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Pocket
EAN : 9782266170123
Code sériel : 2224
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 160
Format : 108 x 177 mm

Les choses

Date de parution : 18/10/2006

Dans ce récit si simple et si uni qu'il convient d'en souligner l'originalité profonde, Georges Perec tente, le premier avec cette rigueur, de mettre au service d'une entreprise romanesque les enseignements de l'analyse sociologique. Il nous décrit la vie quotidienne d'un jeune couple d'aujourd'hui issu des classes moyennes, l'idée que...

Dans ce récit si simple et si uni qu'il convient d'en souligner l'originalité profonde, Georges Perec tente, le premier avec cette rigueur, de mettre au service d'une entreprise romanesque les enseignements de l'analyse sociologique. Il nous décrit la vie quotidienne d'un jeune couple d'aujourd'hui issu des classes moyennes, l'idée que ces jeunes gens se font du bonheur, les raisons pour lesquelles ce bonheur leur reste inaccessible – car il est lié aux choses que l'on acquiert, il est asservissement aux choses. « C'est qu'il y a [dira Georges Perec] entre les choses du monde moderne et le bonheur, un rapport obligé... Ceux qui se sont imaginé que je condamnais la société de consommation n'ont vraiment rien compris à mon livre. Mais ce bonheur demeure possible ; car, dans notre société capitaliste, c'est : choses promises ne sont pas choses dues. »

