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Pocket
EAN : 9782266287791
Code sériel : 17357
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 408
Format : 108 x 177 mm

Les Chants du large

Carole HANNA (Traducteur)
Date de parution : 17/10/2019
Du haut de ses onze ans, Finn compte les bateaux de pêche, de moins en moins nombreux à Big Running, petit village insulaire du Canada. Le poisson se raréfie et, peu à peu, les habitants rejoignent les grandes villes.
Au milieu des caribous, du brouillard et du lichen, Finn se lance...
Du haut de ses onze ans, Finn compte les bateaux de pêche, de moins en moins nombreux à Big Running, petit village insulaire du Canada. Le poisson se raréfie et, peu à peu, les habitants rejoignent les grandes villes.
Au milieu des caribous, du brouillard et du lichen, Finn se lance dans une quête pour sauver son île et son enfance. Mais le monde des adultes entend-il encore les chants du large que Finn veut faire résonner ?

« La magie s’empare des pages salées au vent d’hiver. Le désarroi d’être arraché à ses racines devient fable charmeuse, enluminée de sirène en pull marin. Définitivement ravissant. » Delphine Peras − L’Express
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EAN : 9782266287791
Code sériel : 17357
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 408
Format : 108 x 177 mm

Ils en parlent

« La magie s'empare des pages salées au vent d'hiver. Le désarroi d'être arraché à ses racines devient fable charmeuse, enluminée de sirène en pull marin, de chansons voltigeant dans la nuit et de serpents transformés en morues par l'océan. […] Tout peut advenir dans ces Chants du large définitivement ravissants. » Delphine Peras, L’Express

« Un roman qui célèbre la musique, la magie et l’idéalisme de l’enfance. » The Times

« Une fable pleine de charme à la Wes Anderson. » Stylist

« Émouvant, attachant et intelligent. » Sunday Times

« Un souffle et un rythme musical rare en fiction. » Literary Review

 « Avec beaucoup de tendresse, Emma Hooper parvient à nous captiver, à nous envoûter avec Les chants du large, chant de sirène qui nous conduit jusqu'à la fin, émouvante, belle et tendre de ce roman singulier, un brin naïf et pourtant si puissant à travers tout ce qu’il ne dit pas. » Caroline D. – Caro(z)ine

« Une très belle histoire, avec un dépaysement garanti ! » lecture-spectacle.blogspot.com
 
