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EAN : 9782264069702
Code sériel : 5273
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 312
Format : 108 x 177 mm
Les étoiles s'éteignent à l'aube
Christine Raguet (traduit par)
Date de parution : 07/09/2017
Éditeurs :
10/18

Les étoiles s'éteignent à l'aube

Christine Raguet (traduit par)
Date de parution : 07/09/2017
Lorsque Franklin Starlight, âgé de seize ans, est appelé au chevet de son père Eldon, il découvre un homme détruit par des années d’alcoolisme. Eldon sent sa fin proche et... Lorsque Franklin Starlight, âgé de seize ans, est appelé au chevet de son père Eldon, il découvre un homme détruit par des années d’alcoolisme. Eldon sent sa fin proche et demande à son fils de l’accompagner jusqu’à la montagne pour y être enterré comme un guerrier. S’ensuit un rude voyage... Lorsque Franklin Starlight, âgé de seize ans, est appelé au chevet de son père Eldon, il découvre un homme détruit par des années d’alcoolisme. Eldon sent sa fin proche et demande à son fils de l’accompagner jusqu’à la montagne pour y être enterré comme un guerrier. S’ensuit un rude voyage à travers l’arrière-pays magnifique et sauvage de la Colombie britannique, mais aussi un saisissant périple à la rencontre du passé et des origines indiennes des deux hommes. Eldon raconte à Frank les moments sombres de sa vie aussi bien que les périodes de joie et d’espoir, et lui parle des sacrifices qu’il a concédés au nom de l’amour. Il fait ainsi découvrir à son fils un monde que le garçon n’avait jamais vu, une histoire qu’il n’avait jamais entendue.
 
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EAN : 9782264069702
Code sériel : 5273
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 312
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • HLCD Posté le 4 Mai 2022
    Ce qui demeure en moi de cette lecture est avant tout autre chose un cortège de sensations. J'ai vu les teintes cuivrées de l'aube qui émerge au loin par-delà les collines, les tendres verdures des forêts millénaires, les ombres épaisses de la pleine nuit. J'ai humé le parfum du tabac et du poisson, l'odeur de la boue et du whisky, la senteur du foin et de la sueur. J'ai caressé la croupe des chevaux, gratté la terre poussiéreuse et pierreuse, saisi le sein saillant sous la chemise. J'ai entendu les rires grinçants, les sanglots étouffés, et les silences partagés. J'ai gouté le sang, le fer et l'eau. Tantôt à travers le corps plein de vigueur et de retenu du jeune Frank, tantôt par celui brisé et malade du vieux Eldon, j'ai traversé quelques kilomètres encore sauvage du Canada. Cette empathie sensorielle, osmose lectoriale, Richard Wagamese la maitrise, sans l'ombre d'un doute. Cependant, sur le plan des émotions et pensées, on est parfois un peu à côté de ce que semble vivre les personnages. J'étais fréquemment désemparé par la patience inexorable de Frank ou de son vieux père adoptif. Plus d'une fois j'ai senti mon corps se crispé dans un élan de... Ce qui demeure en moi de cette lecture est avant tout autre chose un cortège de sensations. J'ai vu les teintes cuivrées de l'aube qui émerge au loin par-delà les collines, les tendres verdures des forêts millénaires, les ombres épaisses de la pleine nuit. J'ai humé le parfum du tabac et du poisson, l'odeur de la boue et du whisky, la senteur du foin et de la sueur. J'ai caressé la croupe des chevaux, gratté la terre poussiéreuse et pierreuse, saisi le sein saillant sous la chemise. J'ai entendu les rires grinçants, les sanglots étouffés, et les silences partagés. J'ai gouté le sang, le fer et l'eau. Tantôt à travers le corps plein de vigueur et de retenu du jeune Frank, tantôt par celui brisé et malade du vieux Eldon, j'ai traversé quelques kilomètres encore sauvage du Canada. Cette empathie sensorielle, osmose lectoriale, Richard Wagamese la maitrise, sans l'ombre d'un doute. Cependant, sur le plan des émotions et pensées, on est parfois un peu à côté de ce que semble vivre les personnages. J'étais fréquemment désemparé par la patience inexorable de Frank ou de son vieux père adoptif. Plus d'une fois j'ai senti mon corps se crispé dans un élan de colère, avant de constater, perplexe, le rigueur qu'appliquaient ces personnages à maintenir la paix. Cette idée remarquable, exemplaire, que tout dialogue, même le plus violent verbalement et émotionnellement, peut être momentanément interrompu plutôt que brutalement achevé. Ne pas pardonner, mais ne pas condamner non plus. Laisser la plaie cicatriser à son rythme. On apprend peu de choses sur le Canada ou sur les populations métisses des premières nations. Certes, il y a quelques mentions de rituels ou de traditions, mais le tout semble perdu dans une longue et lente amnésie dont personne ne peut plus revenir. La fatalité de l'oralité, peut-être ? Les personnages féminins sont fascinants. La mère, puis Becky, et enfin Angie. On regrette de ne pas en suivre une dans une brève péripétie pour admirer la magnificence de faits et gestes pourtant si ordinaires. Ce monde d'hommes est un monde capricieuse et tourmenté. Bouffi d'orgueil. La détermination et l'humilité, le choix du partage plutôt que de la possession, et surtout l'importance de l'écoute de l'être profond ; ces puissances émergent naturellement du corps de ces femmes, comme des sources volcaniques sous-marines, et nous en percevons que de faibles remous à la surface, étouffés par le vacarme incompréhensible du vent que font les hommes. Je lirai sans doute la suite pour voir ce que Frank compte faire de toutes ces leçons. Il va falloir du temps pour digérer ça, c'est sûr. Il faudra y revenir plusieurs fois.
