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            Mr. Bridge

            10/18
            EAN : 9782264069610
            Code sériel : 5225
            Façonnage normé : POCHE
            Nombre de pages : 432
            Format : 108 x 177 mm
            Mr. Bridge

            Laurence RICHARD (Traducteur), PHILIPPE SAFAVI (Traducteur), Lionel SHRIVER (Préface)
            Date de parution : 06/07/2017
            Mr. Bridge et son pendant, Mrs. Bridge, forment une oeuvre en diptyque fondatrice de la littérature américaine d'après-guerre, adulée par des générations entières de romanciers.
            Mr. Bridge et son pendant, Mrs. Bridge, forment une œuvre en diptyque fondatrice de la littérature américaine d'après-guerre, adulée par des générations entières de romanciers. Walter Bridge est un avocat ambitieux qui se tue au travail pour subvenir aux besoins de sa famille. La richesse financière et matérielle, le bien-être... Mr. Bridge et son pendant, Mrs. Bridge, forment une œuvre en diptyque fondatrice de la littérature américaine d'après-guerre, adulée par des générations entières de romanciers. Walter Bridge est un avocat ambitieux qui se tue au travail pour subvenir aux besoins de sa famille. La richesse financière et matérielle, le bien-être qui en découle, font de sa vie un cocon confortable. Mais sous son apparente respectabilité se cache un vide intérieur profond, un véritable trou noir qui menace d’avaler la famille toute entière.

            « Ce diptyque littéraire sur des petits-bourgeois du Kansas dans les années 30 est une double révélation. »
            Hélèna Villovitch, ELLE

            Traduit de l’anglais (États-Unis)
            par Clément Leclerc.

             
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            EAN : 9782264069610
            Code sériel : 5225
            Façonnage normé : POCHE
            Nombre de pages : 432
            Format : 108 x 177 mm
            10/18
            8.40 €
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            Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

            • Bill Posté le 29 Septembre 2018
              Pendant de Mrs Bridge, publié 10 ans plus tôt, ce roman paru en 1969 décrit la vie de Mr. Bridge, avocat à Kansas City à la fin des années 30. On découvre la vie vue par cet homme austère, ses relations (froides) avec son épouse, son fils et ses filles - en s'étonnant de l'attrait que leurs corps juvéniles exercent sur lui ...  Ce roman décrit une vie tournée vers le travail, les convenances, les placements financiers sans risques. Une vie de labeur, sans véritables loisirs, une vie d'obligations sans le moindre brin de bonheur, ni de joie comme il l'explique dans la dernière page ...  Une plongée dans l'Amérique préservée des années 30, où la crise n'a pas frappé partout ....   
            • Christlbouquine Posté le 12 Juin 2018
              Si Mrs Bridge m’avait parfois agacée dans sa passivité et son obsession des convenances, Mr Bridge me paraît être un personnage plus complexe. Voilà un homme qui a des opinions tranchées et des avis bien précis. Qu’il puisse avoir tort ne semble même pas être une option pour lui. Il est parfois touchant dans ses rapports avec ses enfants ou avec sa femme mais il est le plus souvent tyrannique, imposant ses vues sans laisser prise à la discussion et plein de préjugés ce qui l’amène à être ridicule assez régulièrement. On en vient à regarder Mrs Bridge avec un autre œil, elle qui a dû supporter l’arrogance et l’autoritarisme de son mari durant toutes ces années. Ce couple ne semble être ni heureux ni malheureux, dans une sorte de rapport tiède où personne ne se parle vraiment et où le temps passe sans heurts mais sans grandes joies non plus. Evan S. Connell réussi le tour de force de nous donner envie d’aller au bout de ses romans, alors même qu’il ne s’y passe rien de notable. Mais l’écriture par petits chapitres concis donne un rythme particulier à la lecture, l’humour est souvent présent et l’auteur distille des allusions à l’époque qui permettent... Si Mrs Bridge m’avait parfois agacée dans sa passivité et son obsession des convenances, Mr Bridge me paraît être un personnage plus complexe. Voilà