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10/18
EAN : 9782264076885
Code sériel : 5724
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 312
Format : 108 x 177 mm
À Paraître

L'herbe de fer

Date de parution : 04/11/2021
La redécouverte d'un roman culte, adapté au cinéma avec Meryl Streep et Jack Nicholson, lauréat du National Book Award 1983 et du prix Pulitzer 1984, avec pour toile de fond, l’Amérique de la Grande dépression et des laissés-pour-compte. 
Grande dépression, Albany, État de New York.
Francis Phelan est un homme perdu, un vagabond, un alcoolique, qui, après avoir abandonné sa famille, revient au bercail. Mais alors qu’il tente de reprendre le dessus, il est assailli par les fantômes d’un temps maudit, par toutes ces âmes qu’il a blessées et...
Grande dépression, Albany, État de New York.
Francis Phelan est un homme perdu, un vagabond, un alcoolique, qui, après avoir abandonné sa famille, revient au bercail. Mais alors qu’il tente de reprendre le dessus, il est assailli par les fantômes d’un temps maudit, par toutes ces âmes qu’il a blessées et qui lui demandent des comptes…
« Francis voyait la rue qui s’ouvrait devant lui : Pearl Street, la principale artère de la ville, une ville qui avait été sa ville, et qu’il avait perdue à jamais. Les commerces avec leurs façades lui faisaient un drôle d’effet, tout avait tellement changé, il y en avait plein de nouveaux, des magasins dont il n’avait jamais entendu parler avait fait faillite. Certaines choses n’avaient pas bougé : Whitney’s, Myer’s, la vieille First Church qui surplombait Clinton Square, la bibliothèque Pruyn. Et, tandis que Francis marchait, les pavés se transformaient en granit, les maisons en magasins, la vie devenait vieille, mourait, se renouvelait, la vision de ce qui avait été et celle de ce qui aurait pu être venaient se rejoindre dans un œil qui n’était en fait pas en mesure de se rappeler l’une ni de déchiffrer l’autre. Qu’est-ce que tu donnerais, Francis, pour n’être jamais parti ? »
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EAN : 9782264076885
Code sériel : 5724
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 312
Format : 108 x 177 mm
10/18
7.80 €
À paraître le 04/11/2021

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • MilleCab Posté le 25 Septembre 2021
    Mon avis est mitigé à propos de L'herbe de fer. Le style de l'auteur est très agréable, il écrit très bien, c'est indéniable, et c'est l'un des points fort de cette lecture, j'ai vraiment apprécié l'écriture, les images qu'elle invoque, les émotions qu'elle provoque. J'ai eu un peu de mal avec l'histoire, même si les personnages sont tous très attachants, en particulier Francis. On le suit dans ses pérégrinations, ses galères, et son introspection. On découvre derrière un homme qui a vécu beaucoup d'aventures, encore plus de mésaventures, et qui lutte pour survivre chaque jour, un être sensible et lucide, très altruiste également, malgré l'égoïsme qu'il semble démontrer. N'ayant pas l'habitude de lire des ouvrages situés à cette époque, j'ai eu des difficultés à me représenter l'environnement, le contexte, j'ai parfois eu l'impression que l'histoire se passait en 1800 plutôt que dans les années 1930. Ce roman est aussi très dur, il ne cache pas la misère ni la violence du personnage et de ceux qui croisent sa route, cette terrible misère et pauvreté, accentuée par l'alcoolisme, est parfois difficile à lire, à supporter. Plus que l'alcool cependant, Francis est hanté par son passé, et c'est une expérience intéressante d'assister... Mon avis est mitigé à propos de L'herbe de fer. Le style de l'auteur est très agréable, il écrit très bien, c'est indéniable, et c'est l'un des points fort de cette lecture, j'ai vraiment apprécié l'écriture, les images qu'elle invoque, les émotions qu'elle provoque. J'ai eu un peu de mal avec l'histoire, même si les personnages sont tous très attachants, en particulier Francis. On le suit dans ses pérégrinations, ses galères, et son introspection. On découvre derrière un homme qui a vécu beaucoup d'aventures, encore plus de mésaventures, et qui lutte pour survivre chaque jour, un être sensible et lucide, très altruiste également, malgré l'égoïsme qu'il semble démontrer. N'ayant pas l'habitude de lire des ouvrages situés à cette époque, j'ai eu des difficultés à me représenter l'environnement, le contexte, j'ai parfois eu l'impression que l'histoire se passait en 1800 plutôt que dans les années 1930. Ce roman est aussi très dur, il ne cache pas la misère ni la violence du personnage et de ceux qui croisent sa route, cette terrible misère et pauvreté, accentuée par l'alcoolisme, est parfois difficile à lire, à supporter. Plus que l'alcool cependant, Francis est hanté par son passé, et c'est une expérience intéressante d'assister à ce cortège de fantômes qui gravitent autour de lui et le plongent dans les recoins de son coeur cadenassé et de son histoire.