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  • Fafnirlit Posté le 25 Mars 2022
    Un cœur à cœur entre un père et son fils. Un père qui n’a jamais su faire face à ses démons autrement qu’à l’aide de l’alcool voit sa fin venir et prend enfin le courage qui lui a manqué pour se révéler à son fils et lui parler des siens. Un fils qui ne comprend pas ce père qu’il n’a fait que voir épisodiquement et de qui il n’attend plus rien si ce n’est des informations sur sa mère. Un récit de voyage dans les méandres des souvenirs, mais aussi dans la nature que le père craint, mais que le fils lui connait et aime. Un très beau texte sur le poids des souvenirs, sur la transmission et sur les liens filiaux. Je vais m’intéresser aux autres textes de cet auteur.
  • Edouard22 Posté le 22 Mars 2022
    Franklin Starlight, seize ans, est un adolescent, sérieux, compétent dans ce qu'il fait et imprégné des savoirs faire de son peuple indien du Canada, grâce à l'éducation qu'il a reçue d'un ancien ami de son père. Son père Eldon en effet est devenu une sorte d'épave imbibée d'alcool mais, sentant ses derniers jours arrivés, il demande à son fils de l'emmener dans la montagne pour y mourir dignement. Richard Wagamese nous invite donc à ce périple à la fois final et initiatique. Initiatique car le dialogue difficile qui s'installe entre père et fils permet à celui-là de raconter son histoire qui fait comprendre, sans justifier, comment il en est arrivé là. Et le fils, du même coup, découvre son père sous un jour totalement nouveau, qui n'occulte pas le Eldon actuel, mais le complète et l'enrichit. C'est avec beaucoup d'habilité que sont menés ces allers et retours entre présent et passé, et parfois même avec beaucoup d'émotion. À l'issue de ce périple le fils Franklin est devenu un homme au sens plein du terme, tant il a mûri dans ces quelques jours en faisant connaissance de son père. On remarque en particulier que sans aucun doute Richard Wagamese a lu... Franklin Starlight, seize ans, est un adolescent, sérieux, compétent dans ce qu'il fait et imprégné des savoirs faire de son peuple indien du Canada, grâce à l'éducation qu'il a reçue d'un ancien ami de son père. Son père Eldon en effet est devenu une sorte d'épave imbibée d'alcool mais, sentant ses derniers jours arrivés, il demande à son fils de l'emmener dans la montagne pour y mourir dignement. Richard Wagamese nous invite donc à ce périple à la fois final et initiatique. Initiatique car le dialogue difficile qui s'installe entre père et fils permet à celui-là de raconter son histoire qui fait comprendre, sans justifier, comment il en est arrivé là. Et le fils, du même coup, découvre son père sous un jour totalement nouveau, qui n'occulte pas le Eldon actuel, mais le complète et l'enrichit. C'est avec beaucoup d'habilité que sont menés ces allers et retours entre présent et passé, et parfois même avec beaucoup d'émotion. À l'issue de ce périple le fils Franklin est devenu un homme au sens plein du terme, tant il a mûri dans ces quelques jours en faisant connaissance de son père. On remarque en particulier que sans aucun doute Richard Wagamese a lu Richard Boyden et son magnifique roman "Le chemin des âmes". Il y a un parallèle évident entre le voyage en canoë de Xavier, soldat mutilé mourant, de retour de la 1ère guerre mondiale et soigné durant ce voyage par sa tante, que l'on suit dans "Le chemin des âmes", et le voyage de Alden vers le lieu sauvage où il souhaite décéder, accompagné et réconforté, si ce n'est soigné, par son fils Franck, que l'on suit dans "Les étoiles s'éteignent à l'aube". La similitude est également patente entre le Alden de Wagamese, lors de la guerre de Corée, et le Xavier de Boyden, lors de la première guerre mondiale, tous deux soldats émérites d'ascendance indienne, respectivement éclaireur et tireur d'élite grâce à leur savoir-faire ancestral, rongés par la culpabilité d'avoir tué eux-mêmes et volontairement leur meilleur ami et alter ego, respectivement Jimmy et Elijah, dans le feu de l'action (la guerre est cruelle). Mais cela ne disqualifie pas du tout Wagamese, qui revisite ce cas de figure bien à sa manière. Une très belle histoire, parue en 2014, servie par la traduction agréable de Christine Raguet, que l'on recommandera chaleureusement aux amateurs de de littérature américaine, de grands espaces et même de psychologie.
