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EAN : 9782266264365
Code sériel : 16509
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 216
Format : 108 x 177 mm

L'Importun

Date de parution : 05/10/2017
Une famille désireuse de quitter Paris s’installe dans une maison en périphérie d’une jolie ville portuaire. Le charme des vieilles pierres et le jardin empli de roses occultent le passé trouble des lieux. Alors que la femme travaille seule à l’écriture de son nouveau roman, l’ancien propriétaire réapparaît et s’impose... Une famille désireuse de quitter Paris s’installe dans une maison en périphérie d’une jolie ville portuaire. Le charme des vieilles pierres et le jardin empli de roses occultent le passé trouble des lieux. Alors que la femme travaille seule à l’écriture de son nouveau roman, l’ancien propriétaire réapparaît et s’impose peu à peu dans cette maison qu’il considère comme sienne...

« Une conteuse hors pair. » Femme actuelle

« Avec L’Importun, Aude Le Corff nous offre un magnifique voyage dans les tréfonds de l’âme humaine, et un joli concentré d’émotions. Subtil et touchant. » Nicole Grundlinger – Babelio

« Aude Le Corff a relevé le défi de dresser le portrait de deux protagonistes singuliers aux histoires pourtant universelles. » livressedesmots.com
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EAN : 9782266264365
Code sériel : 16509
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 216
Format : 108 x 177 mm

Ils en parlent

« Avec L’Importun, Aude le Corff nous offre un magnifique voyage dans les tréfonds de l'âme humaine, et un joli concentré d'émotions. Subtil et touchant. » Babelio
« Aude Le Corff a relevé le défi de dresser le portrait de deux protagonistes singuliers aux histoires pourtant universelles. » livressedesmots.com
 