Presse

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Clairereadsandknits Posté le 10 Juin 2021
    Au large d'une île isolée, battue par les vents et les embruns, les poissons ont disparu. Petit à petit, les habitants les ont suivi. Ils ont pris la route du travail, sur le continent, abandonnant tout derrière eux. Finn et sa famille sont parmi les derniers à rester dans le village. Du haut de ses onze ans, le petit garçon y croit. Les poissons vont revenir. Il suffit de les attirer. Les bateaux de pêche reviendront avec eux. Ce sera sa mission. Il y consacrera toute son énergie. Ses parents seront dépassés, tiraillés entre cette vie à l'écart du monde qu'ils apprécient tant et constitue ce qu'ils ont toujours connu, et les contraintes financières, prosaïques. Sa sœur voyage dans chaque maison de l'île qu'elle occupe. Tous ont baissé les bras, tous sont prêts à renoncer. Tous sauf Finn. Innocent. Rêveur. Préservé du monde extérieur. Avec poésie et tendresse, Emma Hopper nous entraîne aux confins du Canada, entre le lichen et les caribous. On sent l'humidité de la brume sur notre visage, nos lèvres ont un petit goût iodé, et il est impossible de ne pas avoir les pieds un peu froids à rester si longtemps dans l'eau, au bord de la plage, à... Au large d'une île isolée, battue par les vents et les embruns, les poissons ont disparu. Petit à petit, les habitants les ont suivi. Ils ont pris la route du travail, sur le continent, abandonnant tout derrière eux. Finn et sa famille sont parmi les derniers à rester dans le village. Du haut de ses onze ans, le petit garçon y croit. Les poissons vont revenir. Il suffit de les attirer. Les bateaux de pêche reviendront avec eux. Ce sera sa mission. Il y consacrera toute son énergie. Ses parents seront dépassés, tiraillés entre cette vie à l'écart du monde qu'ils apprécient tant et constitue ce qu'ils ont toujours connu, et les contraintes financières, prosaïques. Sa sœur voyage dans chaque maison de l'île qu'elle occupe. Tous ont baissé les bras, tous sont prêts à renoncer. Tous sauf Finn. Innocent. Rêveur. Préservé du monde extérieur. Avec poésie et tendresse, Emma Hopper nous entraîne aux confins du Canada, entre le lichen et les caribous. On sent l'humidité de la brume sur notre visage, nos lèvres ont un petit goût iodé, et il est impossible de ne pas avoir les pieds un peu froids à rester si longtemps dans l'eau, au bord de la plage, à compter les lumières des bateaux. Roman contemplatif tout autant que fantasque, il m'a cueillie. Peut-être parce que la mer me manquait particulièrement, et que d'un rivage à l'autre, il y a ce même amour pour l'air marin...
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  • Biblioroz Posté le 1 Mai 2021
    Cette lecture, c’est une envie, un besoin de s’y perdre, de rejoindre ce petit village déserté par les hommes tout en savourant l’attachement profond et émouvant du jeune Finn pour son île toute proche de Terre Neuve. Un couple de poissons est imprimé sur le pull de Finn, un poisson est gravé sur la flasque d’alcool glissée dans la boîte à gants de la voiture, mais la mer en est vide, vide de poissons. En cette année 1992, le travail est ailleurs que sur ce petit bout d’île alors les parents de Finn et Cora vont chacun leur tour en Alberta pour gagner de quoi vivre. De sa fenêtre, Finn compte les feux de navigation des bateaux, enfin, il les comptait avant qu’il n’y en ait plus aucun à briller sur les eaux tranquilles ou agitées de la baie. À Big Running, le seul bateau qui part du quai est le ferry et il emmène bien plus qu’il ne dépose. Cora, elle, rêve d’une vie normale, loin de cet endroit vide de sens et de relations humaines. Pour tromper sa solitude, elle se glisse dans les maisons désormais inhabitées et les décore entièrement aux couleurs de pays étrangers, puisant les images dans les... Cette lecture, c’est une envie, un besoin de s’y perdre, de rejoindre ce petit village déserté par les hommes tout en savourant l’attachement profond et émouvant du jeune Finn pour son île toute proche de Terre Neuve. Un couple de poissons est imprimé sur le pull de Finn, un poisson est gravé sur la flasque d’alcool glissée dans la boîte à gants de la voiture, mais la mer en est vide, vide de poissons. En cette année 1992, le travail est ailleurs que sur ce petit bout d’île alors les parents de Finn et Cora vont chacun leur tour en Alberta pour gagner de quoi vivre. De sa fenêtre, Finn compte les feux de navigation des bateaux, enfin, il les comptait avant qu’il n’y en ait plus aucun à briller sur les eaux tranquilles ou agitées de la baie. À Big Running, le seul bateau qui part du quai est le ferry et il emmène bien plus qu’il ne dépose. Cora, elle, rêve d’une vie normale, loin de cet endroit vide de sens et de relations humaines. Pour tromper sa solitude, elle se glisse dans les maisons désormais inhabitées et les décore entièrement aux couleurs de pays étrangers, puisant les images dans les livres du biblio-bateau. Finn, le cœur lourd, voit avec angoisse les personnes quitter l’île les unes après les autres. Alors il téléphone à Mrs Callaghan, sa professeure d’accordéon, pour l’entendre encore une fois raconter l’histoire de ses parents. C’est l’occasion de basculer dans les années soixante-dix et de suivre Martha, la mère de Finn, qui vit avec ses trois sœurs après la disparition en mer de leurs parents. Sur le rivage, chaque soir, Martha confectionne des filets de pêche, chante et entend le chant des sirènes alors que le jeune Aidan pêche des jours durant, entonnant les chansons de marins de son répertoire. Pour qui désire se perdre dans l’atmosphère de ce roman, il faut tout d’abord respirer pleinement le vent et la neige, sentir la glace qui se forme et craquelle sous les coups de rames, voir les barques abandonnées gisant sur le rivage, effleurer la plume de pétrel dans la poche d’Aidan et ne pas la laisser tomber. Cette partie nord de l’île où le village se vide, c’est un paysage de rochers et de tourbières, de lichen à préserver et de caribous qui le broutent au loin. Il faut aussi comprendre l’amour de Finn pour cette terre insulaire, sa tendre détermination à vouloir y rester. « Ils reviendront » affirme-t-il, et en attendant, il construit