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10/18
EAN : 9782264061669
Code sériel : 4680
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 360
Format : 108 x 177 mm

L'espoir, cette tragédie

Bernard COHEN (Traducteur)
Date de parution : 20/02/2014

La paix, c’est ce qu’espérait Salomon Kugel en s’exilant avec les siens dans cette ferme paumée. Raté ! Son épouse le houspille, sa mère le serine avec la Shoah qu’elle-même n’a pas vécue et un pyromane rôde dans la région. Ça pourrait être pire ? Oui ! Voilà qu’il débusque...

La paix, c’est ce qu’espérait Salomon Kugel en s’exilant avec les siens dans cette ferme paumée. Raté ! Son épouse le houspille, sa mère le serine avec la Shoah qu’elle-même n’a pas vécue et un pyromane rôde dans la région. Ça pourrait être pire ? Oui ! Voilà qu’il débusque au grenier une vieille dame acariâtre, une icône de l’Histoire déterminée à rétablir la vérité : Anne Frank !

« (C’est) comme si Groucho Marx et Stan Laurel débarquaient chez Elie Wiesel pour montrer que le devoir de mémoire n'exclut pas le droit à l'humour. Et que le rire peut être une arme redoutable, une façon de résister aux horreurs de l'histoire. »
L'Express


Traduit de l'anglais (États-Unis)
par Bernard Cohen

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EAN : 9782264061669
Code sériel : 4680
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 360
Format : 108 x 177 mm
10/18

