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10/18
EAN : 9782264058713
Code sériel : 4700
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 456
Format : 108 x 177 mm

Mohawk

Jean ESCH (Traducteur)
Date de parution : 14/08/2013

Mohawk – son diner, sa middle class résignée, ses vies contrariées, ses secrets : une bourgade ouvrière piégée par la crise, ordinaire. Pourtant, Anne avait des rêves, Wild Bill n’a pas toujours été fou et la famille Grouse tolérait les Gaffney... Mais dans l’ombre des 70’s, entre la honte des...

Mohawk – son diner, sa middle class résignée, ses vies contrariées, ses secrets : une bourgade ouvrière piégée par la crise, ordinaire. Pourtant, Anne avait des rêves, Wild Bill n’a pas toujours été fou et la famille Grouse tolérait les Gaffney... Mais dans l’ombre des 70’s, entre la honte des uns et le sacrifice des autres, l’étrange fils Younger pourrait bien contrer le destin.

Une fresque poignante et âpre, tracée à hauteur d'homme, magnifique. Dans ce premier roman de l’auteur du Déclin de l'empire Whiting, rhapsode virtuose, c’est la vie qui frémit.

Traduit de l'anglais (États-Unis) par Jean Esch

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EAN : 9782264058713
Code sériel : 4700
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 456
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • gabb Posté le 10 Septembre 2020
    C'était courant juillet, je surfais sur Babelio. Je ne sais plus comment ni pourquoi, mais voilà que de lien en lien, au terme d'une séquence de clics quasi-aléatoire, j'atterris - en douceur - sur la page consacrée à Richard Russo. Qui c'est celui-là ? Coup d'oeil en bas en droite. "Auteurs proches de..." : John Irving / Jim Harrison / John Fante / Philip Roth. Bingo, inutile d'en lire davantage, ça s'annonce bien cette affaire ! Reste à mettre la main sur un roman signé Russo (le tout premier, tant qu'à faire...), et roule ma poule ! Aussitôt dit, aussitôt emprunté : cap sur Mohawk, modeste bourgade nord-américaine, barbottant depuis les années 50 en plein marasme économique. On y retrouve sans surprise le bar un peu décrépit et sa clientèle d'habitués, les interminables parties de poker au premier étage, les petits commerces sur le déclin, les histoires de famille faites d'espoirs et de regrets, les secrets de voisinage et les combines des uns et des autres dans ces quartiers populaire où tout le monde se connait, où les ragots vont bon train et où les amitiés comme les inimitiés sont tenaces... Bref, l'histoire de Mohawk, je l'avais déjà lue. Ailleurs, dans un autre de ces nombreux romans... C'était courant juillet, je surfais sur Babelio. Je ne sais plus comment ni pourquoi, mais voilà que de lien en lien, au terme d'une séquence de clics quasi-aléatoire, j'atterris - en douceur - sur la page consacrée à Richard Russo. Qui c'est celui-là ? Coup d'oeil en bas en droite. "Auteurs proches de..." : John Irving / Jim Harrison / John Fante / Philip Roth. Bingo, inutile d'en lire davantage, ça s'annonce bien cette affaire ! Reste à mettre la main sur un roman signé Russo (le tout premier, tant qu'à faire...), et roule ma poule ! Aussitôt dit, aussitôt emprunté : cap sur Mohawk, modeste bourgade nord-américaine, barbottant depuis les années 50 en plein marasme économique. On y retrouve sans surprise le bar un peu décrépit et sa clientèle d'habitués, les interminables parties de poker au premier étage, les petits commerces sur le déclin, les histoires de famille faites d'espoirs et de regrets, les secrets de voisinage et les combines des uns et des autres dans ces quartiers populaire où tout le monde se connait, où les ragots vont bon train et où les amitiés comme les inimitiés sont tenaces... Bref, l'histoire