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EAN : 9782266213943
Code sériel : 14651
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 608
Format : 108 x 177 mm

L'heure des loups

Edith Ochs (Traducteur)
Date de parution : 14/06/2012

Paris, 1975. Dans une carrière de flic, il y a des morts qui vous désolent moins que d’autres.
Pendu par une corde de piano, le corps de l’ex-capitaine SS Dieter Block provoque chez l’inspecteur Dreyfus des émotions contradictoires.
Lui, que la barbarie nazie a rendu orphelin, se voit chargé de l’enquête....

Paris, 1975. Dans une carrière de flic, il y a des morts qui vous désolent moins que d’autres.
Pendu par une corde de piano, le corps de l’ex-capitaine SS Dieter Block provoque chez l’inspecteur Dreyfus des émotions contradictoires.
Lui, que la barbarie nazie a rendu orphelin, se voit chargé de l’enquête. Il se lance alors dans une traque des derniers fantômes du Reich. Ceux qui le hantent et ceux que la guerre froide dissimule sous les jeux d’intérêts les plus complexes.
Un nid d’espions où les loups s’entre-dévorent…

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EAN : 9782266213943
Code sériel : 14651
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 608
Format : 108 x 177 mm

Ils en parlent

« (...) le coup de maître de Shane Stevens dans L’heure des loups, c’est indubitablement son héros, Dreyfus, qui porte sur ses épaules toutes les contradictions du siècle : un policier français ayant vu toute sa famille disparaître à Auschwitz et qui doit se plonger, malgré lui, dans le passé d’anciens officiers SS (…). » La Fringale Littéraire.com

