Lisez! icon: Search engine
10/18
EAN : 9782264054371
Code sériel : 3654
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 224
Format : 108 x 177 mm

Les Heures

Anne DAMOUR (Traducteur)
Date de parution : 03/03/2011

Clarissa, Virginia et Laura : trois femmes, trois journées particulières dont les heures résonnent de subtils et sublimes échos jusqu’à l’incroyable révélation finale. Ce roman magistral, porté par la grâce, est hanté par le génie et les démons de Virginia Woolf. Adapté avec un immense succès au cinéma, il a...

Clarissa, Virginia et Laura : trois femmes, trois journées particulières dont les heures résonnent de subtils et sublimes échos jusqu’à l’incroyable révélation finale. Ce roman magistral, porté par la grâce, est hanté par le génie et les démons de Virginia Woolf. Adapté avec un immense succès au cinéma, il a reçu les prestigieux prix Pulitzer et Pen Faulkner Award.

« Les Heures sonnent comme un subtil mécanisme d'horlogerie aux rouages de dentelle noire. [...] Assurément splendide. »
Fabrice Gaignault, Elle

Traduit de l’anglais (Etats-Unis)
par Anne Damour


 

Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782264054371
Code sériel : 3654
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 224
Format : 108 x 177 mm
10/18

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • sophronie Posté le 4 Février 2020
    Ce livre qui date un peu a reçu un Prix Pulitzer. En réalité je viens de le relire ! Et quel délice. Construit sur une alternance de chapitres, il met en avant 3 femmes : Virginia Woolf, directement inspirée de la vie de l'écrivaine anglaise, Mrs Dalloway, qui était une personnage de Virginia Woolf qui est donc le titre d'un de ses romans. Mrs Dalloway est donc ici le 2e personnage. Puis, Laura Brown, une jeune femme qui est lectrice du roman Mrs Dalloway. Une construction en gigogne. Ces femmes ont en commun des penchants homosexuels, un amour de la littérature, un rapport à la maternité difficile... un destin contrarié. La force du roman est la psychologie des personnages. Chaque personnage vit à une période et un lieu différent. Que peut-il se passer quand 3 femmes sont sur la brèche et que le destin de l'une dépend de la suivante ? Peut-il y avoir un autre lien entre la lectrice et le personnage de Mrs Dalloway ? Cunningham a trouvé un moyen astucieux pour créer une dimension supplémentaire dans la fiction, l'imaginaire. Formidable.
  • Sirenedesmers Posté le 29 Janvier 2020
    Clarissa, Virginia, Laura. Toutes trois ont en commun une grande souffrance psychique. Je voulais lire "Les heures" de Michael Cunningham depuis de nombreux mois, je le suis attelée à la lecture avec une grande joie. Ce roman est écrit avec beaucoup de délicatesse et de subtilité. Poétique, on est emporté dans les scènes, on imagine et on tremble. L'alternance entre les récits de vie des trois femmes peut donner le tournis, j'ai au début eu du mal à m'y retrouver. J'ai aimé ce voyage et la poésie, l'écriture limpide. Je m'attendais à un roman plus touchant, j'ai été un peu déçue, mais ça reste une belle lecture.
  • dcombier Posté le 28 Janvier 2020
    Les heures, ce sont les longues, très longues heures pendant lesquelles trois femmes plus ou moins désoeuvrées de la bonne société vivant à des époques différentes du XXè siècle, Virginia Woolf et deux personnages inspirés de ses oeuvres, se regardent le nombril en se disant combien elles sont mal heureuses. Pour pimenter ce mal être, elles flirtent avec les interdits de leur époque : homosexualité (franchie pour l'une d'elles), suicide… Le suicide, la mort sont omniprésents dans les pages de ce roman ; la mort tentatrice, la mort libératrice, la mort définitive… Décidément pas ma tasse de thé, mais très bien écrit, c'est la raison pour laquelle j'ai mis trois étoiles
  • Aouan Posté le 3 Novembre 2019
