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10/18
EAN : 9782264054371
Code sériel : 3654
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 224
Format : 108 x 177 mm

Les Heures

Anne DAMOUR (Traducteur)
Date de parution : 03/03/2011

Clarissa, Virginia et Laura : trois femmes, trois journées particulières dont les heures résonnent de subtils et sublimes échos jusqu’à l’incroyable révélation finale. Ce roman magistral, porté par la grâce, est hanté par le génie et les démons de Virginia Woolf. Adapté avec un immense succès au cinéma, il a...

Clarissa, Virginia et Laura : trois femmes, trois journées particulières dont les heures résonnent de subtils et sublimes échos jusqu’à l’incroyable révélation finale. Ce roman magistral, porté par la grâce, est hanté par le génie et les démons de Virginia Woolf. Adapté avec un immense succès au cinéma, il a reçu les prestigieux prix Pulitzer et Pen Faulkner Award.

« Les Heures sonnent comme un subtil mécanisme d'horlogerie aux rouages de dentelle noire. [...] Assurément splendide. »
Fabrice Gaignault, Elle

Traduit de l’anglais (Etats-Unis)
par Anne Damour


 

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EAN : 9782264054371
Code sériel : 3654
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 224
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • steph_bookin Posté le 9 Août 2021
    Parfois il suffit de quelques pages pour se retrouver complètement submergée par un récit. Le prologue des « Heures » de Michael Cunningham a réussi ce tour de force : « Elle se hâte hors de la maison, vêtue d'un manteau trop chaud pour la saison. On est en 1941. Une autre guerre vient d'éclater. Elle a laissé une lettre à l'intention de Leonard, et une autre pour Vanessa. Elle se dirige d'un pas décidé vers la rivière, certaine de ce qu'elle va faire, et pourtant, même alors, elle se laisse distraire par la vue des vallons, de l'église, […] Elle a échoué, et les voix sont revenues, avec leur murmure indistinct par-delà les confins de sa vision, derrière elle, ici, non, elle se retourne, et elles sont parties ailleurs. » En quelques mots, l'auteur américain nous plonge dans ce qui sera l'ambiance de son roman : élan de vie et désir de mort, écriture et faux-semblants, intimité et émotion, féminité et fragilité. Ce sont les destins entremêlés de trois femmes, trois époques que l'on contemple de l'intérieur pendant les heures d'une journée, trois trajectoires de vie qui se font écho, se reflètent et se répondent dans un entrelacement de douleurs... Parfois il suffit de quelques pages pour se retrouver complètement submergée par un récit. Le prologue des « Heures » de Michael Cunningham a réussi ce tour de force : « Elle se hâte hors de la maison, vêtue d'un manteau trop chaud pour la saison. On est en 1941. Une autre guerre vient d'éclater. Elle a laissé une lettre à l'intention de Leonard, et une autre pour Vanessa. Elle se dirige d'un pas décidé vers la rivière, certaine de ce qu'elle va faire, et pourtant, même alors, elle se laisse distraire par la vue des vallons, de l'église, […] Elle a échoué, et les voix sont revenues, avec leur murmure indistinct par-delà les confins de sa vision, derrière elle, ici, non, elle se retourne, et elles sont parties ailleurs. » En quelques mots, l'auteur américain nous plonge dans ce qui sera l'ambiance de son roman : élan de vie et désir de mort, écriture et faux-semblants, intimité et émotion, féminité et fragilité. Ce sont les destins entremêlés de trois femmes, trois époques que l'on contemple de l'intérieur pendant les heures d'une journée, trois trajectoires de vie qui se font écho, se reflètent et se répondent dans un entrelacement de douleurs et de bonheurs éphémères. Une grâce folle imprègne chaque page, chaque monologue intime, autour de la figure de Virginia Woolf et son roman « Mrs Dalloway ». L'autrice au travail, le nom de son personnage principale, le choix d'un bouquet de fleurs, quelques pages lues dans une chambre d'hôtel, et la tentation de la mort... Tout tourne autour de Mrs Dalloway, du sens de la vie, de la nostalgie des heures que l'on voudrait précieusement gardées et de celles qui nous perdent à jamais. Il ne me reste plus qu'à découvrir Virginia Woolf maintenant afin de rencontrer enfin l'autre « Mrs Dalloway ». Et à vous inviter à découvrir ce merveilleux roman et son adaptation au cinéma par Stephen Daldry (2002), magnifiquement interprétée (et la BO on en parle?!🥰).