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Trollibi Posté le 19 Mars 2018
    Quand j'étais prof, j'étais toujours à la recherche de lectures pour les élèves. Une année, j'ai emprunté à la bibliothèque quelques livres parmi les suggestions que la Fédération Wallonie Bruxelles propose chaque année. Je suis toujours méfiante face à leurs propositions mais le résumé de « L'espoir, cette tragédie » de Shalom AUSLANDER avait attiré mon attention. Salomon Kugel est juif, il est né à New-York. Dépressif, il cherche à calmer son esprit torturé en achetant une maison à la campagne, pour retrouver un peu de sérénité et prendre un nouveau départ avec Bree, sa femme, et leur fils . Très vite, sa mère vient s'installer avec eux, ce qui ne va pas lui faciliter la vie : elle, qui a toujours vécu aux Etats-Unis et qui n'a pas vécu l'Holocauste (elle n'était même pas née à l'époque de la Shoah), revisite l'histoire familiale, soupire à longueur de journées contre les Allemands et craint un nouveau génocide. Pour corser encore un peu les choses, un incendiaire sévit dans la région, la maison de Kugel sent vraiment mauvais et des bruits étranges se font entendre la nuit. La vie de Kugel va totalement partir en vrille une nuit où il décide de... Quand j'étais prof, j'étais toujours à la recherche de lectures pour les élèves. Une année, j'ai emprunté à la bibliothèque quelques livres parmi les suggestions que la Fédération Wallonie Bruxelles propose chaque année. Je suis toujours méfiante face à leurs propositions mais le résumé de « L'espoir, cette tragédie » de Shalom AUSLANDER avait attiré mon attention. Salomon Kugel est juif, il est né à New-York. Dépressif, il cherche à calmer son esprit torturé en achetant une maison à la campagne, pour retrouver un peu de sérénité et prendre un nouveau départ avec Bree, sa femme, et leur fils . Très vite, sa mère vient s'installer avec eux, ce qui ne va pas lui faciliter la vie : elle, qui a toujours vécu aux Etats-Unis et qui n'a pas vécu l'Holocauste (elle n'était même pas née à l'époque de la Shoah), revisite l'histoire familiale, soupire à longueur de journées contre les Allemands et craint un nouveau génocide. Pour corser encore un peu les choses, un incendiaire sévit dans la région, la maison de Kugel sent vraiment mauvais et des bruits étranges se font entendre la nuit. La vie de Kugel va totalement partir en vrille une nuit où il décide de monter au grenier pour chercher l'origine de ces bruits : il va tomber nez à nez avec une très vieille femme qui s'est installée là et qui dit être… Anne Frank ! Je ne vais pas aller plus loin, ça gâcherait tout… L'intrigue est intéressante et inédite. On a vraiment envie de savoir comment Kugel va se sortir de cette situation totalement chaotique. le style est simple, même si j'ai été un peu déstabilisée au début par l'organisation typographique des dialogues (pas de guillemets, ni de tirets), mais on s'y fait. Les pages sont bourrées d'humour noir et caustique. Au fil de ma lecture, je me suis plusieurs fois fait la réflexion que seul un juif pouvait écrire une histoire de juif comme celle-ci ; si quelqu'un d'autre avait osé l'écrire, on aurait crié à l'antisémitisme. Et c'est justement une des caractéristiques les plus intéressantes de ce roman à mon sens : l'auteur porte un regard sans concession sur certains de ses « semblables » qui s'apitoient sur leur condition de juif ; c'est drôle mais ça pousse à la réflexion. Personnellement, je ne conseillerais pas ce livre à mes élèves, dont la plupart sont des lecteurs « occasionnels » : il faut tout de même quelques notions culturelles et littéraires qu'ils n'ont pas. Mais ce roman mérite vraiment le détour pour les mordus de lecture ! [Critique initialement rédigée le 3 mai 2016]
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  • M_a_r_c Posté le 3 Novembre 2017
    Après La Lamentation du Prépuce, Shalom Auslander poursuit son offensive à l'égard de ses coreligionnaires juifs avec L'Espoir, Cette Tragédie, son second roman. Dans le but d'échapper aux trépidations de la vie new-yorkaise, Solomon Kugel, un juif américain névrosé au possible, emménage avec sa femme, Bree, son fils, Jonas et… sa mère soi-disant mourante dans une ferme de Stockton, une petite bourgade californienne. Kugel, pour son plus grand désarroi, découvre rapidement que le grenier de leur nouvelle propriété est occupé par... Anne Franck. Qui aurait donc survécu à la Shoah et qui, avec les années, serait devenue une vieille femme puante et acariâtre. Le décor est planté. le ton est donné. D'irrévérencieuse qu'elle était à l'égard des Juifs, l'offensive de Shalom Auslander devient ici carrément iconoclaste. Le monologue intérieur délirant de Kugel, qu'alimentent ses névroses, sert de fil conducteur principal au roman. L'auteur, entre délires d'une mère née aux Etats-Unis à la fin de la guerre mais se croyant survivante de l'Holocauste et sautes d'humeur de la prétendue Anne Franck, met sans vergogne à mal le peuple juif, ses croyances, son histoire. Même s'il n'est pas du tout un règlement de