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L'homme au grand-bi

10/18
EAN : 9782264071071
Code sériel : 5329
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 240
Format : 108 x 177 mm
L'homme au grand-bi

Bernard KREISS (Traducteur)
Date de parution : 05/07/2018
Cobourg, petite ville conservatrice de Bavière, se trouve confrontée à un étrange phénomène lorsque l’excentrique naturaliste Franz Schroeder, rêveur un brin utopiste, y importe un étonnant moyen de transport : le grand-bi. Si l’homme souhaite jucher la ville sur ce véhicule peu commun, le vélocipède provoque un véritable capharnaüm, tant... Cobourg, petite ville conservatrice de Bavière, se trouve confrontée à un étrange phénomène lorsque l’excentrique naturaliste Franz Schroeder, rêveur un brin utopiste, y importe un étonnant moyen de transport : le grand-bi. Si l’homme souhaite jucher la ville sur ce véhicule peu commun, le vélocipède provoque un véritable capharnaüm, tant dans les rues que dans les mentalités. Les bourgeois s’en disputent l’usage avec les ouvriers, les hommes avec les femmes, et c’est bientôt toute la ville qui est divisée. Entre bonnes mœurs et avant-gardisme, à quoi et surtout à qui doit-on réserver l’usage du grand-bi ? Ce drôle de vélo taxé de danger public pourrait bien être la clé d’un renouveau de la société figée de la Belle Époque.

Traduit de l’allemand par Bernard Kreiss
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EAN : 9782264071071
Code sériel : 5329
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 240
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Bellonzo Posté le 6 Avril 2019
    Pas mal du tout, cette lecture, sans prétention mais non sans plaisir. Pas mal d'humour aussi, de cet humour qui parsème des écrits sur le voyage ou le progrès technique, souvent apanage des Anglais, Jerome K.Jerome, Redmond O'Hanlon par exemple. Sauf que Uwe Timm est allemand de Hambourg et que son héros est taxidermiste de talent dans la petite ville de Cobourg en Bavière, cette ville a un passé un peu gênant puisqu'elle devint la première en Allemagne à élire un conseil municipal nazi. Ce n'est donc pas cela qui est drôle dans L'homme au grand-bi. Un peu excentrique, un peu utopiste, Franz Schroeder a l'idée d'importer le grand bi, cette bicyclette préhistorique, dans la petite principauté de Cobourg, qui s'ennuie gentiment dans son décor d'opérette. Mais il ne s'attend pas à un tel tohu-bohu et à de telles réactions qui scindent bien vite la ville en deux camps. Cet avant-gardisme est dans l'ensemble assez suspect. Ne cacherait-il pas des sympathies socialistes? Mais un autre danger guette notre naturaliste éclairé.... Pas mal du tout, cette lecture, sans prétention mais non sans plaisir. Pas mal d'humour aussi, de cet humour qui parsème des écrits sur le voyage ou le progrès technique, souvent apanage des Anglais, Jerome K.Jerome, Redmond O'Hanlon par exemple. Sauf que Uwe Timm est allemand de Hambourg et que son héros est taxidermiste de talent dans la petite ville de Cobourg en Bavière, cette ville a un passé un peu gênant puisqu'elle devint la première en Allemagne à élire un conseil municipal nazi. Ce n'est donc pas cela qui est drôle dans L'homme au grand-bi. Un peu excentrique, un peu utopiste, Franz Schroeder a l'idée d'importer le grand bi, cette bicyclette préhistorique, dans la petite principauté de Cobourg, qui s'ennuie gentiment dans son décor d'opérette. Mais il ne s'attend pas à un tel tohu-bohu et à de telles réactions qui scindent bien vite la ville en deux camps. Cet avant-gardisme est dans l'ensemble assez suspect. Ne cacherait-il pas des sympathies socialistes? Mais un autre danger guette notre naturaliste éclairé. La concurrence débarque avec l'apparition face au grand bicycle aux deux roues extrêmes, d'un moyen bicycle aux deux roues parfaitement égales. Platitude et inélégance, pense Schroeder. Mais les adversaires ne désarment pas, mettant l'accent sur les risques de chute et de... stérilité de l'engin. C'est un bouquin fort sympa que L'homme au grand-bi, que j'aurais bien vu adapté par Lubitsch, jolie comédie douce amère, qui tente de décloisonner un peu cette société fin d'empire. Mais sans leçons, car certains bourgeois fraternisent avec les modestes, ne serait-ce que pour dire pis que pendre de cet original qui empaille les chiens des aristos aussi bien que le gibier des braconniers. Cette Allemagne là avait encore le sourire, un peu figé, mais bon enfant. "L'adepte du grand-bi suit son chemin, les sens en éveil, comme un Indien suit une piste. Fini les ruminations malsaines, il s'agit d'ouvrir l'oeil, et le bon. Le grand-bi est une machine à aiguiser les sens: vue, ouïe, toucher. Maintenir en érection, grâce au mouvement, ce qui est normalement destiné à tomber lourdement, voilà l'arterfact dont on fait soi-même partie intégrante, la beauté se savourant elle-même."
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