un homme qui a des opinions tranchées et des avis bien précis. Qu’il puisse avoir tort ne semble même pas être une option pour lui. Il est parfois touchant dans ses rapports avec ses enfants ou avec sa femme mais il est le plus souvent tyrannique, imposant ses vues sans laisser prise à la discussion et plein de préjugés ce qui l’amène à être ridicule assez régulièrement. On en vient à regarder Mrs Bridge avec un autre œil, elle qui a dû supporter l’arrogance et l’autoritarisme de son mari durant toutes ces années. Ce couple ne semble être ni heureux ni malheureux, dans une sorte de rapport tiède où personne ne se parle vraiment et où le temps passe sans heurts mais sans grandes joies non plus. Evan S. Connell réussi le tour de force de nous donner envie d’aller au bout de ses romans, alors même qu’il ne s’y passe rien de notable. Mais l’écriture par petits chapitres concis donne un rythme particulier à la lecture, l’humour est souvent présent et l’auteur distille des allusions à l’époque qui permettent de situer les événements dans un contexte plus global. L’erreur, selon moi, est toutefois de juger ce couple selon les critères de notre 21ème siècle. Ces deux romans reflètent certainement une image assez conforme de ce que pouvait être un couple un peu bourgeois dans les années 30 aux États-Unis. Au final ce dyptique passe au scanner la vie de ce couple à l’apparence si normal avec ses trois enfants, sa maison, ses amis très comme il faut et montre un revers pas si lisse dans une époque charnière de l’histoire (les années 30 et l’arrivée de la seconde guerre mondiale). L’œuvre de Evan S. Connell est en tous les cas totalement atypique et à découvrir !
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            • mumuboc Posté le 18 Octobre 2017
              C’est encore un ouvrage dont je n’avais jamais entendu parler sauf depuis quelques mois (sûrement en raison de sa sortie en collection 10/18) et je trouvais l’idée intéressante d’une chronique américaine à deux voix des années 30. J’ai donc commencé par Monsieur…… Ecrit en 1969, 10 ans après la publication de Mrs Bridge qui avait rencontré un grand succès (et apparemment le plus réussi des deux….) ce récit nous retrace la vie de Walter Bridge, avocat, marié à India, 3 enfants (deux filles, 1 garçon). Le roman décrit le quotidien de cet homme de la middle-class du Kansas, homme à principe (il n’est pas pour rien avocat), un peu rigide, qui passe beaucoup de temps au bureau, déléguant à sa femme et à sa bonne noire (Harriet) de gérer au mieux la maison et les enfants. Je suis allée au bout mais j’ai trouvé qu’il y avait des longueurs ou plutôt des répétitions dans les événements, les sentiments de ce Mr Bridge. Sentiments oui peut être, un peu, mais guère d’émotions car cet homme traverse la vie avec un flegme et une philosophie assez déconcertante. Il est linéaire, sans relief, toute sa famille est à son écoute car il est celui qui gagne... C’est encore un ouvrage dont je n’avais jamais entendu parler sauf depuis quelques mois (sûrement en raison de sa sortie en collection 10/18) et je trouvais l’idée intéressante d’une chronique américaine à deux voix des années 30. J’ai donc commencé par Monsieur…… Ecrit en 1969, 10 ans après la publication de Mrs Bridge qui avait rencontré un grand succès (et apparemment le plus réussi des deux….) ce récit nous retrace la vie de Walter Bridge, avocat, marié à India, 3 enfants (deux filles, 1 garçon). Le roman décrit le quotidien de cet homme de la middle-class du Kansas, homme à principe (il n’est pas pour rien avocat), un peu rigide, qui passe beaucoup de temps au bureau, déléguant à sa femme et à sa bonne noire (Harriet) de gérer au mieux la maison et les enfants. Je suis allée au bout mais j’ai trouvé qu’il y avait des longueurs ou plutôt des répétitions dans les événements, les sentiments de ce Mr Bridge. Sentiments oui peut être, un peu, mais guère d’émotions car cet homme traverse la vie avec un flegme et une philosophie assez déconcertante. Il est linéaire, sans relief, toute sa famille est à son écoute car il est celui qui gagne l’argent qui les fait vivre (on ne risque pas de l’oublier….), fier de sa réussite, de ses placements boursiers et il ne manque aucune occasion