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Archipoche
EAN : 9782377359486
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 280
Format : 10,8 x 17,7 mm

L'exposition coloniale de 1931

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Collection : Archidoc
Date de parution : 22/04/2021
Les historiens Catherine Hodeir et Michel Pierre revisitent la toute dernière exposition coloniale, qui s’est tenue à Paris, à la Porte Dorée, en 1931. Apothéose de la fierté coloniale et prélude au démantèlement de l’Empire. 
Vue par des millions de visiteurs en six mois, l’Exposition coloniale de 1931 est l’ultime représentation de la « Plus Grande France », à l’heure des premières contestations du fait colonial et des premiers craquements annonçant la fin des empires.

À l’invitation de la France et sous l’égide du maréchal Lyautey,...
Vue par des millions de visiteurs en six mois, l’Exposition coloniale de 1931 est l’ultime représentation de la « Plus Grande France », à l’heure des premières contestations du fait colonial et des premiers craquements annonçant la fin des empires.

À l’invitation de la France et sous l’égide du maréchal Lyautey, les puissances européennes – sauf la Grande- Bretagne – présentent, exposent et rivalisent d’exotisme et de scénographies didactiques.

Dans le bois de Vincennes s’installe la grande fête de l’imaginaire colonial : un décor de pagodes, de cases africaines et de minarets arabes, tout un théâtre de figurants pagayant sur le lac Daumesnil, servant dans les cafés maures ou dansant pour un public qui se presse à la rencontre de cette planète rêvée où l’Occident se mire.

