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10/18
EAN : 9782264075567
Code sériel : 5507
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 432
Format : 108 x 177 mm

Les outrages

Alex FOUILLET (Traducteur)
Date de parution : 02/01/2020
Un roman d’anticipation foisonnant ou l’art de mêler des visions politiques anxiogènes à un humour aussi grinçant qu’irrésistible.
Le Danemark choisit de résoudre le problème en louant au nom de l’État une zone rurale aussi grande qu’Amager sur la côte orientale du Mozambique. On y avait construit une ville avec des conteneurs Mærsk pouvant héberger trois cent mille personnes, et ce serait désormais là que les Danois accueilleraient... Le Danemark choisit de résoudre le problème en louant au nom de l’État une zone rurale aussi grande qu’Amager sur la côte orientale du Mozambique. On y avait construit une ville avec des conteneurs Mærsk pouvant héberger trois cent mille personnes, et ce serait désormais là que les Danois accueilleraient leurs réfugiés.

Dans une Europe à vif, le Danemark choisit d’exporter tous ses immigrés. Ce contexte extrême fait éclore des personnages au bord de l’implosion : Stig, galeriste d’art contemporain sulfureux et avide de reconnaissance ; son épouse, experte en intelligence artificielle, qui lui impose un retour à la nature ; leur fille Emma, utopiste paumée, qui part seule au Mozambique ; et Christian, artiste star à la libido endiablée, bientôt pris au piège de la très jeune Mia… Dans un monde où le cynisme est roi, chacun tente de sauver sa peau. Mais à quel prix ?

Lecture explosive et farfelue où humour très noir, plume ciselée, provoc et sexe gouvernent, Les Outrages est avant tout follement intelligent et cruellement lucide. Une satire qui ose nous bousculer pour mieux pointer les dérives de l'âme humaine.
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EAN : 9782264075567
Code sériel : 5507
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 432
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Sydola Posté le 5 Avril 2020
    Stig est galeriste d'art contemporain, il expose entre autres artistes, Christian Funder qui entretient une relation avec Mia, une jeune autiste tout juste âgée de 18 ans et qui se retrouve enceinte. Sa femme Elisabeth est chercheuse en intelligence artificielle. Ils vivent à Copenhague où il règne une atmosphère délétère sous fond de racisme où les immigrés vivent parqués dans des ghettos sous le contrôle de l'armée et ceux qui se retrouvent sous les fourches caudines de la justice, ils se retrouvent condamnés au départ vers Frederiksstad, zone rurale au nord de Nampula au Mozambique.  Un centre de recherche basé sur l'île de Lolland cherche à recruter Elisabeth, elle doit donc déménager c'est une des conditions du recrutement. Elle a très envie d'accepter mais Stig refuse de partir pour la campagne. C'est l'état de santé de leur fille Emma qui va bousculer les choses. Emma qui souffre d'un profond mal-être, trouve sa voie en partant au Mozambique au sein d'une ONG pour permettre aux immigrés refoulés de vivre dignement dans le camp géré par son pays. Stig n'apporte pas grand chose au roman si ce n'est qu'il est le point de rencontre entre les différents protagonistes. Ce roman dénonce notre société dans son comportement... Stig est galeriste d'art contemporain, il expose entre autres artistes, Christian Funder qui entretient une relation avec Mia, une jeune autiste tout juste âgée de 18 ans et qui se retrouve enceinte. Sa femme Elisabeth est chercheuse en intelligence artificielle. Ils vivent à Copenhague où il règne une atmosphère délétère sous fond de racisme où les immigrés vivent parqués dans des ghettos sous le contrôle de l'armée et ceux qui se retrouvent sous les fourches caudines de la justice, ils se retrouvent condamnés au départ vers Frederiksstad, zone rurale au nord de Nampula au Mozambique.  Un centre de recherche basé sur l'île de Lolland cherche à recruter Elisabeth, elle doit donc déménager c'est une des conditions du recrutement. Elle a très envie d'accepter mais Stig refuse de partir pour la campagne. C'est l'état de santé de leur fille Emma qui va bousculer les choses. Emma qui souffre d'un profond mal-être, trouve sa voie en partant au Mozambique au sein d'une ONG pour permettre aux immigrés refoulés de vivre dignement dans le camp géré par son pays. Stig n'apporte pas grand chose au roman si ce n'est qu'il est le point de rencontre entre les différents protagonistes. Ce roman dénonce notre société dans son comportement négatif vis à vis des êtres humaines qui ne sont pas dominants, occidentaux, riches et dans une certaine "norme". Il met donc en exergue le manque d'humanité de notre société qui refuse le partage et le besoin de toujours vouloir plus. Et sous prétexte d'argent se permettre des actions que la loi sanctionne mais que la justice n'applique pas. On sort de ce livre désabusé avec une pointe de colère.