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EAN : 9782266170123
Code sériel : 2224
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 160
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • OufJeRespire Posté le 2 Décembre 2019
    Quel étrange sentiment je ressens après la lecture des "Choses" de Georges Perec. Ce livre est magistralement écrit. le mot juste au bon moment, complexe juste ce qu'il faut pour se sentir intelligent, voire révélé à sa propre condition. Perec nous fait nous sentir sociologues. Il est terriblement actuel. Hormis le chapitre dédié à [masquer] l'Algérie [/masquer], on pourrait dupliquer le constat que Perec fait de notre société et du conditionnement du bonheur par la société du marché et du besoin. On pourrait dire de ce livre qu'il est lucide et frappé par le sceau sociologique, et ce serait parfait, et Perec serait le prophète de nos temps modernes. Sauf que. Il y a un problème. Pas deux. "Un". Il arrive, au fil des pages et même assez tôt dans l'ouvrage, que Perec utilise le mot "minable" quant aux choix que les protagonistes croient faire pour sortir de leur condition et se croire plus heureux "après". Et là, mon intérêt s'est décroché des lignes que je lisais. Perec ne constate plus et n'établit plus de liens de causalité entre les faits qu'il amasse: il juge. Il n'est plus sociologue, mais endosse le regard un peu condescendant de l'entomologiste qui a plus conscience que les... Quel étrange sentiment je ressens après la lecture des "Choses" de Georges Perec. Ce livre est magistralement écrit. le mot juste au bon moment, complexe juste ce qu'il faut pour se sentir intelligent, voire révélé à sa propre condition. Perec nous fait nous sentir sociologues. Il est terriblement actuel. Hormis le chapitre dédié à [masquer] l'Algérie [/masquer], on pourrait dupliquer le constat que Perec fait de notre société et du conditionnement du bonheur par la société du marché et du besoin. On pourrait dire de ce livre qu'il est lucide et frappé par le sceau sociologique, et ce serait parfait, et Perec serait le prophète de nos temps modernes. Sauf que. Il y a un problème. Pas deux. "Un". Il arrive, au fil des pages et même assez tôt dans l'ouvrage, que Perec utilise le mot "minable" quant aux choix que les protagonistes croient faire pour sortir de leur condition et se croire plus heureux "après". Et là, mon intérêt s'est décroché des lignes que je lisais. Perec ne constate plus et n'établit plus de liens de causalité entre les faits qu'il amasse: il juge. Il n'est plus sociologue, mais endosse le regard un peu condescendant de l'entomologiste qui a plus conscience que les insectes qu'il observe de leur condition. Pour la première fois, je suis confronté à un livre qui me fait me sentir "minable", sans rédemption possible. Perec a raison sur tout. Il a eu beau jeu de dire que son livre n'est pas une critique des modes de vie français à l'orée de la société de consommation. le terme "minable", je l'ai ressenti comme une étiquette qu'il me colle en plein visage, et qui aurait pu me sentir honteux si je l'avais lu il y a 15 ans (désormais, je suis assez vieux pour assumer d'être con). Bref: brillant par le style et l'analyse, cafardeux sur le sens et la posture.
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  • isanne Posté le 25 Novembre 2019
    Il est des écrivains devant lesquels on se sent très petit, desquels on n'ose pas ouvrir les livres parce que... Et pourtant, ils nous adressent bon nombre de clins d'oeil : un livre sur Ellis Island - lieu sur lequel on ne s'arrête jamais de vouloir apprendre sans vraiment savoir pourquoi, sans vraiment de raison tangible - un livre - biographie - qu'on a longuement regardé et laissé sur l'étal du bouquiniste que l'on fréquente, un chat noir aux grands yeux sereins perché sur une épaule.... Je me suis décidée... et je sais que je viens de trouver une pile de livres à lire et qu'ils vont m'enchanter. Les choses , c'est l'histoire - un peu autobiographique - de l'écrivain, un jeune couple, les années 60, une certaine définition du bonheur... Ce bonheur que ne semble devoir s'acquérir qu'avec de l'argent, beaucoup d'argent afin d'être "large" et de ne pas craindre d'en manquer. Ce n'est pas une critique de la société de consommation telle qu'elle commence à apparaître dans ces années, plutôt le constat d'une attitude, d'un état de fait d'une génération, l'argent devient disponible pour davantage que la survie, il peut permettre d'acquérir ces choses destinées à apporter le bonheur, du moins dans... Il est des écrivains devant lesquels on se sent très petit, desquels on n'ose pas ouvrir les livres parce que... Et pourtant, ils nous adressent bon nombre de clins d'oeil : un livre sur Ellis Island - lieu sur lequel on ne s'arrête jamais de vouloir apprendre sans vraiment savoir pourquoi, sans vraiment de raison tangible - un livre - biographie - qu'on a longuement regardé et laissé sur l'étal du bouquiniste que l'on fréquente, un chat noir aux grands yeux sereins perché sur une épaule.... Je me suis décidée... et je sais que je viens de trouver une pile de livres à lire et qu'ils vont m'enchanter. Les choses , c'est l'histoire - un peu autobiographique - de l'écrivain, un jeune couple, les années 60, une certaine définition du bonheur... Ce bonheur que ne semble devoir s'acquérir qu'avec de l'argent, beaucoup d'argent afin d'être "large" et de ne pas craindre d'en manquer. Ce n'est pas une critique de la société de consommation telle qu'elle commence à apparaître dans ces années, plutôt le constat d'une attitude, d'un état de fait d'une génération, l'argent devient disponible pour davantage que la survie, il peut permettre d'acquérir ces choses destinées à apporter le bonheur, du moins dans l'imaginaire des gens. Concilier profession, rêves à réaliser, mode de vie désiré, rien n'est facile, finalement. Et puis, un changement de vie, le désir de s'affranchir des ces désirs qu'on n'assouvit pas et qui restent seulement des rêves : le départ pour Sfax, et une vie toute en simplicité, toute en retenue, une vie qui ralentit , sans frénésie. Et si le bonheur résidait dans cette simplicité, justement, dans cette absence de course ? Pourtant ce jeune couple choisira de rentrer en France... Juste une question après avoir refermé ce récit : "être" ensemble, n'était-ce pas suffisant pour parler de bonheur ? Faut-il toujours vivre dans l'agitation, même seulement celle de l'imagination ?
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  • JulieB41 Posté le 27 Octobre 2019
    Pas lu jusqu'au bout. Les livres qui parlent de moi et de ma capacité à vouloir posséder, ça me gène. Quoi ? Avoir pour être, n'est-ce pas comme cela qu'il fonctionne ce fichu monde ? Je ne suis pas encore capable à seulement "être", alors je laisse de côté pour éviter de regarder en face ma propre aliénation.
  • julnar Posté le 19 Septembre 2019
    Une fois lu vous vous regarderez autrement entre être et avoir.
  • Sebastien95 Posté le 16 Mai 2019
    Ecouté en livre audio (Audiolib) Déçu par le récit, pourtant primé, reconnu et vanté, On suit le déroulé de vie d'un coupe de jeunes (?), coinçé entre la frustration de la possession et l'impossibilité d'acquérir. Une certaine monotonie s'empare du lecteur-puisque oui la condition pour qu'un roman soit bon-et on l'oublie trop souvent-est qu'il doit avant tout captiver le lecteur. Rien n'est pire qu'un lecteur qui s'ennuie. Bref, au-delà de la qualité de l'écriture - évidemment - de Pérec, j'y ai trouvé une histoire finalement assez terne.... ...mais c'était avant d'entendre l'intervention de Peeters, spécialiste reconnu de Pérec, qui remet le "roman" dans son contexte, retraduit certains des passages et surtout en tire une analyse limpide et claire. C'est là l'un des avantages des livres audio: offrir parfois un autre éclairage au lecteur lui permettant d'apprécier autrement le récit. La voix de Personnaz est moyenne et plutôt monotone-à l'image du récit finalement. PEETERS
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