Premier, voici trente ans, à interroger ce moment de l’histoire coloniale, cet ouvrage fondateur s’enrichit aujourd’hui d’un avant-propos et d’une postface qui examinent sa place et son intelligibilité dans les débats issus de la recherche postcoloniale et décoloniale.
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EAN : 9782377359486
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 280
Format : 10,8 x 17,7 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • fflo Posté le 24 Août 2021
    Archidoc réédite le passionnant ouvrage des historiens Catherine Hodeir et Michel Pierre sur l'exposition coloniale de 1931 dont la première édition est de 1991. En trente ans les controverses sur la colonisation n'ont pas cessé, ce qui a donné aux auteurs l'idée de compléter le texte initial. Michel Pierre a écrit un avant-propos tandis que Catherine Hodeir y ajoutait une postface intitulée Historiographie et enjeux contemporains. Notre vision du colonialisme n'a pu qu'évoluer depuis les années 1930. Beaucoup des visiteurs de l'exposition étaient attirés par l'exotisme et la beauté de ce qu'on leur présentait. J'imagine que la plupart étaient enchantés des merveilles qu'ils voyaient et remisaient bien loin leur conscience politique. Les voyages étaient rares et c'était une façon de parcourir le monde. Seule une petite élite s'est émue de ce colonialisme arrogant. Néanmoins, malgré l'immense succès de l'exposition, le compte à rebours était enclenché. Il en était fini du grand empire français et notre pays, avec le reste de l'Occident, entrait dans la phase postcoloniale. Je recommande ce texte très intéressant, dans une édition soignée et très abordable, pour mieux comprendre les débats d'aujourd'hui. Reçu dans le cadre d'une opération Masse Critique Je remercie les Éditions Archidoc et Babelio
  • Lusibilit Posté le 31 Juillet 2021
    Reçu lors d'une masse critique Babelio, cet ouvrage est une réédition qui célèbre à la fois les 90 ans de l'exposition coloniale de 1931 et les 30 ans de l'édition initiale. Cette parution est enrichie d'un nouvel avant-propos et d'une nouvelle postface, lesquels s'avèrent plutôt décevants. Ils caricaturent la demande sociale émergente et donnent l'impression que leurs auteurs croient échapper à tous les biais parce qu'ils sont historiens. Heureusement, et c'est là le plus important, reste le texte lui-même. Le plan est plutôt classique, l'écriture est alerte, les détails et les citations fourmillent, les deux auteurs ont pris le soin d'ajouter au propos initial des éléments découverts depuis. Pour qui s'intéresse à cet événement et plus largement à la colonisation française et à l'impérialisme, c'est un titre indispensable (et qui répond parfaitement à cette demande sociale que les auteurs semblent abhorrer, alors qu'il s'agit avant tout d'une demande de devoir d'Histoire). Pour terminer, des compliments à l'éditeur : les caractères sont lisibles, on trouve quelques documents en couleurs au centre (ce qui est une gageure pour un ouvrage aussi abordable) et les notes sont en bas de page !
  • Filox Posté le 13 Juillet 2021
    J’ai lu avec grand intérêt cet ouvrage, écrit dans les années 1960, et enrichi aujourd’hui d’un avant-propos et d’une postface particulièrement pertinents à l’aune des débats sur la colonisation à la mode française, et de la tentation de raccourcis fondés sur l’anachronisme, le désintérêt pour l'effort de se plonger dans un matériau scientifique et historique pourtant existant, la tentation du « reset » et de la culture de l’effacement, ces derniers pourraient bien devenir la marque de notre époque, que je trouve personnellement fort prétentieuse, au point de pérorer sur l'inutilité des efforts à maintenir pour mieux comprendre d’où nous venons. L’exposition coloniale de 1931 dont l’objectif principal était d’instiller l’esprit colonial au public, a reconstitué le monde colonial, en miniature, à Paris, au bois de Vincennes entre mai et novembre 1931. Ses quatre visages furent la propagande, la fête de jour comme de nuit, la foire à visée économique, et aussi l' événement scientifique. La description qui en est faite est précise, agréable à lire, très accessible. La figure du maréchal Lyautey qui fut son grand organisateur y est très présente. Autour des innovations qu’il a portées : - Le choix d’une implantation en banlieue ouvrière et populaire,... J’ai lu avec grand intérêt cet ouvrage, écrit dans les années 1960, et enrichi aujourd’hui d’un avant-propos et d’une postface particulièrement pertinents à l’aune des débats sur la colonisation à la mode française, et de la tentation de raccourcis fondés sur l’anachronisme, le désintérêt pour l'effort de se plonger dans un matériau scientifique et historique pourtant existant, la tentation du « reset » et de la culture de l’effacement, ces derniers pourraient bien devenir la marque de notre époque, que je trouve personnellement fort prétentieuse, au point de pérorer sur l'inutilité des efforts à maintenir pour mieux comprendre d’où nous venons. L’exposition coloniale de 1931 dont l’objectif principal était d’instiller l’esprit colonial au public, a reconstitué le monde colonial, en miniature, à Paris, au bois de Vincennes entre mai et novembre 1931. Ses quatre visages furent la propagande, la fête de jour comme de nuit, la foire à visée économique, et aussi l' événement scientifique. La description qui en est faite est précise, agréable à lire, très accessible. La figure du maréchal Lyautey qui fut son grand organisateur y est très présente. Autour des innovations qu’il a portées : - Le choix d’une implantation en banlieue ouvrière et populaire, occasion saisie de mieux le desservir par le prolongement de la ligne 8 et de poursuivre un plan d’urbanisme dans l’esprit haussmannien - La présence pour la première fois d’une Cité de l’information très innovante, pour attirer les acteurs économiques vers la "Plus Grande France" - L’hommage à l’action missionnaire - Le souci de valoriser chaque culture, belle idée avec des applications très concrètes : rétributions correctes des 2000 participants des « colonies », éviter l’effet zoo humain en tout cas dans l’enceinte de l’exposition, multiplier les actes permettant une meilleure connaissance par des films, des débats, une multitude de conférences. - Une charte coloniale fut même élaborée pour traiter le déficit alimentaire, les grandes pandémies tropicales, créer écoles d’agriculture. L’intérêt que j’ai aussi trouvé dans ce livre est l’explicitation des raisons de l’échec de cette exposition réussie, fortement fréquentée, médiatique et donc démultipliée, , financière, elle fut même, en tant qu’événement bénéficiaire ! Par contre, elle n’aura pas de prolongement, elle cristallisera des oppositions en leur faisant gagner du temps, elle n’infléchira pas le racisme et n’aura aucune influence sur les lobbys puissants dans leur capacité à maintenir la facilité dans l’exploitation des territoires, nous connaissons la suite.. J’y ai également appris des comportements d’autres nations plus ou moins impériales, dont le Grande-Bretagne, absente de l’exposition coloniale de 1931 beaucoup plus respectueuses de faire évoluer leurs relations vers un bien meilleur équilibre vis-à-vis de leurs colonies que le coq gaulois y compris même mâtiné de romantisme- humaniste, tel celui de Lyautey, dont il peut être capable, brillamment mais tardivement ! Je vous souhaite une bonne lecture, y compris aux amateurs-chercheurs de traces encore visibles, réelles, matérielles, ou dans les esprits et mentalités : l’ouvrage vous mettra sur la piste !
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