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10/18
EAN : 9782264074911
Code sériel : 5482
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 480
Format : 108 x 177 mm

Les jours de silence

Anne-Laure TISSUT (Traducteur)
Date de parution : 19/09/2019
 Quand un père disparaît, une partie du fils meurt, peut-être celle qui les faisaient tellement se ressembler ? Peut-on changer sa vie avec la littérature, peut-elle faire de nous une personne meilleure ?
Appalaches, années 1950 à 2000. Alors qu’il s’était promis de ne jamais revenir dans son village natal, Henry Aster, bientôt père et apprenti écrivain décide de retourner vers le foyer familial et sa mère vieillissante…Installé avec sa femme et leurs enfants dans une maison superbe mais maudite, il tente d’écrire... Appalaches, années 1950 à 2000. Alors qu’il s’était promis de ne jamais revenir dans son village natal, Henry Aster, bientôt père et apprenti écrivain décide de retourner vers le foyer familial et sa mère vieillissante…Installé avec sa femme et leurs enfants dans une maison superbe mais maudite, il tente d’écrire le roman de sa vie. Le décès de sa mère l’anéantit. Son fils tentera de lui redonner goût à la vie mais il disparaît avec son manuscrit. Bouleversé par le départ de son père, Henry Jr s’enfuit à son tour à la recherche de celui-ci…
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EAN : 9782264074911
Code sériel : 5482
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 480
Format : 108 x 177 mm
10/18

Ils en parlent

« Les fantômes les plus terribles ne se cachent pas les maisons, mais dans notre esprit. Et c’est justement ce que nous rappelle Les Jours de silence. Au cœur d’un paysage psychologique escarpé apparaît un Sud gothique d’une grande beauté, infusé de poésie vernaculaire et de personnages tout prêts à crever la page. En explorant ce chemin fait de profondes descentes et de remontées, Phillip Lewis tisse un roman rempli d’un puissant espoir : le lecteur ne peut que le suivre, pris au piège de ses mots. » 
Matthew Thomas, auteur de Nous ne sommes pas nous-mêmes