compte qui ne s'avoue pas, le roman va tellement loin que se... Après La Lamentation du Prépuce, Shalom Auslander poursuit son offensive à l'égard de ses coreligionnaires juifs avec L'Espoir, Cette Tragédie, son second roman. Dans le but d'échapper aux trépidations de la vie new-yorkaise, Solomon Kugel, un juif américain névrosé au possible, emménage avec sa femme, Bree, son fils, Jonas et… sa mère soi-disant mourante dans une ferme de Stockton, une petite bourgade californienne. Kugel, pour son plus grand désarroi, découvre rapidement que le grenier de leur nouvelle propriété est occupé par... Anne Franck. Qui aurait donc survécu à la Shoah et qui, avec les années, serait devenue une vieille femme puante et acariâtre. Le décor est planté. le ton est donné. D'irrévérencieuse qu'elle était à l'égard des Juifs, l'offensive de Shalom Auslander devient ici carrément iconoclaste. Le monologue intérieur délirant de Kugel, qu'alimentent ses névroses, sert de fil conducteur principal au roman. L'auteur, entre délires d'une mère née aux Etats-Unis à la fin de la guerre mais se croyant survivante de l'Holocauste et sautes d'humeur de la prétendue Anne Franck, met sans vergogne à mal le peuple juif, ses croyances, son histoire. Même s'il n'est pas du tout un règlement de compte qui ne s'avoue pas, le roman va tellement loin que se pose l'éternelle question : peut-on rire de tout ? Certains seront choqués et refermeront rapidement le livre avec une moue de dégoût. Sans que l'on puisse réellement les en blâmer. D'autres (j'en fais partie) prendront les choses au deuxième – ou plutôt au trente-sixième – degré, y verront, même si elle est parfois maladroite, une catharsis salutaire face au dramatique des événements et, cerise sur le gâteau, manqueront de s'étrangler de rire, au moins pendant la première partie de leur lecture. Parce que même s'il est horriblement irrévérencieux, l'humour grotesque d'Auslander fait sacrément mouche. Et aussi sacrément mal, tant il bouscule tout. Un bouquin que je conseille au moins autant que La Lamentation du Prépuce. Mais pas à tout le monde, loin s'en faut.
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  • Marpesse Posté le 13 Septembre 2017
    Solomon Kugel consulte régulièrement Jovia, conseiller et mentor qui, comme son nom ne l'indique pas, lui inculque l'idée que tout espoir est nocif et que seuls les optimistes sont dangereux. Solomon vit avec sa femme Bree, son fils Jonas et pense que l'avoir mis au monde est un crime. Il regrette de ne pas avoir eu le courage de lui taper la tête contre un mur pour le rendre idiot, les idiots étant plus heureux que les autres dans ce monde ; sa nouvelle maison menace à tout instant de disparaître dans les flammes car un pyromane s'amuse à incendier les anciennes fermes ; il loue une chambre à un locataire désagréable qui réclame une place pour ses affaires dans le grenier et, pour couronner le tout, il héberge sa mère qui n'a plus que quinze jours à vivre, comme le dit le docteur depuis plus de six mois. Mais une chose improbable va venir contrarier encore davantage sa vie : il découvre au grenier, cachée sous des cartons et dans la crasse, une vieille femme qui affirme qu'elle est Anne Frank et l'auteur d'un best-seller qui s'est vendu à 32 millions d'exemplaires ! Solomon songe d'abord à s'en débarrasser en... Solomon Kugel consulte régulièrement Jovia, conseiller et mentor qui, comme son nom ne l'indique pas, lui inculque l'idée que tout espoir est nocif et que seuls les optimistes sont dangereux. Solomon vit avec sa femme Bree, son fils Jonas et pense que l'avoir mis au monde est un crime. Il regrette de ne pas avoir eu le courage de lui taper la tête contre un mur pour le rendre idiot, les idiots étant plus heureux que les autres dans ce monde ; sa nouvelle maison menace à tout instant de disparaître dans les flammes car un pyromane s'amuse à incendier les anciennes fermes ; il loue une chambre à un locataire désagréable qui réclame une place pour ses affaires dans le grenier et, pour couronner le tout, il héberge sa mère qui n'a plus que quinze jours à vivre, comme le dit le docteur depuis plus de six mois. Mais une chose improbable va venir contrarier encore davantage sa vie : il découvre au grenier, cachée sous des cartons et dans la crasse, une vieille femme qui affirme qu'elle est Anne Frank et l'auteur d'un best-seller qui s'est vendu à 32 millions d'exemplaires ! Solomon songe d'abord à s'en débarrasser en la dénonçant à la police, mais de la part d'un juif, ce serait une honte, se dit-il. Il téléphone au centre Simon Wiesenthal, mais on lui raccroche au nez quand il explique qu'Anne Frank vit sous son toit. Comment est-ce possible ? Devient-il fou ? Il espère qu'elle va mourir, lui fait des doigts d'honneur en douce quand il est dans le jardin. Pourtant, il lui fait des courses, commande des matsot et du bortsch sur Amazon pour la satisfaire. S'il lui apporte du pain d'Ezéchiel, elle le lui balance à la figure ! C'est une vieille sorcière acariâtre : elle fait des caprices, n'est jamais reconnaissante, parle sèchement à son hôte. Jusque-là, elle s'est nourrie d'écureuils et de chats assassinés. Depuis soixante ans, elle vit dans des greniers, attelée à l'écriture de son roman. (...)