de Mohawk, je l'avais déjà lue. Ailleurs, dans un autre de ces nombreux romans chorals sur l'Amérique profonde, celle des petites villes ouvrières reculées, paupérisées, oubliées, laissées à la traine de l'éternelle marche en avant industrielle et dont je reste particulièrement friand. Je l'avais déjà lue certes, sous d'autres plumes et avec d'autres mots, mais pour autant nulle raison de bouder mon plaisir ! Entre les tables poisseuses du dinner, le vieil hôpital désaffecté et les petits pavillons de banlieue, je me suis senti comme un poisson dans l'eau (et tant pis si dans le coin, l'eau en question est un peu trouble, polluée par les rejets toxiques des tanneries locales jadis florissantes mais aujourd'hui elles aussi moribondes...) Dans ce décor un peu terne, Richard Russo ne cherche certes pas à nous en mettre plein la vue. C'est même l'inverse en fait. Son truc à lui c'est l'ordinaire, le l'authentique, le quotidien (plutôt morose) d'un petit groupe d'habitants lambda aux destins liés, aux existences imbriquées, et qui pour la plupart ne quitteront jamais la ville qui les a vu naître. Comme englués là. Comme fixés à Mohawk ad vitam aeternam. Mornes perspectives, horizons bouchés ... et néanmoins roman vivant, éclaircies passagères et petites joies fugaces, écorchures des âmes et amitiés réparatrices, accrochages et réconciliations. L'histoire de gens vrais, tout simplement, et la découverte pour moi d'un auteur séduisant !
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  • VALENTYNE Posté le 4 Septembre 2019
    Mohawk - une petite ville aux USA - 1965 -1950 -1971 - Son dinner, son collège et son hôpital Première partie : Les personnages sont nombreux et on apprend doucement à les connaître : Il y a Anne, divorcée et mère de Randall (un petit génie de 13 ans), il y a Dallas le père de RandalL qui m’a bien fait rire. Le père d’Anne, Mather, est gravement malade, la mère est obsessionnelle... Par ailleurs il y a Lorraine, la veuve du frère de Dallas, Diana, la cousine d’Anne et Dan son mari en fauteuil roulant suite à un accident de la route. Il y a aussi Rory Gaffney (le méchant ) son frère le flic,son neveu Wild Bill, un peu demeuré (mais il n’a pas toujours été comme cela...il y a 15 ans il était « normal") : il défend Randall qui est racketté. J’ai beaucoup aimé comment l’auteur « balade son lecteur » d’abord dans les années 65 puis dans les années 50... Des aller-retours qui font entrevoir ce qui s’est passé quinze ans avant : les personnages sont complexes, attachants. Deuxième partie : Nous retrouvons tous les personnages 6 ans plus tard. Randall vient d’arrêter l’université au milieu de sa deuxième année : il... Mohawk - une petite ville aux USA - 1965 -1950 -1971 - Son dinner, son collège et son hôpital Première partie : Les personnages sont nombreux et on apprend doucement à les connaître : Il y a Anne, divorcée et mère de Randall (un petit génie de 13 ans), il y a Dallas le père de RandalL qui m’a bien fait rire. Le père d’Anne, Mather, est gravement malade, la mère est obsessionnelle... Par ailleurs il y a Lorraine, la veuve du frère de Dallas, Diana, la cousine d’Anne et Dan son mari en fauteuil roulant suite à un accident de la route. Il y a aussi Rory Gaffney (le méchant ) son frère le flic,son neveu Wild Bill, un peu demeuré (mais il n’a pas toujours été comme cela...il y a 15 ans il était « normal") : il défend Randall qui est racketté. J’ai beaucoup aimé comment l’auteur « balade son lecteur » d’abord dans les années 65 puis dans les années 50... Des aller-retours qui font entrevoir ce qui s’est passé quinze ans avant : les personnages sont complexes, attachants. Deuxième partie : Nous retrouvons tous les personnages 6 ans plus tard. Randall vient d’arrêter l’université au milieu de sa deuxième année : il rentre à Mohawk en stop. Au début des années 70, l'arrêt de l’université est synonyme de « départ au Vietnam », il réfléchit à s’enfuir au Canada. Il rencontre la sœur de Wild Bill. Au même moment celui revient également à Mohawk ...la tension monte, les secrets se dévoilent...(pas tous), le situation devient explosive...
