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EAN : 9782266192316
Code sériel : 13984
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 64
Format : 108 x 177 mm

Les Illuminations

Jean-Michel ESPITALLIER (Préface)
Date de parution : 04/06/2009

À son existence maudite de voyant, de voyou, de météore, Une saison en enfer semblait lancer un dernier adieu. La fête était finie. Avec les Illuminations, Rimbaud, à vingt ans, écrit le dernier acte de son « opéra fabuleux », le plus énigmatique. En fixant ses délires et ses vertiges,...

À son existence maudite de voyant, de voyou, de météore, Une saison en enfer semblait lancer un dernier adieu. La fête était finie. Avec les Illuminations, Rimbaud, à vingt ans, écrit le dernier acte de son « opéra fabuleux », le plus énigmatique. En fixant ses délires et ses vertiges, il ouvre les portes de l’inconscient et de l’inconnaissable, il transfigure ses visions, invente le surréalisme, les villes du futur, prophétise l’ère atomique.
Les dernières lueurs du « voleur de feu » créent un spectacle total mélangeant l’épopée, la chanson, le cirque, tous les genres et tous les styles. Les Illuminations annoncent un nouveau monde, qui est finalement le nôtre.

@ Disponible chez 12-21
L'ÉDITEUR NUMÉRIQUE

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EAN : 9782266192316
Code sériel : 13984
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 64
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • frandj Posté le 25 Août 2020
    J’ai tenté à nouveau la lecture de ces poésies en prose attribuées à Arthur Rimbaud (mais certains critiques considèrent qu’une partie - au moins - est l’oeuvre d’un poète mineur nommé Germain Nouveau). Quand j’ai lu "Illuminations" pour la première fois, il y a fort longtemps, je n’avais pas su dire si c’était « du lard ou du cochon » (pardon, j'utilise une expression de ma grand-mère !). Des décennies plus tard, je reste assez dubitatif. D’une manière générale, je n’ai pas d’appétence particulière pour la poésie en prose. Mais, plus précisément, je n’ai pas eu le coup de foudre pour ces textes qui étaient pourtant censés renouveler la poésie. Certes, je trouve ça et là quelques formulations jolies ou surprenantes: j’en donne quelques exemples en citations. Mais je préfère - et de loin - les poésies (rimées) que Rimbaud a écrites antérieurement.
  • Nowowak Posté le 7 Mars 2020
    D'un bleu céruléen, le ciel s'apprête à lancer ses poings vers les étoiles mais on doit livrer une nouvelle lune alors il hésite. le poète feuillette sa vie et se sent comme ces paysages capables de se taire mais aussi de s'ouvrir doucement pour qui a les mains douces et le cœur tendre. Les heures nonchalantes s'étirent comme des fêlures de bombardiers et traversent le ciel en vastes enclos. L'insignifiant gonfle l'être et rend invisible ce qui est visible. Le poète aime quand les mots n'attendent rien et finissent par fondre dans la bouche et éclater en mille flocons. L'extase prend alors son élan pour atteindre le paroxysme de l'effervescence des sphères vespérales. Les anges en crue débordent d'émotions torrentielles dont on a perdu la clef. Emmêlée au soleil la mer range ses verbes pour plus tard. Aucun cérémonial pour fixer les vertiges et effleurer la pudeur gantée de blanc qui vient de mettre le couvert. L'imaginaire secoue sa tête blonde et brune parfois rousse comme ces petites boules remplies de fausse neige. C'est frais et malicieux.
  • AgatheDumaurier Posté le 26 Octobre 2018
    Je m'étais juré de ne pas écrire la moindre critique sur Rimbaud, mais le billet de Nastasia me fait revenir sur ma décision. J'ai ajouté des commentaires, peut-être trop et je m'en excuse, mais sans révéler la vérité vraie : comment serait-ce possible ? Il faudrait aller trop loin en Rimbaldie pour me faire comprendre, et faire comprendre les secrets que partagent les rimbaldiens. Accéder à Rimbaud est une initiation, un voyage de toute une vie. On le commence tôt. L'adolescente littéraire est attirée par le parfum de liberté et de rébellion qui se dégage du magnifique visage immortalisé par Carjat. Puis on grandit, on relit, on étudie, on entre dans un immense univers aux couleurs bleu, vert et or, et feu et noir de l'enfer. On entend une voix, de plus en plus reconnaissable entre toutes, une voix nue et unique. Un être se matérialise, d'une présence quasi hallucinatoire. Un grand maître, un génie dont la parole se répand jusqu'aux confins de l'esprit. Rimbaud n'est pas un auteur comme les autres, c'est un compagnon de route, un ami, un confident, un amant. Il vous soutient dans les moments de souffrance, sa voix est là, à votre oreille, murmure... Je m'étais juré de ne pas écrire la moindre critique sur Rimbaud, mais le billet de Nastasia me fait revenir sur ma décision. J'ai ajouté des commentaires, peut-être trop