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  • Kittiwake Posté le 24 Août 2015
    Drôle de bonhomme que le dénommé Kugel. La cinquième génération américaine de cette famille juive orthodoxe porte encore sur ses épaules le poids d’un héritage traumatisant. Alors lorsque Kugel et Bree emménagent dans cette maison avec leur petit Jonas , c’est pour repartir sur de bonnes bases. Oui mais voilà, mère ne va pas vivre très longtemps, alors l’une des chambres destinées à la location pour aider au financement de la maison lui revient Oui mais voilà, le locataire de la seconde chambre est un enquiquineur fini. En même temps qui ne se plaindrait pas d’une odeur de merde qui envahit la maison Oui mais voilà, le grenier est habité…Par une vieillarde cacochyme qui prétend se nommer Anne Franck! Et comme c’est un tourmenté, Solomon, en essayant de ménager chèvre et chou, livre ce combat quotidien tout seul et intérieurement. Son entourage ne perçoit que les séquelles de ses ratiocinations incessantes, à travers d’étranges agissements, qui peuvent passer pour une décompensation d’ordre psychiatrique. Les personnages : Mère : un modèle du genre. Traumatisée par une guerre qu’elle n’a pas vécue (elle est née en 1945 à Brooklyn). Traumatisante pour son fils, qui a longtemps cru que l’abat-jour de sa chambre était un reste de... Drôle de bonhomme que le dénommé Kugel. La cinquième génération américaine de cette famille juive orthodoxe porte encore sur ses épaules le poids d’un héritage traumatisant. Alors lorsque Kugel et Bree emménagent dans cette maison avec leur petit Jonas , c’est pour repartir sur de bonnes bases. Oui mais voilà, mère ne va pas vivre très longtemps, alors l’une des chambres destinées à la location pour aider au financement de la maison lui revient Oui mais voilà, le locataire de la seconde chambre est un enquiquineur fini. En même temps qui ne se plaindrait pas d’une odeur de merde qui envahit la maison Oui mais voilà, le grenier est habité…Par une vieillarde cacochyme qui prétend se nommer Anne Franck! Et comme c’est un tourmenté, Solomon, en essayant de ménager chèvre et chou, livre ce combat quotidien tout seul et intérieurement. Son entourage ne perçoit que les séquelles de ses ratiocinations incessantes, à travers d’étranges agissements, qui peuvent passer pour une décompensation d’ordre psychiatrique. Les personnages : Mère : un modèle du genre. Traumatisée par une guerre qu’elle n’a pas vécue (elle est née en 1945 à Brooklyn). Traumatisante pour son fils, qui a longtemps cru que l’abat-jour de sa chambre était un reste de son arrière grand-père, jusqu’à ce qu’il découvre l’étiquette « made in Taïwan ». Pas étonnée d’aller chaque jour cueillir au potager une belle récolte de légumes ou de viande, que Kugel a déposé, afin qu’elle se réjouisse de sa main verte Bree : les pieds sur terre, un peu désemparée face à ce mari qu’elle a du mal à cerner, et bien décidée à protéger Jonas de toutes ces fantaisies Le locataire : tout puissant, très exigeant mais terriblement nécessaire. Anne Franck : on ne sait pas immédiatement comment elle a pu arriver là. Elle essaie depuis des années d’écrire une suite à son journal. Elle est insupportable, acariâtre, tyrannique, même si Kugel se met en quatre pour la satisfaire, tout en imaginant comment il pourrait la faire disparaître. Certes s’attaquer ainsi à une icône aussi symbolique et intouchable peut apparaître irrévérencieux. Mais si le personnage accède à sa dimension métaphorique, alors la fiction prend tout son sens : "Il y a des gens qui réécrivent le passé en l'embellissant, d'autres en le noircissant [...], mais d'une façon ou d'une autre, je vous le promets, la fiction reviendra. Pour la simple raison que ce qui n'est pas de la fiction est trop dur à supporter. » le dit l’auteur dans l’épilogue. Derrière la provocation, toute la question du devoir de mémoire, alors que les survivants auront disparus.
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  • HannibalLectrice Posté le 4 Août 2015
    L'espoir cette tragédie et pour cause !!! Solomon Kugel, quelque peu névrosé, décide de s'installer avec sa petite famille dans une ferme au fin fond de la campagne, dans l'espoir d'y trouver, enfin !!!! de la quiétude...... Cette quiétude sera mise à mal, par le harcèlement de son épouse et de leur locataire, par sa mère fausse rescapée de la déportation, mais surtout par cette vieille femme acariâtre et cacochyme débusquée dans le grenier qui se dit être Anne Franck... Un livre hilarant, extravagant, métaphorique, délirant, posant les bonnes questions concernant le devoir de mémoire. Le rire, seul exutoire contre les ignominies commises à travers les âges et le monde.... Un livre que je recommande à ceux et celles qui savent rire de tout... Shalom
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Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…