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            Même les pêcheurs ont le mal de mer

            Pocket
            EAN : 9782266273152
            Code sériel : 16916
            Façonnage normé : POCHE
            Nombre de pages : 256
            Format : 108 x 177 mm
            Même les pêcheurs ont le mal de mer

            Date de parution : 01/06/2017
            Il y a Rafa, le patriarche, Valente, le père, et Salvi, le dernier de la lignée. Ce sont des géants impassibles, aussi rudes que l’île où ils vivent. Chez les Orozco, on est pêcheur de père en fils. La peau dure. Les yeux secs. Le silence en héritage.
            Voilà neuf ans...
            Il y a Rafa, le patriarche, Valente, le père, et Salvi, le dernier de la lignée. Ce sont des géants impassibles, aussi rudes que l’île où ils vivent. Chez les Orozco, on est pêcheur de père en fils. La peau dure. Les yeux secs. Le silence en héritage.
            Voilà neuf ans que Salvi a fui les siens pour la ville, de l’autre côté de l’océan. Mais la mort de Rafa le rappelle aujourd’hui. Sur cette île où l’on n’exprime jamais ses sentiments, où les manques, les cicatrices et les mensonges se transmettent de génération en génération, de mal de mer en mal de père…

            « Diane Peylin signe un livre fort et poignant. Cette histoire familiale laisse son empreinte longtemps après la dernière page. » Coup de cœur des lectrices du Prix Version Femina

            « Une ambiance magnifiquement créée par l’auteur, qui colle à la mémoire des semaines après avoir reposé le livre. » La Tribune
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            EAN : 9782266273152
            Code sériel : 16916
            Façonnage normé : POCHE
            Nombre de pages : 256
            Format : 108 x 177 mm
            Pocket
            6.95 €
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            Ils en parlent

            « Une ambiance magnifiquement créée par l'auteur, qui colle à la mémoire des semaines après avoir reposé le livre. » La Tribune
            « Un roman puissant, ensorcelant comme un mer qui glisse au loin... » Serge Bressan - La Presse du Luxembourg
            « Diane Peylin sait à merveille dire ce que ces hommes ne savent plus exprimer. Elle trouve les mots justes pour dire l'impuissance à être père, la colère mais aussi l'amour qui les anime. Et elle nous émeut, assurément. » Marianne Wroblewski - Lechoixdeslibraires.com

            Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

            • gouelan Posté le 1 Novembre 2018
              Des hommes dans la tourmente, pêcheurs de père en fils sur une île rongée de sable et de lumière. Géants de papier avec le cœur qui tangue. Déchirés par le sel des secrets, l’affection amère, le sable épais qui colle à la peau, les vagues de silence qui noient leur enfance, la souffrance qui déborde et donne la nausée. Dans cette famille on se tait, par habitude, par réflexe. On raconte des histoires, on enterre les drames. Alors les hommes rament à contre-courant de leurs désirs, sans étoiles ils chavirent, entraînant avec eux leurs enfants, leur avenir. Les femmes sont soumises, elles s’évadent dans le mutisme ou la folie, elles s’enfuient, parfois jusqu’au désespoir. C’est une histoire poignante, qui dévoile peu à peu ses secrets, ses personnages. Fabio, Rafa, Valente, et Salvi ont le mal de mer. Ils aiment surtout la poésie de la mer, de la vie, mais leur regard va au-delà des filets, plus loin sur l’horizon. Il est temps pour Salvi de se débarrasser du sel, de l’écume et de la nausée, de faire son entrée sur scène, celle qu’il se choisit. L’écriture de Diane Peylin laisse une belle empreinte, elle donne aux mots toute leur... Des hommes dans la tourmente, pêcheurs de père en fils sur une île rongée de sable et de lumière. Géants de papier avec le cœur qui tangue. Déchirés par le sel des secrets, l’affection amère, le sable épais qui colle à la peau, les vagues de silence qui noient leur enfance, la souffrance qui déborde et donne la nausée. Dans cette famille on se tait, par habitude, par réflexe. On raconte des histoires, on enterre les drames. Alors les hommes rament à contre-courant de leurs désirs, sans étoiles ils chavirent, entraînant avec eux leurs enfants, leur avenir. Les femmes sont soumises, elles s’évadent dans le mutisme ou la folie, elles s’enfuient, parfois jusqu’au désespoir. C’est une histoire poignante, qui dévoile peu à peu ses secrets, ses personnages. Fabio, Rafa, Valente, et Salvi ont le mal de mer. Ils aiment surtout la poésie de la mer, de la vie, mais leur regard va au-delà des filets, plus loin sur l’horizon. Il est temps pour Salvi de se débarrasser du sel, de l’écume et de la nausée, de faire son entrée sur scène, celle qu’il se choisit. L’écriture de Diane Peylin laisse une belle empreinte, elle donne aux mots toute leur saveur.
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            • YoleneM Posté le 10 Juin 2018
              Malgré un début lent et dénué d'action, l'auteur parvient à créer peu à peu l'engouement autour d'une histoire familiale marquée par la souffrance et le silence. Grâce à une construction d'écriture ingénieuse, on découvre la pensée intérieure de chacun des hommes de cette famille. Un roman qui nous suit bien après l'avoir refermé.
            • coco8466 Posté le 3 Juin 2018
              Livre émouvant sur les secrets de famille les non dits. On suit la vie du grand père du père et du fils pêcheurs sur une île où la vie est restée figée dans le temps. On apprend des secrets au fil des pages
            • Mespetitescritiqueslitteraires Posté le 29 Avril 2018
              Chez les Orozco, on est pêcheur de génération en génération. Le regard dur, les mains larges, le mal de mer et le silence en héritage. A la mort de Rafa, le grand-père, les souvenirs refont surface et s’entremêlent. Tout d’abord ceux de Salvi, le dernier de la lignée, qui a décidé de fuir vers le continent. Cela fait neuf ans qu’il cherche la sérénité. Neuf ans qu’il essaye de pardonner. Neuf ans qu’il essaye de vivre. Neuf ans qu’il tente d’échapper au carcan dans lequel il a grandi. Neuf ans qu’il essaye de mettre des mots sur ses maux. Viennent ensuite ceux de Valente, le père. Homme taciturne, taiseux, alcoolique depuis la mort de Rocio, sa femme. Indompté, inconsolable, le chagrin et les remords l’empêchent de s’occuper de son fils. Elle était la lumière, le sourire. Lui n’est que l’ombre, l’amertume, le silence. Mais rien de tout cela ne se serait passé sans Rafa, le patriarche. Epoux au cœur dur comme la pierre, père inflexible et intransigeant, mais grand père doux, attentif et aimant. Sur cette île perdue en Méditerranée, où la terre est sèche et la mer féroce, nous assistons à une quête éperdue, celle de l’amour. Comment lutter contre l’amertume en regardant la... Chez les Orozco, on est pêcheur de génération en génération. Le regard dur, les mains larges, le mal de mer et le silence en héritage. A la mort de Rafa, le grand-père, les souvenirs refont surface et s’entremêlent. Tout d’abord ceux de Salvi, le dernier de la lignée, qui a décidé de fuir vers le continent. Cela fait neuf ans qu’il cherche la sérénité. Neuf ans qu’il essaye de pardonner. Neuf ans qu’il essaye de vivre. Neuf ans qu’il tente d’échapper au carcan dans lequel il a grandi. Neuf ans qu’il essaye de mettre des mots sur ses maux. Viennent ensuite ceux de Valente, le père. Homme taciturne, taiseux, alcoolique depuis la mort de Rocio, sa femme. Indompté, inconsolable, le chagrin et les remords l’empêchent de s’occuper de son fils. Elle était la lumière, le sourire. Lui n’est que l’ombre, l’amertume, le silence. Mais rien de tout cela ne se serait passé sans Rafa, le patriarche. Epoux au cœur dur comme la pierre, père inflexible et intransigeant, mais grand père doux, attentif et aimant. Sur cette île perdue en Méditerranée, où la terre est sèche et la mer féroce, nous assistons à une quête éperdue, celle de l’amour. Comment lutter contre l’amertume en regardant la figure paternelle ? Comment trouver la force de panser les plaies provoquées par les mensonges, les non-dits, le silence ? Comment percer le mystère des femmes, témoins invisibles et silencieux de cette famille ? Diane Peylin, une nouvelle fois, sonde habilement l’âme et le cœur de ses personnages. Elle parvient à extraire les mots qui ne parvenaient pas à être dits. Un livre âpre, émouvant, triste, puissant et magistralement bien écrit. Cette histoire familiale laissera des traces longtemps après avoir tourné la dernière page.
