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 216
Format : 108 x 177 mm

Ils en parlent

« Pierre Adrian métamorphose un fait divers barbare en drame mythologique, aux réminiscences homériques. Son récit télescope la chronologie, mêle les trajectoires, et la vraie vedette en est Rome. »
Livres Hebdo

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Alexmotamots Posté le 1 Juin 2021
    Nous sommes bien loin de l’univers du précédent roman de l’auteur Des âmes simples. Ce roman nous emmène à Rome en 1975, en été. Le récit est plutôt léger en ouverture : deux jeunes filles d’une cité pauvre de la ville sur un scooter, en pleine chaleur. L’une travaille, l’autre pas, mais elles sont amies à vie. Elles rencontrent un jour fortuitement Luca, qui se fera appeler Carlo et qui les ramènera chez elles. Luca-Carlo, fils de bonne famille, présente les demoiselles à ses copains qui végètent plus ou moins. L’été passe, l’automne arrive, et tout tourne mal sur les pentes du mont Circé, dans une villa cossue de bord de mer. J’ai aimé ce rappel des mésaventures d’Ulysse avec la magicienne Circé, comme un leitmotiv tragique. Rien n’est dit crument, tout est suggéré, et le piège se referme peu à peu sur les deux jeunes filles. Nous suivons un peu Luca, mais surtout Matteo adepte d’une certaine violence et Gabriele qui milite au parti fasciste et qui n’hésite pas à aller casser du communiste dans les manifs. Un être froid, Gabriele, distant, et en cela terrifiant. Un roman dont les personnages me sont restés en mémoire. Une lecture en un seul souffle. L’image que je retiendrai : Celle de ce... Nous sommes bien loin de l’univers du précédent roman de l’auteur Des âmes simples. Ce roman nous emmène à Rome en 1975, en été. Le récit est plutôt léger en ouverture : deux jeunes filles d’une cité pauvre de la ville sur un scooter, en pleine chaleur. L’une travaille, l’autre pas, mais elles sont amies à vie. Elles rencontrent un jour fortuitement Luca, qui se fera appeler Carlo et qui les ramènera chez elles. Luca-Carlo, fils de bonne famille, présente les demoiselles à ses copains qui végètent plus ou moins. L’été passe, l’automne arrive, et tout tourne mal sur les pentes du mont Circé, dans une villa cossue de bord de mer. J’ai aimé ce rappel des mésaventures d’Ulysse avec la magicienne Circé, comme un leitmotiv tragique. Rien n’est dit crument, tout est suggéré, et le piège se referme peu à peu sur les deux jeunes filles. Nous suivons un peu Luca, mais surtout Matteo adepte d’une certaine violence et Gabriele qui milite au parti fasciste et qui n’hésite pas à aller casser du communiste dans les manifs. Un être froid, Gabriele, distant, et en cela terrifiant. Un roman dont les personnages me sont restés en mémoire. Une lecture en un seul souffle. L’image que je retiendrai : Celle de ce ciel romain pourtant si bleu.
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  • camilleevi Posté le 24 Février 2021
    Une aventure, inspirée d’un fait réel, à travers l’Italie fracturée et divisée des années 70. La tension monte lentement mais plante parfaitement le contexte politique et social jusqu’au dénouement final où la violence et la noirceur éclatent. Je l’ai lu d’une traite.
  • madamelafee Posté le 17 Février 2021
    1975, c’est la fin de l’été. Les jeunes bourgeois de la Rome du nord passent des soirées entières dans les cafés ou dans leurs villas somptueuses à Sperlonga au pied du Mont Circé, et là quelque part entourée de ses nymphes, la sorcière les épie. Ne vous y trompez pas, à l’opposé de ce que le titre suggère, point de fadeur ni de guimauve. Les bons garçons est un récit puissant qui broie le ventre avec un titre qui est à la fois le prélude et la mise en abyme du roman qu’il annonce. Tiré d’une histoire vraie, la consonance mystérieuse, le parfum secret de la première de couverture éveille notre intérêt avec ces jeunes gens bronzés en maillot sur leur mythique Vespa. La rencontre de ces beaux garçons et de deux jeunes filles pauvres qui voulaient s’amuser un peu tourne au cauchemar à cause de la folie de ces jeunes garçons. Les étés sont interminables et ils s’ennuient, les siestes sont barbantes, ils ne voient même plus la beauté des lieux et ne sentent même plus la bonne odeur des bougainvilliers en fleurs et des mimosas. Ils ont besoin de la peur pour exister et puis les filles... 