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  • Salix_alba Posté le 24 Mars 2020
    Kaspar Colling Nielsen nous réserve avec ce roman, que j’analyse comme une dystopie, une situation de différents personnages sur un fond à plusieurs strates : comment intégrer les immigrés, le rôle de parents, l’approche de la pédophilie, l’imprégnation de la technologie sur le devenir de l’espèce humaine, notre perception émotionnelle vis-à-vis des animaux, le rôle des puissants et bien sûr notre raison d’être. Donc, moult pistes de réflexions pour une société qui se cherche. Stig, galeriste d’art contemporain, vit au Danemark, avec sa femme Elisabeth, chercheuse en intelligence artificielle. Le pays est secoué par, ce qui semble un échec d’intégration d’immigrés. A cette fin et pour résoudre cette situation, le gouvernement décide et applique d’envoyer ceux-ci au Mozambique. En leur procurant les services nécessaires afin qu’ils puissent vivre décemment. Emma, leur fille utopiste trouve une raison de vivre en partant dans ce pays afin de leur porter une aide – ONG - et par ce biais, une résilience cherchée. Christian l’un des artistes de Stig, s’avère être certes, un homme de talent mais surtout doté d’une libido exacerbée. Ne va-t-il pas s’enticher d’une jeune danoise de 18 ans ; handicapée mentale ! Enfin, l’auteur nous soumet une approche irréfragable de notre... Kaspar Colling Nielsen nous réserve avec ce roman, que j’analyse comme une dystopie, une situation de différents personnages sur un fond à plusieurs strates : comment intégrer les immigrés, le rôle de parents, l’approche de la pédophilie, l’imprégnation de la technologie sur le devenir de l’espèce humaine, notre perception émotionnelle vis-à-vis des animaux, le rôle des puissants et bien sûr notre raison d’être. Donc, moult pistes de réflexions pour une société qui se cherche. Stig, galeriste d’art contemporain, vit au Danemark, avec sa femme Elisabeth, chercheuse en intelligence artificielle. Le pays est secoué par, ce qui semble un échec d’intégration d’immigrés. A cette fin et pour résoudre cette situation, le gouvernement décide et applique d’envoyer ceux-ci au Mozambique. En leur procurant les services nécessaires afin qu’ils puissent vivre décemment. Emma, leur fille utopiste trouve une raison de vivre en partant dans ce pays afin de leur porter une aide – ONG - et par ce biais, une résilience cherchée. Christian l’un des artistes de Stig, s’avère être certes, un homme de talent mais surtout doté d’une libido exacerbée. Ne va-t-il pas s’enticher d’une jeune danoise de 18 ans ; handicapée mentale ! Enfin, l’auteur nous soumet une approche irréfragable de notre société, par une prospective idyllique de l’utilisation de la science – Intelligence Artificielle- qui devrait remédier à notre vieillissement et doter de réflexions – sensées – certains animaux…S’agit-il de bienfaits et que va-t-il nous advenir sans notre fin à tous. Pour nous sentir vivants, fallait-il que nous disparaissions ? En définitive, ce roman, sous prétexte d’un aspect trivial, nous pointe du doigt, les conséquences de notre impéritie et notre lâcheté dans beaucoup de domaines. Une satire, poussée au paroxysme par les outrages évoqués.
