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        Magic Time

        10/18
        EAN : 9782264069238
        Code sériel : 5195
        Façonnage normé : POCHE
        Nombre de pages : 672
        Format : 108 x 177 mm
        Magic Time

        Karine LALECHÈRE (Traducteur)
        Date de parution : 06/04/2017
        1990. Journaliste, Carter regagne son Mississippi natal pour couvrir la réouverture d’un procès douloureux : le meurtre de militants des droits civiques par le Ku Klux Klan, en 1965. Parmi les victimes : son premier amour. Le juge Ransom, son père, était alors chargé de l'affaire. Carter veut la vérité. Mais en... 1990. Journaliste, Carter regagne son Mississippi natal pour couvrir la réouverture d’un procès douloureux : le meurtre de militants des droits civiques par le Ku Klux Klan, en 1965. Parmi les victimes : son premier amour. Le juge Ransom, son père, était alors chargé de l'affaire. Carter veut la vérité. Mais en déterrant le passé, il va découvrir un secret aussi terrible qu’inattendu...
        Inspirée d’un fait réel, cette enquête haletante maquillée en thriller plonge dans l’histoire politique violente et ségrégationniste de l’Amérique pour en tirer une poignante leçon d’humanité…
         
        « Ne vous laissez pas décourager par les 660 pages de ce roman : l'enquête que déroule Magic Time s'avère aussi addictive que celle de La Vérité sur l'affaire Harry Quebert de Joël Dicker. » Aujourd’hui en France
         
         
        Traduit de l'anglais (États-Unis) par Karine Lalechère
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        EAN : 9782264069238
        Code sériel : 5195
        Façonnage normé : POCHE
        Nombre de pages : 672
        Format : 108 x 177 mm
        10/18
        9.60 €
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        Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

        • marienoel94 Posté le 16 Février 2018
          1990.Un journaliste retourne dans son Mississipi natal pour couvrir la réouverture du procès de meurtriers du Ku Klux Kan, en 1965. Une plongée dans le passé violent, antisémite et ségrégationiste de l'Amérique profonde, une analyse très fine de la societé américaine et ses contradictions. Inspiré de faits réels mais écrit comme un thriller, c'est excellent et toujours actuel...
        • belette2911 Posté le 8 Décembre 2017
          En remontant le Mississippi… En remontant le temps… Le temps où une partie de l’Amérique se complaisait et se vautrait avec délices dans le ségrégationnisme. "Bah, on ne faisait que suivre la mouvance", vous diraient-ils pour se défendre, un peu comme ceux qui dirent un jour qu’ils n’avaient fait qu’exécuter les ordres. Bienvenue dans le Sud profond, celui qui accroche encore des drapeau confédérés à ses murs, celui qui ne reconnait pas les droits des Noirs, celui prétend que seule la race Blanche est supérieure. Bienvenue en 1965 : alors que le mouvement pour les droits civiques commence à s’étendre dans tous les États-Unis, une partie des états Sudistes luttent encore et toujours contre la Loi qui donne des droits aux Noirs. Le Ku Klux Klan brûle des croix, exècre les Juifs, les communistes ou font disparaître des militants des droits civiques. La petite ville de Troy n’y fait pas exception et après la saga "Lanfeust de Troy" et celle de "Carter de Mars", voici le mélange des deux : "Carter de Troy", journaliste de son état, qui a vécu les événements de 1965, qui a participé aux mouvements des droits civiques et qui a perdu une personne chère dans l’incendie de l’église de... En remontant le Mississippi… En remontant le