Lisez! icon: Search engine
10/18
EAN : 9782264055712
Code sériel : 4576
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 360
Format : 108 x 177 mm

Les Privilèges

Elisabeth PEELLAERT (Traducteur)
Date de parution : 16/08/2012

Beaux, riches, brillants et jeunes mariés, les Morey sont prêts à conquérir leur avenir. Rois d’un monde glorieux, ils vaquent de réussites en privilèges dans la haute société new-yorkaise. Mais à quel prix dominer son bonheur ? Entre grandeur et décadence, le masque des vanités se fissure. La fresque vive...

Beaux, riches, brillants et jeunes mariés, les Morey sont prêts à conquérir leur avenir. Rois d’un monde glorieux, ils vaquent de réussites en privilèges dans la haute société new-yorkaise. Mais à quel prix dominer son bonheur ? Entre grandeur et décadence, le masque des vanités se fissure. La fresque vive et subtile d’une nouvelle Amérique.

« Une méditation ironique et raffinée sur les forces illusoires de l’existence, ce jeu de dupes dont nul ambitieux n’est jamais sorti vainqueur. Un éblouissant bûcher des vanités. » 
Emily Barnett, Les Inrockuptibles

Traduit de l'anglais (États-Unis)
par Elizabeth Peellaert

Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782264055712
Code sériel : 4576
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 360
Format : 108 x 177 mm
10/18