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  • gonewiththegreen Posté le 8 Juin 2019
    Premier contact avec la littérature danoise. Contact rugueux, j'ai eu raison de faire du rugby dans ma jeunesse ! Les outrages, c'est d'abord une couverture bien flashie, qui attire l'oeil. N'étant pas fan des résumés au dos, je me fie au conseil d'un collègue qui pense que le livre vaut le coup d’œil. Et c'est parti donc et pour partir ça part très vite puisque , on apprend que les musulmans sont expulsés du Danemark pour être parqués au Mozambique dans une zone achetée par les Danois. Mais , on est en quelle année ? ?? On ne le saura jamais , mais c'est du futur très proche. Parallèlement à l'histoire, il y a de courts chapitres en italique qui mettent en scène deux personnages que l'on a du mal à cerner mais qui semblent avoir des super pouvoirs . (J'aurais dû me méfier du collègue). Et cette histoire alors ? C'est celle d'une famille : Elisabeth qui vient de se voir offrir un poste dans le Lolland danois , une île au sud du pays. Elle travaille sur l'intelligence artificielle. Stig le mari est galeriste presque par hasard et a dans son catalogue Christian, que je vois comme un vieux beau... Premier contact avec la littérature danoise. Contact rugueux, j'ai eu raison de faire du rugby dans ma jeunesse ! Les outrages, c'est d'abord une couverture bien flashie, qui attire l'oeil. N'étant pas fan des résumés au dos, je me fie au conseil d'un collègue qui pense que le livre vaut le coup d’œil. Et c'est parti donc et pour partir ça part très vite puisque , on apprend que les musulmans sont expulsés du Danemark pour être parqués au Mozambique dans une zone achetée par les Danois. Mais , on est en quelle année ? ?? On ne le saura jamais , mais c'est du futur très proche. Parallèlement à l'histoire, il y a de courts chapitres en italique qui mettent en scène deux personnages que l'on a du mal à cerner mais qui semblent avoir des super pouvoirs . (J'aurais dû me méfier du collègue). Et cette histoire alors ? C'est celle d'une famille : Elisabeth qui vient de se voir offrir un poste dans le Lolland danois , une île au sud du pays. Elle travaille sur l'intelligence artificielle. Stig le mari est galeriste presque par hasard et a dans son catalogue Christian, que je vois comme un vieux beau qui passe son temps à sauter et sodomiser si affinité des vieilles , des matures ou des jeunes, il n'est pas difficile le Christian (mais qu'est ce qu'il bande pour son âge et son état physique !). Enfin , il y a la fille , la vingtaine , Emma et elle ne va pas fort : 42 kilos, un cancer, bref , on a des doutes sur le fait qu'elle arrive à la page 400. Voilà, le décor est planté . Que penser de ce livre ? Il y a le monde qu'on nous y vend , qui est à pleurer, manichéen à souhait, les européens contre les musulmans, les riches contre les autres, les chats contre les oiseaux... Cependant, le questionnement sur les avancées technologiques est opportun dans une telle dystopie . Dommage que finalement il n'ait pas été plus développé. Il y a l'étude des personnages , et là on décolle un peu (sauf avec Christian, lui il est allongé ou sur les genoux...). Chacun cherche à exister, à sauver sa peau et ma foi, le livre y prend de l'intérêt. Même les deux gugusses "en italique" prennent corps ! Faut il conseiller ce livre ? Il a le mérite de l'originalité mais pour vous faire une idée , il est noté en bas de la quatrième de couverture que je lis à la fin du livre : le Houellebecq scandinave. Je me disais bien que j'avais déjà lu un truc comme ça...
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  • traversay Posté le 24 Janvier 2019
    Inconnu en France, jusqu'à la parution début 2019 de Les outrages, le romancier danois Kaspar Colling Nielsen nous est présenté comme le "Houellebecq scandinave." C'est en partie vrai pour la radicalité du propos, le goût de la provocation, la permanence du cynisme et un humour franchement noir. Et aussi un style assez simple mais brillant au service d'une architecture narrative extrêmement pensée et efficace. Il s'agit d'une dystopie, un genre que semble affectionner l'auteur (parmi ses romans inédits figure un titre prometteur : La guerre civile danois 2018-2024). En vrac, dans Les outrages, il y a la description d'un bout de terre au Mozambique où les danois envoient leurs réfugiés et autres indésirables mais aussi un lieu au sud de Copenhague où l'élite intellectuelle, scientifique et artistique s'est regroupée progressivement. Il y a des drones omniprésents qui simplifient la vie des humains, des animaux sur lesquels sont menées des expériences et qui parlent, pour certains d'entre eux (le dialogue entre une pie et un chien dans un avenir plus ou moins proche sert de fil conducteur au livre). 