temps… Le temps où une partie de l’Amérique se complaisait et se vautrait avec délices dans le ségrégationnisme. "Bah, on ne faisait que suivre la mouvance", vous diraient-ils pour se défendre, un peu comme ceux qui dirent un jour qu’ils n’avaient fait qu’exécuter les ordres. Bienvenue dans le Sud profond, celui qui accroche encore des drapeau confédérés à ses murs, celui qui ne reconnait pas les droits des Noirs, celui prétend que seule la race Blanche est supérieure. Bienvenue en 1965 : alors que le mouvement pour les droits civiques commence à s’étendre dans tous les États-Unis, une partie des états Sudistes luttent encore et toujours contre la Loi qui donne des droits aux Noirs. Le Ku Klux Klan brûle des croix, exècre les Juifs, les communistes ou font disparaître des militants des droits civiques. La petite ville de Troy n’y fait pas exception et après la saga "Lanfeust de Troy" et celle de "Carter de Mars", voici le mélange des deux : "Carter de Troy", journaliste de son état, qui a vécu les événements de 1965, qui a participé aux mouvements des droits civiques et qui a perdu une personne chère dans l’incendie de l’église de Shiloh. Plus qu’un retour vers le passé, c’est un retour mouvementé que va effectuer Carter lorsque l’on va ouvrir un procès après qu’un des condamnés pyromane ait dit qu’il connaissait le véritable instigateur de l’incendie. Quand l’un se met à table, se sont les autres qui ont l’indigestion. Un procès qui ne va pas aller sans mal pour certaines personnes qui pourraient découvrir le passé peu glorieux de leurs géniteurs ou mettre la main sur des secrets pas agréables à découvrir. Personne n’est tout à fait blanc, ici. Si vous voulez découvrir la mentalité du Sud des États-Unis, ce livre vous ouvrira des portes dont vous ne soupçonniez pas l’existence, car, au travers d’une histoire romancée, c’est tout un pan de l’Histoire sombre des States que ce livre aborde. L’Histoire nous est contée par Carter, passant habilement du présent (1990) au passé (1965), l’auteur, au travers des souvenirs de son narrateur, ou des autres personnages, nous plonge la tête la première dans une eau boueuse et tumultueuse. Ici, rien n’est blanc et rien n’est vraiment noir. Tout est gris et même les habitants les plus modérés ne sont pas exempts de fautes puisqu’ils ont laissés faire. Même Carter n’est pas un militant zélé, lui qui s’est retrouvé mêlé à tout ça un peu par hasard et parce qu’il voulait devenir journaliste… Et puis, l’amour fait parfois des miracles, transformant un petit Blanc en militant, même si ce n’était pas le plus brillant et que lui aussi avait quelques idées préconçues. La plume peut se révéler mordante à certains moments, plus nostalgique à d’autres, notamment lorsque Carter se remémore sa jeunesse, humoristique lorsqu’il est avec ses amis de toujours ou terriblement caustique avec l’État du Mississippi et certains de ses habitants. Mon seul bémol sera pour les quelques longueurs que possède ce roman de 800 pages (dans sa version grand format). 100 pages de moins auraient rendu la lecture plus fluide à certains moments. Un grand roman sur le racisme crasse de certains, sur leurs préjugés, sur des gens qui ont dû se battre pour faire respecter leurs droits élémentaires, ceux que le Congrès venait de leur donner et que certains États je voulaient pas faire respecter. Un grand roman sur des mentalités qui ne changeront jamais tout à fait, hélas… Un roman qui plonge dans le passé pour mieux éclairer le présent. Un roman dont le procès qui s’ouvre dans ses pages va catalyser tous les souvenirs de ces périodes agitées. Un roman qui m’a remué les tripes.