    Je n’ai pas encore réussi à lire Virginia Woolf, malgré quelques essais, trop loin de moi. Et pourtant je suis rentré dans ce roman de Michael Cunningham, qui raconte la genèse de l’écriture du premier succès de Virginia, Mrs Dalloway, à travers le récit parallèle de la journée de trois femmes à trois époques. Et je pense avoir compris les sentiments de ces femmes s’interrogeant sur leur existence et le rôle que leur impose la société. A travers les petits riens d’une journée apparemment ordinaire se joue leur destinée. Happée par l’écriture, cela m’a fait découvrir Virginia Woolf et envie d’essayer de la relire, mais peut-être pas en anglais, la délicatesse des sentiments étant trop difficile à appréhender quand on ne maîtrise pas la langue.
  • Cathy2909 Posté le 18 Octobre 2019
    Le roman commence avec le suicide de Virginia Woolf, nous partageons ses ultimes moments. Episode terrible, écrit avec pudeur, sans pathos rendu réaliste, plausible comme sous le sceau de dernières confidences. Tour à tour, au fil des chapitres, nous nous immisçons dans l’inconscient des ses trois femmes liées par une même connivence spirituelle, une même sensibilité exacerbée proche du désespoir et de la détresse, une forte et puissante dépression chronique. Ce sont des écorchées vives qui cultivent avec brio les apparences et les faux-semblants. Leurs âmes souffrent et crient sans rien laisser en transparaître !!! Peu de notes d’espoir pour leurs espérances inassouvies surtout bien mises en avant chez Laura Brown. Elle préfère se perdre dans la lecture comme une fuite en avant toute intérieure. Par les monologues intérieurs de ses trois figures féminines, le romancier Michael Cunningham effleure tout en finesse les thèmes de la maladie (le sida) avec Richard poète maudit, malade au bord de la folie ; de la vie avec Clarissa qui malgré tout trouve que l’existence reste une formidable et belle aventure ; de l’hésitation sexuelle ; de la mort omniprésente, tentation suicidaire pour la plupart des personnages ; du temps personnage à part entière.... Le roman commence avec le suicide de Virginia Woolf, nous partageons ses ultimes moments. Episode terrible, écrit avec pudeur, sans pathos rendu réaliste, plausible comme sous le sceau de dernières confidences. Tour à tour, au fil des chapitres, nous nous immisçons dans l’inconscient des ses trois femmes liées par une même connivence spirituelle, une même sensibilité exacerbée proche du désespoir et de la détresse, une forte et puissante dépression chronique. Ce sont des écorchées vives qui cultivent avec brio les apparences et les faux-semblants. Leurs âmes souffrent et crient sans rien laisser en transparaître !!! Peu de notes d’espoir pour leurs espérances inassouvies surtout bien mises en avant chez Laura Brown. Elle préfère se perdre dans la lecture comme une fuite en avant toute intérieure. Par les monologues intérieurs de ses trois figures féminines, le romancier Michael Cunningham effleure tout en finesse les thèmes de la maladie (le sida) avec Richard poète maudit, malade au bord de la folie ; de la vie avec Clarissa qui malgré tout trouve que l’existence reste une formidable et belle aventure ; de l’hésitation sexuelle ; de la mort omniprésente, tentation suicidaire pour la plupart des personnages ; du temps personnage à part entière. Tic tac … Pour certains les heures filent trop vite, pour d’autres elles s’étirent vers l’infini ! Tout le long des chapitres qui concernent « Clarissa Dalloway », l’auteur nous renvoie par subtiles touches au roman de Virginia Woolf, des rappels qui si nous avons lu le roman gênent un peu la lecture. Nous nous renvoyons trop dans l’œuvre de Mrs Woolf. Pour aperçu : dans la rue, Clarissa et les badauds sont interpellés par une pétarade qui les attire vers le lieu d’un tournage de séquence de film. Dans « Mrs Dalloway », un pneu qui éclate séduit et captive la foule qui se perd en conjectures quant à l’occupant de l’automobile. A chaque section, inconsciemment, nous cherchons les clins d’œil et la comparaison s’installe : l’achat des fleurs, la soirée qui se prépare, le passé qui resurgit sans cesse etc. Alors, forcément impossible de ne pas prévoir le suicide d’un des personnages. Arrêtons là l’énumération le plaisir de la découverte risque d’être gâché !
    Lire la suite
    En lire moins
Lisez inspiré avec 10/18 !
Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…