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Perrin
EAN : 9782262050337
Code sériel : 83
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 442
Format : 108 x 177 mm

Les Vikings

Collection : Tempus
Date de parution : 12/03/2015
Les Vikings ne sont pas les brutes sanguinaires qu’une image d’Epinal a fixés. Ce livre restitue l’histoire et la civilisation d’un grand peuple méconnu.
« Bruit et fureur. Sang, volupté et mort. Voilà mille ans que le viking est le témoin de la fièvre de notre imagination littéraire. […] Ils ne furent sinon d’aventure ni des héros ni des forbans. […] Ils furent seulement humains, pleinement humains. »
 
 
 
 
 
EAN : 9782262050337
Code sériel : 83
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 442
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Orcobal Posté le 18 Mai 2021
    Pour un néophyte, Régis Boyer est sans doute l'une des meilleures portes d'entrée vers les mondes scandinaves du Haut Moyen-Age. Le florilège d'autocitation dans les notes de bas de page de cet ouvrage n'est pas que vanité: Boyer est effectivement l'un des plus grands spécialistes du domaine en France. Et en tant que tel, il s'adonne au passe-temps favori des historiens: détruire les mythes. Au placard donc l'image du Viking fléau de Dieu, terrible et invincible guerrier assoiffé de sang, supérieur en tout. Boyer brosse plutôt l'image d'hommes d'abord avides d'argent, une soif intarissable. Ces "guerriers invincibles" étaient en réalité pragmatiques. Leur invincibilité venait du fait qu'ils choisissait soigneusement leur cible: faible, désorganisée voire carrément sans défense. Le lecteur entrevoit également tout un pan du phénomène viking: son homologue à l'Est, en Russie et en Ukraine, avec les varègues. On est donc loin de l'image d'Epinal. Une fois celle-ci dépassée, la réalité n'en est pas moins fascinante: les vikings donnent l'impression d'avoir été partout. Le même peuple ferraillait contre les Amérindiens au Vinland et ramenait des Bouddhas d'Asie, commerçait avec les Sames de Finlande et menait une expédition jusqu'en Irak et en Iran. Excellent ouvrage de synthèse en somme, qui part... Pour un néophyte, Régis Boyer est sans doute l'une des meilleures portes d'entrée vers les mondes scandinaves du Haut Moyen-Age. Le florilège d'autocitation dans les notes de bas de page de cet ouvrage n'est pas que vanité: Boyer est effectivement l'un des plus grands spécialistes du domaine en France. Et en tant que tel, il s'adonne au passe-temps favori des historiens: détruire les mythes. Au placard donc l'image du Viking fléau de Dieu, terrible et invincible guerrier assoiffé de sang, supérieur en tout. Boyer brosse plutôt l'image d'hommes d'abord avides d'argent, une soif intarissable. Ces "guerriers invincibles" étaient en réalité pragmatiques. Leur invincibilité venait du fait qu'ils choisissait soigneusement leur cible: faible, désorganisée voire carrément sans défense. Le lecteur entrevoit également tout un pan du phénomène viking: son homologue à l'Est, en Russie et en Ukraine, avec les varègues. On est donc loin de l'image d'Epinal. Une fois celle-ci dépassée, la réalité n'en est pas moins fascinante: les vikings donnent l'impression d'avoir été partout. Le même peuple ferraillait contre les Amérindiens au Vinland et ramenait des Bouddhas d'Asie, commerçait avec les Sames de Finlande et menait une expédition jusqu'en Irak et en Iran. Excellent ouvrage de synthèse en somme, qui part du peuplement préhistorique de la Scandinavie pour arriver à l'an Mil, grosso modo. Une (fastidieuse) partie historique permet de poser les cadres essentiels avant de céder la place à une partie plus sociale qui met en évidence les caractères les plus surprenants sur la société viking, à laquelle l'imagerie populaire n'a pas rendu hommage. Ainsi, ces "barbares sanguinaires" disposaient-il de systèmes mixtes servant à la fois d'assurance et de caisse de prévoyance, d'une égalité sociale assez remarquable au sein des assemblées décisionnaires etc... Le lecteur devra cependant s'accrocher pour suivre la partie historique et devra s'attendre à de très nombreux termes en vieux norrois à s'en décrocher la mâchoire et peu aisés à retenir. Après tout, Régis Boyer n'est pas qu'historien, mais est aussi linguiste.
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  • Cialanma Posté le 6 Septembre 2020
    Régis Boyer nous invite à entrer dans le monde des Vikings...qui n'est pas celui des séries TV et autres films. Bien que guerrier puissant et habité par les dieux, le Viking est avant tout commerçant, aventurier n'hésitant pas à aller voir ailleurs si la pelouse est plus verte. C'est aussi une civilisation. Certes pas aussi étincelante que la civilisation égyptienne, mésopotamienne, perse ou encore grecque mais elle fait partie de l'histoire européenne. C'est tout cela que nous explique Régis Boyer. Et comme il est historien, il le fait avec la rigueur intellectuelle qui s'impose. Donc vous ne lirez pas un livre d'aventures ou je ne sais quoi sur les Vikings mais bien un livre d'histoire sur ce peuple qu'on croit connaître mais qu'on ne connaît pas !
  • Pikaori Posté le 29 Mai 2020
    Un livre très détaillé qui rétablit la vérité au sujet des Vikings et casse certains mythes. Il est assez lourd à lire mais il en vaut la peine.
