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EAN : 9782264033192
Code sériel : 207
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 192
Format : 108 x 177 mm

Métaphysique de l'amour / Métaphysique de la mort

Martial GUÉROULT (Préface), Marianna SIMON (Traducteur)
Date de parution : 10/04/2001

Fragments éblouissants des Compléments au Monde comme Volonté et Représentation, ces deux volumes mettent en lumière la philosophie de Schopenhauer autour des deux forces qui articulent l’humanité – l’amour et la mort. Développant le principe de volonté esquissé par Kant, l’auteur compose une vision renouvelée du monde, en précurseur à jamais moderne.

EAN : 9782264033192
Code sériel : 207
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 192
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • zagames Posté le 22 Novembre 2020
    Textes ardus mais tout de même éblouissants. Je retiens quelques passages qui résument le livre. - Métaphysique de l'amour : Les mariages d'amour sont conclus dans l'intérêt de l'espèce, non dans celui des individus. Certes les intéressés se bercent de l'illusion qu'ils travaillent à leur propre bonheur, mais leur fin véritable leur est à eux-mêmes étrangères, car elle consiste dans la production d'un individu possible grâce à eux seuls. Il leur appartient alors de s'accommoder le mieux possible l'un l'autre une fois que ce but les aura réunis. Or bien souvent le couple formé par cette illusion instinctive, qui fait l'essence de l'amour-passion, sera par ailleurs d'une nature des plus hétérogène. Ceci paraît au grand jour quand l'illusion se dissipe, comme il est inévitable. Ainsi les unions formées par l'amour finissent-elles mal dans l'ensemble : ... Textes ardus mais tout de même éblouissants. Je retiens quelques passages qui résument le livre. - Métaphysique de l'amour : Les mariages d'amour sont conclus dans l'intérêt de l'espèce, non dans celui des individus. Certes les intéressés se bercent de l'illusion qu'ils travaillent à leur propre bonheur, mais leur fin véritable leur est à eux-mêmes étrangères, car elle consiste dans la production d'un individu possible grâce à eux seuls. Il leur appartient alors de s'accommoder le mieux possible l'un l'autre une fois que ce but les aura réunis. Or bien souvent le couple formé par cette illusion instinctive, qui fait l'essence de l'amour-passion, sera par ailleurs d'une nature des plus hétérogène. Ceci paraît au grand jour quand l'illusion se dissipe, comme il est inévitable. Ainsi les unions formées par l'amour finissent-elles mal dans l'ensemble : car elles prennent soin de la génération future aux dépens de celle qui vit actuellement. Quien se casa por amores, ha de vivir con dolores (Qui se marie par amour, devra vivre dans le tourment) , dit un proverbe espagnol. - Métaphysique de la mort : Ce qu'est pour l'individu le sommeil, la mort l'est pour la volonté comme chose en soi. …car tout ce qui naît est digne de périr. Ce qu'est la naissance, la mort l'est aussi, d'après son essence et sa signification ; c'est la même ligne décrite dans deux directions. Si l'une est surgissement réel hors du néant, l'autre est aussi réel anéantissement.
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  • vincentf Posté le 18 Octobre 2011
    Le primat de l'espèce sur l'individu explique les contradictions de l'être humain. L'amour n'est autre que la ruse de notre être en tant qu'espèce pour que l'individu subsiste à travers ses enfants. Nous n'aimons qu'en fonction d'un instinct entièrement tourné vers la reproduction, mais nous croyons que nous ne sommes tournés que vers la volupté, le plaisir, la satisfaction pourtant toujours décevante d'une volonté de jouir. Schopenhauer, par cette idée, croit donner la clé du mystère de la passion amoureuse. Convaincant ? Si l'on suit les fondements de sa philosophie, sans doute oui. Quels sont-ils ? "Le monde comme volonté et comme représentation" : la volonté est un vouloir-vivre, qui est subjectif, sans accès à l'intellect, c'est-à-dire à la représentation du monde, qui a pour but d'objectiviser celui-ci. Là, ça se complique... Essayons quand même de comprendre. L'espèce veut vivre et a donc peur de la mort. Elle seule pourtant ne meurt pas parce que l'homme en tant qu'espèce ne meurt pas (ce que l'on pourrait sans doute contester) et, grâce ou à cause de l'amour, vit éternellement. L'individu veut comprendre. Sa conscience donne donc naissance au monde, qui n'est qu'un phénomène, tout comme l'est l'individu. Ceux-ci, le monde et... Le primat de l'espèce sur l'individu explique les