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • MichelDeLaCoteOuest Posté le 13 Septembre 2020
    D'abord, je voudrais que si t'es un homme tu ailles mettre ton smoking et si t'es une dame, ta robe de soirée et ton collier de perles. Car ici, on est pas chez les traîne-patins. On est chez les ultra-riches. Avec un jet et des états d'âme. Le roman raconte la life d'Adam et Cynthia de leur mariage à jusqu'à ce que les enfants soient grands. Et se droguent donc. On est aux States, à Manhattan. Ou dans nos résidences secondaires. Pas facile pour les gosses d'avoir des envies quand on a déjà tout (cf. L'envie de Johnny). C'est pour ça qu'elle se drogue et lui s'entiche d'un zinzin qui fait dans l'Art Brut. Je sais pas quoi penser de cette histoire... C'est bien écrit, c'est fin. J'ai passé un bon moment. A boire des cocktails dans des soirées caritatives, faire de l'hélicoptère et aller chez le psy. Mais, et c'est peut-être l'effet recherché, même si, c'est moins évident que dans Moins que zéro de Bret Easton Ellis, c'est vain, c'est vide... Tu peux remettre ton jogging.
  • JacquesYvesDepoix Posté le 14 Mai 2020
    Lecture décevante au vu des bonnes critiques dont ce roman avait bénéficié. La première moitié est enlevée et on tient le livre. Mais brusquement une ellipse narrative surgit sans qu'on soit averti et qu'on sache pourquoi et là, patatras. Le roman se met à ronronner, la dynamique s'estompe, les personnages deviennent très antipathiques. Pas de fin non plus. Je ne comprends pas. On m'avait vendu du Franzen. J'étais content de démarrer ma lecture avec du Kennedy. Je la termine avec du Faulkner abscons.
  • Kimor Posté le 2 Mars 2020
    J’avais des apriori en commençant ce livre qui se sont avérés juste dès les premières pages du livre. J’ai donc continué la lecture, à reculons, et finalement, pourtant dans ce thème si loin de mes habitudes j’ai finis par prendre du plaisir. Les personnages sont plus profonds qu’il n’y parait. On n’y aborde pas seulement ces privilèges et privilégiés.. c’est une vision du monde d’une perspective que je n’ai pas l’habitude de croiser dans mes lectures et finalement pourquoi pas ! Cela dis comme à mon habitude j’ai été déçue par la fin... il s’agit d’une nouvelle ère pour chacun des personnages (ou presque) j’en conviens mais cela ne m’a pas convaincue.
  • croquemiette Posté le 25 Novembre 2018
    Un très bon roman, dense, qui se lit quasi d'une traite. On est plongé dans cette famille d'ultra-riches, pouvant tout se permettre sans exception... Le couple s'aime, aucun doute, mais les membres de cette famille sont seuls, malheureux, sans point de contact avec le réel. Le roman nous narre l'histoire de ce foyer, du mariage, du beau jeune couple jusqu'à ce que leurs enfants soient adultes. C'est une véritable épopée, on suit chaque personnage, les points de vue alternent, un certain suspens est distillé. Le livre a été comparé au « bûcher de vanité » de Tom Wolfe et je comprends pourquoi. Plus que l'histoire de cette famille, c'est un univers qui nous est décrit de l'intérieur, avec beaucoup d'acuité. Une belle découverte que cet auteur.
  • fbalestas Posté le 19 Novembre 2017
    Mais qui sont les riches ? Plusieurs artistes américains se sont posé cette question. Tom Wolfe, dans « le bûcher des vanités » , à Brett Easton Ellis, ou plus récemment à Douglas Kennedy qui vient de publier « Combien ? » chez Belfond, décrivant l’univers d’avarice et d’ambition qu’on a pu trouver aussi dans le film « Wall Street » d’ Oliver Stone en 1988. Avec « Les privilèges », Jonathan Dee réussit avec brio à portraiturer un couple symbole de cette Amérique qui réussit. Adam, jeune financier de de vingt-deux ans, épouse Cynthia à Pittsburgh. Dès le premier chapitre J. Dee campe les deux personnages principaux du roman de manière fracassante : ils font un mariage de rêve, dans un lieu avec des accents exotiques puisqu’ils ont quitté leur New York pour rejoindre la ville de leur beau-père : ce sera la seule entorse à la règle de conduite qu’ils se seront fixés de ne jamais regarder en arrière, de ne pas considérer cette famille d’avant (leurs parents et grands-parents) mais de constituer à eux seuls une famille mythique autour de qui le monde tourne. « Quand ils sont au contact l’un de l’autre, personne d’autre ne peut les toucher. Leur... Mais qui sont les riches ? Plusieurs artistes américains se sont posé cette question. Tom Wolfe, dans « le bûcher des vanités » , à Brett Easton Ellis, ou plus récemment à Douglas Kennedy qui vient de publier « Combien ? » chez Belfond, décrivant l’univers d’avarice et d’ambition qu’on a pu trouver aussi dans le film « Wall Street » d’ Oliver Stone en 1988. Avec « Les privilèges », Jonathan Dee réussit avec brio à portraiturer un couple symbole de cette Amérique qui réussit. Adam, jeune financier de de vingt-deux ans, épouse Cynthia à Pittsburgh. Dès le premier chapitre J. Dee campe les deux personnages principaux du roman de manière fracassante : ils font un mariage de rêve, dans un lieu avec des accents