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • lefaune Posté le 4 Octobre 2019
    Un petit bijou de delicatesse, une écriture belle et émouvante, une narration aérée et intéressante... un court et bon moment de lecture, de découverte entre la romancière et narratrice et le vieillard en conflits avec tous, ou plutôt avec ses cruels souvenirs. Aurelie Vallognes ferait bien de lire un peu celà, cela la sortirait de sa médiocrité narrative et de son style de magazine BIBA. Bravo, Aude Le Coerf
  • M_a_r_c Posté le 9 Novembre 2017
    Dans L’Importun, son deuxième roman, Aude Le Corff, par un jeu de miroirs entre ses deux protagonistes, aborde avec délicatesse des thèmes difficiles. Avec la narratrice d’abord, celui du père qui n’en est pas un, défaillant, enserré dans un carcan qui l’empêche de s’occuper convenablement des siens. Avec Guy ensuite, l’importun vieillard qui donne au roman son titre, le thème de la deuxième guerre mondiale, de la France occupée, des résistants, de leur famille, brisée par leur arrestation ou leur exécution. La narratrice, tout d’abord ébahie, presque furieuse de voir débarquer dans sa nouvelle maison l’ancien propriétaire, finit par accepter peu à peu sa présence. Et même par lui confier le désastre qu’a été son enfance. Une enfance en bute à un père lui-même sous la coupe de son propre père, le premier cherchant en vain dans la réussite professionnelle une compensation à l’affection et à l’estime jamais reçue du second, pour s’abîmer dans l’autoritarisme, la boisson, la violence. A ces confidences, Guy, bourru, ne répond rien, comme s’il n’était pas intéressé. Il revient néanmoins jour après jour dans son ancienne maison. Jusqu’à ce que la carapace se fissure et qu’il révèle, comme ébranlé par les confidences de la narratrice, qu’il... Dans L’Importun, son deuxième roman, Aude Le Corff, par un jeu de miroirs entre ses deux protagonistes, aborde avec délicatesse des thèmes difficiles. Avec la narratrice d’abord, celui du père qui n’en est pas un, défaillant, enserré dans un carcan qui l’empêche de s’occuper convenablement des siens. Avec Guy ensuite, l’importun vieillard qui donne au roman son titre, le thème de la deuxième guerre mondiale, de la France occupée, des résistants, de leur famille, brisée par leur arrestation ou leur exécution. La narratrice, tout d’abord ébahie, presque furieuse de voir débarquer dans sa nouvelle maison l’ancien propriétaire, finit par accepter peu à peu sa présence. Et même par lui confier le désastre qu’a été son enfance. Une enfance en bute à un père lui-même sous la coupe de son propre père, le premier cherchant en vain dans la réussite professionnelle une compensation à l’affection et à l’estime jamais reçue du second, pour s’abîmer dans l’autoritarisme, la boisson, la violence. A ces confidences, Guy, bourru, ne répond rien, comme s’il n’était pas intéressé. Il revient néanmoins jour après jour dans son ancienne maison. Jusqu’à ce que la carapace se fissure et qu’il révèle, comme ébranlé par les confidences de la narratrice, qu’il a dû, lui aussi, faire face à un père absent, une famille détruite, qu’il ne s’est jamais remis de l’exécution de son père par les nazis. Et que tout cela l’a empêché tout sa vie d’aimer. Sa femme. Ses filles. Les autres. Le monde. Du reflet de ces deux destins l’un dans l’autre se posent des questions sur l’amour. Peut-on en donner lorsqu’on n’a soi-même pas reçu ? Peut-on dépasser son enfance, ce que nos parents nous ont laissé ? Peut-on se construire sans l’estime d’un père et d’une mère ? Peut-on se remettre de leur absence, quelque forme qu’elle prenne ? Aude Le Corff esquisse des réponses à ces questions avec pudeur, par petites touches. On aimera le côté doux du livre malgré les sujets difficiles. On aimera voir un vieil homme bourru, au soir d’une vie passée renfermé sur lui-même, oser se confier, se soulager. On aimera le jeu de miroir entre deux générations aux prises, malgré les situations différentes, avec les mêmes questionnements, les mêmes souffrances. On aimera un style clair, simple sans être simpliste, agréable. On aimera, au détour d’une page ou l’autre, de belles phrases. Comme celle-ci notamment : « Je n’ai jamais voulu défendre aucune cause après cela, la meilleure protection contre les hommes réside dans le repli et l’indifférence. ». On aimera moins le côté un peu scolaire, forcé, du roman, une trame convenue, une progression prévisible. On aimera moins aussi le manque d’originalité du style, des tournures de phrases banales, un manque de suggéré, d’allusions, tout étant exprimé de manière trop claire. On aimera moins, surtout, devoir attendre 150 pages, soit près des trois quarts du livre, avant de commencer à s’attacher vraiment aux protagonistes. Enfin, on soupirera face à de trop nombreuses références à des personnages, des lieux, des événements trop actuels (l’affaire Pistorius, le restaurant Noma…) qui toutes peineront face au temps. Un livre en demi-teinte au final. Beau par certains côtés. Touchant même. Mais encore trop scolaire.
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  • Fauvine Posté le 7 Novembre 2017