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        • palamede Posté le 15 Octobre 2017
          Nous sommes en 1990, Carter Ransom, journaliste épuisé, quitte New York pour aller se reposer à Troy, sa petite ville natale du Mississippi. Dès son arrivée, le jeune homme est replongé dans son passé avec la réouverture du procès de deux membres du Ku klux Klan. Deux hommes condamnés à perpétuité, dans les années 60, pour avoir incendié une église, tuant ainsi quatre activistes des droits civiques, dont Sarah, le premier amour de Carter. C'est le juge Mitchell Ranson, le propre père de Carter qui était en charge de l'affaire. Trente ans après les faits, il semblerait que son jugement ait été entaché. Carter, qui veut comprendre, enquête et découvre une vérité saisissante. Un long roman (un peu trop) sur la lutte pour les droits civiques des noirs, illustrée par une histoire exemplaire sur le racisme et la violence terribles qui ont sévi dans le Mississipi. Passé trouble, sombre et douloureux - qui n'est malheureusement pas révolu - remarquablement mis en scène par Doug Marlette, dont le courage et l'humanité de ses héros nous touchent au plus profond.
        • TheFunkyFreshLibrary Posté le 2 Août 2017
          En 1965, quelques jours après la marche historique de Selma, la petite ville de Troy, dans l’état du Mississipi, est le cadre d’un tragique événement : quatre militants anti-ségrégation sont tués dans un incendie criminel orchestré par le Ku Klux Klan. Le procès qui s’ensuit permettra de condamner plusieurs des coupables, mais pas la tête pensante du groupe. Vingt-cinq ans plus tard, une jeune procureure décide de réparer cette injustice en intentant un procès à ce dernier, quitte à rouvrir des plaies tout juste cicatrisées. Ce roman, à travers le regard de son héros, protagoniste des événements devenu journaliste, offre un regard intime sur le mouvement anti-ségrégation. Loin des événements phares de l’époque, emmenés par Martin Luther King et Malcolm X et très relayés par la presse, on voit ici les actions locales, visant à pousser les noirs à demander et obtenir la possibilité de voter, autorisée depuis peu par la loi. On y voit les difficultés de convaincre les dits noirs, trop effrayés pour faire entendre leur voix, les dissensions entre les différents groupuscules, l’incompréhension des locaux blancs, la violence quotidienne. A travers l’histoire du héros, on touche aussi à la question de la résilience : Comment se remettre... En 1965, quelques jours après la marche historique de Selma, la petite ville de Troy, dans l’état du Mississipi, est le cadre d’un tragique événement : quatre militants anti-ségrégation sont tués dans un incendie criminel orchestré par le Ku Klux Klan. Le procès qui s’ensuit permettra de condamner plusieurs des coupables, mais pas la tête pensante du groupe. Vingt-cinq ans plus tard, une jeune procureure décide de réparer cette injustice en intentant un procès à ce dernier, quitte à rouvrir des plaies tout juste cicatrisées. Ce roman, à travers le regard de son héros, protagoniste des événements devenu journaliste, offre un regard intime sur le mouvement anti-ségrégation. Loin des événements phares de l’époque, emmenés par Martin Luther King et Malcolm X et très relayés par la presse, on voit ici les actions locales, visant à pousser les noirs à demander et obtenir la possibilité de voter, autorisée depuis peu par la loi. On y voit les difficultés de convaincre les dits noirs, trop effrayés pour faire entendre leur voix, les dissensions entre les différents groupuscules, l’incompréhension des locaux blancs, la violence quotidienne. A travers l’histoire du héros, on touche aussi à la question de la résilience : Comment se remettre de la mort violente d’un proche ? Comment, en tant que blanc de bonne famille, trouver sa place dans un tel mouvement ? Comment ne pas culpabiliser d’être celui qui reste ? Les sujets sont passionnants et on a envie de lire le livre jusqu’au bout, bien qu’il y ait plusieurs aspects frustrants : nombreux moments où l’histoire traine en longueur, parachutage de certaines « révélations », manque de contexte historique sur la période de la ségrégation et enfin, même si le sujet est assez présent, j’ai trouvé que le décor du Mississipi aurait pu être mieux exploité. L’histoire personnelle du héros, que j’ai pensé au début être un prétexte pour parler de la grande histoire, prend en fait beaucoup de place, et ce parfois sans apporter grand chose, par exemple pour tout ce qui se rapporte à ses histoires de cœur, où l’auteur s’essaie à des explications psychologiques un peu trop basiques à mon goût. En bref, un roman agréable à lire bien que le potentiel de son sujet ne soit pas assez exploité.