exotiques puisqu’ils ont quitté leur New York pour rejoindre la ville de leur beau-père : ce sera la seule entorse à la règle de conduite qu’ils se seront fixés de ne jamais regarder en arrière, de ne pas considérer cette famille d’avant (leurs parents et grands-parents) mais de constituer à eux seuls une famille mythique autour de qui le monde tourne. « Quand ils sont au contact l’un de l’autre, personne d’autre ne peut les toucher. Leur enfance, leurs familles, tout ce qui les a façonnés est maintenant derrière eux et le restera désormais». Adam et Cynthia ont donc en commun un foi vibrante en leur avenir, et l’avenir va leur donner raison, « non pas comme donnée variable, mais comme but tout ce que New York leur faisait miroiter de la vie de ceux qui avaient vraiment réussi suscitait chez eux moins d’envie que d’impatience. ». Leur confiance aveugle en l’avenir est ce qui les relie le plus profondément : « Entre autres, ce qui faisait qu’ils s’entendaient si bien ensemble, c’est qu’Adam avait toujours ressenti qu’ils étaient dotés de ce talent commun pour abandonner les choses derrière eux. A quoi bon revenir en arrière et aller les rechercher ? ». Ce roman de trois cents pages va décrire leur évolution au fil du temps : à la trentaine, Cynthia élève leurs deux enfants, April et Jonas, pendant que Adam transforme tout ce qu’il touche en profit : engagé par un fonds spéculatif dont le directeur le considère comme son propre fils, il tire parti d’informations glanées dans les milieux d’affaires pour racheter et vendre des entreprises au gré des fluctuations du marché. A la quarantaine, Adam et Cynthia sont multi millionnaires : Adam a quitté son fonds d’investissement pour monter le sien, et son charisme « à la Murdoch » fait que tout le milieu financier a envie de lui confier ses économies, puisque tout ce qu’il touche se transforme automatiquement en investissement gagnant. Mais Adam et Cynthia jouent aussi les Robin des Bois : en créant une fondation qui porte le prénom de Cynthia et ils deviennent la première organisation caritative de New York : le « charity business » se porte bien … Alors, que deviennent les riches ? Ce qui est très fort dans ce roman c’est que Jonathan Dee ne juge pas. Il ne fait ni un essai sociologique ni un pamphlet politique : il les décrit de l’intérieur, et il y réussit parfaitement. On s’attend à ce qu’ils chutent. Adam, avec sa réussite insolente, va tomber pour délit d’initiés. Il faut dire que tous ses placements ne sont pas complètement honnêtes, et qu’il maîtrise complètement le mécanisme des paradis fiscaux. Ou bien, avec sa forme éblouissante, il va tromper sa femme et ce sera la fin du couple. Ou bien encore Cynthia, qui consulte un psy « parce que tout le monde le fait » va vieillir et ne sera plus aussi séduisante qu’elle l’est encore à quarante ans. Et bien non. Pas de morale dans ce roman, pas de rédemption par le malheur ou la peine, ils sont beaux riches puissants, et le demeurent jusqu’au bout. Alors, heureux les riches ? Pas si sûr néanmoins. La faille provient des enfants : April devient une sorte de « Paris Hilton » enchaînant alcoolisme et drogue, à l’image de ses starlettes people ultra médiatisées décrites dans le dernier roman de Jean Rolin, « Le ravissement de Britney Spears », qui ne savent plus trouver un sens à leur vie. Jonas s’est tourné vers la vie de bohème, après avoir fondé un groupe de rock dans lequel il est un guitariste épris de country, groupe qu’il a baptisé « les privilèges » - clin d’œil au titre bien sûr. Il rejette son image de « fils de multimilliardaire pétri de haine de soi » mais pour combien de temps ? Quand on est dans un milieu où on s’achète un Picasso comme d’autres un poster, tout est faussé. Et peut-on vraiment parler de famille ? April et Jonas ne connaissent pas leurs grands-parents. Adolescents, ils déambulent ultra-indépendants dans le loft au-dessous de leurs parents dans un espace où on ne sait pas ce que font les uns et les autres. Et quand Cynthia, apprenant que son père agonise dans une clinique, découvre à son chevet une belle-mère inconnue et encombrante, sa seule réponse est celle qu’elle a toujours eu, à savoir l’argent : moyennant la coquette somme de cent mille dollars, la pseudo belle-mère va débarrasser le plancher pour laisser Cynthia seule en tête-à-tête avec son père. La morale, s’il y en avait une, serait donc bien que la richesse coupe totalement les privilégiés de la réalité du monde, à l’image de ce personnage secondaire de demi-sœur de Cynthia :« Tu n'as pas souffert un seul jour de ta vie, fulmine ainsi la demi-sœur de Cynthia, moins gâtée qu'elle par la vie. Tout ce que tu as voulu, tu l'as toujours obtenu. Et maintenant tes gosses grandissent de la même façon. Comme une petite classe régnante. C'est effrayant ». Quoi qu’il en soit avec « Les Privilèges, » Jonathan réalise le portrait complet d’une réussite insolente : pari parfaitement réussi.
    Lire la suite
    En lire moins
Lisez inspiré avec 10/18 !
Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…