1975, c’est la fin de l’été. Les jeunes bourgeois de la Rome du nord passent des soirées entières dans les cafés ou dans leurs villas somptueuses à Sperlonga au pied du Mont Circé, et là quelque part entourée de ses nymphes, la sorcière les épie. Ne vous y trompez pas, à l’opposé de ce que le titre suggère, point de fadeur ni de guimauve. Les bons garçons est un récit puissant qui broie le ventre avec un titre qui est à la fois le prélude et la mise en abyme du roman qu’il annonce. Tiré d’une histoire vraie, la consonance mystérieuse, le parfum secret de la première de couverture éveille notre intérêt avec ces jeunes gens bronzés en maillot sur leur mythique Vespa. La rencontre de ces beaux garçons et de deux jeunes filles pauvres qui voulaient s’amuser un peu tourne au cauchemar à cause de la folie de ces jeunes garçons. Les étés sont interminables et ils s’ennuient, les siestes sont barbantes, ils ne voient même plus la beauté des lieux et ne sentent même plus la bonne odeur des bougainvilliers en fleurs et des mimosas. Ils ont besoin de la peur pour exister et puis les filles n’ont qu’à bien se tenir car ils sont toujours défoncés après les nuits de fêtes. Les bons garçons s’octroient tous les droits et ils sont au-dessus des lois, membres du MSI pour leur addiction aux foules, extrémistes dans leurs idées comme dans leurs actes. Leurs valeurs sont la consommation et la satisfaction de leurs exigences hédonistes. L’alcool et les drogues diverses auraient l’espace d’une nuit excités leur folie sanguinaire. Pierre Adrian nous fait rentrer dans ce fait divers avec pudeur. Il ne décrit pas la violence il la décrypte, la suggère et nous la restitue avec brio ainsi que les éléments perturbateurs internes aux personnages qu’il énumère et les conséquences que ces éléments auront sur eux et sur leurs actions. J’ai été fascinée par le rythme des phrases, rien n’est laissé au hasard, chaque passage a son importance. Il ne faut pas passer à côté de ce roman si bien mené.
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  • fabien2830 Posté le 13 Janvier 2021
    L’histoire est poignante et terrible. Elle commence par une ballade à bord de vespa, « la Dolce Vita » quoi ! Puis l'ambiance devient pesante, on sent que quelque chose va dérailler. On plonge dans l'horreur. Ce roman relate un fait divers macabre italien : le massacre du Circeo ou Circé. Nom donné au rapt, aux tortures, aux viols et au meurtre infligé sur deux jeunes femmes par trois jeunes bourgeois néofascistes à San Felice Circeo, une commune balnéaire connue pour le phare du Mont Circé, dans le Latium italien.
  • Bazart Posté le 6 Janvier 2021
    Rome , milieu des années années 70, Deux jeunes filles rêveuses et naïves issues d'un milieu plutot populaire tombent sous le charme de trois garçons issus des beaux quartiers., mais ces derniers vont vite livrer leurs mauvaises intentions ... En dévorant des âmes simples , le premier roman de Pierre Adrian, on avait apprécié la plume et la sensibilité de ce jeune auteur pas forcément sa passion pour l'Italie qu'il avait dévoilé dans son récit La piste Pasolini, quête sur un artiste admiré, qu'on avait malheureusement pas pu lire Les bons garçons, nous plonge ainsi à Rome, en 1975 et s'inspire d'un terrible fait divers et sous sa plume .l’Italie des années 70 nous parait étonnamment vraie, étonnamment juste, étonnamment angoissante également . On sent bien la torpeur de cette fin d'été, le moteur des Fiat qui s'embraie, cette violence sourde qui arrive crescendo. Pierre Adrian n'a pas trente ans, mais on sent une vraie maturité et une vraie audace dans sa plume qu'on ne peut que s'incliner devant ce talent d'écriture évident... On attend la suite avec impatience
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