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        Les élus

        10/18
        EAN : 9782264070975
        Code sériel : 5192
        Façonnage normé : POCHE
        Nombre de pages : 624
        Format : 108 x 177 mm
        Les élus

        Johanna CHATELLARD-SCHAPIRA (Traducteur), Emmanuel CURTIL (Traducteur)
        Date de parution : 17/08/2017
        EAN : 9782264070975
        Code sériel : 5192
        Façonnage normé : POCHE
        Nombre de pages : 624
        Format : 108 x 177 mm
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        Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

        • Boom Posté le 28 Novembre 2017
          Chaque enfant m'a émue, j'aurai voulu lui tendre mes bras pour le sortir de ce carnage. Les infirmières sont également perdues entre devoir et conscience, elles n'avaient finalement pas perdu toute leur humanité. Je ne regrette en aucun cas d'avoir dévoré ce pavé, car je pense qu'il est important de se rendre compte par quoi l'humanité est passé, que certains progrès médicaux ont été réalisé à l'insu d'enfant qui ne voulait que vivre, qui on été assassiné froidement pour la "recherche" (bonne ou mauvaise chose? Autre débat). La question de la justice a également un rôle important au milieu de cette affaire qui va bien sûr ressortir une fois les affrontements terminés. Qui est coupable et de quoi? Un ouvrage enrichissant, qui ouvre les yeux, qui va plus loin dans cette abominable guerre. Je ne peux que vous inciter à le découvrir, avec un cœur bien accroché, mais qui a dit que la vie était belle et simple? Parfois - souvent - la réalité est plus dure que prévue à affronter... A méditer.
        • roseofyork Posté le 22 Octobre 2017
          L'édition pocket présente une première de couverture tout en douceur et en innocence. Un rang d'enfant marchant main dans la main, sac sur l'épaule. Si on ne lisait pas le résumé, on pourrait penser que ces garçons vont tout simplement à l'école ou en colonie de vacances. En vérité, il n'en est rien. Telle une image figeant à jamais leurs innocences... cette photo est sans doute ce qui reste aux survivants de leurs insouciances. S'ils savaient .... Nombreux sont les livres traitant sur la seconde guerre mondiale, nombreux sont prenants, poignants, émouvants. Avec les élus, on est un cran au-dessus, on touche à une chose qu’on sait réelle, mais qu’on a du mal à évoquer : l’euthanasie de centaines d’enfants et adolescents par le régime nazi, car leur seul défaut étaient d’être différents. Le livre aborde le thème à la façon d’un immense reportage où rien ne nous est épargné. A commencer par l’enfance d’Adrian, notre personnage principal. Ce jeune garçon issu d’une famille très pauvre de Vienne va se retrouver confié à une famille d’accueil (sa mère n’étant pas en mesure de s’occuper de lui et de ses frères et sœurs après avoir été chassée de l’appartement), puis, après de multiples... L'édition pocket présente une première de couverture tout en douceur et en innocence. Un rang d'enfant marchant main dans la main, sac sur l'épaule. Si on ne lisait pas le résumé, on pourrait penser que ces garçons vont tout simplement à l'école ou en colonie de vacances. En vérité, il n'en est rien. Telle une image figeant à jamais leurs innocences... cette photo est sans doute ce qui reste aux survivants de leurs insouciances. S'ils savaient .... Nombreux sont les livres traitant sur la seconde guerre mondiale, nombreux sont prenants, poignants, émouvants. Avec les élus, on est un cran au-dessus, on touche à une chose qu’on sait réelle, mais qu’on a du mal à évoquer : l’euthanasie de centaines d’enfants et adolescents par le régime nazi, car leur seul défaut étaient d’être différents. Le livre aborde le thème à la façon d’un immense reportage où rien ne nous est épargné. A commencer par l’enfance d’Adrian, notre personnage principal. Ce jeune garçon issu d’une