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  • Ingannmic Posté le 13 Mars 2020
    "L'herbe de fer" nous fait suivre les tribulations de Francis Phelan dans la ville d'Albany, dont il est originaire, pendant la Grande Dépression. Une triste épopée, qui aurait pu être submergée par la dimension sordide du quotidien du héros, puisqu'en sa qualité de "cloche", Francis traîne d'abris de fortune en foyers, occupé par la quête de nourriture ou de quelques pièces pour s'acheter une bouteille. Et pourtant, le prosaïsme de cette routine est illuminé par la poésie que William Kennedy parvient à insuffler à son récit... Cela commence avec l'introduction, dès l'entame du roman, d'éléments surnaturels, sous la forme de fantômes mis en scène comme des personnages à part entière, entretenant des dialogues avec le héros. J'avoue que ce procédé m'a au départ un peu déstabilisée, me paraissant en décalage avec le propos par ailleurs terre à terre. Mais on comprend assez vite qu'il s'agit en réalité de la matérialisation de visions qui hantent Francis. Car à presque soixante ans, cette ancienne gloire du base-ball a un lourd passé à son actif, qui semble soudain se rappeler à lui, par l'intermédiaire de ces incarnations, notamment celle de son père, mort sous ses yeux, de sa mère rigide et aigrie pour laquelle... "L'herbe de fer" nous fait suivre les tribulations de Francis Phelan dans la ville d'Albany, dont il est originaire, pendant la Grande Dépression. Une triste épopée, qui aurait pu être submergée par la dimension sordide du quotidien du héros, puisqu'en sa qualité de "cloche", Francis traîne d'abris de fortune en foyers, occupé par la quête de nourriture ou de quelques pièces pour s'acheter une bouteille. Et pourtant, le prosaïsme de cette routine est illuminé par la poésie que William Kennedy parvient à insuffler à son récit... Cela commence avec l'introduction, dès l'entame du roman, d'éléments surnaturels, sous la forme de fantômes mis en scène comme des personnages à part entière, entretenant des dialogues avec le héros. J'avoue que ce procédé m'a au départ un peu déstabilisée, me paraissant en décalage avec le propos par ailleurs terre à terre. Mais on comprend assez vite qu'il s'agit en réalité de la matérialisation de visions qui hantent Francis. Car à presque soixante ans, cette ancienne gloire du base-ball a un lourd passé à son actif, qui semble soudain se rappeler à lui, par l'intermédiaire de ces incarnations, notamment celle de son père, mort sous ses yeux, de sa mère rigide et aigrie pour laquelle il éprouvait de la détestation, d'un homme qu'il a tué pendant la grève des tramways de 1901, du fils qu'il a eu avec Annie, son épouse, et dont il est responsable de la mort, à l'âge d'à peine quinze jours... La culpabilité conséquente lui a fait couper tout lien avec sa famille. Au cours des quelques jours pendant lesquels nous le suivons, entouré de ses compagnons de misère, une machine à remonter le temps semble s'être mise en branle en faisant resurgir maints souvenirs -ses exploits sportifs, les bagarres, les femmes, l'amour, les orgies de picole-, l'amenant à s'interroger sur ses erreurs, ses manquements, sur cette existence parsemée d'une violence qu'il prétend n'avoir pas cherchée (mais à laquelle il est enclin !), sur son attirance presque amoureuse pour la fuite qui, une fois encore, l'amène à tourner le dos à la possibilité de rédemption qui lui est offerte... toute tentation de sombrer dans la détresse est cependant occultée par la prérogative quotidienne de survie, Francis étant "Trop occupé pour avoir le temps de se poser tranquillement quelque part pour mourir". C'est un homme éprouvé, désabusé, parfois belliqueux, qui ne s'en laisse pas compter, mais c'est aussi un être sensible, généreux, et introspectif, tirant de ses expériences des leçons de vie aussi philosophiques ("la vie est pleine de caprices et d'occasions manquées", "une main tendue dans l'adversité est une belle chose"...) que fantaisistes ("un Italien court moins vite qu'une balle de fusil"...). Avec ce récit à la fois touchant et vivant, William Kennedy rend à ces laissés-pour-compte leur humanité et leur dignité, en faisant d'eux des êtres singuliers, creusant sous leur piteuse apparence pour rappeler qu'ils ne sont pas que des sans-abri, mais des individus comme les autres, avec leur passé, leurs rêves, leur détresse. Avec sensibilité, sans tomber ni dans le misérabilisme, ni dans l'angélisme, il évoque la fraternité qui unit parfois ces désespérés, mais aussi la violence qui régit souvent leurs rapports.