de le rappeler. Il est celui qui détient LA parole : il y a des règles et une place à tenir. Il peut être parfois (rarement) libéral, pédagogue et parfois répugnant de préjugés (racisme, juifs) même s’il s’en défend. Il est même insensible aux sentiments de sa femme, à ses attentes, aux souhaits de ses enfants. Il n’a pas d’amis mais des relations…. Triste visage d’un chef de famille à la veille de la 2ème guerre mondiale et au lendemain de la crise de 1929 aux Etats-Unis. Cet incident le contrariait car il ne serait jamais résolu. Il en ressentait un léger picotement, comme une égratignure qui se referme sous une croûte. Cette dernière finit par disparaître, elle aussi, mais non sans laisser une petite cicatrice (p143) Découpé en courts chapitres retraçant les faits marquants de cette famille où il ne se passe pas grand’chose si ce n’est la vie d’une maison, l’éducation des enfants. Seul élément perturbateur à ce tableau bien conventionnel, Douglas, le fils, frondeur, révolté et anti-conventionnel, tellement différent de ce que son père voudrait qu’il soit, qui brise l’image parfaite de cette petite famille, même si sur la fin du récit les deux filles vont également briser le joug paternel. Il entendait sa femme et ses filles et il observait son fils, mais il ne comprenait plus ce qu’ils disaient. Et tandis qu’il écoutait leur voix et la musique estivale des criquets, les problèmes qui l’avaient accaparé pendant la journée parurent insignifiants, et il se dit qu’il possédait pratiquement tout ce qu’il avait toujours désiré (p81) On finit par se demander ce que ressent véritablement cet homme, s’il aime sa femme, ses enfants, ou si ceux-ci ne sont que des éléments de son tableau parfait de la réussite….. Plus que la ressemblance physique, ce corps dégingandé, ce visage osseux anglo-saxon et cette tignasse aux reflets roux, car aucun de ces signes irréfutables ne parvenait à le convaincre aussi profondément que certains traits de caractère qu’il reconnaissait comme étant également les siens. Et de tous ces signes, le plus manifeste était cette obstination despotique qui ne pouvait concevoir la reddition, quel qu’en fut le prix. Il le savait aussi. Et de l’observer chez son fils le faisait sourire (p98/99) Mais cet homme, sous ses aspects lisses, nous révèle également une face sombre : attirée par Ruth, l’aînée de ses filles Il la regarda attentivement laisser couleur l’huile dans le creux de sa main, puis en oindre sa peau. Sa chaire satinée par la lumière matinale, faisait penser au bois de cerisier verni. Lorsqu’elle eut fini de se huiler, elle s’allongea sur la serviette, les bras étendus loin du corps. Elle semblait avoir dansé tout son saoul avant de tomber d’épuisement dans cette position voyeur et troublée par Carolyn la deuxième Mais il ne voyait que ce corps nubile prenant des poses devant le miroir. Il se répéta qu’elle était sa fille, mais la vision lumineuse ressurgit, tel le souvenir d’un rêve. Il cessa son travail et prit sa tête dans ses mains, se demandant combien de temps il lui faudrait attendre avant de pouvoir oublier (p333) C’est une étude sociale même si elle semble assez caricaturale (mais sûrement réelle) d’une famille américaine du début du 20ème siècle Mais il était encore plus captivé par l’image de la femme en raison de cet abandon et de cette confiance qu’elle exprimait. Elle ne doutait pas d’être aimée, ni que tout ce qu’elle faisait en la présence de son époux était comme il se devait d’être. Il se dit qu’il n’avait jamais vu, parmi les hommes et les femmes de son entourage, pareille noblesse (p367) On le lit sans difficulté mais on se pose tout le long la question de savoir où l’auteur veut nous emmener, ce qu’il veut nous transmettre mais il n’y a peut-être aucun message et simplement le reflet masculin du premier roman sur Mrs Bridge qui j’espère sera plus passionnant. J’ai cru jusqu’au bout à un évènement qui allait bouleversé tout cela mais à part les enfants qui ne répondront pas forcément à l’attente de ce père parfois indulgent, parfois autoritaire, bourré de principes et très attentif au reflet que sa famille donne à l’ensemble de la communauté, rien ne se passe qu’un long récit d’un quotidien émaillé de, parfois, petits écueils …….
