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EAN : 9782264010957
Code sériel : 1914
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 216
Format : 177 x 108 mm
Moins que zéro
Date de parution : 01/04/1988
Éditeurs :
10/18

Moins que zéro

Date de parution : 01/04/1988

D’une fête à l’autre, en équilibre sur une ligne de coke, Clay et ses amis errent dans Los Angeles, suspendus au-dessus de l’abîme. Mais dans ce monde factice où règne...

D’une fête à l’autre, en équilibre sur une ligne de coke, Clay et ses amis errent dans Los Angeles, suspendus au-dessus de l’abîme. Mais dans ce monde factice où règne l’alcool, le sexe et l’argent, difficile de se sentir en vie et de trouver un sens. Le premier roman vertigineux...

D’une fête à l’autre, en équilibre sur une ligne de coke, Clay et ses amis errent dans Los Angeles, suspendus au-dessus de l’abîme. Mais dans ce monde factice où règne l’alcool, le sexe et l’argent, difficile de se sentir en vie et de trouver un sens. Le premier roman vertigineux de Bret Easton Ellis dresse l’état des lieux glacial d’une jeunesse en perdition.

« C'est l'écrivain américain le plus doué de sa génération. »
Alexandre Fillion, Madame Figaro

Traduit de l'américain
par Brice Matthieussent

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EAN : 9782264010957
Code sériel : 1914
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 216
Format : 177 x 108 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Valnoise 08/09/2022
    L’admiration que l’on ne manque pas d’éprouver devant le talent de narrateur si précoce dont fit preuve Bret Easton Ellis pour son premier roman le dispute au malaise que suscite la lecture de Moins que zéro. Son évocation glacée du monde désenchanté des jeunes superriches, sur la côte ouest des Etats-Unis, pourrait laisser de marbre : argent-roi, culte de la belle apparence, ludisme, jeunisme, fascination pour l’objet de grand luxe, consommation d’alcool et de drogue, prostitution, bain de musique, ennui. Un monde promis à une dégradation impitoyable. Toutes les barrières sautent, plus rien n’est respecté, pas même un cadavre de drogué. Se proposant de « nous faire voir le pire », Bret Easton Ellis nous rend voyeurs d’une scène où une fille de douze ans est droguée puis violentée, et de bien d’autres horreurs encore. Ce n’est évidemment pas avec de bons sentiments que l’on fait de la bonne littérature, et l’auteur est assurément un véritable écrivain. Il ne prêche ni ne se lamente, simplement raconte. Mais non sans une profonde ambiguïté, où se mêlent complaisance et cynisme (même fonds de commerce dans American Psycho). Pas de sentiment : « Tout est moins douloureux quand on n’aime pas. » Reste finalement une profonde... L’admiration que l’on ne manque pas d’éprouver devant le talent de narrateur si précoce dont fit preuve Bret Easton Ellis pour son premier roman le dispute au malaise que suscite la lecture de Moins que zéro. Son évocation glacée du monde désenchanté des jeunes superriches, sur la côte ouest des Etats-Unis, pourrait laisser de marbre : argent-roi, culte de la belle apparence, ludisme, jeunisme, fascination pour l’objet de grand luxe, consommation d’alcool et de drogue, prostitution, bain de musique, ennui. Un monde promis à une dégradation impitoyable. Toutes les barrières sautent, plus rien n’est respecté, pas même un cadavre de drogué. Se proposant de « nous faire voir le pire », Bret Easton Ellis nous rend voyeurs d’une scène où une fille de douze ans est droguée puis violentée, et de bien d’autres horreurs encore. Ce n’est évidemment pas avec de bons sentiments que l’on fait de la bonne littérature, et l’auteur est assurément un véritable écrivain. Il ne prêche ni ne se lamente, simplement raconte. Mais non sans une profonde ambiguïté, où se mêlent complaisance et cynisme (même fonds de commerce dans American Psycho). Pas de sentiment : « Tout est moins douloureux quand on n’aime pas. » Reste finalement une profonde interrogation quant au statut de l’œuvre littéraire, à sa finalité, son ambition, sa justification.
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  • Travis67 14/07/2022
