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Archipoche
EAN : 9782352879725
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 244
Format : 110 x 178 mm

Mrs Dalloway

Simone David (Traducteur), Joseph Vebret (Préface)
Collection : Classique
Date de parution : 04/01/2017
Clarissa Dalloway est sortie acheter des fleurs. En chemin, elle repense à son mariage. Eût-elle épousé Peter Walsh, il lui aurait fallu renoncer au confort et se mettre en péril. Mais, si son couple dure depuis trente ans, c’est qu’elle l’a protégé derrière une digue de non-dits, de silences et... Clarissa Dalloway est sortie acheter des fleurs. En chemin, elle repense à son mariage. Eût-elle épousé Peter Walsh, il lui aurait fallu renoncer au confort et se mettre en péril. Mais, si son couple dure depuis trente ans, c’est qu’elle l’a protégé derrière une digue de non-dits, de silences et de rêves sacrifiés.

Épouse, mère, hôtesse : comme cette Londonienne de la haute société semble conventionnelle... Son existence se borne à la sphère domestique. Or quel être peut se résumer à la simplicité d’une apparence, d’un milieu, ou aux mœurs de son temps ? Et que dire de la multitude d’émotions et d’intuitions à jamais informulées ? C’est cette autre Clarissa que révèle chacun des petits événements dont sa journée est tissée, chacune des pensées dont ce roman s’attache à restituer les moindres inflexions.

Virginia Woolf, qui a lu Proust et Joyce, démontre que rien – une course en ville, l’organisation d’un dîner – n’est trop ordinaire aux yeux d’un écrivain. En fouillant la conscience et l’inconscient de Clarissa, en exposant la richesse de sa vie intérieure, elle nous invite à mieux considérer la femme superficielle qu’elle paraît être.