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            • DucalmeLucette Posté le 25 Novembre 2017
              Je découvre Diane Peylin avec ce roman, et cela grâce à la proposition des Éditions Pocket. Je les remercie beaucoup car c’est à travers une bien jolie plume que j’ai pu m’immerger au sein d’une famille dans laquelle on ne dévoile pas ses sentiments, ni par les gestes ni par la parole. C’est avec délicatesse que l’auteure nous conte l’histoire de ces hommes qui n’ont pas appris à aimer autant qu’ils l’auraient voulu. « Cette enclume sur ses trapèzes est une résultante, elle existe parce qu’il y a toutes ces particules, parce qu’il y a toutes ces années, parce que sa mère est morte quand il avait onze ans, parce que son père n’a jamais su l’aimer, parce que son grand-père était un bonimenteur, parce que chez les Orozco, câliner c’est aussi écraser. » Nous faisons connaissance tour à tour avec Salvi, Valente et Rafa Orozco, respectivement petit-fils, fils et père. Trois hommes à différents stades d’une vie : 30 ans pour Salvi, 47 ans pour Valente et 77 ans pour Rafa. Nés sur une île, ils n’échappent pas à l’image bourrue que l’on se fait parfois des insulaires. Des hommes rudes, sans sentiment ni sensibilité apparents. Toutefois, avec la nouvelle... Je découvre Diane Peylin avec ce roman, et cela grâce à la proposition des Éditions Pocket. Je les remercie beaucoup car c’est à travers une bien jolie plume que j’ai pu m’immerger au sein d’une famille dans laquelle on ne dévoile pas ses sentiments, ni par les gestes ni par la parole. C’est avec délicatesse que l’auteure nous conte l’histoire de ces hommes qui n’ont pas appris à aimer autant qu’ils l’auraient voulu. « Cette enclume sur ses trapèzes est une résultante, elle existe parce qu’il y a toutes ces particules, parce qu’il y a toutes ces années, parce que sa mère est morte quand il avait onze ans, parce que son père n’a jamais su l’aimer, parce que son grand-père était un bonimenteur, parce que chez les Orozco, câliner c’est aussi écraser. » Nous faisons connaissance tour à tour avec Salvi, Valente et Rafa Orozco, respectivement petit-fils, fils et père. Trois hommes à différents stades d’une vie : 30 ans pour Salvi, 47 ans pour Valente et 77 ans pour Rafa. Nés sur une île, ils n’échappent pas à l’image bourrue que l’on se fait parfois des insulaires. Des hommes rudes, sans sentiment ni sensibilité apparents. Toutefois, avec la nouvelle génération incarnée en la personne de Salvi, nous sentons bien que des changements majeurs s’opèrent, aussi bien dans la façon de penser que dans les décisions, et notamment celle de ne pas devenir pêcheur et surtout, de quitter l’île. « Chez nous on sait pas dire bonjour, comment ça va, merci, je t’aime, on sait pas, c’est pas dans les gènes, y a rien à faire, c’est plus fort que nous, ça fracasse tout, on croit que c’est plus simple de rien dire mais en vrai… On dit rien, c’est pas un mensonge de rien dire, juste un oubli. » L’auteure nous dévoile certains pans de leur vie, au fil des chapitres. Certains passages étant leurs propres mots, et non en narration à la troisième personne. J’ai trouvé ce choix judicieux, il apporte une vraie consistance au récit et un rythme non négligeable. Il y a cette description sensible des émotions, ce mélange avec les éléments, ce rapport à la mer, omniprésente. « (…) Valente se noie depuis sa naissance, il boit la tasse, recrache l’eau de mer, a la nausée, toujours mal, toujours en souffrance. » Ce qu’ils ne peuvent dire ni ressentir les rend malades. Ils désirent parfois se soigner mais c’est plus fort qu’eux, ils ne peuvent que « se taire jusqu’à l’étouffement. » C’est comme une prison de laquelle il est impossible de sortir. Les mots et les sentiments sont prisonniers de leurs corps et cela les fait souffrir. Ne pas dévoiler certaines vérités leur apparaît alors telle la meilleure solution. Mais ce comportement ne finira-t-il pas par les mener tout droit à leur perte ? Salvi réussira-t-il à se dépêtrer de cette malédiction familiale et vivre une existence la tête hors de l’eau ? « Chez les Orozco les papas n’existent pas, on parle de pères, de paternels, de géniteurs, d’hommes, et on les appelle en général par leur prénom. Ce ne sont pas des papas. » Nous sentons le regret lancinant tout autour d’eux, et c’est là le risque quand on ne s’ouvre pas. Les conséquences peuvent s’avérer bien malheureuses. Mais tout n’est pas si noir dans ce texte. Diane Peylin a su justement doser les sentiments afin que l’on navigue dans un entre-deux terres, terre d’un passé douloureux et terre d’espérance. C’est donc un beau récit familial qui est conté délicatement par l’auteure, c’est la souffrance des mots qui se perdent, des gestes qui manquent, de l’amour inexistant en surface et qui blesse. C’est la mer qui se retire alors que l’on aimerait baigner en son sein. C’est la nausée qui s’insinue et qui fait souffrir, c’est le mal de la mer. C’est un mal de pères.
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