famille très pauvre de Vienne va se retrouver confié à une famille d’accueil (sa mère n’étant pas en mesure de s’occuper de lui et de ses frères et sœurs après avoir été chassée de l’appartement), puis, après de multiples péripéties, va atterrir au Spiegelgrund. On va alors suivre son existence, mais aussi celle de ses camarades. Ils s’appellent Felix, Jacob, Julius,… Tous vont vivre au Spigelgrund et certains vont y mourir … Dans le récit d’Adrian, sa voix d’adulte brisé viendra de temps à autre nous serrer le cœur. Car on le sait, ceux qui ont survécu sont brisés à jamais. Et puis y a l’autre côté du miroir… L’histoire d’Anna Kastchenka (personnage réel), jeune infirmière fragile qui se fascine pour le docteur Jekelius, directeur du Spiegelgrund. Anna va alors entrer dans l’antre du diable et, prenant assez vite conscience de la situation, va la suivre sans sourcilier. Sa fidélité sera récompensée par le rôle d’infirmière en chef. Celle qui applique les ordres, avec une loyauté infaillible. Du Spiegelgrund on saura tout : comment les enfants sont placés, soit de force par le régime ou par des parents dépassés qui espèrent trouver une solution aux problèmes de leurs enfants … Et qui finalement ne les récupère jamais et attendent…Attendent…Jusqu’à l’arrivé de la lettre funeste… Même s’ils se doutent du problème, ils sont loin d’imaginer les mauvais traitements affligés aux « cas irrécupérables » : injections de divers médicaments, expérimentations cruelles, mauvais traitements, tortures, punitions sadiques… Le récit est parfois un peu lent, mais c’est pour accentuer la réalité de la situation. Et si la construction du livre – tel un ensemble de témoignages et de tranches de vie- peut déstabiliser, elle est très intelligente car elle nous permet d’appréhender toute les facettes de cette triste réalité. Il y a aussi des passages insoutenables. Ma lecture a d’ailleurs été très difficile (presque un mois, c’est énorme). Il y a réellement des extraits qui m’ont retourné le cœur, mal à l’aise. Et pourtant je suis fine connaisseuse de la seconde guerre mondiale. J’ai été d’autant plus concernée par ce livre de par mon métier. Enseignante dans le spécial, je me suis rendue compte que si aujourd’hui le régime nazi existait encore, tous mes élèves auraient leur place au Spiegelgrund. Et ça, ça fait vraiment froid dans le dos… Ce livre nous rappelle également à quel point la guerre est une chose horrible, car si Adrian arrive à s’échapper de sa prison, il réalise que le monde qui l’entoure n’est guère plus reluisant. Ne parlons même pas de la libération où la cruauté de l’armée rouge face aux populations locales n’est plus un secret. Quant aux criminels, ils seront jugés bien sur… Mais pas tous, ce qui peut laisser une horrible sensation d’injustice aux lecteurs comme aux victimes. Je pourrais vous écrire une chronique de 30 pages tant il y a des choses à dire sur ce livre et sur les nombreux sujets qu’ils abordent (le lien familial, la responsabilité parentale, le régime nazi, le rapport aux ordres, la responsabilité du personnel médical, l’injustice des certains procès nazis, le handicap,…). Mais je ne veux pas vous gâcher la découverte. CONCLUSION Si le personnage d’Adrian est un élément totalement fictif, les élus est pourtant un roman historique authentique. Car tout ce qui y est écrit, tout ce qui y est raconté est bien réel. Après ma lecture je me suis davantage renseigné sur le Spiegelgrund et j’ai été bluffée par la fidélité des informations. Il faut être averti avant de l’ouvrir, car ce qu’on va y lire est dur, malsain, cruel …Et vrai. On n’est pas simplement face à une œuvre de fiction, on est face à une réalité abordée par une pointe de fiction. Un récit poignant, exceptionnellement bien documenté sur une des plus horribles périodes de notre histoire, un livre de mémoire qui serait bon de faire relire de temps à autre à certains d’entre nous.