des cairns et sort sur sa barque avec sa canne à pêche ; éternelles pêches sans poisson, jour après jour, sauf une fois avec l’espoir, bien fugace, d’une reprise des sorties en mer, des bateaux scintillant au loin. Il faut, avant tout, apprivoiser l’écriture d’Emma Hooper avec ses passages parfois hachés, ses trios de répétitions pour accentuer les propos, ses dialogues minimalistes, mais une grande impression de délicatesse qui envoûte et nous fait ressentir les respirations, les mains qui se serrent, tout plein de petits détails qui émeuvent. La musique de Finn et Cora, à l‘accordéon ou au violon, ainsi que les innombrables chants folkloriques, donnent un fond auditif qui comble les silences et tissent l’espoir. J’ai été très sensible face à la ténacité de cette petite famille qui désire rester jusqu’au bout, jusqu’à la cassure qui commence par une fine lézarde, imperceptible, mais qui s’élargit, mois après mois pour devenir une crevasse qui ébranlera ce quatuor familial. J’y ai trouvé la sensation de tissage d’une toile arachnéenne avec de grands vides laissés par la désertion des habitants, par la mer amputée de ses poissons, par la solitude grandissante. Les fils n’en sont que plus solides, confectionnés avec l’amour de Martha et d’Aidan, avec la tendresse fraternelle entre Finn et Cora, avec cet immense espoir de Finn de voir revivre son village. Car, à la lueur d’une histoire contée par Mrs Callaghan, l’amoureux de son île élabore un plan pour pouvoir y demeurer en famille. Dans les pensées et les actes de ce petit garçon de onze ans, la tristesse de quitter un lieu aimé qui ne peut plus offrir la possibilité d’y vivre submerge.
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  • visages Posté le 27 Août 2020
    Après quelques pas un peu hésitants, je me suis à nouveau laissée emporter par Emma Hooper,sa sensibilité,son humanité,sa poésie et sa musique. Finn et Caro, Martha et Aidant leurs parents, vivent à Big Running, petit île canadienne. Ses habitants ont toujours vécu de la pêche. Cependant, les lumières des bateaux disparaissent progressivement et avec elles les pêcheurs et leurs familles. Les poissons ont déserté. Tous les habitants devront-ils définitivement abandonner leurs maisons,leur terre et leurs racines!? A la façon d'un conte empreint de merveilleux et d'espoir mais aussi de chagrin et de perte, Emma Hooper nous chante l'histoire d'amour de Martha et Aidant, et celle de leurs enfants qui chacun à leur manière vont mettre en œuvre tout ce qui est en leur pouvoir et bien plus encore pour que la vie et la musique reprennent leurs droits .Mes Callaghan ne se contente pas d'enseigner l'accordéon à Finn,elle le nourrit d'une fable qui devient l'ancre à laquelle il s'accroche pour sauver les siens. Cari ,elle aussi s'amarre à ses rêves et occupe chaque maison abandonnée comme un explorateur avant de partir pour un autre voyage... L'accordéon,le violon, les chants rythment tout le récit mais relient aussi chacun des personnages les uns... Après quelques pas un peu hésitants, je me suis à nouveau laissée emporter par Emma Hooper,sa sensibilité,son humanité,sa poésie et sa musique. Finn et Caro, Martha et Aidant leurs parents, vivent à Big Running, petit île canadienne. Ses habitants ont toujours vécu de la pêche. Cependant, les lumières des bateaux disparaissent progressivement et avec elles les pêcheurs et leurs familles. Les poissons ont déserté. Tous les habitants devront-ils définitivement abandonner leurs maisons,leur terre et leurs racines!? A la façon d'un conte empreint de merveilleux et d'espoir mais aussi de chagrin et de perte, Emma Hooper nous chante l'histoire d'amour de Martha et Aidant, et celle de leurs enfants qui chacun à leur manière vont mettre en œuvre tout ce qui est en leur pouvoir et bien plus encore pour que la vie et la musique reprennent leurs droits .Mes Callaghan ne se contente pas d'enseigner l'accordéon à Finn,elle le nourrit d'une fable qui devient l'ancre à laquelle il s'accroche pour sauver les siens. Cari ,elle aussi s'amarre à ses rêves et occupe chaque maison abandonnée comme un explorateur avant de partir pour un autre voyage... L'accordéon,le violon, les chants rythment tout le récit mais relient aussi chacun des personnages les uns avec les autres, et tous avec le passé et l'avenir. La mémoire collective. La façon d'écrire d'Emma Hooper,son symbolisme, le mélange de simplicité et de magie me rappelle celle de Yoko Ogawa et notamment j'ai trouvé des similitudes dans la nostalgie des Chants du large avec "Cristallisations secrètes". Je suis vraiment très heureuse de vous avoir rencontrée madame Hooper et j'espère que votre plume sera prolifique !
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  • redmary Posté le 18 Mars 2020
    L'histoire est douce amère, jalonnée de découverte d'enfance et de récit de survie dans un monde qui s'éffrite. La mer n'est jamais loin et ses embruns sont venus sur chacune des pages (certaines d'ailleurs illustrées). Les personnages sont fort, beau et l'imagination est mise à l'honneur, faisant revivre contes et légendes. J'ai beaucoup apprécié cette navigation étrange mais passionnante.
  • Norfeuille Posté le 14 Février 2020
    Dans ce roman d'atmosphère empreint de poésie, nous partons à la rencontre de Finn, de Cora et de leurs parents, qui vivent sur une île canadienne désertée par ses habitants faute de poissons, et donc de travail. Du haut de ses dix ans, Finn va tout tenter pour les faire revenir... L'écriture atypique d'Emma Hooper est très belle et j'y ai relevé de très beaux passages. C'est un style épuré, quoiqu'un peu à l'extrême pour moi, il m'a manqué un petit quelque chose par moments. Je ne suis pas arrivée à m'attacher aux personnages, hormis à Finn, qui est vraiment touchant et plein de sincérité. Par ailleurs, la superposition des époques (1972, 1992, 1993, puis retour en 1972...), qui en temps normal ne me gêne absolument pas, m'a ici un peu embrouillée. Je reste néanmoins sous le charme des décors, de l'atmosphère iodée et vibrante de ce récit, qui m'ont marquée durablement. Je l'ai lu en automne et je dois dire que c'est une jolie lecture pour cette saison.
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