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EAN : 9782264041388
Code sériel : 3746
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 480
Format : 108 x 177 mm
Lire Lolita à Téhéran
Marie-Hélène Dumas (traduit par)
Date de parution : 01/09/2005
Éditeurs :
10/18

Lire Lolita à Téhéran

Marie-Hélène Dumas (traduit par)
Date de parution : 01/09/2005

Après avoir démissionné de l'Université de Téhéran sous la pression des autorités iraniennes, Azar Nafisi a réuni pendant deux ans, dans l’intimité de son salon, sept étudiantes pour y lire...

Après avoir démissionné de l'Université de Téhéran sous la pression des autorités iraniennes, Azar Nafisi a réuni pendant deux ans, dans l’intimité de son salon, sept étudiantes pour y lire Nabokov, Fitzgerald, Austen… Ce livre magnifique est le portrait brut et déchirant de la révolution islamique en Iran. La démonstration...

Après avoir démissionné de l'Université de Téhéran sous la pression des autorités iraniennes, Azar Nafisi a réuni pendant deux ans, dans l’intimité de son salon, sept étudiantes pour y lire Nabokov, Fitzgerald, Austen… Ce livre magnifique est le portrait brut et déchirant de la révolution islamique en Iran. La démonstration magistrale que l’imagination bâtit la liberté.

« Un livre captivant. Il explore avec ferveur et conviction le pacte tacite existant entre l'écrivain, le livre et le lecteur. Tous les lecteurs devraient lire ce livre. »
Margaret Atwood

Traduit de l'anglais
par Marie-Hélène Dumas

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EAN : 9782264041388
Code sériel : 3746
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 480
Format : 108 x 177 mm

Ils en parlent

« D'où viennent la force et le charme de ce livre ? À travers Austen, Nabokov ou James, Azar Nafisi ne cherche pas à montrer à quel point elle est savante. (...) Elle n'a d'autre ambition que d'enseigner à lire, donc à vivre, un art fait à la fois d'empathie, de discrétion et de curiosité. On s'inscrirait volontiers à son séminaire, insurrection courtoise contre la tyrannie. »
Mona Ozouf, Le Nouvel Observateur

« L'immense mérite du récit d'Azar Nafisi est d'éclairer des visages, de les faire sortir de cet anonymat, de les laisser parler, de donner à voir au lecteur l'intérieur d'une tourmente. Un va-et-vient émouvant, bouleversant, entre le monde du dehors, celui de la rue aux mains de la police, et le monde du dedans : en l'occurrence l'appartement de l'auteur. »
Michel Crépu, La Croix

« En Iran, c'est en lisant qu'on redevient vivant. Et aussi complice, solidaire. (...) C'est en publiant son récit qu'Azar Nafisi nous renvoie en écho, comme un SOS, la passion et le courage des emmurées de Téhéran. »
Martine Gozlan, Marianne