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        • redmary Posté le 7 Octobre 2017
          Superbe livre très dur et très touchant à la fois. On y retrace l'histoire de quelques enfants ayant vécu, durant la guerre 40-45, la politique d’extermination nazie des enfants handicapés (physiques, mentaux,...). Les narrateurs se succèdent, permettant de donner plus de profondeur et d'amplitude à la vision de cette triste machine. J'ai adoré, j'ai détesté, j'ai souffert avec ces petits, à lire pour savoir et ne pas oublier mais je conseille la lecture d'un feel good après, ou pourquoi pas d'un livre sur la résilience (voir mon autre avis "sauve-toi, la vie t'appelle" de Boris Cyrunlik)
        • prune42 Posté le 2 Octobre 2017
          A Vienne, en Autriche, pendant la Seconde Guerre Mondiale, des enfants porteurs de handicap ou issus de familles défavorisées socialement, sont placés au Spiegelgrund, un hôpital. Mais là-bas, loin de leur offrir les soins dont ils ont besoin et un peu de réconfort, ces enfants sont victimes d'expérimentations médicales odieuses, de mauvais traitements, de sévices divers et quand les médecins estiment que ces enfants ne sont pas "récupérables", ils leur donnent la mort. Felix Keuschnig, Jacob Nausedas parmi d'autres, sont ainsi tués, Julius Becker se donne la mort lui-même avec une paire de ciseaux, quant à Adrian Ziegler, il fait trois tentatives de fugue mais est rattrapé par ses bourreaux. Le procès du Spiegelgrand après la guerre punira-t-il enfin les tortionnaires ? Il y a longtemps que j'avais noté la parution des Elus en librairie et que je souhaitais l'acquérir car je lis beaucoup de romans sur la Seconde Guerre Mondiale et celui-ci, sur le programme T4 mis en place par les Nazis, m'effrayait et m'attirait tout à la fois. Aussi, quand Masse Critique de Babelio et les Editions 10/18 m'ont permis de le découvrir, j'ai été ravie. Ce roman sur une partie de la doctrine nazie autour de la pureté... A Vienne, en Autriche, pendant la Seconde Guerre Mondiale, des enfants porteurs de handicap ou issus de familles défavorisées socialement, sont placés au Spiegelgrund, un hôpital. Mais là-bas, loin de leur offrir les soins dont ils ont besoin et un peu de réconfort, ces enfants sont victimes d'expérimentations médicales odieuses, de mauvais traitements, de sévices divers et quand les médecins estiment que ces enfants ne sont pas "récupérables", ils leur donnent la mort. Felix Keuschnig, Jacob Nausedas parmi d'autres, sont ainsi tués, Julius Becker se donne la mort lui-même avec une paire de ciseaux, quant à Adrian Ziegler, il fait trois tentatives de fugue mais est rattrapé par ses bourreaux. Le procès du Spiegelgrand après la guerre punira-t-il enfin les tortionnaires ? Il y a longtemps que j'avais noté la parution des Elus en librairie et que je souhaitais l'acquérir car je lis beaucoup de romans sur la Seconde Guerre Mondiale et celui-ci, sur le programme T4 mis en place par les Nazis, m'effrayait et m'attirait tout à la fois. Aussi, quand Masse Critique de Babelio et les Editions 10/18 m'ont permis de le découvrir, j'ai été ravie. Ce roman sur une partie de la doctrine nazie autour de la pureté raciale et du sort réservé aux personnes différentes m'a beaucoup plu, même s'il est très glauque et plein de monstruosités, qui ont existé, il faut le savoir. J'ai fait des recherches complémentaires et appris que près de 800 enfants étaient morts au Spiegelgrund dans d'horribles conditions ; j'avais besoin sans doute de ces confirmations historiques pour y croire totalement tant l'horreur de la chose me paraissait inimaginable. Ce roman n'est pas construit sur un mode ordinaire, on a des tranches de vie de différents personnages, enfants ou infirmières du Spiegelgrund, et pas une histoire véritablement suivie. Au début, ce procédé m'a surprise mais finalement, on rentre bien dans l'histoire quand même. J'ai aussi été surprise car on assiste souvent aux délires hallucinatoires d'Adrian, rendant le récit parfois surréaliste mais c'est pour mieux nous faire pénétrer à l'intérieur de la tête d'Adrian. D'ailleurs, je me suis attachée à ce jeune garçon, fil conducteur de l'histoire, il m'a beaucoup touchée. J'ai particulièrement apprécié les derniers chapitres du roman après la Libération, quand les Russes découvrent ce qu'il se produisait dans cet "hôpital", et le procès des Docteurs Illing, Hübsch, Türk qui fait froid dans le dos. Je relirai Les Elus avec plaisir je pense car c'est un livre très fort et qui laisse une trace inoubliable.