et je m'en excuse, mais sans révéler la vérité vraie : comment serait-ce possible ? Il faudrait aller trop loin en Rimbaldie pour me faire comprendre, et faire comprendre les secrets que partagent les rimbaldiens. Accéder à Rimbaud est une initiation, un voyage de toute une vie. On le commence tôt. L'adolescente littéraire est attirée par le parfum de liberté et de rébellion qui se dégage du magnifique visage immortalisé par Carjat. Puis on grandit, on relit, on étudie, on entre dans un immense univers aux couleurs bleu, vert et or, et feu et noir de l'enfer. On entend une voix, de plus en plus reconnaissable entre toutes, une voix nue et unique. Un être se matérialise, d'une présence quasi hallucinatoire. Un grand maître, un génie dont la parole se répand jusqu'aux confins de l'esprit. Rimbaud n'est pas un auteur comme les autres, c'est un compagnon de route, un ami, un confident, un amant. Il vous soutient dans les moments de souffrance, sa voix est là, à votre oreille, murmure ou cri, pour aller à l'essentiel. Il a fait toutes les expériences, il a connu toute la douleur du monde, il a cherché une langue universelle pour que l'humanité partage son cri et son murmure. Il a compris, à seize ans, l'enfermement des esprits dans la norme, la religion, la morale. Il a compris que les mots étaient les geôliers et que, pour être libre, il fallait détruire les anciens pour en réinventer de nouveaux. Il a voulu aller au-delà des perceptions normées, libérer les sens et les corps, pour concevoir un monde plus vaste, un univers immense à la mesure des possibilités de l'intelligence humaine. Il a cru avoir échoué : c'est une Saison en Enfer. En réalité, il a réussi. Ce sont les Illuminations, cette éblouissante série de visions dont le but est de faire emprunter à l'esprit des chemins de traverse, vers un horizon infini. Il faut plonger dans l'inconcevable mélange des couleurs et des sensations, des idées folles et révoltées, comme dans un bain purificateur, pour décrasser son cerveau de la grammaire habituelle du langage et du sens ordinaire des mots. C'est l'accomplissement du projet de voyance et de l'alchimie du verbe élaboré antérieurement. Dans les Illuminations, la voix de Rimbaud est la plus pure, d'une beauté surnaturelle, et elle résonne et elle danse dans mon esprit comme un autre moi-même, plus intelligente, plus lucide et plus libre. Comment un tel miracle est-il possible ? Rimbaud est extrêmement jeune, il est extrême en tous points. Il y a cru. Il a cru qu'il changerait la vie et que le monde s'éveillerait au son de sa voix, et il a tout donné, sa santé physique, mentale. Lui, l'exceptionnel élève du lycée de Charleville, il a sacrifié son avenir, toutes ses chances d'une vie normale, d'une brillante réussite, pour son ambition poétique, métaphysique. Et il a déchanté. Le monde ne s'est pas incliné devant son pouvoir et sa sagesse. Le monde est indécrottable. Rimbaud a tout laissé tomber et il est parti, définitivement. Enfin presque. Car voilà le grand secret du génie de Rimbaud. Pour nous, les rimbaldiens, Rimbaud est vivant. Comme je l'ai dit, il a tout sacrifié, et cette voix totalement authentique, sincère, libre, sans aucune possibilité de compromis ou de retraite, sans filet, sans issue, est une voix unique en littérature, douée du pouvoir d'être plus vivante qu'aucune autre-pour ceux qui parviennent à l'entendre. Ils sont assez nombreux, les rimbaldiens. Certains sont de célèbres auteurs constamment hantés (Verlaine, Claudel, les surréalistes), d'autres n'ont rien écrit mais connaissent parfaitement sa voix. Je peux placer ici cette magnifique phrase d'Yves Bonnefoy, dans son essai sur Rimbaud, et qui résume parfaitement le sentiment du rimbaldien : " c'est même lui, ce génie violent, insensé, qui pour beaucoup de ceux qui l'approchent est debout devant eux et parle." Tel est le secret de la poésie rimbaldienne : c'est qu'elle est Rimbaud lui-même. Et nous l'aimons, lui, comme s'il était présent avec nous. Je n'éprouve cela pour aucun autre auteur.
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  • Farlay Posté le 16 Septembre 2018
    Difficile d'évoquer ce livre, "peut-être au-delà de la littérature", comme disait un homme connu pour ses silences davantage que pour ses livres, sans faire une genuflexion, tant Rimbaud a servi d'effigie publicitaire à la jeunesse, à l'école, à Mitterand, Balladur et, qui sait ?, un jour à Melenchon. C'est pourtant d'abord un chef-d'œuvre. Autrement dit, un livre qu'il est dérisoire de prétendre parler. Il faut surtout le vivre.
  • Chasto Posté le 25 Mars 2017
    Enluminures et rêves, hallucinations et conviction intime d'un réel d'ailleurs. La clef de ces champs célestes où se perd l'esprit est à trouver parmi le chant de ces vers de lignes et de pages.
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