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  • carnet-de-voyage Posté le 10 Février 2019
    "Mohawk", ne vous dit peut-être rien, comme ça, aux premiers abords, tout comme moi dans un premier temps... Oh, bien sur, j'avais entendu (et lu) qu'il existe "Quatre saisons à Mohawk".... comme partout ailleurs... Du moins à ce qu'on imagine.... "Mohawk" sort tout droit de l'imaginaire de "Richard Russo"... Une petite ville industrielle de l'Etat de New-York... Une petite ville dont les eaux ont été empoisonnées par les nombreuses tanneries véritables poumons de la ville... Mais en 1966, quand Harry s'occupe de son Dinner, les tanneries ne sont plus qu'un souvenir, et les eaux polluées une réalité... En 1972, quand Harry agrandit son Dinner, peu de choses ont changées à Mohawk... Les rêves sont évanouis et le Vietnam bien réel... Et l'économie industrielle est un désastre.... Il faut vraiment être né à Mohawk pour y vivre... Il faut avoir survécu à Mohawk pour y mourir..... Une saison à quatre temps. Cependant, la lecture de "Mohawk" est plaisante, mais on a l'impression qu'il ne manque pas grand chose pour que ce soit un "très bon" roman qui mériterait 4 Etoiles... Cependant, la fin m'a laissé justement sur la mienne... Je m'attendais à une bien meilleure chute... Mais rassurez-vous, la plume de Russo est excellente et vous passerez bien volontiers quatre saisons à Mohawk.... Mais... "Mohawk", ne vous dit peut-être rien, comme ça, aux premiers abords, tout comme moi dans un premier temps... Oh, bien sur, j'avais entendu (et lu) qu'il existe "Quatre saisons à Mohawk".... comme partout ailleurs... Du moins à ce qu'on imagine.... "Mohawk" sort tout droit de l'imaginaire de "Richard Russo"... Une petite ville industrielle de l'Etat de New-York... Une petite ville dont les eaux ont été empoisonnées par les nombreuses tanneries véritables poumons de la ville... Mais en 1966, quand Harry s'occupe de son Dinner, les tanneries ne sont plus qu'un souvenir, et les eaux polluées une réalité... En 1972, quand Harry agrandit son Dinner, peu de choses ont changées à Mohawk... Les rêves sont évanouis et le Vietnam bien réel... Et l'économie industrielle est un désastre.... Il faut vraiment être né à Mohawk pour y vivre... Il faut avoir survécu à Mohawk pour y mourir..... Une saison à quatre temps. Cependant, la lecture de "Mohawk" est plaisante, mais on a l'impression qu'il ne manque pas grand chose pour que ce soit un "très bon" roman qui mériterait 4 Etoiles... Cependant, la fin m'a laissé justement sur la mienne... Je m'attendais à une bien meilleure chute... Mais rassurez-vous, la plume de Russo est excellente et vous passerez bien volontiers quatre saisons à Mohawk.... Mais évitez d'y boire de l'eau...
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  • OphelieC Posté le 4 Mars 2018