PRESSE

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Samypoussin Posté le 17 Mars 2022
    Une œuvre dense et riche à propos de l'Iran à la fin du XXème siècle lorsque tout bascule pour ce pays millénaire. Un récit autobiographique dans lequel se mélangent récits de vies de femmes, regard sur l'Iran à travers le filtre des grandes œuvres de la littérature américaine et l'histoire en marche d'un pays face à l'abîme de l'obscurantisme religieux et politique. Le propos est intelligent, littéraire et intéressant, mais j'ai petit à petit perdu le fil du plaisir de la lecture. Beaucoup de personnages, beaucoup d'allers-retours entre les thèmes et une certaine redondance à partir de la moitié du livre. J'ai donc terminé la lecture en diagonal, un peu assommé ou parfois dépassé par l'approche littéraire de nombreux chapitres alors que j'ai beaucoup apprécié suivre la vie des étudiantes que l'auteure reçoit chaque jeudi chez elle. Un vrai bon livre à propos de l'Iran et de son histoire récente, mais un long roman (peut être un peu trop pour moi).
  • julieannaz Posté le 17 Décembre 2021
    Un parallèle passionnant et tout en finesse entre la littérature et la révolution islamique en Iran. Des analyses d'une justesse et d'une clairvoyance à couper le souffle, rythmées en quatre grandes parties : Nabokov, Gatsby, Henri James et Jane Austen, au travers d'une multitude évènements dans la vie de l'auteure et de son entourage. Une très légère déception à l'arrivée : peut-être aurais-je aimé plus encore d'analyses, de comparaisons, tant elles sont brillantes et avisées. Mais passer à côté des "anecdotes" de l'auteure, peut-être pas toutes à proprement parler captivantes, aurait été le risque de passer à côté de toutes les couleurs et des questionnements de l'Iran en ces temps épineux.
  • jcjc352 Posté le 29 Mai 2021
    Un livre a deux vitesses d’une part des analyses d’auteurs anglo-saxons James, Auster, Nabokov et d’autre part une autobiographie avec analyse de la révolution islamique iranienne et de les rapports de Nafisi avec ses étudiantes. Une entrée de livre bourrative aussi «  diurétique que la purée de marrons »*, très scolaire au ton très professoral qu’il faut aborder avec conviction. Dès le début Nafisi se lance dans des explications de texte de CM1 ( Là j’exagère) Lolita par ci Lolita par là idem du nympholepte Humbert et Nabokov ? Ensuite : le baiser de Daisy, le bal etc... Nafisi un véritable « que sais-je ? » pour un travail d’analyse littéraire! Des petites phrases plusieurs fois renouvelées « Voilà comment la prose de Nabokov tend des pièges au lecteur naïf » merci Azar! Pénible Pénible ce CQFD. De même pour des débuts de paragraphe ou Nafisi nous demande « de les imaginer ... » On se sent un peu merdeux de ne pas avoir suivi avec attention ce qui a précédé! Mais oui Azar on suit! Il y a là une interpellation du lecteur un peu surannée, rappel à l’ordre professoral du lecteur inattentif, fruit d’une écriture datée. Lecteur le bonnet d’âne n’est pas... Un livre a deux vitesses d’une part des analyses d’auteurs anglo-saxons James, Auster, Nabokov et d’autre part une autobiographie avec analyse de la révolution islamique iranienne et de les rapports de Nafisi avec ses étudiantes. Une entrée de livre bourrative aussi «  diurétique que la purée de marrons »*, très scolaire au ton très professoral qu’il faut aborder avec conviction. Dès le début Nafisi se lance dans des explications de texte de CM1 ( Là j’exagère) Lolita par ci Lolita par là idem du nympholepte Humbert et Nabokov ? Ensuite : le baiser de Daisy, le bal etc... Nafisi un véritable « que sais-je ? » pour un travail d’analyse littéraire! Des petites phrases plusieurs fois renouvelées « Voilà comment la prose de Nabokov tend des pièges au lecteur naïf » merci Azar! Pénible Pénible ce CQFD. De même pour des débuts de paragraphe ou Nafisi nous demande « de les imaginer ... » On se sent un peu merdeux de ne pas avoir suivi avec attention ce qui a précédé! Mais oui Azar on suit! Il y a là une interpellation du lecteur un peu surannée, rappel à l’ordre professoral du lecteur inattentif, fruit d’une écriture datée. Lecteur le bonnet d’âne n’est pas loin ! Ensuite la description des évènements en Iran devient plus pertinente, l’écriture moins didactique a croire que ce n’est pas la même personne qui l’ écrit. Le procès Gatsby façon atelier scolaire théâtre ressenti encore comme spécieux D’autres analyses judicieuses pour que le lecteur ne se fourvoie pas Pas bien compris le lien littérature/ Nabokov /James etc. Le lien de ces jeunes musulmanes avec Lolita (qui d’ailleurs, ne semble pas être le livre a leur proposer en premier lieu ), leur mode de vie avec Humbert, Daisy … la liberté d’expression et liberté tout court, James, Austen, la femme, la lecture et leurs vécus personnels dans un contexte