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            L'extase totale

            La Découverte
            EAN : 9782348037412
            Code sériel : 492
            Façonnage normé : POCHE
            Nombre de pages : 288
            Format : 125 x 190 mm
            L'extase totale
            Le IIIe Reich, les Allemands et la drogue

            Hans MOMMSEN (Postface), Vincent PLATINI (Traducteur)
            Date de parution : 30/08/2018
            Ce livre dresse un tableau inédit et fascinant de la toxicomanie massive qui a sévi dans l'Allemagne du IIIe Reich. Des étudiants aux ouvriers, des intellectuels aux dirigeants, ce phénomène n’avait jamais été analysé dans toute son ampleur. Mêlant rigueur de l’enquête et style narratif proche du nouveau journalisme, Ohler signe un grand livre d’histoire, captivant et novateur.
            La drogue est la continuation de la politique par d’autres moyens : telle est sans doute l’une des leçons les plus méconnues du IIIe Reich… Découverte au milieu des années 1930 et commercialisée sous le nom de pervitine, la méthamphétamine s’est bientôt imposée à toute la société allemande. Des étudiants... La drogue est la continuation de la politique par d’autres moyens : telle est sans doute l’une des leçons les plus méconnues du IIIe Reich… Découverte au milieu des années 1930 et commercialisée sous le nom de pervitine, la méthamphétamine s’est bientôt imposée à toute la société allemande. Des étudiants aux ouvriers, des intellectuels aux dirigeants politiques et aux femmes au foyer, les petites pilules ont rapidement fait partie du quotidien, pour le plus grand bénéfice du régime : tout allait plus vite, on travaillait mieux, l’enthousiasme était de retour, un nouvel élan s’emparait de l’Allemagne.
            Quand la guerre a éclaté, trente-cinq millions de doses de pervitine ont été commandées pour la Wehrmacht : le Blitzkrieg fut littéralement une guerre du « speed ». Mais si la drogue peut expliquer les premières victoires allemandes, elle a aussi accompagné les désastres militaires. La témérité de Rommel, l’aveuglement d’un Göring morphinomane et surtout l’entêtement de l’état-major sur le front de l’Est ont des causes moins idéologiques que chimiques.
            Se fondant sur des documents inédits, Norman Ohler explore cette intoxication aux conséquences mondiales. Il met notamment en lumière la relation de dépendance réciproque qui a lié le Dr Morell à son fameux « Patient A », Adolf Hitler, qu’il a artificiellement maintenu dans ses rêves de grandeur par des injections quotidiennes de stéroïdes, d’opiacés et de cocaïne. Au-delà de cette histoire, c’est toute celle du IIIe Reich que Ohler invite à relire à la lumière de ses découvertes.
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            EAN : 9782348037412
            Code sériel : 492
            Façonnage normé : POCHE
            Nombre de pages : 288
            Format : 125 x 190 mm
            La Découverte
            12.00 €
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            Ils en parlent

            Dope et violence extrême : le tandem infernal n’est pas nouveau dans l’Histoire, comme le raconte « L’extase totale », du journaliste Norman Ohler. En avril 1940, la Wehrmacht passa commande de 35 millions de doses d’une pilule miracle qui fut distribuée aux soldats prêts à se ruer sur les Ardennes. L’objectif ? Conquérir Sedan en soixante-douze heures. Boucler l’opération sans dormir pour prendre les Français de vitesse. Ce fut l’apogée du Blitzkrieg. Cette pilule était bien connue des civils allemands, qui la consommaient depuis 1937 : la pervitine. Une méthamphétamine que les usines Temmler, au sud-est de Berlin, avaient synthétisée grâce au Dr Haushild – qui mit en place, après guerre, un programme de dopage pour les sportifs de la RDA. La thèse d’Ohler est simple mais efficace : l’adhésion du peuple allemand au nazisme ne fut pas seulement idéologique, mais chimique. La population en croqua pour tenir le pari des défis productivistes auquel elle était soumise. Les militaires aussi, pour mener des offensives foudroyantes qui nécessitaient éveil, concentration, désinhibition et perte du sens du danger. Et, enfin, le sommet de la hiérarchie, à commencer par Hitler, que son médecin très particulier, le Dr Theodor Morell, bourra à sa demande d’Eukodal et de cocktails vitaminés afin  qu’il tienne la barre jusqu'au bout.
            François-Guillaume Lorrain / Le Point

            Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

            • Apoapo Posté le 1 Février 2019
              Cet essai, très richement et précisément documenté, se penche sur la problématique – matérialiste à sa façon – du rôle des drogues dans l'histoire du IIIe Reich, selon trois pistes d'analyse convergentes – ce qui constitue une démarche originale, à mon avis : la propension à la toxicomanie de la société allemande tout entière avant et pendant le nazisme, l'usage des drogues par la Wehrmacht, et les propres addictions de Hitler, secondé ou incité par son médecin personnel, le Dr. Theodor Morell, dont le matériau d'archives, particulièrement abscons mais abondant, constitue la partie la plus importante de la recherche. La thèse ici démontrée est qu'une certaine toxicomanie n'est pas un épiphénomène mais au contraire quelque chose de profondément complémentaire et consubstantiel avec le nazisme, nécessaire à sa compréhension à l'instar de ses éléments idéologiques ; cependant, elle ne peut être prise ni pour un facteur explicatif unique, ni pour un argument à décharge des responsabilités des uns et des autres, en particulier de Hitler, qui garda son libre-arbitre et son jugement jusqu'au dernier instant de sa vie, malgré des souffrances physiques énormément accrues par le sevrage forcé de stupéfiants qui ne pouvaient plus être produits et livrés an 1945. Dans la première... Cet essai, très richement et précisément documenté, se penche sur la problématique – matérialiste à sa façon – du rôle des drogues dans l'histoire du IIIe Reich, selon trois pistes d'analyse convergentes – ce qui constitue une démarche originale, à mon avis : la propension à la toxicomanie de la société allemande tout entière avant et pendant le nazisme, l'usage des drogues par la Wehrmacht, et les propres addictions de Hitler, secondé ou incité par son médecin personnel, le Dr. Theodor Morell, dont le matériau d'archives, particulièrement abscons mais abondant, constitue la partie la plus importante de la recherche. La thèse ici démontrée est qu'une certaine toxicomanie n'est pas un épiphénomène mais au contraire quelque chose de profondément complémentaire et consubstantiel avec le nazisme, nécessaire à sa compréhension à l'instar de ses éléments idéologiques ; cependant, elle ne peut être prise ni pour un facteur explicatif unique, ni pour un argument à décharge des responsabilités des uns et des autres, en particulier de Hitler, qui garda son libre-arbitre et son jugement jusqu'au dernier instant de sa vie, malgré des souffrances physiques énormément accrues par le sevrage forcé de stupéfiants qui ne pouvaient plus être produits et livrés an 1945. Dans la première partie, « Pervitine : l'amphèt' nationale », l'on apprend l'étonnante diffusion des drogues – la sémantique même du terme ne possédait aucune des connotations négatives d'aujourd'hui – dans l'Allemagne d'après 1918. Mais ce qui a longtemps fourvoyé les historiens, ç'a été la véritable guerre idéologique du nazisme contre cette vétéro-toxicomanie : la politique anti-drogue nazie était en tout traits semblable (et associée) à la politique antisémite, et les morphinomanes furent parmi les pionniers des camps de concentration. Mais ce peuple massivement drogué trouva une nouvelle substance, synthétique, de production nationale, dopante, particulièrement adaptée à l'idéologie et aux contraintes productivistes du nazisme : la pervitine. Molécule miracle diffusée presque autant que sa contemporaine, l'aspirine, elle se trouvait jusque dans les pralines de chocolat. La deuxième partie, « Blitzkrieg meth (1939-1941) », apparaît comme une suite logique de cette profusion, en milieu militaire ; néanmoins, à la lumière de témoignages de soldats, tels les lettres du front du jeune Heinrich Böll, l'éblouissante stratégie de la Blitzkrieg, notamment dans la bataille de Flandre et la déroute française, paraît beaucoup plus claire une fois que l'on a compris comment les troupes motorisées pouvaient avancer sans l'arrêt du sommeil et sans les inhibitions de la prudence élémentaire et de la peur... La troisième partie, « High Hitler – le médecin du Patient A », la plus longue et minutieuse, parfois excessivement, retrace une à une les étapes de cette méphistophélique symbiose entre le Dr. Morell, opportuniste obèse, avide, orgueilleux et passablement poltron, et son Patient A, qui finit par devenir son unique client et celui qui ne peut absolument plus se passer de ses seringues. Il y a eu chez moi lecteur une curiosité morbide à tenter de déceler les mécanismes de la domination – réciproque ou progressivement inversée ? - entre ces deux personnalités infâmes. La chute aux abîmes de Hitler, qui est représentée de manière impressionnante par sa photo de profil reproduite à la p. 197 (ill. 21 « L'abstinent devenu junkie », source Laif.), est également beaucoup plus compréhensible, une fois venu à connaissance du cocktail de psychotropes et autres substances euphorisantes auquel il était accoutumé. Enfin la quatrième partie, « Dernières débauches : Blut und Drogen (1944-1945) », considère cette dernière étape de la guerre sous l'angle de la recherche désespérée et frénétique d'une « drogue miracle », en guise d'arme secrète, espoir ultime en un renversement de la débâcle. Cette recherche se loge à l'enseigne du pathétique : expérimentations insuffisantes ou pseudo-expériences menées sur des cobayes humains dans les camps de concentration, productions chimiques et ravitaillements entravés par les bombardements, psychologie collective d'un peuple en état de manque ou de bad trip : à tous les niveaux, civils et militaires, y compris celui de Hitler et de ses plus proches collaborateurs, tous se trouvent en situation d'impasse pharmaceutique. Ainsi certains seront appréhendés et « pris en charge » par les Alliés... Une lecture fort instructive qui fournit une vision d'ensemble cohérente et originale, malgré certaines longueurs.