contradictions de l'être humain. L'amour n'est autre que la ruse de notre être en tant qu'espèce pour que l'individu subsiste à travers ses enfants. Nous n'aimons qu'en fonction d'un instinct entièrement tourné vers la reproduction, mais nous croyons que nous ne sommes tournés que vers la volupté, le plaisir, la satisfaction pourtant toujours décevante d'une volonté de jouir. Schopenhauer, par cette idée, croit donner la clé du mystère de la passion amoureuse. Convaincant ? Si l'on suit les fondements de sa philosophie, sans doute oui. Quels sont-ils ? "Le monde comme volonté et comme représentation" : la volonté est un vouloir-vivre, qui est subjectif, sans accès à l'intellect, c'est-à-dire à la représentation du monde, qui a pour but d'objectiviser celui-ci. Là, ça se complique... Essayons quand même de comprendre. L'espèce veut vivre et a donc peur de la mort. Elle seule pourtant ne meurt pas parce que l'homme en tant qu'espèce ne meurt pas (ce que l'on pourrait sans doute contester) et, grâce ou à cause de l'amour, vit éternellement. L'individu veut comprendre. Sa conscience donne donc naissance au monde, qui n'est qu'un phénomène, tout comme l'est l'individu. Ceux-ci, le monde et l'individu, sont donc mortels, mais ce n'est qu'accessoire, puisque l'être véritable, celui de l'espèce, de la volonté, de l'instinct demeure dans l'Idée sans cesse réactualisée de l'homme, Idée immuable et éternelle, donc impérissable. Que penser de tout cela ? Il y a quelque chose de limpide dans la pensée de Schopenhauer, et aussi quelque chose d'absolument insaisissable. J'avoue m'y être un peu perdu.
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  • cicou45 Posté le 7 Juillet 2011
    Livre magnifique bien qu'il soit un peu difficile d'accès. Je l'ai lu bien après mon année de Terminale car, pour être franche, ce n'est pas le prof que j'ai eu au cours de cette année-là qui m'a donné le gout de la philosophe, et je ne regrette pas de l'avoir lu avec un peu plus de recul et surtout plus de maturité. Les volontés de l'auteur étaient que ces deux textes se lisent comme un tout et non pas comme deux textes bien distincts et,en ce sens, je suis tout à fait d'accord avec lui puisque bien que ces deux termes, l'amour et la mort, paraissent n'avoir aucun point commun, ils sont en réalité complémentaires. En effet, dans sa première théorie, Schopenhauer compare l'homme à un animal (ce qu'il est effectivement) et il explique que si les hommes et les femmes sont attirés les uns vers les autres, c'est uniquement parce qu'il sont guidés par leur instinct grégaire qui leur indique qu'ils se doivent de se reproduire pour perpétuer leur espèce. Il détruit en ce sens tout le mythe de la passion amoureuse et bien que sa théorie soit extrêmement bien étayée, c'est là où je ne suis pas d'accord... Livre magnifique bien qu'il soit un peu difficile d'accès. Je l'ai lu bien après mon année de Terminale car, pour être franche, ce n'est pas le prof que j'ai eu au cours de cette année-là qui m'a donné le gout de la philosophe, et je ne regrette pas de l'avoir lu avec un peu plus de recul et surtout plus de maturité. Les volontés de l'auteur étaient que ces deux textes se lisent comme un tout et non pas comme deux textes bien distincts et,en ce sens, je suis tout à fait d'accord avec lui puisque bien que ces deux termes, l'amour et la mort, paraissent n'avoir aucun point commun, ils sont en réalité complémentaires. En effet, dans sa première théorie, Schopenhauer compare l'homme à un animal (ce qu'il est effectivement) et il explique que si les hommes et les femmes sont attirés les uns vers les autres, c'est uniquement parce qu'il sont guidés par leur instinct grégaire qui leur indique qu'ils se doivent de se reproduire pour perpétuer leur espèce. Il détruit en ce sens tout le mythe de la passion amoureuse et bien que sa théorie soit extrêmement bien étayée, c'est là où je ne suis pas d'accord avec lui. Dans la deuxième partie, Métaphysique de la mort, il explique cette fois que bien que tout est périssable en ce monde, étant donné que les êtres se reproduisent et que la vie finit toujours par se trouver un chemin, en clair, on peut dire que ces derniers ne forment qu'Un. Cette théorie là m'a plus plu car elle redonne espoir. En effet, qui peut affirmer qu'il n'a pas peur de la Mort ? Ouvrage à découvrir avec beaucoup de patience et de temps devant soi afin de pouvoir cerner toutes les subtilités que l'auteur tente de nous faire passer !
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Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…