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • VALENTYNE Posté le 8 Février 2020
    LC avec Bellonzo :-) Je repère certains livres dès leur sortie à leur couverture ..inutile de dire que la couverture de celui-là m'a aimantée. Ce livre est paru en grand format en 2018 et en poche il y a quelques semaines. Les chevaux ne sont pas l'élément principal de l'histoire … L'histoire se passe dans les Appalaches dans un coin perdu des Etats-Unis. Tout d'bord, Henry Astier nous raconte son enfance avec ses parents et ses soeurs. A la fac, il rencontre Eléonore. Il souhaite devenir écrivain. Comme sa mère tombe malade, le jeune couple, accompagné d'un bébé, Henry Junior, retourne dans les Appalaches, ils y resteront toute leur vie. Henry Senior devient avocat, frustré de ne pas réussir à écrire le roman qui le hante. Le lecteur suit alors plus Harry Junior de ses 10 ans jusqu'à ses 25 ans. La grand mère meurt ; Henry senior tombe dans une dépression et abandonne sa famille. Eléonore se retrouve seule avec Henry junior, 15 ans et une petite fille Threnody. La suite du livre se concentre sur les études d'Henry Junior avec en filigrane ce vide que le père a laissé en s'enfuyant, il y rencontre une jeune fille, Story, qui semble elle aussi se chercher … Voici... LC avec Bellonzo :-) Je repère certains livres dès leur sortie à leur couverture ..inutile de dire que la couverture de celui-là m'a aimantée. Ce livre est paru en grand format en 2018 et en poche il y a quelques semaines. Les chevaux ne sont pas l'élément principal de l'histoire … L'histoire se passe dans les Appalaches dans un coin perdu des Etats-Unis. Tout d'bord, Henry Astier nous raconte son enfance avec ses parents et ses soeurs. A la fac, il rencontre Eléonore. Il souhaite devenir écrivain. Comme sa mère tombe malade, le jeune couple, accompagné d'un bébé, Henry Junior, retourne dans les Appalaches, ils y resteront toute leur vie. Henry Senior devient avocat, frustré de ne pas réussir à écrire le roman qui le hante. Le lecteur suit alors plus Harry Junior de ses 10 ans jusqu'à ses 25 ans. La grand mère meurt ; Henry senior tombe dans une dépression et abandonne sa famille. Eléonore se retrouve seule avec Henry junior, 15 ans et une petite fille Threnody. La suite du livre se concentre sur les études d'Henry Junior avec en filigrane ce vide que le père a laissé en s'enfuyant, il y rencontre une jeune fille, Story, qui semble elle aussi se chercher … Voici pour l'histoire. Les personnages sont convaincants, j'ai eu plusieurs fois l'impression de basculer dans le fantastique avec la maison qu'habitent Henry et sa famille. Dans cette maison, toute biscornue et comme hantée, un crime a eu lieu il y a de nombreuses années et c'est pour cela que le jeune couple peut l'acheter pour un bouchée de pain. C'est à partir de l'achat de cette maison que tout semble mal se dérouler pour eux, mais peut-être n'est ce qu'une impression…juste la vie qui coule et les rêves de jeunesse qui semblent inatteignables… Un premier roman qui est très dense et une fin qui m'a estomaquée : ou comment un secret pour protéger un enfant peut finalement le détruire … Ce livre me laisse un sentiment de tristesse, de mélancolie…j'ai eu à un moment envie de secouer les personnages pour qu'ils se sortent un peu de leur situation respective…(léthargie) mais peut être que je projette ma mélancolie et léthargie sur les personnages …Allons lire l'avis de Bellonzo ... Quant au titre magnifique, il peut avoir plusieurs interprétations car il semble dans cette histoire que le silence soit prédominant : que ce soient Henry senior, Henry junior, Eleonor, la famille de Story, tout ce petit monde est bien silencieux…
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  • Bellonzo Posté le 7 Février 2020
    Premier livre en France pour Phillip Lewis, Les jours de silence est une oeuvre majeure. Je crois avoir deviné que ma colistière Valentyne sera de mon avis. On verra. Nos lectures communes, régulières, nous ont conduit scette fois à une découverte importante dans la déjà prolifique et souvent talentueuse littérature américaine. Phillip Lewis vit en Caroline du Nord et y a situé son roman dans lequel on ne peut s'empêcher de trouver des relents autobiographiques. Comme souvent il faut citer le titre orginal qui éclaire un peu la lanterne du lecteur car les traductions sont souvent des tractations. The Barrowfields, ce sont les contreforts des Appalaches, ces montagnes de l'Est américain, tout en mousses grises, éminences rocheuses et souches pétrifiées. Une bourgade, Old Buckram, où le narrateur Henry a vécu avec sa famille, dans une grande bâtisse maudite, famille dont le père, Henry lui aussi, a un jour disparu sans laisser de traces. Henry le père était un intellectuel autodidacte qui admrait Thomas Wolfe, Faulkner ou Fitzgerald, et se livrait lui-même à l'écriture se rêvant l'auteur d'un roman-somme, le grand roman... Premier livre en France pour Phillip Lewis, Les jours de silence est une oeuvre majeure. Je crois avoir deviné que ma colistière Valentyne sera de mon avis. On verra. Nos lectures communes, régulières, nous ont conduit scette fois à une découverte importante dans la déjà prolifique et souvent talentueuse littérature américaine. Phillip Lewis vit en Caroline du Nord et y a situé son roman dans lequel on ne peut s'empêcher de trouver des relents autobiographiques. Comme souvent il faut citer le titre orginal qui éclaire un peu la lanterne du lecteur car les traductions sont souvent des tractations. The Barrowfields, ce sont les contreforts des Appalaches, ces montagnes de l'Est américain, tout en mousses grises, éminences rocheuses et souches pétrifiées. Une bourgade, Old Buckram, où le narrateur Henry a vécu avec sa famille, dans une grande bâtisse maudite, famille dont le père, Henry lui aussi, a un jour disparu sans laisser de traces. Henry le père était un intellectuel autodidacte qui admrait Thomas Wolfe, Faulkner ou Fitzgerald, et se livrait lui-même à l'écriture se rêvant l'auteur d'un roman-somme, le grand roman de l'Amérique. Ils sont quelques millers depuis deux siècles à avoir espéré cela. De Twain à Roth, de Dos