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La Découverte
EAN : 9782707145918
Code sériel : 203
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 182
Format : 125 x 190 mm

L'occidentalisation du monde

Essai sur la signification, la portée et les limites de l'uniformisation planétaire

,

Serge LATOUCHE (Auteur, Préface), Serge LATOUCHE (Auteur, Préface)
Date de parution : 12/05/2005

Depuis la fin des grands empires coloniaux, le modèle occidental n'a cessé de conquérir le monde : un essai percutant sur ce paradoxe, son présent et son avenir.

Au terme d'une histoire multiséculaire complexe, l'Occident s'est transformé en une « machine sociale » non contrôlable, ayant la certitude d'être universelle parce qu'elle est reproductible. Croissance illimitée des marchandises, multiplication des réseaux de communication, urbanisation intensive, changements techniques continuels, éclatement de la famille-souche, émancipation des femmes, État-providence, scolarisation forcée,...

Au terme d'une histoire multiséculaire complexe, l'Occident s'est transformé en une « machine sociale » non contrôlable, ayant la certitude d'être universelle parce qu'elle est reproductible. Croissance illimitée des marchandises, multiplication des réseaux de communication, urbanisation intensive, changements techniques continuels, éclatement de la famille-souche, émancipation des femmes, État-providence, scolarisation forcée, démocratie parlementaire : le modèle occidental est persuadé d'être le meilleur. Il joue de la fascination qu'il exerce sur les élites et les peuples pour s'exporter au Sud et à l'Est. L'universalisation du modèle se heurte pourtant à des résistances et à des obstacles de toutes natures. Son triomphe même engendre des ferments de décomposition qui suscitent des alternatives possibles, que l'auteur tente d'explorer dans ce livre.

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EAN : 9782707145918
Code sériel : 203
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 182
Format : 125 x 190 mm

Ils en parlent

« L'Occidentalisation du monde, écrit par un théoricien de la décroissance, apporte les outils nécessaires à la compréhension des impasses de l'universalisme. À juste titre, l'auteur le définit comme "un particularisme de l'Occident", dangereux quant au repli qu'il engendre dans nos propres valeurs. »
LA MONTAGNE

PRESSE

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • cecilestmartin Posté le 16 Septembre 2014
    L'auteur nous livre une passionnante démonstration de ce qu'est l'occidentalisation du reste du monde, des dégâts opérés au fil des siècles par la colonisation mais aussi des limites de cette occidentalisation, d'un projet qui passe par une industrialisation massive qui ne peut s'exporter tel quel dans les pays du tiers monde. La première partie m'a particulièrement intéressée. Serge Latouche propose une mise en perspective historique pour montrer comment les européens se sont employés à dominer le monde, en s'appuyant sur l'argument religieux et une mission civilisatrice (de Charlemagne, en passant par les Croisades), en imposant une économie libérale, en organisant les structures administratives des pays colonisés. En 1880, l'Europe contrôlait 55% du globe et utilisait 35% de sa superficie... La colonisation a profondément bouleversé tous les systèmes économiques traditionnels ; l'Europe a créé un marché mondial, a instauré l'ère des monocultures. En obligeant tous les pays à participer à l'économie mondiale, l'Europe - pour l'auteur - a détruit le sens de leur système social : "Dès lors, l'économique devient un champ autonome de la vie sociale et une finalité en soi.". Latouche évoque également l'invasion "culturelle" qui se manifeste à travers la mainmise des agences de presse ( USA, GB et France)... L'auteur nous livre une passionnante démonstration de ce qu'est l'occidentalisation du reste du monde, des dégâts opérés au fil des siècles par la colonisation mais aussi des limites de cette occidentalisation, d'un projet qui passe par une industrialisation massive qui ne peut s'exporter tel quel dans les pays du tiers monde. La première partie m'a particulièrement intéressée. Serge Latouche propose une mise en perspective historique pour montrer comment les européens se sont employés à dominer le monde, en s'appuyant sur l'argument religieux et une mission civilisatrice (de Charlemagne, en passant par les Croisades), en imposant une économie libérale, en organisant les structures administratives des pays colonisés. En 1880, l'Europe contrôlait 55% du globe et utilisait 35% de sa superficie... La colonisation a profondément bouleversé tous les systèmes économiques traditionnels ; l'Europe a créé un marché mondial, a instauré l'ère des monocultures. En obligeant tous les pays à participer à l'économie mondiale, l'Europe - pour l'auteur - a détruit le sens de leur système social : "Dès lors, l'économique devient un champ autonome de la vie sociale et une finalité en soi.". Latouche évoque également l'invasion "culturelle" qui se manifeste à travers la mainmise des agences de presse ( USA, GB et France) qui diffusent l'essentiel des informations mondiales - l'Afrique, par exemple, ne produisant que très peu de programmes - "Ce processus aboutit à la dépossession de soi-même. Le groupe envahi ne peut plus se saisir de lui-même autrement que par les catégories de l'autre." Un livre engagé, éclairé et éclairant qui se lit comme un roman.
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