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            • Prailie Posté le 20 Août 2017
              Dans son remarquable "Babbitt", Sinclair Lewis faisait déjà le portrait, touche après touche, de l'Américain moyen des années vingt: on y découvrait un brave père de famille ni pire ni meilleur qu'un autre, émerveillé par les objets "modernes", par le confort de vie que la technologie et la nouvelle prospérité américaines mettaient à sa disposition... Dans la droite ligne de ce grand classique Evan Shelby Connell dresse en dytique, le portrait d'un couple d'Américains moyens dans les années trente et quarante. Un peu moins de fascination pour les objets manufacturés, et (me semble-t-il) davantage de problèmes de conscience. Car le monde change. Le rigide Mr. Bridge, corseté de certitudes, le comprend de plus en plus difficilement. Moins repu de satisfactions matérielles que dans la génération précédente, il se sent souvent dépassé, taraudé par une inquiétude existentielle qui ne dit pas son nom. Sur l'éducation à donner à ses enfants qui grandissent et qui s'éloignent de lui, sur le rapport aux Juifs, aux nécessiteux, ou aux Noirs, il fait d'ailleurs bien souvent le contraire de ce qu'il professe! Sur le plan narratif Connell adopte une technique pointilliste, avec de très courts chapitres en apparence décousus. Il procède volontiers par des effets "en... Dans son remarquable "Babbitt", Sinclair Lewis faisait déjà le portrait, touche après touche, de l'Américain moyen des années vingt: on y découvrait un brave père de famille ni pire ni meilleur qu'un autre, émerveillé par les objets "modernes", par le confort de vie que la technologie et la nouvelle prospérité américaines mettaient à sa disposition... Dans la droite ligne de ce grand classique Evan Shelby Connell dresse en dytique, le portrait d'un couple d'Américains moyens dans les années trente et quarante. Un peu moins de fascination pour les objets manufacturés, et (me semble-t-il) davantage de problèmes de conscience. Car le monde change. Le rigide Mr. Bridge, corseté de certitudes, le comprend de plus en plus difficilement. Moins repu de satisfactions matérielles que dans la génération précédente, il se sent souvent dépassé, taraudé par une inquiétude existentielle qui ne dit pas son nom. Sur l'éducation à donner à ses enfants qui grandissent et qui s'éloignent de lui, sur le rapport aux Juifs, aux nécessiteux, ou aux Noirs, il fait d'ailleurs bien souvent le contraire de ce qu'il professe! Sur le plan narratif Connell adopte une technique pointilliste, avec de très courts chapitres en apparence décousus. Il procède volontiers par des effets "en creux", en décrivant une situation de manière décalée, sans la nommer explicitement, ou bien en omettant des détails essentiels, toutefois il en suggère la nature à travers les réactions de son personnage éponyme. Par exemple quand Bridge surprend son fils en train de lire ce que l'on devine être un magazine de pin-up très dénudées.... Ou quand la domestique Harriett, saoule comme une grive, a trop arrosé le jardin et que Bridge, lui prenant des doigts son 3ème ou 4 ème daïquiri, propose de le boire à sa place... A sa manière détournée , presque allusive, Connell réussit ce faisant de délicats effets comiques (dans la scène du jardin détrempé, j'ai adoré le léger contrepoint humoristique que constitue le chien des voisins, au début indifférent à l'arrosage forcené d'Harriett, puis de plus en plus intrigué....). Néanmoins, au fil des chapitres, le propos se fait plus incisif. Car peu à peu la problématique antisémite se fait plus présente, le péril nazi se précise... Ainsi, sans jamais prendre parti, sans jamais nous donner explicitement son point de vue, E.S. Connell parvient à rendre éclatantes les limitations de son personnage: sa bonne volonté, oui,certes. Mais aussi ses faiblesses et ses lâchetés, ses préjugés de race, ou de classe; sa fermeture d'esprit. Au point qu'on se demande, en refermant le livre, si Connell n'a pas souhaité faire, en pointillé, le portrait d'un monstre ordinaire... Tout cela compose, au total, un livre vraiment remarquable! À ne recommander cependant qu'aux vrais amateurs de littérature et aux esprits curieux. Aux lecteurs et lectrices "pointus", de préférence férus de littérature américaine.