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  • steph_bookin Posté le 9 Août 2021
    Parfois il suffit de quelques pages pour se retrouver complètement submergée par un récit. Le prologue des « Heures » de Michael Cunningham a réussi ce tour de force : « Elle se hâte hors de la maison, vêtue d'un manteau trop chaud pour la saison. On est en 1941. Une autre guerre vient d'éclater. Elle a laissé une lettre à l'intention de Leonard, et une autre pour Vanessa. Elle se dirige d'un pas décidé vers la rivière, certaine de ce qu'elle va faire, et pourtant, même alors, elle se laisse distraire par la vue des vallons, de l'église, […] Elle a échoué, et les voix sont revenues, avec leur murmure indistinct par-delà les confins de sa vision, derrière elle, ici, non, elle se retourne, et elles sont parties ailleurs. » En quelques mots, l'auteur américain nous plonge dans ce qui sera l'ambiance de son roman : élan de vie et désir de mort, écriture et faux-semblants, intimité et émotion, féminité et fragilité. Ce sont les destins entremêlés de trois femmes, trois époques que l'on contemple de l'intérieur pendant les heures d'une journée, trois trajectoires de vie qui se font écho, se reflètent et se répondent dans un entrelacement de douleurs... Parfois il suffit de quelques pages pour se retrouver complètement submergée par un récit. Le prologue des « Heures » de Michael Cunningham a réussi ce tour de force : « Elle se hâte hors de la maison, vêtue d'un manteau trop chaud pour la saison. On est en 1941. Une autre guerre vient d'éclater. Elle a laissé une lettre à l'intention de Leonard, et une autre pour Vanessa. Elle se dirige d'un pas décidé vers la rivière, certaine de ce qu'elle va faire, et pourtant, même alors, elle se laisse distraire par la vue des vallons, de l'église, […] Elle a échoué, et les voix sont revenues, avec leur murmure indistinct par-delà les confins de sa vision, derrière elle, ici, non, elle se retourne, et elles sont parties ailleurs. » En quelques mots, l'auteur américain nous plonge dans ce qui sera l'ambiance de son roman : élan de vie et désir de mort, écriture et faux-semblants, intimité et émotion, féminité et fragilité. Ce sont les destins entremêlés de trois femmes, trois époques que l'on contemple de l'intérieur pendant les heures d'une journée, trois trajectoires de vie qui se font écho, se reflètent et se répondent dans un entrelacement de douleurs et de bonheurs éphémères. Une grâce folle imprègne chaque page, chaque monologue intime, autour de la figure de Virginia Woolf et son roman « Mrs Dalloway ». L'autrice au travail, le nom de son personnage principale, le choix d'un bouquet de fleurs, quelques pages lues dans une chambre d'hôtel, et la tentation de la mort... Tout tourne autour de Mrs Dalloway, du sens de la vie, de la nostalgie des heures que l'on voudrait précieusement gardées et de celles qui nous perdent à jamais. Il ne me reste plus qu'à découvrir Virginia Woolf maintenant afin de rencontrer enfin l'autre « Mrs Dalloway ». Et à vous inviter à découvrir ce merveilleux roman et son adaptation au cinéma par Stephen Daldry (2002), magnifiquement interprétée (et la BO on en parle?!🥰).
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  • Delire2014 Posté le 5 Août 2021
    L'histoire de 3 femmes souffrant du même sentiment de ne pas être à leur place, de leur sexualité difficile à assumer... L'une est l'auteure Virginia Woolf, l'autre (Clarissa) l'héroïne d'un de ses romans et la dernière est une lectrice de ce même roman. Un roman magnifiquement écrit, certaines phrases m'ont ému vire bouleversé. Il fait indéniablement partie de ces livres pour lesquels on devrait toujours avoir son petit cahier de notes avec soi. Cependant, même s'il est magnifiquement écrit, inspirant et qu'il m'a fait découvrir Virginia Woolf, Je le trouvais au départ un peu lent et (du début à la fin) assez sombre. Ceci dit, pour le second point négatif, le thème ne se prêtait pas à la grosse blague grivoise! Je comprends aisément qu'il ait été récompensé.