Passos à Styron, and so on... Le dernier en date pourrait être Phillip Lewis tant son exploration des rapports familiaux, un père et son fils essentiellement, mais aussi frère et soeur, est aigüe et précise. Ces relations se développent dans l'immense maison sur les hauteurs, quasiment hantée, un quintuple meurtre-suicide y aurait été jadis perpétré. Confiné dans son immense bibliothèque, le père, avocat peu argenté et beaucoup alcoolisé, aime sa femme qu'il va quitter, respecte ses enfants qu'il va abandonner. Henry le fils, en quelque sorte suivra ses traces. Mais ce roman est si riche et profond qu'il faut s'y investir sans en savoir plus. La passion pour la littérature, la difficile existence d'une famille, la relative misanthropie du père, les racines et les dévoiements, autant de pistes sinueuses et labyrinthique quelquefois, qui donnent toute sa valeur à ce grand roman américain. (Le fils, parlant du père) Jusqu'à ce moment une part de moi avait voulu croire en lui sans réserve. A présent la façade soigneusement entretenue se dissolvait sous mes yeux, et j'en étais profondément blessé, car je voyais sur son visage éteint la tristesse entendue de qui sait que ceux qui croyaient en lui n'y croient plus. (Idem) Je pensais à lui, là, sous l'herbe mourante, lui que le temps implacable avait réduit au silence avant qu'il ait pu donner voix au chaos qui bouillonnait et rugissait en lui.
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  • veroherion Posté le 26 Janvier 2020
    J'aime ce titre : Les jours de silence. Comme une chape de plomb sur les non-dits. Comme une grande maison vide au passé chargé. Comme un adolescent qui n'a plus de mots pour exprimer le manque et l'absence. Comme une petite fille qui ne peut plus sourire. Et pourtant, les liens sont forts et plein d'affection, la musique est présente et les livres sont partout. Les parents s'aiment et aiment leurs enfants. Puis arrivent ces jours de silence, portés par une écriture délicate, qui exprime si bien cette ambiance parfois légère puis si lourde, qui exprime si bien l'admiration d'un fils pour son père, qui exprime si bien l'impuissance et la solitude.
  • Stemilou Posté le 25 Juin 2019
    Henry Larvatis Aster sait depuis son plus jeune âge qu'il est destiné à s'élever dans la société et à quitter les rues trop étroites de sa ville. Il tentera de le faire grâce à la littérature, mais comme pour tout écrivain le doute frappe parfois à votre porte. Henry emménage dans une grande demeure avec femme et enfants, cette maison pèse sur la famille qui s'étiole peu à peu pour finalement ne laisser qu'Henry Jr, le fils, portant le même nom que le père. Lourd fardeau. Henry Jr, le narrateur, raconte donc sa fuite des montagnes pour sortir lui aussi la tête de l'eau et étudie la philosophie. Nous parle de son histoire d'amour avec Story, jeune fille tout aussi amochée que lui. Le récit n'apporte parfois pas grand chose, certains passages s'étire et lasse, l’histoire d'Henry est pourtant passionnante errant entre passé et présent, entre son devoir et ses envies. Je n'ai pas été emporté par ce roman comme je l'aurais souhaité, il y a beaucoup de grâce dans ces mots et pas assez de moments intenses pour relancer l'avidité à en connaître le dénouement.
  • Bazart Posté le 28 Janvier 2019
    Le livre de mon père, dans la région pauvre du sud des Appalaches. Une grande maison gothique, lugubre demeure en haut de la colline. Harry junior, le narrateur raconte son enfance auprès d’un père fantasque, un avocat dilettante et perpétuel futur écrivain du grand roman américain. Un père qui rêvait d’écrire une grande saga, Sudiste évidemment, dans la lignée de William Faulkner ou Mark Twain et que toute la famille attendait avec impatience. Un père trop tôt disparu qui laisse un vide abyssale et fracture cette famille déjà fragile. Harry devra partir, quitter lui aussi le nid pour s’aguerrir, se renforcer et pouvoir revenir pour affronter sa vie. Résultat de recherche d'images pour "sudiste américain" Qu’est-ce qu’un roman Sudiste ? Simplifions les choses : une saga familiale très littéraire, poétique même, gothique et surtout très mélancolique. Si en plus, le fils joue Mozart ou Chopin sur le grand piano à queue de la grande et sombre salle de musique, tandis que le père transpire sang et eaux sur sa vieille Remington et que la petite sœur assise sur l’escabeau de l’immense bibliothèque découvre Edgard Allan Poe sous l’œil attendri mais inquiet de la mère, nous avons là le grand roman américain qu’Harry sénior... Le livre de mon père, dans la région pauvre du sud des Appalaches. Une grande maison gothique, lugubre demeure en haut de la colline. Harry junior, le narrateur raconte son enfance auprès d’un père fantasque, un avocat dilettante et perpétuel futur écrivain du grand roman américain. Un père qui rêvait d’écrire une grande saga, Sudiste évidemment, dans la lignée de William Faulkner ou Mark Twain et que toute la famille attendait avec impatience. Un père trop tôt disparu qui laisse un vide abyssale et fracture cette famille déjà fragile. Harry devra partir, quitter lui aussi le nid pour s’aguerrir, se renforcer et pouvoir revenir pour affronter sa vie. Résultat de recherche d'images pour "sudiste américain" Qu’est-ce qu’un roman Sudiste ? Simplifions les choses : une saga familiale très littéraire, poétique même, gothique et surtout très mélancolique. Si en plus, le fils joue Mozart ou Chopin sur le grand piano à queue de la grande et sombre salle de musique, tandis que le père transpire sang et eaux sur sa vieille Remington et que la petite sœur assise sur l’escabeau de l’immense bibliothèque découvre Edgard Allan Poe sous l’œil attendri mais inquiet de la mère, nous avons là le grand roman américain qu’Harry sénior n’écrira jamais. Sacrée mise en abyme littéraire qui fait se demander au chroniqueur : « bon sang ! comment donner envie de lire ce roman élégiaque formidablement triste et mélancolique ? ». C’est simple, il est prouvé que la littérature mélancolique est un excellent remède à la mélancolie. Et croyez-moi je suis un expert en mélancolie.
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