  • lehibook Posté le 27 Décembre 2019
    Indispensable pour les amateurs de la série afin d’en apprécier les aspects correspondant à la réalité du phénomène « Viking » . Malgré un réel effort de véracité , les scénaristes ont transigé avec la chronologie, minoré certains aspects et un peu trop « héroïsé » certains personnages , fiction oblige. Mais l’écart est moins grand qu’avec le film culte de Richard Fleischer avec Kirk Douglas qui lui promeut le mythe (et que j’adore !) . Boyer lui, en analyse l’histoire et met en avant les vertus d’une civilisation fascinante (même sans casques à cornes et libations dans le crâne des ennemis ) .
  • colimasson Posté le 7 Octobre 2018
    Depuis que la série Viking existe, tout le monde veut en être un. C’est vrai que la vie de viking, ça a l’air cool, surtout depuis le canapé. Pourquoi les gens sont-ils aussi cons à prendre leurs rêves pour des réalités possibles ? Nous ne vivons une époque de merde que parce que nous n’y survivrons pas, mais à part ça, la vie des vikings n’a rien à nous envier. C’est un peu ce que nous rappelle Régis Boyer. Régis est un spécialiste de l’histoire scandinave et de tous les trucs qui tournent autour. Après avoir lu son gros bouquin sur l’Edda poétique, on m’a filé ça entre les pattes, le jour où j’ai eu 26 ans (c’était il y a longtemps et je me croyais déjà vieille, si j’avais su). Il pleuvait beaucoup ce jour-là, et j’avais dû faire la vaisselle quand même. Heureusement, il restait une bouteille de blanc dans le frigo. C’est ça d’être née en hiver, ça fait pleurer tout le monde. Avec son livre sur les Vikings, Régis vise avant tout à démythifier le viking. Il nous rappelle qu’avant d’être un viking sanguinaire habité par la furor divine, comme on se l’imagine tous, le viking n’est... Depuis que la série Viking existe, tout le monde veut en être un. C’est vrai que la vie de viking, ça a l’air cool, surtout depuis le canapé. Pourquoi les gens sont-ils aussi cons à prendre leurs rêves pour des réalités possibles ? Nous ne vivons une époque de merde que parce que nous n’y survivrons pas, mais à part ça, la vie des vikings n’a rien à nous envier. C’est un peu ce que nous rappelle Régis Boyer. Régis est un spécialiste de l’histoire scandinave et de tous les trucs qui tournent autour. Après avoir lu son gros bouquin sur l’Edda poétique, on m’a filé ça entre les pattes, le jour où j’ai eu 26 ans (c’était il y a longtemps et je me croyais déjà vieille, si j’avais su). Il pleuvait beaucoup ce jour-là, et j’avais dû faire la vaisselle quand même. Heureusement, il restait une bouteille de blanc dans le frigo. C’est ça d’être née en hiver, ça fait pleurer tout le monde. Avec son livre sur les Vikings, Régis vise avant tout à démythifier le viking. Il nous rappelle qu’avant d’être un viking sanguinaire habité par la furor divine, comme on se l’imagine tous, le viking n’est qu’un commerçant qui cherche à se faire du fric et à coloniser des terres. Sa réussite dépendait moins de son ingéniosité, de sa force ou de sa ruse, mais de la nullité de ses adversaires qui pensaient, parce que le Christ les avait déjà sauvés une fois, que plus personne ne viendrait jamais les tabasser à domicile. Etre plus fort qu’un Irlandais au 9e siècle, ça ne veut pas dire être fort, ça veut dire être moins nul qu’un Irlandais. Aussi, le viking est un type qui s’adapte bien aux contrées qu’il colonise. Il s’acculture très vite, finit par adopter les coutumes, les institutions et la religion. C’est ce qui permit au phénomène viking de durer près de 2 siècles, entre 850 et 1050, et c’est ce qui causa sa fin également. Avec la christianisation progressive de la Scandinavie, le mouvement viking partit en débandade. Régis explique tout ça beaucoup plus en détails mais faut se taper des centaines de pages d’histoire et encore, c’est le foutoir parce que ça ne se passe pas du tout de la même façon en Suède, en Norvège et pour les Danois. Une grosse partie qui prend la tête. L’autre partie chiante du livre, c’est quand Régis fait l’inventaire technique de l’outillage, de l’habitat, de l’habillement et de la nautique viking. Une partie intéressante, c’est quand il explique la mythologie viking. On évite les raccourcis sur le Ragnarök (la fin du monde semble en fait préluder à une renaissance, comme Noé et son déluge) et on voit comment les figures des dieux les plus connus, Odinn en tête, ont évolué dans le mélange interculturel. Régis démythifie aussi le phénomène runique en nous disant que ce n’est pas que de la magie et que les runes servaient aussi comme moyen de communication basique, pour compter les moutons, pour faire la liste des courses, ou pour d’autres trucs comme ça. Enfin, Régis termine en faisant le bilan de la récupération du phénomène viking dans la culture occidentale depuis le 12e siècle. Il nous montre qu’on est passé du viking-méchant au viking-sauveur de l’occident, romantique avant l’heure, et c’est sans doute à cause de cette image romantique (encore une fois, le romantisme est une plaie) que l’occidental en vient à se haïr, alors que c’est finalement lui qui a vaincu le viking à l’usure.
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