aussi terrifiant Très embrouillé, mais on retient surtout que la liberté intellectuelle est facile à vivre et procure du plaisir mais elle est difficilement transposable dans le vécu (surtout celui de l’Iran islamique ) et donc l’intellect et le vécu sont indissociables Malgré une transcendance de l’esprit qui ne semble pas inutile, les étudiantes restent prisonnières de leur vécu La petite déception due, en première partie a une analyse assez succincte sur le contexte iranien se comble avec une analyse pertinente de l’attitude des lettrés iraniens enseignants, groupuscules d’étudiants de toutes obédiences et des autorités islamiques pendant la révolution et la guerre avec l’Irak. Des descriptions de litiges littéraires avec les autorités, conflits philosophiques et théologiques, bras de fer idéologiques et des associations contre natures politiques sur les campus. Pour le reste, la citoyenne de seconde zone c’est du convenu même en 2004 Le séminaire donc « un moment de fraîcheur dans un monde de brutes » dans une théocratie à l’iranienne c’est déjà beaucoup et mais c’est tout ? Ce séminaire est-il conçu pour échapper au présent grâce à la littérature et se faire plaisir à rêver ou pour, à terme, servir de base idéologique militante contre le régime théocratique ? On s’interroge sur « l’utilité » de cet ouvrage Pourquoi écrire ce livre après avoir migré aux Etats-Unis ? Pour qui ? Ces quelques séminaires ont-ils suffit a les armer pour affronter leur vécu futur ou cette période n’est-elle qu’une (belle) parenthèse ? A bien y regarder ce livre apporte une vue assez triste, en demi-teinte, sur ces jeunes filles en quête d’elles-mêmes et désireuses de ne pas en rester là mais éteintes dans le quotidien, écrasées par ce régime et prisonnières de leur pays. Deux personnes écrivent : l’enseignante qui est pénible à nous asticoter et l’auteur d’autobiographie qui est intéressante On sent un peu un remake à l’iranienne du «  cercle des poètes disparus » (avec Robin Williams avant qu’il ne se ballade en collants verts dans Peter Pan et chairs avec Mme Doubtfire) mais avec des femmes dans un entourage très rétrograde et dangereux. Un livre qui vaut surtout comme témoignage du quotidien et des souffrances subies par ces étudiantes, leurs espérances et leur capacité à avancer. On aurait aimé en savoir plus sur leurs vécus plutôt que d’avoir a subir des explications de textes Bref c’est une fiction (comme dit le « magicien ») il y a certainement quelque chose de vrai la dedans « Et nous luttons ainsi, barques à contre-courant, renvoyés sans fin au passé » (Gatsby) et c’est le cas dans cette théocratie archaïque. * Desproges
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  • Pieddanslelivre Posté le 14 Avril 2021
    Azar Nafisi est professeure de littérature anglophone à la faculté de Téhéran lorsque la révolution islamique de 1979 éclate. Dans ce témoignage elle raconte à travers les différentes œuvres qu'elle étudiera avec ses élèves, la censure, la répression, les violences, les privations de liberté subies notamment par les femmes iraniennes de 1979 à 1997. A travers les œuvres de Nabokov, Fitzgerald, James et Austen, pourtant bien loin de son quotidien, l'autrice raconte l'histoire de son pays en proie à une révolution qui conduira à la mise en place d'un régime totalitaire et islamique. Chaque œuvre correspond à une grande partie du livre dans laquelle elle analyse et décrypte l'histoire et sa vie et de celles de ses élèves. En effet, dans ce livre vous trouverez autant de clés de compréhension sur l'histoire iranienne que sur la littérature anglophone. Après avoir refusé de porter le voile lorsqu'elle dispense ses cours, elle décide après un passage à l'université islamique libre d'Iran, d'arrêter d'enseigner dans ce cadre et va, durant près de deux ans, recevoir clandestinement dans son salon sept de ses étudiantes. Grâce à un style fluide, un ton critique mais pudique, elle nous raconte le destin de ces jeunes femmes qui certaines, ne... Azar Nafisi est professeure de littérature anglophone à la faculté de Téhéran lorsque la révolution islamique de 1979 éclate. Dans ce témoignage elle raconte à travers les différentes œuvres qu'elle étudiera avec ses élèves, la censure, la répression, les violences, les privations de liberté subies notamment par les femmes iraniennes de 1979 à 1997. A travers les œuvres de Nabokov, Fitzgerald, James et Austen, pourtant bien loin de son quotidien, l'autrice raconte l'histoire de son pays en proie à une révolution qui conduira à la mise en place d'un régime totalitaire et islamique. Chaque œuvre correspond à une grande partie du livre dans laquelle elle analyse et décrypte l'histoire et sa vie et de celles de ses élèves. En effet, dans ce livre vous trouverez autant de clés de compréhension sur l'histoire iranienne que sur la littérature anglophone. Après avoir refusé de porter le voile lorsqu'elle dispense ses cours, elle décide après un passage à l'université islamique libre d'Iran, d'arrêter d'enseigner dans ce cadre et va, durant près de deux ans, recevoir clandestinement dans son salon sept de ses étudiantes. Grâce à un style fluide, un ton critique mais pudique, elle nous raconte le destin de ces jeunes femmes qui certaines, ne connaîtront que cette vie où la distraction, le plaisir et la liberté n'a pas sa place. Cet essai brillant et érudit nous permet de comprendre la nécessité de la littérature, de l'imagination et de la fiction où la "curiosité est la forme la plus pure de l'insoumission".