    À partir d’une situation originale : une famille déménage et la narratrice, qui reste seule la journée (parce qu’elle travaille chez elle, vivant de sa plume), doit composer avec les passages intempestifs de l’ancien propriétaire, un vieux monsieur viscéralement attaché à la maison et qui ne semble pas admettre qu’elle ne lui appartient plus ; Aude Le Corff en vient à parler de la violence et des traumatismes engendrés par la seconde guerre mondiale chez les enfants et particulièrement ceux dont un parent a été exécuté. Elle parle également de la brutalité qui se perpétue, des personnes malmenées par la vie ou même détruites et qui se déchargent de leur souffrance sur d’autres, les plus faibles, souvent leur progéniture. La narratrice, d’abord saisie de stupeur face aux déambulations du vieil homme dans sa maison et dans sa cave, renonce finalement à lui demander son double de clef ou à faire changer les serrures car elle le prend en pitié (il vit le reste du temps en maison de retraite) et parce qu’elle finit par s’y attacher, malgré son caractère bourru. Les deux protagonistes se confieront peu à peu et se répareront un peu l’un l’autre, puisque Guy ressemble au père... À partir d’une situation originale : une famille déménage et la narratrice, qui reste seule la journée (parce qu’elle travaille chez elle, vivant de sa plume), doit composer avec les passages intempestifs de l’ancien propriétaire, un vieux monsieur viscéralement attaché à la maison et qui ne semble pas admettre qu’elle ne lui appartient plus ; Aude Le Corff en vient à parler de la violence et des traumatismes engendrés par la seconde guerre mondiale chez les enfants et particulièrement ceux dont un parent a été exécuté. Elle parle également de la brutalité qui se perpétue, des personnes malmenées par la vie ou même détruites et qui se déchargent de leur souffrance sur d’autres, les plus faibles, souvent leur progéniture. La narratrice, d’abord saisie de stupeur face aux déambulations du vieil homme dans sa maison et dans sa cave, renonce finalement à lui demander son double de clef ou à faire changer les serrures car elle le prend en pitié (il vit le reste du temps en maison de retraite) et parce qu’elle finit par s’y attacher, malgré son caractère bourru. Les deux protagonistes se confieront peu à peu et se répareront un peu l’un l’autre, puisque Guy ressemble au père de la narratrice, un mauvais père mais qui regrette ses actes et puisqu’elle est le reflet pour Guy de ses filles qui se sont éloignées de lui, portant en elles les séquelles de leur enfance à ses côtés. Ce roman manque parfois un peu de rythme ou de surprises mais a le mérite de poser des questions très justes et de réfléchir sur les conséquences d'une enfance malheureuse, pour la personne elle-même et ses propres enfants : « Si seulement j’avais reçu l’enseignement de la douceur et les fondations dont j’avais besoin enfant, le moindre silence ne prendrait pas des allures d’indifférence, je serais moins friable et, cette force, je pourrais l’offrir à mes enfants, d’un souffle anéantir leurs angoisses et ne laisser vivre que les rires, la confiance et la tendresse. Mais alors je n’aurais pas en moi, et depuis toujours, cet intarissable besoin d’écrire » (p.49), « ce besoin de faire mal, inconscient et plus fort que lui, le besoin de me faire subir ce qu’il a lui-même enduré, enfant » (p.70), « il joue au fort, ne voulait pas avouer que cela avait pu le meurtrir » (p.67, ou comment un homme qui refuse d’admettre la malveillance de son père et de se désillusionner, de reconnaître l’anormalité de ce qu’il a supporté, veut croire que ce n’est pas si grave et s’autorise lui-même à infliger les mêmes humiliations à sa fille, à reproduire)… ps : les numéros des pages font référence à l'édition Stock, format pocket.
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  • ADAMSY Posté le 25 Juillet 2017
    La narratrice vient de s'installer à la campagne avec son mari et ses enfants. Très vite, un vieil homme entre chez elle : il était chez lui ! C'est en fait l'ancien propriétaire. Elle le trouve un peu rude mais le laisse venir et même s'intéresse à lui, à son passé, à sa maison, à ses passions. Les mots vont arriver petit à petit. Il parlera de sa souffrance (père résistant et fusillé pendant la guerre) et de ses difficultés à communiquer avec son épouse et ses filles. La narratrice ne peut s'empêcher de faire une comparaison avec son propre père : les relations ont toujours été tendues entre eux. Un bon roman.
  • Bazart Posté le 31 Août 2016
    Le titre le nomme ainsi, mais au fait, est-il si importun ce vieux monsieur qui s'échappe de sa maison de retraite pour revenir dans son ancienne maison où se sont installés la narratrice et sa famille ? On entre très facilement dans ce livre et on y croit. Une amie pourrait nous raconter cela, elle va au cinéma, s'occupe de ses enfants, suit l'affaire Pistorius à la télévision. mais par l'intermédiaire des conversations avec l'ancien propriétaire qu'elle apprivoise peu à peu et avec qui elle retrouve sa propre histoire, des sujets importants sont abordés : les manquements affectifs dans l'enfance impossibles à surmonter, les traumatismes des enfants de résistants pendant la guerre, le réconfort à trouver dans les choses simples. Sans mièvrerie et sans facilité, ce court roman d'a peine 200 pages est une lecture facile, mais qu'on aurait tort de négliger d'une nouvelle voix de la littérature française, qu'on avait connu par son brillant blog Aude Nectar.
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