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EAN : 9782266252065
Code sériel : 5545
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 256
Format : 108 x 177 mm

Les Yeux d'Heisenberg

Alain GARSAULT (Traducteur), Bénédicte LOMBARDO (Direction de collection)
Date de parution : 13/03/2014
Les Optimhommes sont virtuellement immortels. Par contre, ils sont stériles et doivent éviter les émotions pour préserver leur équilibre enzymatique : ils ne mourront pas, pourvu qu’ils n’aient pas peur de mourir. Alors, ils ont développé un régime policier : les gens qui pourraient leur faire peur sont tenus de... Les Optimhommes sont virtuellement immortels. Par contre, ils sont stériles et doivent éviter les émotions pour préserver leur équilibre enzymatique : ils ne mourront pas, pourvu qu’ils n’aient pas peur de mourir. Alors, ils ont développé un régime policier : les gens qui pourraient leur faire peur sont tenus de les adorer.
Mais les Cyborgs, produits d’expériences génétiques abandonnées, en savent long sur les immortels et ont une stratégie : les amener à un état d’excitation tel qu’ils en perdraient leur équilibre enzymatique. Ce serait la fin de leur vie et de leur pouvoir – au profit des Cyborgs, bien sûr.
Heureusement, il reste encore des humains...
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EAN : 9782266252065
Code sériel : 5545
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 256
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • NadegeD Posté le 29 Mars 2020
    On retrouve dans ce roman l'obsession de Franck Herbert pour Heisenberg et son travail. Je note au passage que ce livre ne contient en tout et pour tout que trois personnages féminin : Mrs Washington, l'assistante du chirurgien (qu'on n'évoquera plus après la page 18) ; Lisbeth Durant, cantonnée à son rôle de mère tout au long du roman (surprotectrice, à « l'instinct maternel surdéveloppé ») ; et Calipine, une Optimhomme, femme dirigeante aux côtés de Schruille et de Nourse. Franck Herbert fait déjà une critique de l'immortalité et de la toute-puissance : les tyrans, les Optimhommes, ont cela, et pourtant ils sont enfermés dans un carcan qui les condamne à la passivité, au rôle de spectateurs même dans leur propre vie, et à l'ennui. Il y a un contrôle absolu de la population à la Orwell (jusqu'à leur pensées et leurs sentiments « La culpabilité était interdite aux membres du corps médical, car la culpabilité conduisait immanquablement à la trahison » « La nuance critique impliquée dans cette pensée suscita une crainte éphémère chez Svengaard, qui avala sa salive et se força à se concentrer sur le répons que la Masse adressait aux Optimhommes : Eux nous dirigent, eux nous aiment, eux... On retrouve dans ce roman l'obsession de Franck Herbert pour Heisenberg et son travail. Je note au passage que ce livre ne contient en tout et pour tout que trois personnages féminin : Mrs Washington, l'assistante du chirurgien (qu'on n'évoquera plus après la page 18) ; Lisbeth Durant, cantonnée à son rôle de mère tout au long du roman (surprotectrice, à « l'instinct maternel surdéveloppé ») ; et Calipine, une Optimhomme, femme dirigeante aux côtés de Schruille et de Nourse. Franck Herbert fait déjà une critique de l'immortalité et de la toute-puissance : les tyrans, les Optimhommes, ont cela, et pourtant ils sont enfermés dans un carcan qui les condamne à la passivité, au rôle de spectateurs même dans leur propre vie, et à l'ennui. Il y a un contrôle absolu de la population à la Orwell (jusqu'à leur pensées et leurs sentiments « La culpabilité était interdite aux membres du corps médical, car la culpabilité conduisait immanquablement à la trahison » « La nuance critique impliquée dans cette pensée suscita une crainte éphémère chez Svengaard, qui avala sa salive et se força à se concentrer sur le répons que la Masse adressait aux Optimhommes : Eux nous dirigent, eux nous aiment, eux prennent soin de nous. » p8). On retrouve également le culte de la personnalité (la Masse doit adorer les Optimhommes, c'est presque une religion planétaire et ils sont presque des dieux ; les individus ordinaires lorsqu'ils sont autorisés à s'adresser à un Optimhomme doivent le regarder et s'adresser à lui en utilisant son prénom dans chaque phrase). Et même s'ils ont des vies parfaites équilibrées et paisibles, les humains résistent à la tyrannie, parce qu'il leur faut la liberté et le libre arbitre. Fait important également, dans cette société ils sont coupés de leur passé (pas vraiment de parents, ni de patrimoine génétique, ni d'ancêtres... pas de racines). [masquer] On trouve un prototype du ghola Duncan Idaho, à travers le personnage de Max Allgood, chef de la sécurité auprès des Optimhomme, qui les adore, mais finira par se rebeller parce qu'il découvrira qu'il n'est qu'un des multiples doubles de lui-même utilisés à ce poste. Dès qu'un Max Allgood ne convient plus ou se rebelle, les Optimhommes le tuent et le remplacent par un autre double Max Allgood. Dans les yeux d'Heisenberg également, les doubles sont de moins en moins bonne qualité, changent au fur et à mesure des clonages, alors que c'est le même patrimoine génétique (#8594; évoquation d'une mémoire génétique d'un individu à l'autre chère à Franck Herbert). « Quel Max... avait-elle effacé ? Il y en a eu tellement... un modèle vedette pour notre sécurité. Elle pensa aux autres, une longue lignée de Max qu'on éliminait tour à tour dès qu'ils avaient cessé de plaire. Leurs images se multipliaient à l'infini comme dans un jeu de miroirs. Que peut bien représenter l'effacement pour un être comme lui ? Moi, je suis une suite continue mais un double n'a pas de mémoire ? Un double ignore toute continuité. A moins que les cellules n'aient une mémoire. », réflexions de Calipine, p194. « – Il ne suffit pas de mettre en service un double de Max, fit remarquer Schruille. D'abord, savez-vous qu'ils ne sont plus aussi bons qu'autrefois ? », p191.[/masquer]
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  • Chazychaz Posté le 18 Août 2010
    Dans ce court roman de Frank Herbert, on a le plaisir de retrouver la plupart des thèmes inspirant l'auteur, exposés de manière à décrire une société totalitaire dirigée par les seuls Optimhommes : humains immortels mais imparfaits, devant se priver de toute émotion pour conserver les équilibres biochimiques et enzymatiques de leur corps. En découle une administration élevant ces Optimhommes au rang de quasi-dieux, adorés par la population maintenue stérile. Même si le roman est assez bref, il n'en expose pas moins un univers vaste et très riche, dont la société est basée sur la sélection et la manipulation génétique (chère à l'esprit de Frank Herbert). De par la finesse de ce livre, une attention soutenue est nécessaire lors de la lecture mais au final, il ne faudra pas s'attarder (même s'ils sont tout à fait exacts et à propos) sur les menus détails biologiques et scientifiques qui peuvent sembler déroutants. Il vaut mieux se laisser porter par le flot de l'histoire qui aboutit, au final, à un roman profondément humaniste opposant l'homme à l'immortel.
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