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  • Khalya Posté le 2 Février 2021
    Lire Lolita à Téhéran n’est que la 1ère des quatre parties composant le roman d’Azar Nafisi. Je pense qu’il vaut mieux avoir lu les romans dont parle l’auteur avant de lire ce livre. Déjà parce qu’elle en raconte les éléments clefs, voire la fin de chacun d’entre eux, mais aussi parce qu’elle en fait une analyse qu’il est intéressant de découvrir en ayant connaissance de ces histoires. Azar Nafisi nous raconte la révolution islamique telle qu’elle l’a vécu de l’intérieur. J’ai trouvé vraiment intéressant cette analyse de la révolution faite en parallèle de l’analyse des livres. Elle montre le manque d’arguments des islamistes conservateurs pour justifier leur haine de l’occident, leur incapacité à distinguer la fiction de la réalité, mais aussi leur lâcheté et leur hypocrisie car ce qu’ils interdisent farouchement aux autres, il ne s’en prive pas eux-mêmes. On voit que bon nombre de personnes n’ont pas pris les islamistes au sérieux, y compris l’auteur. D’ailleurs, une scène dans un café montre à quel point elle a pu se montrer parfois irresponsable. D’un côté, elle fait preuve à la fois de courage et de prudence en ne prenant que des filles dans son séminaire, et de l’autre, elle achète ouvertement des livres interdits dénichés dans... Lire Lolita à Téhéran n’est que la 1ère des quatre parties composant le roman d’Azar Nafisi. Je pense qu’il vaut mieux avoir lu les romans dont parle l’auteur avant de lire ce livre. Déjà parce qu’elle en raconte les éléments clefs, voire la fin de chacun d’entre eux, mais aussi parce qu’elle en fait une analyse qu’il est intéressant de découvrir en ayant connaissance de ces histoires. Azar Nafisi nous raconte la révolution islamique telle qu’elle l’a vécu de l’intérieur. J’ai trouvé vraiment intéressant cette analyse de la révolution faite en parallèle de l’analyse des livres. Elle montre le manque d’arguments des islamistes conservateurs pour justifier leur haine de l’occident, leur incapacité à distinguer la fiction de la réalité, mais aussi leur lâcheté et leur hypocrisie car ce qu’ils interdisent farouchement aux autres, il ne s’en prive pas eux-mêmes. On voit que bon nombre de personnes n’ont pas pris les islamistes au sérieux, y compris l’auteur. D’ailleurs, une scène dans un café montre à quel point elle a pu se montrer parfois irresponsable. D’un côté, elle fait preuve à la fois de courage et de prudence en ne prenant que des filles dans son séminaire, et de l’autre, elle achète ouvertement des livres interdits dénichés dans de vieux stocks (ou des livres en passe d’être interdit par le régime), rencontre un homme qui n’est pas son époux dans des lieux publics… On dirait parfois qu’elle cherche à se faire arrêter. Ce qui est le plus étonnant, c’est de voir à quel point les valeurs dans les fictions anglo-saxonnes, celles-là même que la république islamistes interdit à cause de leur « décadence », sont en fait proche de celles prônées par le régime. Les conventions sociales à l’époque de Jane Austen étaient même parfois plus strictes et plus codifiées. Le roman n’est pas raconté chronologiquement mais en fonction des souvenirs qui se rattachent aux divers romans qu’elle analyse. J’ai beaucoup aimé le style de l’auteur et lire la montée de la république islamique par une personne qui aime son pays et qui est revenue y vivre volontairement change des récits de ceux qui y sont retenus contre leur gré (comme dans jamais sans ma fille). D’ailleurs, si on sait que l’auteur est mariée, son époux n’est que très peu évoqué dans le livre et ne semble, à aucun moment, tenter de contrôler les actes de son épouse. Même si tous les points de vue, tous les témoignages sont sans nul doute digne d’intérêt et éclairent chacun à sa façon la vie du peuple iranien, lire le témoignage d’une personne qui ne s’est pas trouvé dans un danger particulier (crime d’honneur, prison, mariage forcé…) montre à quel point tout iranien, quel que soit ses idées et son niveau de vie, a été impacté par le changement de régime.
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