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        • MAPATOU Posté le 22 Juillet 2017
          Lorsque je n’étais encore qu’une enfant, j’adorais les histoires qui se passaient dans le sud des Etats-Unis : Tom Sayer, La case de l’oncle Tom, Autant en emporte le vent , et les bateaux à roues navigant sur le Mississipi. Oui mais ça c’était avant. Avant que je ne comprenne que les états sudistes avaient donné naissance à d’invétérés racistes et au KKK. « Magic Time » , c’est le nom d’un vieux club de blues de la ville de TROY, laissé à l’abandon, et qui sert de base à de jeunes activistes noirs, rejoints aussi par quelques étudiants blancs, bien décidés à faire inscrire sur les listes électorales les citoyens noirs désireux de voter. Seulement, nous sommes en 1965, et dans l’Etat du Mississippi, les noirs ne sont pas considérés comme de vrais citoyens. La campagne menée par ces très courageux militants des droits civiques, en pleine guerre du Vietnam et les remous qu’elle provoque dans la société américaine, est soutenue par Martin Luther KING qui organisera la marche de SELMA dans l’Etat de l’ALABAMA. La « bonne société » de TROY ne supporte pas ce qui se déroule dans sa ville. Le KKK, qui y est très actif, décide de se débarrasser... Lorsque je n’étais encore qu’une enfant, j’adorais les histoires qui se passaient dans le sud des Etats-Unis : Tom Sayer, La case de l’oncle Tom, Autant en emporte le vent , et les bateaux à roues navigant sur le Mississipi. Oui mais ça c’était avant. Avant que je ne comprenne que les états sudistes avaient donné naissance à d’invétérés racistes et au KKK. « Magic Time » , c’est le nom d’un vieux club de blues de la ville de TROY, laissé à l’abandon, et qui sert de base à de jeunes activistes noirs, rejoints aussi par quelques étudiants blancs, bien décidés à faire inscrire sur les listes électorales les citoyens noirs désireux de voter. Seulement, nous sommes en 1965, et dans l’Etat du Mississippi, les noirs ne sont pas considérés comme de vrais citoyens. La campagne menée par ces très courageux militants des droits civiques, en pleine guerre du Vietnam et les remous qu’elle provoque dans la société américaine, est soutenue par Martin Luther KING qui organisera la marche de SELMA dans l’Etat de l’ALABAMA. La « bonne société » de TROY ne supporte pas ce qui se déroule dans sa ville. Le KKK, qui y est très actif, décide de se débarrasser des fauteurs de troubles et l’église dans laquelle beaucoup d’entre eux se trouvent est incendiée. 4 militants vont y trouver la mort. 1990, Carter Ransom, journaliste à New York, retourne dans sa ville natale. Il vient y suivre la réouverture du procès de l’assassinat de ces militants en 1965. Ce procès est particulièrement douloureux pour lui car il y a perdu son premier amour, Sarah, et c’était son père, juge, qui a présidé les débats. De nouvelles révélations devraient être faites au cours des débats, venant chambouler l’équilibre de cette petite ville. « Magic Time » décrit d’une façon particulièrement réussie l’atmosphère des ces villes du Sud, ses habitants, leurs mentalités. Construit sous la forme d’aller-retour dans le temps, il nous fait vivre les événements qui ont conduit au meurtre en 1965 et nous fait découvrir pendant le second procès les raisons de ces assassinats, les motivations des protagonistes, les rôles joués par chacun dans une société qui semble prisonnière d’elle-même et où personne finalement, même pas les blancs, n’est libre d’être lui-même. Ce foisonnant roman (668 pages), qui se base sur des faits réels, est tout simplement passionnant. Et finalement j’aime toujours les histoires qui se passent dans le Sud des Etats-Unis.
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