4 personnages ont le premier rôle, un galeriste, sa femme scientifique, leur fille qui cherche un sens à sa vie et un... Inconnu en France, jusqu'à la parution début 2019 de Les outrages, le romancier danois Kaspar Colling Nielsen nous est présenté comme le "Houellebecq scandinave." C'est en partie vrai pour la radicalité du propos, le goût de la provocation, la permanence du cynisme et un humour franchement noir. Et aussi un style assez simple mais brillant au service d'une architecture narrative extrêmement pensée et efficace. Il s'agit d'une dystopie, un genre que semble affectionner l'auteur (parmi ses romans inédits figure un titre prometteur : La guerre civile danois 2018-2024). En vrac, dans Les outrages, il y a la description d'un bout de terre au Mozambique où les danois envoient leurs réfugiés et autres indésirables mais aussi un lieu au sud de Copenhague où l'élite intellectuelle, scientifique et artistique s'est regroupée progressivement. Il y a des drones omniprésents qui simplifient la vie des humains, des animaux sur lesquels sont menées des expériences et qui parlent, pour certains d'entre eux (le dialogue entre une pie et un chien dans un avenir plus ou moins proche sert de fil conducteur au livre). 4 personnages ont le premier rôle, un galeriste, sa femme scientifique, leur fille qui cherche un sens à sa vie et un peintre qui ne peut travailler s'il n'a pas sa dose de sexe. Ce qui nous vaut un assez grand nombre de scènes qu'on ne peut qualifier autrement que de pornographiques et qui feraient passer Houellebecq pour un écrivain pudibond. Les outrages est un roman d'anticipation mais assez crédible du point de vue des avancées scientifiques et de l'évolution des relations sociales dans un meilleur des mondes assez terrifiant où l'agrégation des égoïsmes fait fonctionner la communauté humaine. En privilégiant les plus nantis sans qu'aucune espèce d'éthique n'ait le droit de s'exprimer. Malgré ses fulgurances, le livre laisse pourtant une impression mitigée. Peut-être à cause de son pessimisme angoissant ?
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  • puchkina Posté le 22 Janvier 2019
    Dans un futur proche où la tension est forte entre musulmans et occidentaux, le Danemark a décidé d’envoyer ses immigrés à Frederiksstadt, une ville créée de toutes pièces sur une parcelle louée au Mozambique. Stig est propriétaire d’une galerie d’art à Copenhague. Sa femme Elisabeth est sollicitée par un groupe scientifique pour effectuer des recherches sur l’intelligence artificielle. Mais ils devront déménager à la campagne. Leur fille Emma, dépressive et anorexique, décide de partir à Frederiksstadt pour se rendre utile. Christian, peintre reconnu et valeur sûre, rejoint le couple sur l’île de Lolland accompagné de Mia, jeune fille handicapée qui affole sa libido. Et beaucoup plus tard, certains animaux, grâce aux travaux d’Elisabeth, acquièrent la parole et la faculté de penser… Les Outrages est un roman moderne, très cru, agréable à lire même si l’auteur abuse des scènes de sexe explicites. C’est un roman houellebecquien dans le sens où l’auteur inscrit son histoire dans une réalité très forte dont il tire des extrapolations crédibles et qu’il met en scène des hommes pitoyables, lâches ou obsédés sexuels, des femmes laides, dépressives ou folles de sexe. Dis comme ça, ça donne pas envie mais c’est tellement féroce, clairvoyant et fluide que l’auteur emporte... Dans un futur proche où la tension est forte entre musulmans et occidentaux, le Danemark a décidé d’envoyer ses immigrés à Frederiksstadt, une ville créée de toutes pièces sur une parcelle louée au Mozambique. Stig est propriétaire d’une galerie d’art à Copenhague. Sa femme Elisabeth est sollicitée par un groupe scientifique pour effectuer des recherches sur l’intelligence artificielle. Mais ils devront déménager à la campagne. Leur fille Emma, dépressive et anorexique, décide de partir à Frederiksstadt pour se rendre utile. Christian, peintre reconnu et valeur sûre, rejoint le couple sur l’île de Lolland accompagné de Mia, jeune fille handicapée qui affole sa libido. Et beaucoup plus tard, certains animaux, grâce aux travaux d’Elisabeth, acquièrent la parole et la faculté de penser… Les Outrages est un roman moderne, très cru, agréable à lire même si l’auteur abuse des scènes de sexe explicites. C’est un roman houellebecquien dans le sens où l’auteur inscrit son histoire dans une réalité très forte dont il tire des extrapolations crédibles et qu’il met en scène des hommes pitoyables, lâches ou obsédés sexuels, des femmes laides, dépressives ou folles de sexe. Dis comme ça, ça donne pas envie mais c’est tellement féroce, clairvoyant et fluide que l’auteur emporte le morceau. Merci à NetGalley et Calmann-Lévy pour le partenariat.
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Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…