  • Delire2014 Posté le 5 Août 2021
    L'histoire de 3 femmes souffrant du même sentiment de ne pas être à leur place, de leur sexualité difficile à assumer... L'une est l'auteure Virginia Woolf, l'autre (Clarissa) l'héroïne d'un de ses romans et la dernière est une lectrice de ce même roman. Un roman magnifiquement écrit, certaines phrases m'ont ému vire bouleversé. Il fait indéniablement partie de ces livres pour lesquels on devrait toujours avoir son petit cahier de notes avec soi. Cependant, même s'il est magnifiquement écrit, inspirant et qu'il m'a fait découvrir Virginia Woolf, Je le trouvais au départ un peu lent et (du début à la fin) assez sombre. Ceci dit, pour le second point négatif, le thème ne se prêtait pas à la grosse blague grivoise! Je comprends aisément qu'il ait été récompensé.
  • OSOLEMIO Posté le 10 Mai 2021
    Trois femmes, trois lieux, trois époques, trois jours particuliers ou résonnent les heures de leurs états d'âme... "Heures exquises qui nous grisent .." analysées en parallèle et en alternance par Michael Cunningham chez des femmes qui ont voulu surmonter leurs doutes, leur mal être, la peur de la vie et de la mort, Virginia Woolf à Londres, en 1923 : écrivaine migraineuse, épouse aimante qui redoute Nelly sa cuisinière et qui est en train d'écrire son fameux roman "Mrs Dalloway" avec des hésitations quant au sort de son héroïne et qui va finalement se suicider ! Clarissa Vaughan à New York , en fin du XX ième siècle, elle est éditrice et part acheter des fleurs pour l'exposition de son ami Richard. Elle vit avec Sally depuis des années une relation lesbienne, et elle a pu avoir une fille Julia. Son ami et ex amant Richard est gravement atteint du sida et sombre dans la folie. Laura Brown à Los Angeles, en 1950 est mariée, elle a un enfant et elle est enceinte. Mère au foyer, elle est perfectionniste et déprime jusqu'à penser au suicide pour échapper aux contraintes de sa vie quotidienne. Elle lit "Mrs Dalloway " de Virginia Woolf pour affronter... Trois femmes, trois lieux, trois époques, trois jours particuliers ou résonnent les heures de leurs états d'âme... "Heures exquises qui nous grisent .." analysées en parallèle et en alternance par Michael Cunningham chez des femmes qui ont voulu surmonter leurs doutes, leur mal être, la peur de la vie et de la mort, Virginia Woolf à Londres, en 1923 : écrivaine migraineuse, épouse aimante qui redoute Nelly sa cuisinière et qui est en train d'écrire son fameux roman "Mrs Dalloway" avec des hésitations quant au sort de son héroïne et qui va finalement se suicider ! Clarissa Vaughan à New York , en fin du XX ième siècle, elle est éditrice et part acheter des fleurs pour l'exposition de son ami Richard. Elle vit avec Sally depuis des années une relation lesbienne, et elle a pu avoir une fille Julia. Son ami et ex amant Richard est gravement atteint du sida et sombre dans la folie. Laura Brown à Los Angeles, en 1950 est mariée, elle a un enfant et elle est enceinte. Mère au foyer, elle est perfectionniste et déprime jusqu'à penser au suicide pour échapper aux contraintes de sa vie quotidienne. Elle lit "Mrs Dalloway " de Virginia Woolf pour affronter sa réalité, elle est hantée par le génie et les démons de cette dernière, et d'ailleurs ce livre est le lien entre les 3 femmes, lien qui va conduire jusqu'à une incroyable révélation finale ! Un roman de Michael Cunningham qui analyse avec finesse, subtilité la part d'ombre de ces femmes qui tentent d'exister et d'assumer leurs désirs et leurs contradictions ! Challenge thématique de mai 2021 : la littérature étrangère .
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Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…