    "Mohawk", le premier roman de Richard Russo est un ouvrage singulier, vintage, dans l'esprit de Stephen King et de Tupelo Hassman dont le premier roman, "La fille", était une bouleversante réussite. Mais "Mohawk" est un drôle d'ouvrage, comme si l'auteur avait voulu tout dire, ne rien omettre et laisser s'exprimer sa folle imagination. L'histoire est complexe, il se passe plein de choses en même temps et nous suivons les destins entremêlés de plusieurs personnages. Le poids du passé, de l'hérédité, des erreurs des pères est un thème important. Une sorte de démence semble grignoter le cerveau des habitants et dans cette petite ville, tout n'est que faux-semblants, pièges, coups-bas, magouilles. Un roman agréable à lire, mais un peu trop fouillis, que le lecteur peut être fier d'avoir lu, mais dont il aura du mal à parler... "Mohawk" de Richard Russo est un roman déroutant, typiquement américain. L'auteur, issu de la classe ouvrière sait de quoi il parle et cela se ressent dans son écriture. Il ne plaisante pas avec ça, ce qui rend ses personnages d'autant plus crédibles. Le vécu apporte un poids non-négligeable à cette histoire pas comme les autres. Le lecteur risque de se souvenir de cette drôle de ville... "Mohawk", le premier roman de Richard Russo est un ouvrage singulier, vintage, dans l'esprit de Stephen King et de Tupelo Hassman dont le premier roman, "La fille", était une bouleversante réussite. Mais "Mohawk" est un drôle d'ouvrage, comme si l'auteur avait voulu tout dire, ne rien omettre et laisser s'exprimer sa folle imagination. L'histoire est complexe, il se passe plein de choses en même temps et nous suivons les destins entremêlés de plusieurs personnages. Le poids du passé, de l'hérédité, des erreurs des pères est un thème important. Une sorte de démence semble grignoter le cerveau des habitants et dans cette petite ville, tout n'est que faux-semblants, pièges, coups-bas, magouilles. Un roman agréable à lire, mais un peu trop fouillis, que le lecteur peut être fier d'avoir lu, mais dont il aura du mal à parler... "Mohawk" de Richard Russo est un roman déroutant, typiquement américain. L'auteur, issu de la classe ouvrière sait de quoi il parle et cela se ressent dans son écriture. Il ne plaisante pas avec ça, ce qui rend ses personnages d'autant plus crédibles. Le vécu apporte un poids non-négligeable à cette histoire pas comme les autres. Le lecteur risque de se souvenir de cette drôle de ville dans laquelle tout semble aller de travers, presque à part. Alors qu'il réalise en même temps, qu'elle n'est qu'un petit échantillon de tant d'autres villes en Amérique. Richard Russo choisit de nous raconter la vie morose d'une femme qui avait des rêves et qui les a laissé filer, comme nous tous. Le handicap qui vient tout changer, le désir d'émancipation d'un fils qui est condamné, la folie meurtrière d'un policier qui se balade impunément avec une arme. Les horreurs des actionnaires, au détriment de la santé. Mais aussi l'adultère, la vieillesse, le sexe, l'amour, le progrès. Autant de thèmes qui se répètent en boucle dans ce roman, peut-être un peu trop long et qui tourne en rond, défilé de scènes et de décors que l'on connait déjà. En revanche, d'autres romans de l'auteur sont remplis de promesses et donnent très envie. À voir...
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  • maeve81 Posté le 25 Juillet 2015
    Que trouve-t-on à Mohawk? Quelques bars, un dancing, des usines désaffectées, un hôpital rempli de cancéreux - les anciens ouvriers des tanneries qui firent jadis la prospérité de la région. RUSSO y décrit une quinzaine de personnages assez "délabrés" comme Harry patron du grill où se réfugient les âmes en peine. Mather Grouse, qui connaît tous les secrets de la ville et qui lutte contre un emphysème. Anne, une mère Courage qui a épousé un homme qu'elle n'aimait pas et qui s'est éprise du mari de sa cousine, Dan Wood, cloué à un fauteuil roulant. Wild Bill, un attardé qui passe son temps à écumer les rues de Mohawk etc...il ne s'y passe rien de spectaculaire mais ROUSSO nous embarque en nous tenant la main et c'est la vie qui frémit entre ces pages sous la plume d'un virtuose de la psychologie
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