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        • Luxi Posté le 25 Septembre 2017
          Habitée par la Seconde guerre mondiale, ce livre me faisait de l'oeil depuis longtemps. Alors je remercie énormément les éditions 10/18 et Babelio qui m'ont permis de le lire. 600 pages mais qui se dévorent très vite tant la plume de l'auteur est fluide, maîtrisée. Pourtant je ne vais pas mentir : j'ai eu énormément de mal à lire ce livre. Soyons très clairs : on parle ici d'« euthanasie d'enfants ». Faisant partie du programme « Aktion T4 » qui consistait pour les nazis à exterminer tous les adultes présentant des handicaps physiques ou mentaux. Ici s'ajoutent les enfants et adolescents considérés comme « délinquants » ou nés de parents « déviants », dans tous les cas impurs aux yeux du Troisième Reich et de son système eugéniste – à savoir l'« amélioration » de la race humaine de façon à ce qu'elle atteigne une pureté parfaite. Au début des pages on rencontre Adrian Ziegler, l'un des petits garçons qui atterrira au Spiegelgrund de Vienne. A ses souvenirs d'enfant, se mêle parfois sa voix d'adulte – ce qui m'a particulièrement émue. Autour de lui, gravitent également les vies brisées de Julius, Hannes, Felix – ils sont trop nombreux pour que je... Habitée par la Seconde guerre mondiale, ce livre me faisait de l'oeil depuis longtemps. Alors je remercie énormément les éditions 10/18 et Babelio qui m'ont permis de le lire. 600 pages mais qui se dévorent très vite tant la plume de l'auteur est fluide, maîtrisée. Pourtant je ne vais pas mentir : j'ai eu énormément de mal à lire ce livre. Soyons très clairs : on parle ici d'« euthanasie d'enfants ». Faisant partie du programme « Aktion T4 » qui consistait pour les nazis à exterminer tous les adultes présentant des handicaps physiques ou mentaux. Ici s'ajoutent les enfants et adolescents considérés comme « délinquants » ou nés de parents « déviants », dans tous les cas impurs aux yeux du Troisième Reich et de son système eugéniste – à savoir l'« amélioration » de la race humaine de façon à ce qu'elle atteigne une pureté parfaite. Au début des pages on rencontre Adrian Ziegler, l'un des petits garçons qui atterrira au Spiegelgrund de Vienne. A ses souvenirs d'enfant, se mêle parfois sa voix d'adulte – ce qui m'a particulièrement émue. Autour de lui, gravitent également les vies brisées de Julius, Hannes, Felix – ils sont trop nombreux pour que je les cite tous – mais aussi les silhouettes sombres et glaciales des membres du personnel : de nombreux « médecins » comme l'épouvantable Heinrich Gross – si le mot médecin a encore un sens à cette époque et dans cet enfer sur terre – mais aussi des infirmières, certaines pleines de fiel et de méchanceté, d'autres plus fragiles comme Anna Katschenka. Ce roman est atroce parce qu'il n'a pas jailli de l'imagination possédée du suédois Steve Sem-Sandberg. La violence physique et psychologique que subissent ces enfants est effroyable. Tout n'est que brutalité dans ces pages, espoirs déchirés, pleurs, incompréhension et colère. A plusieurs reprises j'ai refermé le roman parce que j'avais le coeur qui martelait mes côtes, de la rage plein l'âme, les yeux et le ventre. Comment réussir à écrire l'impossible ? Euthanasie. D'enfants. Pas étonnant que ce cher Docteur Gross ait été, lors de son procès, surnommé le « Mengele autrichien ». Au fil de ce roman-fleuve, on parcourt les vies de ces « indésirables », ce qui les a conduits ici, d'où ils viennent et qui ils étaient