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            • pasiondelalectura Posté le 7 Juin 2017
              "Mr Bridge" (1969) est le deuxième volet du diptyque avec "Mrs Bridge" de 1959, ce tome comporte un peu plus de petits chapitres que "Mrs Bridge" : 141 au lieu de 117 . Chaque chapitre narre des faits sur une journée de Mr Walter Bridge, un bon avocat de Kansas City; on sent tout de suite que les préoccupations du père de famille n’ont rien à voir avec celle de sa douce épouse India. Sa première préoccupation est celle de sa profession d’avocat avec la hantise de faire un maximum d’argent pour protéger sa famille; pour réussir ce pari, il travaille trop avec des horaires qu’il s’inflige lui même, avec une secrétaire juridique qui lui est complètement dévouée. Il arrive tard chez lui, très souvent éreinté et il doit résoudre, tel le roi Salomon, les conflits de la maison, alors qu’il a très peu de contact avec ses enfants. Ici, la devise nord américaine du "time is money" gagne toute sa sacro sainte signification. Sinon Mr B. lit les journaux, s’intéresse à la politique, écoute de la musique. Il regarde peu sa femme, qui est quasi invisible et inexistante pour lui, c’est la mère de ses enfants, mais pas une compagne avec... "Mr Bridge" (1969) est le deuxième volet du diptyque avec "Mrs Bridge" de 1959, ce tome comporte un peu plus de petits chapitres que "Mrs Bridge" : 141 au lieu de 117 . Chaque chapitre narre des faits sur une journée de Mr Walter Bridge, un bon avocat de Kansas City; on sent tout de suite que les préoccupations du père de famille n’ont rien à voir avec celle de sa douce épouse India. Sa première préoccupation est celle de sa profession d’avocat avec la hantise de faire un maximum d’argent pour protéger sa famille; pour réussir ce pari, il travaille trop avec des horaires qu’il s’inflige lui même, avec une secrétaire juridique qui lui est complètement dévouée. Il arrive tard chez lui, très souvent éreinté et il doit résoudre, tel le roi Salomon, les conflits de la maison, alors qu’il a très peu de contact avec ses enfants. Ici, la devise nord américaine du "time is money" gagne toute sa sacro sainte signification. Sinon Mr B. lit les journaux, s’intéresse à la politique, écoute de la musique. Il regarde peu sa femme, qui est quasi invisible et inexistante pour lui, c’est la mère de ses enfants, mais pas une compagne avec qui l’on peut discuter. En revanche, il est un peu trop sensible à la beauté de sa fille ainée, Ruth, lorsque celle-ci devient adolescente. Ceci est le côté très inattendu de ce roman, avec une allusion à peine voilée au désir incestueux, même subliminal et inimaginable dans le cadre de cette société saxonne ultra puritaine. La vie sociale ne l’intéresse pas non plus, il la subit parce que cela correspond à leur rang social, mais il n’a d’affinités avec personne. Il peut être d’un jugement assez sévère vis-à-vis des gens qu’il côtoie, notamment vis-à-vis des amies qui fréquentent sa femme. Il est passablement xénophobe aussi. Bref, Mister Bridge et Madame Bridge sont deux êtres solitaires enfermés chacun dans leur monde cloisonné, ne communiquant pas entre eux ce qui les rend très insatisfaits ou plutôt pas tout à fait heureux ni épanouis, même s’ils ont l’apparence de la parfaite réussite sociale: un beau mariage, des enfants magnifiques, une très belle situation, une magnifique demeure avec une employée à plein temps, etc, etc. Plus tard ils seront déçus par leurs trois enfants : Ruth, Carolyn et Douglas. Les trois enfants m’ont semblé odieux, mal élevés, inintéressants, déboussolés dès leur âge tendre, ne sachant pas profiter de la chance matérielle si durement gagnée par leur père; assez perturbés dans leur affect. Aujourd’hui, on qualifierait Monsieur Bridge de sociopathe, incapable d’exprimer normalement ses émotions, il regarde les gens autour de lui comme des objets y compris sa femme et ses trois enfants. Un film a été tourné en 1990 par l'Américain James Ivory en faisant un "mix" des deux livres avec deux acteurs hors pairs dans les rôles titres : Paul Newman et Joanne Woodward, époustouflants. Ce film est visible en VO sur Youtube. Je l'ai trouvé très bon mais lorsqu'il est sorti, il a été accueilli tièdement, la critique trouvant qu'il existait une excessive répression émotionnelle ches les deux personnages principaux.
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