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  • Mouche307 Posté le 2 Mars 2022
    Sur le point de mourir, un homme veut faire la paix avec son passé et avec son fils de 16 ans. Il lui demande de l'accompagner dans les montagnes pour l'enterrer "assis vers l'est comme un guerrier". Ce roman est à la fois celui du deuil pour le père et son fils, de la reconnaissance du lien entre eux alors que tout les oppose, de la quête des origines et du difficile pardon. A mesure que les deux hommes cheminent dans les montagnes, le père, rongé par l'alcool, confie à son fils qu'il connaît à peine parce qu'il n'a pas voulu l'élever, tout ce qu'il sait de son propre passé, mais aussi tout ce que ce fils ignore de sa propre histoire. Plus le voyage dure, plus les forces du malade le quittent et plus les secrets qu'il partage sont pesants et impardonnables. Au rythme du pas de la jument, des levers et des couchers du soleil, de la chasse en forêt, le père se confie et son fils le découvre, jusqu'à enfin connaître ses origines et savoir comment il est arrivé chez ce vieil homme qui l'a élevé et avec qui il a toujours vécu.
  • hulottekili Posté le 23 Décembre 2021
    Quel magnifique roman ! Dans un décor de nature, admirablement et poétiquement décrit se retrouvent deux personnages : un adolescent peu scolarisé mais d'une intelligence et d'une maturité remarquables et un homme , son père, rongé par l'alcool et mourant. Un fils et son père, seuls dans la nature où la solitude et la proximité de la mort provoque l'ouverture des cœurs. Le fils reçoit de son père une histoire, un héritage douloureux qui comble le fossé entre eux et le creuse encore plus à la fois. Car l'histoire du père est un mélange d'épreuves, de courage mais souvent de faiblesses et de promesses trahies. Mais le récit de l'agonie du père est aussi, peut-être, celui d'une rédemption. Après des occasions de rencontres manquées, des déceptions et des promesses non tenues , ce père le dote finalement d'une histoire, d'une mère qu'il n'a pas sauvée et d'un lien avec ses origines car il lui demande de l'enterrer "comme un guerrier". Et puis, il y a le "vieil homme", jusque là, la vraie figure paternelle, la sagesse et l'autorité bienveillante, le gardien de la ferme. Cette ferme, où le garçon a appris le rythme des saisons et la confiance en soi,... Quel magnifique roman ! Dans un décor de nature, admirablement et poétiquement décrit se retrouvent deux personnages : un adolescent peu scolarisé mais d'une intelligence et d'une maturité remarquables et un homme , son père, rongé par l'alcool et mourant. Un fils et son père, seuls dans la nature où la solitude et la proximité de la mort provoque l'ouverture des cœurs. Le fils reçoit de son père une histoire, un héritage douloureux qui comble le fossé entre eux et le creuse encore plus à la fois. Car l'histoire du père est un mélange d'épreuves, de courage mais souvent de faiblesses et de promesses trahies. Mais le récit de l'agonie du père est aussi, peut-être, celui d'une rédemption. Après des occasions de rencontres manquées, des déceptions et des promesses non tenues , ce père le dote finalement d'une histoire, d'une mère qu'il n'a pas sauvée et d'un lien avec ses origines car il lui demande de l'enterrer "comme un guerrier". Et puis, il y a le "vieil homme", jusque là, la vraie figure paternelle, la sagesse et l'autorité bienveillante, le gardien de la ferme. Cette ferme, où le garçon a appris le rythme des saisons et la confiance en soi, le lien avec la nature. Ce vieil homme qui a tenu, bien qu'il ne soit pas indien, à lui apprendre des "trucs d'indiens" que le garçon n'a pas pu apprendre de ses parents qui, eux, l'étaient. A la fin, l'adolescent retrouve ces racines indiennes à travers une vision du temps d'avant...avant la pauvreté et l'alcoolisme. Ultime don de son père et du vieil homme.
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