avant d'atterrir dans cet endroit de cauchemar. On les rabaisse, on les néglige, on les humilie avec infiniment d'imagination (la grande qualité des nazis), on les brutalise, on les abîme, on les émiette, on les broie, puis on les tue. Là aussi, on a le choix de sa méthode préférée : sous-alimentation, gaz, injections létales… Adrian s'en sortira – mais dans quel état ? – contrairement à Anna qui devra répondre de ses actes. Près de 800 enfants seront assassinés dans des conditions inimaginables et leurs cerveaux (ou morceaux de corps) conservés dans des bocaux, dans l'optique de poursuivre les expériences. Pour information, ces enfants ne trouveront la paix et une sépulture correcte qu'en 2002. Je sais: maigre consolation. J'avoue avoir lu plusieurs passages en diagonale tellement ils m'étaient insupportables : pas parce que le style me déplaisait, au contraire, mais parce qu'il y a des sujets que je ne pourrai jamais supporter de lire, et la violence sexuelle, par exemple, d'autant plus lorsqu'elle concerne des enfants, reste pour moi un chemin que je ne peux traverser. Et pourtant tout est vrai. Et c'est le plus terrible. Bien sûr le personnage d'Adrian est fictif mais il est le symbole de ces centaines d'enfants cassés (à noter que l'infirmière Katschenka, elle, a bien existé.) On ne peut pas se retrancher derrière les pages, bien caché sous ses couvertures, en se répétant qu'il ne s'agit que d'un roman. Car ce n'est pas un roman. Il y a plus de 75 ans, des enfants ont subi tout cela. Des enfants à qui on a tout pris, que jamais on n'a considérés comme des êtres humains. Juste des idiots. Des inadaptés. Déchets de l'humanité. Ce livre est incroyablement lourd, dense, d'une précision exceptionnelle. Les tout derniers chapitres sont bouleversants de beauté. On sent l'immense travail effectué par l'auteur pour retranscrire cette atmosphère délétère et nous permettre d'y plonger à notre tour et d'évoluer aux côtés de ces enfants, horrifiés, révoltés. J'ai aimé la structure du texte qui au départ m'a déroutée mais que j'ai trouvée étonnante : chaque paragraphe comporte un petit titre, les dialogues se mêlent au texte sans séparation marquante et ce dernier est parfois garni d'extraits de dossiers médicaux, commentaires des médecins quant aux expériences pratiquées, rapports d'examens. Je ne connaissais pas ce fameux Spiegelgrund ; ce roman m'a forcé à m'y intéresser. J'ai appris que trop de médecins impliqués dans ces assassinats – incluant l'Aktion T4 dans son intégralité – s'en sont sortis, soit par l'évasion du suicide lors de leur détention, soit parce que leur procédure pénale a été stoppée, voire pire : parce qu'ils ont réussi à être innocentés. J'ai les dents serrées en écrivant cette critique. Parce qu'on ne touche pas aux enfants. Je ne sais pas pourquoi j'ai absolument voulu lire ce livre mais au final je ne le regrette pas parce que, même s'il m'a donné de sacrées claques dans la gueule et le coeur, c'était un sujet sur lequel j'ignorais beaucoup de choses. Alors oui ce bouquin me laisse à terre, effarée, horrifiée, au-delà même de la colère, et je me dis : heureusement qu'il existe de grands écrivains pour nous rappeler qu'à une époque, pas si lointaine, des monstres au-delà de la monstruosité ont touché aux enfants. En conclusion je tiens à m'excuser pour cette chronique décousue mais j'ai choisi de laisser parler le coeur, dans sa fièvre, son désarroi et son effroi inconsolable.
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