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EAN : 9782266170123
Code sériel : 2224
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 160
Format : 108 x 177 mm
Les choses
Date de parution : 18/10/2006
Éditeurs :
Pocket

Les choses

Date de parution : 18/10/2006

Dans ce récit si simple et si uni qu'il convient d'en souligner l'originalité profonde, Georges Perec tente, le premier avec cette rigueur, de mettre au service d'une entreprise romanesque les...

Dans ce récit si simple et si uni qu'il convient d'en souligner l'originalité profonde, Georges Perec tente, le premier avec cette rigueur, de mettre au service d'une entreprise romanesque les enseignements de l'analyse sociologique. Il nous décrit la vie quotidienne d'un jeune couple d'aujourd'hui issu des classes moyennes, l'idée que...

Dans ce récit si simple et si uni qu'il convient d'en souligner l'originalité profonde, Georges Perec tente, le premier avec cette rigueur, de mettre au service d'une entreprise romanesque les enseignements de l'analyse sociologique. Il nous décrit la vie quotidienne d'un jeune couple d'aujourd'hui issu des classes moyennes, l'idée que ces jeunes gens se font du bonheur, les raisons pour lesquelles ce bonheur leur reste inaccessible – car il est lié aux choses que l'on acquiert, il est asservissement aux choses. « C'est qu'il y a [dira Georges Perec] entre les choses du monde moderne et le bonheur, un rapport obligé... Ceux qui se sont imaginé que je condamnais la société de consommation n'ont vraiment rien compris à mon livre. Mais ce bonheur demeure possible ; car, dans notre société capitaliste, c'est : choses promises ne sont pas choses dues. »