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            • Tsubaki31 Posté le 9 Janvier 2019
              Accro à cet essai du début à la fin.... Stupéfiant!
            • Morgann_LM Posté le 27 Août 2018
              La seconde guerre mondiale vu autrement et qui explique beaucoup de chose du côté allemand en général et d'Hitler en particulier. Notamment le blitzkrieg. Beaucoup plus intéressant que les cours d'histoire sur le même thème...
            • micetmac Posté le 23 Mai 2018
              Les Nazis ont conquis le pouvoir en promettant de siffler la fin de partie et de rompre avec l'hédonisme décadent de la république de Weimar. Ils ont surtout mis en place un vaste système de méthamphétamine sur ordonnance, la défonce légale et fortement suggérée. Pourtant quelle contradiction avec le discours officiel, la parole portée par l'Aigle Germanique, le premier Seigneur de la race des Seigneurs. L'éclatante illustration du "faites ce que je dis, oubliez ce que je fais" car Hitler est le premier junkie d'une nation de drogués. Shootés à la Pervitine, les panzers allemands et la wehrmacht cisaillent l'Hexagone. Fuyant le sommeil, les nazis sont comme des labradors sous acides et ne tenant aucun compte des usages militaires, foncent à travers champs et routes, ivres de victoires, déstabilisant le vieux corps d’officiers français qui n'avaient jamais vu ça. La Pervitine sature les veines des valeureux soldats allemands. Valeureux ? Défoncés oui ! On est loin, très loin, de la race aryenne sobre. Le Führer lui même, entretient le mythe d'un homme entièrement tourné vers le bien être de son peuple et la victoire, ascète, végétarien, ne buvant jamais d'alcool... Et s'injectant quotidiennement des shoots par intraveineuse. L'auteur, Norman Ohler, s'appuie sur une masse de documents,... Les Nazis ont conquis le pouvoir en promettant de siffler la fin de partie et de rompre avec l'hédonisme décadent de la république de Weimar. Ils ont surtout mis en place un vaste système de méthamphétamine sur ordonnance, la défonce légale et fortement suggérée. Pourtant quelle contradiction avec le discours officiel, la parole portée par l'Aigle Germanique, le premier Seigneur de la race des Seigneurs. L'éclatante illustration du "faites ce que je dis, oubliez ce que je fais" car Hitler est le premier junkie d'une nation de drogués. Shootés à la Pervitine, les panzers allemands et la wehrmacht cisaillent l'Hexagone. Fuyant le sommeil, les nazis sont comme des labradors sous acides et ne tenant aucun compte des usages militaires, foncent à travers champs et routes, ivres de victoires, déstabilisant le vieux corps d’officiers français qui n'avaient jamais vu ça. La Pervitine sature les veines des valeureux soldats allemands. Valeureux ? Défoncés oui ! On est loin, très loin, de la race aryenne sobre. Le Führer lui même, entretient le mythe d'un homme entièrement tourné vers le bien être de son peuple et la victoire, ascète, végétarien, ne buvant jamais d'alcool... Et s'injectant quotidiennement des shoots par intraveineuse. L'auteur, Norman Ohler, s'appuie sur une masse de documents, les ordonnances cryptées mais bien réelles du docteur particulier d'Hitler, Théo Morell. Le pacte Faustien. Sauf qu'on ne sait qui est le diable et qui est Faust ? Il n'y pas de Faust. C'est un tout un pan que je ne soupçonnais pas que dévoile Ohler. Une réalité peu exploitée jusqu'alors par les historiens. Il y a un réel danger cela dit. A force de présenter Hitler (le patient A de Morell) comme un Junkie courant après sa dose... ... Ne risque-t-on pas d'amoindrir sa responsabilité ? De le dédouaner en quelque sorte ? Ohler n'esquive pas. Il rappelle qu'altération des capacités n'est pas synonyme d'occultation totale du jugement. La guerre et la politique génocidaire ont été décidées et organisées alors qu’Hitler ne recourrait à aucune pharmacopée. Cette annihilation industrielle n'est pas le délire d'un drogué ayant rompu les amarres avec la réalité mais bien une vision clinique, jamais démentie. Soutenue avec une énergie sans faille, alimentée par une prescription assidue de méthamphétamines. Loin du ton parfois compassé et académique de ce genre d'ouvrage, Ohler atteste que la descente en enfer de l'Europe se fit aussi sous acides.
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            • LMFML Posté le 22 Novembre 2017
              Excellent livre documentaire informatif sur un pan de l'histoire nazi peu connu il y a encore quelques années mais très révélateur de ce qui s'est passé et comment. A lire!!!
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