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  • mumuboc Posté le 7 Novembre 2019
    Un roman qui est arrivé un peu par hasard sur mes étagères en complément d'un achat groupé de livres d'occasion. Une couverture qui évoque à elle seule l'ambiance de ce roman assez noir qui évoque ces hommes et femmes qui déambulent sur les trottoirs, ces clochards, vagabonds,hobo, sdf, quelque soit le nom qu'on leur donne, que l'on ne voit trop, plus ou que l'on ne veut pas voir et pourtant ils existent, ils sont là, ils (ou elles) ont une vie avant. Je dois avouer que je me suis tout de suite attachée à Francis, à cet homme de 58 ans, qui parcourt les rues d'Albany en 1938, accompagné des fantômes de son passé et ils sont nombreux car Francis a eu plusieurs vies. Une vie de sportif car il a été joueur de première division de base-ball, marié et père de famille et puis un jour la machine s'enraye suite à plusieurs accidents : la perte d'un enfant, la mort d'un homme lors d'une grève, une violence pas toujours contrôlée, l'alcool et la rue..... "C'était le dernier soir d'octobre 1938  c'était la veille de la Toussaint, cette nuit chaotique où la grâce est toujours trop peu abondante, et où les anciens... Un roman qui est arrivé un peu par hasard sur mes étagères en complément d'un achat groupé de livres d'occasion. Une couverture qui évoque à elle seule l'ambiance de ce roman assez noir qui évoque ces hommes et femmes qui déambulent sur les trottoirs, ces clochards, vagabonds,hobo, sdf, quelque soit le nom qu'on leur donne, que l'on ne voit trop, plus ou que l'on ne veut pas voir et pourtant ils existent, ils sont là, ils (ou elles) ont une vie avant. Je dois avouer que je me suis tout de suite attachée à Francis, à cet homme de 58 ans, qui parcourt les rues d'Albany en 1938, accompagné des fantômes de son passé et ils sont nombreux car Francis a eu plusieurs vies. Une vie de sportif car il a été joueur de première division de base-ball, marié et père de famille et puis un jour la machine s'enraye suite à plusieurs accidents : la perte d'un enfant, la mort d'un homme lors d'une grève, une violence pas toujours contrôlée, l'alcool et la rue..... "C'était le dernier soir d'octobre 1938  c'était la veille de la Toussaint, cette nuit chaotique où la grâce est toujours trop peu abondante, et où les anciens morts et les nouveaux se promènent en liberté sur cette terre. (p47)" Il se raccroche à ses relations de rue en ce jour d'Halloween, à Helen, sa compagne, ancienne chanteuse, à Rudy son compagnon d'infortune mais surtout Francis croise ses monstres à lui, les les fantômes de sa vie et ils sont nombreux. Ils l'accompagnent et lui cherche à faire la paix avec eux mais aussi avec lui-même. Depuis le temps qu'il vit dans la rue, il sait qu'il suffit de peu de choses pour que la vie des ses compagnons d'infortune ou la sienne basculent. "En ce moment, Francis est quelque part, tout seul, et même Helen ne l'aime plus. Plus du tout. Parce que tout ce qui touche à l'amour de près ou de loin est mort, usé par la fatigue.(p184)" C'est une déambulation poignante sur la misère, sur la déchéance, sur la survie d'un jour sur l'autre : trouver quelques pièces, un repas, un peu de chaleur. Et pourtant Francis a une famille, une femme, un fils et une fille et même un petit fils qui sont prêts à l'accueillir, à lui offrir une chance de s'en sortir mais il voit dans leurs yeux le reflet de ce qu'il est devenu et même s'ils ne lui font aucun reproche, lui sait que désormais sa vie est dehors, ailleurs. Il a tout au long du récit une sorte de dignité, de règle de vie, il n'est pas totalement déshumanisé même si l'alcool réchauffe, soigne et détruit. J'ai été très surprise d'être autant touchée par ce roman qui a reçu le prix Pulitzer en 1984 et National Book Award en 1983, dont une adaptation cinématographique a été faite avec Jack Nicholson et Meryl Streep sous le titre Ironweed que je n'ai pas vue, je ne sais d'ailleurs pas s'il est sorti en France mais j'aimerais beaucoup voir. Avec une écriture vivante, à la fois crue mais avec une forme de poésie, de mélancolie, de désespoir, William Kennedy, fouille au plus profond des sentiments de cet homme dont la vie a basculé et qui se retrouve confronter à sa conscience et à ses questionnements. Chacun des fantômes qu'il croise est l'occasion