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • mercutio Posté le 15 Septembre 2013
    Difficile d'évoquer un ouvrage de Shane Stevens sans penser et faire référence à "Au-delà du mal". Cédant donc à la facilité, je commencerai mon propos sur l'Heure des loups en constatant que c'est bien le même auteur qui est à la manoeuvre: on retrouve le style narratif direct, la vivacité de la peinture par tableau successifs enchaînés de façon alerte, le soin porté à la restitution des contextes sans digressions excessives, le sérieux de la documentation, l'obsession de la rigueur et de la logique pour la trame romanesque, la focalisation autour de la problématique du Mal. Là où Au-delà du Mal offre peut-être une construction encore plus remarquable, l'Heure du Loups lui est supérieur par la mise en scène des dimensions historique et humainement humaine, les deux étant presque totalement absentes du premier, car Bishop n'est qu'inhumainement humain. Quasiment rien n'est ici artificiellement mis en scène, l'histoire l'a déjà démontré. Il serait erroné de considérer l'Heure des loups comme un simple polar et il me paraît très probable que l'auteur a voulu, non seulement rendre hommage à une période particulièrement douloureuse de l'histoire et à ses victimes mais aussi se confronter à un genre différent en venant faire de l'ombre par exemple à... Difficile d'évoquer un ouvrage de Shane Stevens sans penser et faire référence à "Au-delà du mal". Cédant donc à la facilité, je commencerai mon propos sur l'Heure des loups en constatant que c'est bien le même auteur qui est à la manoeuvre: on retrouve le style narratif direct, la vivacité de la peinture par tableau successifs enchaînés de façon alerte, le soin porté à la restitution des contextes sans digressions excessives, le sérieux de la documentation, l'obsession de la rigueur et de la logique pour la trame romanesque, la focalisation autour de la problématique du Mal. Là où Au-delà du Mal offre peut-être une construction encore plus remarquable, l'Heure du Loups lui est supérieur par la mise en scène des dimensions historique et humainement humaine, les deux étant presque totalement absentes du premier, car Bishop n'est qu'inhumainement humain. Quasiment rien n'est ici artificiellement mis en scène, l'histoire l'a déjà démontré. Il serait erroné de considérer l'Heure des loups comme un simple polar et il me paraît très probable que l'auteur a voulu, non seulement rendre hommage à une période particulièrement douloureuse de l'histoire et à ses victimes mais aussi se confronter à un genre différent en venant faire de l'ombre par exemple à un John Le Carré. De ce point de vue, l'Heure des Loups est une réussite. Ne suivez pas ces critiques de lecteurs paresseux qui ont trouvé l'intrigue compliquée sans doute parce que leur préoccupation d'habitués aux polars de série, fut d'identifier le plus rapidement possible "un assassin" à travers les vraies fausses pistes accumulées par l'auteur. Il s'agit bien de cela! La question ici est toute autre; ce qui commence comme une enquête de police est en réalité la plongée d'un homme relativement ordinaire bien que plutôt intuitif-heureusement il se trompe quelquefois- d'une part dans les méandres des politiques intérieure et extérieure à son pays sur fond d'horreur historique et aussi sa plongée à l'intérieur de lui-même, de ses origines et de ses racines elles-mêmes contradictoires. Pourquoi l'auteur simplifierait-il une réalité objectivement très complexe. Remercions-le plutôt de respecter ses lecteurs et leur capacité à activer leurs méninges, non pour chercher un "coupable" ou une "solution à un problème" qui ne sont ni l'un ni l'autre un point focal de la narration, mais pour tenter d'appréhender et accepter la sinistre réalité du monde dans lequel il nous plonge et dont on ne doute pas qu'il ressemble à s'y méprendre à celui dans lequel nous vivons. Vous avez compris que j'ai beaucoup apprécié cet ouvrage, tout particulièrement la maîtrise de la progression de l'intrigue principale- Stevens est un funambule de l'écriture arborescente- dans laquelle chaque élément trouve sa juste place et où rien n'est inutile ou artificiel. Il est vrai que ça demande un peu plus d'attention qu'une série télévisée. Bien entendu, l'oeuvre n'est pas parfaite. Certains passages, notamment des dialogues, sont peu explicites dans le sens où on n'est pas assuré, à la première lecture, d'une part de correctement identifier qui s'exprime, d'autre part de bien comprendre à quoi se rapporte ce qui est dit, généralement sous forme d'allusion. Pourtant, certaines fois, j'atteste que l'effort, c'est-à-dire une deuxième lecture et quelques instants de réflexion, est largement payé de retour par le plaisir de se sentir rejoindre in fine l'intention de l'auteur, souvent assez pertinente et quelquefois humoristique. D'autres fois, j'avoue que ça a pu rester obscur et ne sais s'il faut le porter au débit de l'auteur ou de la traductrice. En résumé, un très bon cru, pas le picrate pour tous les jours. A savourer, mais en le gagnant!
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  • Bibliozonard Posté le 24 Novembre 2011
    Dieter Bock, ancien officier SS est pendu avec une corde de piano dans une pension de Paris en 1975 à 04H29, l’heure des loups, la chasse est ouverte. Méthode utilisée en 1944 contre les conspirateurs qui tentèrent d’assassiner Hitler. César Dreyfus chargé de l’enquête doit occulter l’histoire de ses origines juives pour affronter une enquête au gout amère allemand de seconde guerre mondial. Sa hiérarchie ne lui tend pas les bras, méfiante à cause de l’affaire du Général Laffage qui datait de la guerre d’Algérie, il y avait vingt ans quand César débutait. Il ne se soucie pas du statut du quidam quand il s’agit d’enfreindre la loi. Une affaire qui s’étend sur le territoire européen. C’est dire la tâche qui l’attend. Bock est-il Bock ? Qui le suit ? César remue ce qui ne doit pas l’être ? Le supérieur de son supérieur qui protège un autre supérieur ou les agissements secrets de son pays ou d’un autre ? L’inspecteur évolue avec une épée Damoclès comme couvre chef. Une enquête qui évolue dans un brouillard d’informations qui tend vers la théorie du complot international impliquant le RG, la police secrète, le SDECE, le contre espionnage français mais allemand... Dieter Bock, ancien officier SS est pendu avec une corde de piano dans une pension de Paris en 1975 à 04H29, l’heure des loups, la chasse est ouverte. Méthode utilisée en 1944 contre les conspirateurs qui tentèrent d’assassiner Hitler. César Dreyfus chargé de l’enquête doit occulter l’histoire de ses origines juives pour affronter une enquête au gout amère allemand de seconde guerre mondial. Sa hiérarchie ne lui tend pas les bras, méfiante à cause de l’affaire du Général Laffage qui datait de la guerre d’Algérie, il y avait vingt ans quand César débutait. Il ne se soucie pas du statut du quidam quand il s’agit d’enfreindre la loi. Une affaire qui s’étend sur le territoire européen. C’est dire la tâche qui l’attend. Bock est-il Bock ? Qui le suit ? César remue ce qui ne doit pas l’être ? Le supérieur de son supérieur qui protège un autre supérieur ou les agissements secrets de son pays ou d’un autre ? L’inspecteur évolue avec une épée Damoclès comme couvre chef. Une enquête qui évolue dans un brouillard d’informations qui tend vers la théorie du complot international impliquant le RG, la police secrète, le SDECE, le contre espionnage français mais allemand aussi. Et que viendrait faire le Mossad dans la quête policière où les morts s’enchaînent. Une chasse au trésor constituée pendant l’oppression nazie ? Quid du chasseur et du chassé… On dirait une dénonciation basé sur le témoignage d’un espion sauf que c’est un inspecteur de police juif-français qui se frotte à l’espionnage… Une indignation face à l’injustice, à une utilisation du pouvoir au détriment des petits gens. Le besoin de dénoncer jusqu’où est capable d’aller une ou des puissances en place pour protéger des intérêts politico-financiers nationaux, ou d’agrandir le pouvoir acquis. En première partie. La poursuite d’un tueur à gage, la référence au nazisme et la crise identitaire de César Dreyfus sont les lignes principales de l’ouvrage. Le complot l’est tout autant mais en voulant désorienter le lecteur, l’auteur a prit un risque de l’étouffer d’informations au détriment de l’intrigue. Trop de complot a tué le complot. La première partie de l’ouvrage en est victime de par sa longueur qui déborde de détails surgissant de toute part. L’auteur aurait pu abréger, l’étalage de ses connaissances grâce à une excellente documentation a prit le dessus sur les remous manquant dans l’histoire. Le nœud se dénoue sérieusement au ¾ du livre (p309). 25 pages avant la deuxième partie pour être exact. Un peu tard pour la récompense du lecteur patient. Cela dit le rythme s’accélère, l’enquêteur progresse au péril de sa vie. Plus claire, rapide, plus agréable à lire. A croire que l’auteur s’était rendu compte qu’il était nécessaire d’alléger le texte. Pour le style, Shane Stevens reste un auteur exceptionnellement talentueux. Un livre à lire si vous êtes suffisamment patient. Au-delà du mal est plus intriguant et mieux réussi.
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