    Retour de lecture sur "Moins que zéro" écrit en 1986 par Bret Easton Ellis. Dans ce livre l'auteur, alors âgé lui-même que de 21 ans peint le quotidien de la jeunesse dorée de Los Angeles au milieu des années 80. Ce quotidien est totalement désenchanté, désabusé, sans espoir et miné par une consommation de drogue quasi continuelle. L'originalité de ce roman est de raconter le néant de ces vies, dans un style particulier et très direct, brut, quelquefois trash, avec beaucoup de dialogues, de répétitions. C'est une écriture qui colle parfaitement à ce néant. Plus largement, c'est une réflexion sur cette partie de l'Amérique, ultra riche, qui a tout et pourtant évolue dans une vacuité totale. La peinture de ce milieu semble très juste et réaliste. Ce livre sans véritable histoire, de par le vide existentiel qu'il nous expose chez les protagonistes, qui sont tous sans intérêt et interchangeables, manque donc totalement de matière et de contenu pour nous rendre la lecture captivante. Mais ce n'est pas le but, le livre est surtout intéressant comme objet littéraire avec son portrait de cette classe sociale. C'est le néant à tous les niveaux, ce qui fait tout son intérêt, son originalité, et... Retour de lecture sur "Moins que zéro" écrit en 1986 par Bret Easton Ellis. Dans ce livre l'auteur, alors âgé lui-même que de 21 ans peint le quotidien de la jeunesse dorée de Los Angeles au milieu des années 80. Ce quotidien est totalement désenchanté, désabusé, sans espoir et miné par une consommation de drogue quasi continuelle. L'originalité de ce roman est de raconter le néant de ces vies, dans un style particulier et très direct, brut, quelquefois trash, avec beaucoup de dialogues, de répétitions. C'est une écriture qui colle parfaitement à ce néant. Plus largement, c'est une réflexion sur cette partie de l'Amérique, ultra riche, qui a tout et pourtant évolue dans une vacuité totale. La peinture de ce milieu semble très juste et réaliste. Ce livre sans véritable histoire, de par le vide existentiel qu'il nous expose chez les protagonistes, qui sont tous sans intérêt et interchangeables, manque donc totalement de matière et de contenu pour nous rendre la lecture captivante. Mais ce n'est pas le but, le livre est surtout intéressant comme objet littéraire avec son portrait de cette classe sociale. C'est le néant à tous les niveaux, ce qui fait tout son intérêt, son originalité, et du coup forcément son principal défaut. C'est une fois refermé qu'on l'apprécie le plus, en ressentant un certain vertige face à ce vide. A l'époque cette Amérique était déjà entre les mains d'un acteur de westerns de série B, le contexte a donc peu évolué, si ce n'est en pire, et on ne peut s'empêcher de penser à son histoire récente en grande partie pro-Trump. Ce livre atypique, tant par son contenu que par sa forme, est plus que jamais d'actualité.
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  • BlackRadis 02/07/2022
    C'est un auteur qui pour moi compte. Dans sa description du nihilisme de l'époque, sa superficialité, à travers, notamment la vacuité des dialogues. C'est la force du roman : il ne s'agit pas d'un cours de moral ayant pour thème C'était mieux avant... Il nous donne à voir notre époque. C'est très fort et surtout très flippant.
  • ceciloule 26/12/2021
    Le narrateur revient en Californie pour les vacances de Noël, retrouve une jeunesse qui papillonne de flûtes en flûtes, de corps en corps, de rails poudreux en seringues. Attirés par le sordide puisque ce sera toujours mieux que le vide lancinant de leur vie, ces vingtenaires désabusés et drogués tourbillonnent en vain, le lecteur dans leur sillage. Critique acerbe, pertinente mais lassante (plus de détails : https://pamolico.wordpress.com/2021/12/26/moins-que-zero-bret-easton-ellis/)
  • HORUSFONCK 26/10/2021
    Voilà un livre triste et vertigineux! Curieusement, jamais ennuyeux. Pourtant, l'ennui est l'un des ressorts de Moins que zéro! Clay revient à Los Angeles pour d'étouffantes vacances de Noël - Nouvel An. Clay est jeune, ses parents sont très riches, et il picole, se drogue, s'emmerde... Se souvient, parfois, en italiques. Clay tourne en rond, de bar branché en fêtes et en boîtes. Les mêmes endroits où le héro-narrateur retrouve peu ou prou les mêmes amis de pareille engeance. Bret Easton Ellis, dans ce livre-mal de vivre, annonce dans quelques scènes furtives, les futures fureurs d'American psycho. C'est ce malaise du vide, avec bruit, dope, alcool et sexe débridé, qui hypnotise le lecteur pourvu que celui-ci veuille bien monter dans le manège, évidemment.
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  • News
    10/18

    "White" : un bilan corrosif signé Bret Easton Ellis

    Premier ouvrage ouvertement non-fictionnel signé de l'un des papes de la littérature américaine d'après Reagan, White (Robert Laffont) a su l'an dernier impressionner, ébahir, remuer voire scandaliser aficionados, simple amateurs et critiques acerbes de Bret Easton Ellis. A l'heure de sa parution au format poche, chez 10/18, retour sur un phénomène éditorial qui n'a sans doute pas encore livré tous ses secrets.

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