d'en apprendre un peu plus sur son passé et ceux de ses amis de la rue. Chacun(e) n'est pas arrivé là par hasard. Francis ne s'épargne rien, il assume ses choix et tente malgré tout de rester honnête, humain, malgré les vapeurs d'alcool, malgré le froid, malgré la faim. Cela peut vous paraître éprouvant à lire mais l'ensemble reste emprunt de beauté dans les sentiments, les rapports entre les différents personnages. William Kennedy en fait une sorte de reportage sur les rues d'une ville, dans cette période de grande dépression, où la débrouille mais aussi le partage du peu que l'on a permet de tenir un jour de plus. Il en fait une histoire qui mêle noirceur et tendresse, violence et humanité, la lumière et l'obscurité. Comment ne pas être touchée par ceux ou celles qui ne se réveilleront pas, engourdis par le froid et l'alcool, comme Sandra, par la violence omniprésente parce que le peu qu'ils possèdent devient objet de convoitise mais aussi par les relations qu'ils entretiennent entre eux, par ces femmes qui n'ont plus que leur corps comme monnaie d'échange, mais aussi par la fraternité dans la misère et le compagnonnage dans les beuveries. C'est un roman réaliste, qui ne juge pas, qui se veut simplement le reflet d'un monde obscur et que l'auteur a voulu mettre dans la lumière. Son titre original Ironweed, mauvaise herbe, reflète bien qui sont ces êtres qui peuplent les villes, ils sont devenus ce que la vie, la société ou eux-mêmes en ont fait : des mauvaises herbes qui poussent sur les trottoirs, qui disparaissent parfois pour mieux réapparaître, ni tout à fait les mêmes et pourtant si identiques dans leur apparence. Ils ont une certaine force de résistance mais sont peu à peu gagnés par l'usure, les abus, l'alcool, les conditions de vie. Ce roman publié en 1983 reste dramatiquement d'actualité car dans toute période de crise, de troubles, ils apparaissent et sont une sorte de signal d'alarme.On les compare souvent à la lie de la société mais avant de se retrouver au monde de la rue, n'oublions pas qu'ils étaient des êtres comme vous ou moi. C'est un roman noir certes mais avec un regard plein de compassion  sur ces êtres laissés au bord du chemin, déchus, mais qui cherchent, pour certains comme Francis, dans un dernier sursaut, de trouver le chemin de la rédemption et de la paix.
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  • Stemilou Posté le 20 Septembre 2019
    Roman sombre sur la fuite d'un homme, il s'agit de Francis un hobo ou plus communément un clochard. Francis survit plus qu'il ne vit, pourtant âgé d'à peine cinquante ans en pleine années 30 et la Grande Dépression, et avec l'hiver qui approche il lui sera difficile de trouver de quoi manger, se protéger et boire. Il fait le bilan et les fantôme de sa vie le hante, son enfant, ses amis, ses adversaires et ses remords qui seront probablement les pires. Difficile d'avancer avec la culpabilité comme boulet et c'est ce que l'auteur tente d'aborder et que le lecteur tente avec lui de comprendre, parce que cette lecture peut paraître d'une longueur incroyable si l'on ne se plonge pas corps et âme dans ces mots durs et cette vie brisée. Un roman intéressant qui reçu de plus le prix Pulitzer de la fiction en 1984, interrogeant la mémoire des défunts pour la quête de rédemption d'un homme déchu.
  • Lishbks Posté le 17 Avril 2019
    Novembre 1938, à Albany dans l'Etat de New York, nous suivons Francis, un clochard, dans son quotidien. Nous rencontrerons ses compagnons d'infortune, la famille qu'il a laissée derrière lui, mais également en cette période où les vivants rendent hommages aux défunts, nous rencontreront ses morts. Des morts dont il porte la culpabilité, des morts qui l'empêchent sans doute de s'autoriser à vivre et qui lui apparaissent à toute heure du jour ou de la nuit. J'ai beaucoup aimé cette lecture car bien qu'elle nous fasse plonger dans une atmosphère sordide, glaciale et anxiogène, où l'alcool fait tour à tour office de bouée ou de boulet, et où le corps est violenté, malade, marchandé; elle a surtout le mérite de faire émerger toute l'humanité de Francis et de ses acolytes, de ne pas tomber dans le jugement ou l'indifférence et d'éveiller une compréhension et une compassion inconditionnelle.
Lisez inspiré avec 10/18 !
Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…