Une page du roman britannique se tourne avec Mrs Dalloway, au rythme des heures égrenées par l’horloge de Big Ben.
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EAN : 9782352879725
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 244
Format : 110 x 178 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • vgault Posté le 1 Novembre 2020
    J’ai du mal à expliquer pourquoi je relis régulièrement ce livre, ces « vingt-quatre heures de la vie d’une femme » qui ne vit rien d’extraordinaire… Le livre tient entièrement par le style. On est pris dans un flux, un courant à peine perceptible qui nous entraîne d’une phrase à l’autre, d’un personnage à un autre, et on glisse avec Clarissa Dalloway au fil de cette journée, ses menues actions, ses rencontres. Ce qui fait la particularité du style de Woolf est l’usage du discours indirect libre : on voit le personnage de l’extérieur, et puis, sans accroc, dans un glissement, on est à l’intérieur de ses pensées, puis on sort à nouveau de sa tête, on écoute une conversation, on suit une action, on se retrouve dans la tête d’un autre personnage, etc. Si on accroche à ce style, si on est pris dans le courant, on le lâche plus le roman jusqu’à la dernière phrase. Il faut préciser qu’il y a de l’action dans ce livre, plus qu’on ne le dit parfois ; pas du côté de Clarissa, mais autour d’elle. L’intrigue secondaire la plus poignante est celle où on voit un jeune homme sombrer dans la schizophrénie.... J’ai du mal à expliquer pourquoi je relis régulièrement ce livre, ces « vingt-quatre heures de la vie d’une femme » qui ne vit rien d’extraordinaire… Le livre tient entièrement par le style. On est pris dans un flux, un courant à peine perceptible qui nous entraîne d’une phrase à l’autre, d’un personnage à un autre, et on glisse avec Clarissa Dalloway au fil de cette journée, ses menues actions, ses rencontres. Ce qui fait la particularité du style de Woolf est l’usage du discours indirect libre : on voit le personnage de l’extérieur, et puis, sans accroc, dans un glissement, on est à l’intérieur de ses pensées, puis on sort à nouveau de sa tête, on écoute une conversation, on suit une action, on se retrouve dans la tête d’un autre personnage, etc. Si on accroche à ce style, si on est pris dans le courant, on le lâche plus le roman jusqu’à la dernière phrase. Il faut préciser qu’il y a de l’action dans ce livre, plus qu’on ne le dit parfois ; pas du côté de Clarissa, mais autour d’elle. L’intrigue secondaire la plus poignante est celle où on voit un jeune homme sombrer dans la schizophrénie. Woolf, qui connaissait bien la psychose, montre l’évolution de ce personnage avec finesse et empathie. La frivole Clarissa se montre d’ailleurs bien plus bouleversée par son suicide que ne l’est son médecin. Comme l’ont dit d’autres lecteurs, il y a sans doute un moment dans la vie où on est prêt à lire Mrs Dalloway. Si vous n’accrochez pas, rangez le livre au fond d’une étagère ; vous le retrouverez un jour, et peut-être serez-vous, cette fois, emporté par le courant de son style.
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  • mxart_litt Posté le 2 Septembre 2020
    En pleine préparation de la réception qu’elle organise chez elle le soir même, Clarissa reçoit la visite d’un ancien ami, Peter. C’est l’occasion pour elle de faire le point sur sa vie. Elle nous partage ses souvenirs, ses choix, ses espoirs, ses amours… Clarissa est très douée pour la vie mondaine ; elle sait s’y intégrer, accorde beaucoup d’importance à l’image qu’elle renvoie, ainsi qu’à l’échelle sociale à laquelle elle s’élève. Tout le monde se demande pourquoi elle a choisi d’épouser le député Richard. Elle-même, d’ailleurs, se questionne sur la tournure qu’aurait pris sa vie si elle avait accepté d’épouser Peter. Comparée à son amie Sally, qui ne se soucie guère des convenances, on se demande si Clarissa n’aurait pas oublié de vivre… Roman introspectif, il ne faut pas attendre de cette lecture qu’elle soit parsemée d’actions. L’intrigue se contente de peu, l’essentiel se trouvant dans la psychologie et les réflexions des personnages. Ce n’est donc pas un roman qui se lit facilement, il n’est pas particulièrement abordable. J’ai d’ailleurs la sensation d’être passée en grande partie à côté, de ne pas l’avoir lu au moment adéquat. Néanmoins, j’y ai vu le chef d’œuvre dont tout le monde ne cesse de... En pleine préparation de la réception qu’elle organise chez elle le soir même, Clarissa reçoit la visite d’un ancien ami, Peter. C’est l’occasion pour elle de faire le point sur sa vie. Elle nous partage ses souvenirs, ses choix, ses espoirs, ses amours… Clarissa est très douée pour la vie mondaine ; elle sait s’y intégrer, accorde beaucoup d’importance à l’image qu’elle renvoie, ainsi qu’à l’échelle sociale à laquelle elle s’élève. Tout le monde se demande pourquoi elle a choisi d’épouser le député Richard. Elle-même, d’ailleurs, se questionne sur la tournure qu’aurait pris sa vie si elle avait accepté d’épouser Peter. Comparée à son amie Sally, qui ne se soucie guère des convenances, on se demande si Clarissa n’aurait pas oublié de vivre… Roman introspectif, il ne faut pas attendre de cette lecture qu’elle soit parsemée d’actions. L’intrigue se contente de peu, l’essentiel se trouvant dans la psychologie et les réflexions des personnages. Ce n’est donc pas un roman qui se lit facilement, il n’est pas particulièrement abordable. J’ai d’ailleurs la sensation d’être passée en grande partie à côté, de ne pas l’avoir lu au moment adéquat. Néanmoins, j’y ai vu le chef d’œuvre dont tout le monde ne cesse de parler. J’ai également été charmée par l’écriture de Virginia Woolf, que j’ai trouvée très poétique. Je prévois déjà de relire cette œuvre dans les années à venir !
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  • Nounoute Posté le 7 Août 2020
    Comment critiquer un être que vous aimé ? Une claque littéraire : une œuvre impressionniste de l’écriture , que des petites touches de couleur , des pièces de puzzle , pleins . Et tout à coup ,tout est là , les impressions se mêlent , se diluent puis reprennent forme et vous voilà Mme D ..... Du génie ! En même temps tout le monde n’est pas MADAME Virgia Woolf !
  • polarjazz Posté le 18 Juillet 2020
    Que pourrais-je ajouter de plus à ce qui a déjà été écrit. Pour moi, c'est une révélation. J'ai une affection particulière pour les romans avec très peu de dialogues. L'écriture, le style littéraire de Virginia Woolf m'ont conquise. Le texte est un épisode de la vie de Mrs Dalloway. Sa vie sur une journée de juin égrenée par l'horloge Big Ben de Londres. Les moeurs de l'aristocratie britannique sont critiqués avec un humour incisif ; les ravages de la première guerre mondiale sont dénoncés. Son aversion pour les médecins insensibles et arrogants est affichée. On sent bien en filigrane la détresse de l'auteure.
  • JeannineOtte Posté le 31 Mai 2020
    Je n'avais jamais lu Virginia Woolf. J'avais lu sa biographie. Lire Mrs Dalloway s'imposait. Mais difficile pour moi de rentrer dans ce livre. Il a failli me tomber des mains au tiers du livre. Mais finalement je suis rentrée dedans, me laissant emporter par ces préparatifs de soirée, par cette vie mondaine, pleine d'ennui, où la folie n'est pas loin. J'ai aimé le costard taillé aux psychiatres ... et c'est sans doute du vécu. La description des personnages, de la vie maritale où l'on s'ennuie éperdument. Difficile pour moi d'y trouver le féminisme. Les hommes sont fades et les femmes résignées. Je m'attendais à une grande œuvre, j'ai été un peu déçue.
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