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EAN : 9782266170123
Code sériel : 2224
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 160
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Drych 08/06/2022
    Un petit livre, mais une belle réflexion sur le manque de véritables projets de ces jeunes adultes des années 60. le livre, publié vers 1966, s'arrête un peu avant 68, mais ce que sont devenus une bonne partie des soixante-huitards les aurait sans doute achevés. Plus que la société de consommation, c'est l'abondance relative et les modèles, plus riches de biens matériels que d'idéaux, qui tuent l'enthousiasme de leur jeunesse. L' écriture est très originale et expressive. Comme à chaque fois qu'il ne se passe pas grand chose, on peut trouver des longueurs mais avec à peine 160 pages, le risque est limité. C'est un texte assez troublant que j'ai bien aimé. J'hésite quand même à le lancer dans la vie mode d'emploi, craignant d'avoir du mal à tenir la distance.
  • Bill 31/03/2022
    Jérôme et Sylvie, sont jeunes, amoureux et viennent d'emménager dans un deux pièces de la rue de Quatrefages dans e 5ème arrondissement parisien. Ils travaillent pour le compte d'un institut de sondages, réalisant des entretiens sur les sujets les plus divers aux quatre coins de la France, en ce début des années soixante où on sonde à tout va. Leur rêve : pouvoir acheter tous ces objets qui les fascinent : meubles de style qu'ils découvrent en vitrine des antiquaires, beaux vêtements de style anglais, chaussures de luxe. Tous ces objets dont ils rêvent sans pouvoir se les offrir  - enfin en les achetant de deuxième main, même si c'est en se serrant la ceinture et en rognant sur la nourriture ou l'entretien du logement !  Leurs amis sont comme eux, ils partagent le goût des grandes tablées de plats achetés chez le traiteur, de discussions  qui se poursuivent jusque très tard, soirées cinéma et balades le long de la Seine. Ils apprécient la liberté offerte par leur travail, mais rêvent de revenus élevés, sans jamais avoir l'envie de travailler davantage, ni de s'investir à fond dans un emploi fixe où ils craignent être enfermés.  Ils rêvent de grands appartements bourgeois, de murs tapissés de... Jérôme et Sylvie, sont jeunes, amoureux et viennent d'emménager dans un deux pièces de la rue de Quatrefages dans e 5ème arrondissement parisien. Ils travaillent pour le compte d'un institut de sondages, réalisant des entretiens sur les sujets les plus divers aux quatre coins de la France, en ce début des années soixante où on sonde à tout va. Leur rêve : pouvoir acheter tous ces objets qui les fascinent : meubles de style qu'ils découvrent en vitrine des antiquaires, beaux vêtements de style anglais, chaussures de luxe. Tous ces objets dont ils rêvent sans pouvoir se les offrir  - enfin en les achetant de deuxième main, même si c'est en se serrant la ceinture et en rognant sur la nourriture ou l'entretien du logement !  Leurs amis sont comme eux, ils partagent le goût des grandes tablées de plats achetés chez le traiteur, de discussions  qui se poursuivent jusque très tard, soirées cinéma et balades le long de la Seine. Ils apprécient la liberté offerte par leur travail, mais rêvent de revenus élevés, sans jamais avoir l'envie de travailler davantage, ni de s'investir à fond dans un emploi fixe où ils craignent être enfermés.  Ils rêvent de grands appartements bourgeois, de murs tapissés de bibliothèques lambrissées, de revenus qui coulent à flots ...  Petit à petit, un doute s'installe, ont-ils bien les codes nécessaires, la culture adéquate pour obtenir ce qu'ils souhaitent, eux dont les mères étaient coiffeuse et employée. Sur un coup de tête, ils décident de quitter Paris poru aller enseigner en Tunisie. Mais Sfax est bien loin de Tunis et ils s'y sentiront toujours étrangers ...  alors ils rentreront, retrouveront leur appartement, accepteront un emploi chez un de leurs donneurs d'ordre et partiront s'installer en province, où ils trouveront peut êtree enfin le bonheur !  Avec une précision toute sociologique, Georges Perec décrit dans ce roman les envies de ce jeune couple qui rêve d'être bourgeois, et qui n'en peut plus d'être désenchanté. Un roman qui casse l'idée du "c'était mieux avant", car il y a des relents du Michel H. du 'Le bonheur est au fond du couloir à gauche' dans ces deux personnages-là. J'ai eu envie de les secouer, de leur expliquer qu'on n'a rien sans rien ... Ils vivaient dans une époque où le plein emploi était de mise, où ils avaient réussi à éviter d'aller faire la guerre en Algérie, ils étaient tout aussi mollassons et chouineurs qu'ils l'auraient sûrement été en vivant aujourd'hui ! Bref, un bon roman aux personnages peu attachants !  
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  • VirginieDoucet 31/03/2022
    Jérôme et Sylvie rêve de luxe et de liberté. Leur métier ne leur permet pourtant que de vivoter dans un deux pièces parisiens.   Perec décrit avec minutie l'ère du temps des années 60, avec l'apparition de la société de consommation, le décalage entre le vouloir et le pouvoir, le jeu des apparences et surtout, ces choses, objets de tant de convoitises pour pouvoir paraître.
  • LanQin 05/03/2022
    Magistral ! Au fond, depuis les années soixante, nos vies m’ont pas beaucoup changées : travailler, gagner de l’argent pour acheter des choses qui s’entassent et nous incommodent finalement, rêver d’une maison au bord de la mer, à la campagne…en tout cas hors de nos moyens, rêver de pouvoir partir…pour avoir la même vie ailleurs, les mêmes insatisfactions…bref, ça sert à quoi, la vie ?
  • jullius 16/02/2022
    On attribue à Gandhi cette merveilleuse réponse sur notre civilisation : « Vous me demandez ce que je pense de la civilisation occidentale. Je pense que ce serait une très bonne idée. » En écrivant son « roman » au conditionnel ou au futur jamais atteignable, et en le consacrant à « l'intérieur bourgeois », bourgeois parce qu'intérieur, clos, tapissé, décoré, tout composé de biens matériels, jusqu'à l'intérieur de soi, fardé et costumé mais authentique, Perec souligne à quel point cette « civilisation » de la consommation, de la possession, de l'apparence, de l'immédiateté, du plaisir, de l'argent plus que du sens, de l'avoir plus que de l'être est une illusion plus qu'une utopie. Et le grand paradoxe de cette histoire, le roman de Pérec cette fois, c'est de nous emporter, de nous transporter, de nous donner à penser par un texte presque tout entièrement consacré à la surface, aux choses de notre monde quotidien : c'est que ce décor dans lequel nous vivons, ces costumes dont nous nous drapons, ces produits que nous avalons, inhalons, nous injectons, incorporons, absorbons, tout ce que nous souhaitons, avons, renouvelons, concentrent finalement tout entier, bien tristement, tragiquement, et aujourd'hui dangereusement, notre rapport au Monde.... On attribue à Gandhi cette merveilleuse réponse sur notre civilisation : « Vous me demandez ce que je pense de la civilisation occidentale. Je pense que ce serait une très bonne idée. » En écrivant son « roman » au conditionnel ou au futur jamais atteignable, et en le consacrant à « l'intérieur bourgeois », bourgeois parce qu'intérieur, clos, tapissé, décoré, tout composé de biens matériels, jusqu'à l'intérieur de soi, fardé et costumé mais authentique, Perec souligne à quel point cette « civilisation » de la consommation, de la possession, de l'apparence, de l'immédiateté, du plaisir, de l'argent plus que du sens, de l'avoir plus que de l'être est une illusion plus qu'une utopie. Et le grand paradoxe de cette histoire, le roman de Pérec cette fois, c'est de nous emporter, de nous transporter, de nous donner à penser par un texte presque tout entièrement consacré à la surface, aux choses de notre monde quotidien : c'est que ce décor dans lequel nous vivons, ces costumes dont nous nous drapons, ces produits que nous avalons, inhalons, nous injectons, incorporons, absorbons, tout ce que nous souhaitons, avons, renouvelons, concentrent finalement tout entier, bien tristement, tragiquement, et aujourd'hui dangereusement, notre rapport au Monde. L'abondance des choses, c'est la surface qui recouvre le vide de nos vies, du présent et de l'avenir de notre culture. L'accumulation maladive c'est, finalement, le signe de la dépossession. le règne des choses, c'est le règne du faux : faux besoins (manipulation), fausse réalité (illusions), fausse information (propagande), fausse vision (mirage), faux semblants (aliénation), fausses vérités (mensonges) . C'est la dictature parfaite : la soumission organisée des hommes par leurs marchandises et leurs spectacles, l'annihilation de l'humanité par la superficialité. Les choses c'est le roman de la réification de la désubstantialisation, de l'assèchement de l'être. Les choses, c'est la vie (toujours) reportée après.
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