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Pocket
EAN : 9782266312578
Code sériel : 18064
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 368
Format : 108 x 177 mm

Napoléon III et Victor Hugo, le duel

Date de parution : 21/01/2021
Le 2 décembre 1851, le président de la République Louis Napoléon Bonaparte viole la Constitution et s’empare de tous les pouvoirs avant de se faire proclamer empereur. Un homme suit pas à pas, depuis des mois, celui qu’on appelle désormais Napoléon III. Il le connaît fort bien et l’a souvent... Le 2 décembre 1851, le président de la République Louis Napoléon Bonaparte viole la Constitution et s’empare de tous les pouvoirs avant de se faire proclamer empereur. Un homme suit pas à pas, depuis des mois, celui qu’on appelle désormais Napoléon III. Il le connaît fort bien et l’a souvent rencontré. Il dénonce son forfait et s’oppose à lui farouchement. C’est Victor Hugo, député de l’Assemblée dissoute et écrivain célèbre.
Avec Le Duel, Frédéric Mitterrand nous fait vivre le terrible affrontement qui opposa deux géants de l’Histoire : Napoléon III et Victor Hugo. Un récit écrit à hauteur d’homme, vivant, tendu, marqué par la passion et la violence, sur les convulsions de la haine en politique et le rapport de fascination entre hommes de pouvoir et écrivains.
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EAN : 9782266312578
Code sériel : 18064
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 368
Format : 108 x 177 mm
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Ils en parlent

" Un livre formidable […] Un très beau sujet qui est magnifiquement traité.”

 
Franck Ferrand / Vivement dimanche

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Flouvrage Posté le 26 Juin 2021
    Deux des plus grands hommes qui ont marqué l'histoire du XIX ème siècle. Un livre passionnant à la fois historique et romanesque. Le personnage de Louis Napoléon est peu enseigné dans les classes et des livres comme celui-ci permet d'enrichir l'esprit. Je le conseille (surtout) à des étudiants en lettres et en fac d'histoire !
  • GautierJoubert Posté le 26 Avril 2021
    J'ai acheté cet ouvrage par hasard, dans le rayon livre tristounet d'un hypermarché de banlieue, alors que j'étais imprudemment parti en voyage quatre jours sans lecture. Bien m'en a pris ! C'est un bon livre d'histoire grand public, avec l'angle accrocheur du "duel", qui m'avait déjà séduit dans la série éponyme d'Arte. Le récit, bien conduit, au style alerte et au vocabulaire qui sent bon le dix-neuvième, raconte deux décennies (de 1848 à 1870) où s'affrontent la pensée républicaine (prophétisée avec pompe par Hugo) et les restes de l'idéal monarchique (que Napoléon III modernise par ses plébiscites au suffrage universel). Frédéric Mitterrand (un autre "neveu" célèbre !) ne prend jamais parti, mais fait sentir au lecteur que chacun des deux hommes a su se grandir de cette opposition. Victor Hugo a retrouvé dans l'exil politique l'inspiration qu'il n'avait plus à Paris et écrit dans la solitude ses oeuvres les plus puissantes (Les Châtiments, Les Contemplations, Les Misérables...) Napoléon III a trouvé dans le procès en tyrannie (intenté par Hugo dès son coup d'Etat) une raison supplémentaire d'être un monarque souvent éclairé, faisant mentir l'écrivain. Les quatre balades (Arenenberg, Villequier, Ham, Guernesey), proposées en épilogue, sont une belle idée. 
  • MaryQuestcequetulis Posté le 15 Février 2021
    Un livre passionnant qui m'a permis d'approcher l'histoire de l'accession au pouvoir de Napoléon 3, période peu enseignée, et tellement passionnante au travers de ce personnage bouillonnant qu'est Victor Hugo.
  • Allantvers Posté le 1 Janvier 2020
    Napoléon le Petit versus Victor le Grand, le dernier empereur contre le monstre sacré des lettres françaises : difficile de résister à cette focale historique proposée dans une plume sophistiquée et perfide par Frédéric Mitterand, d'autant plus qu'à travers ce face à face savamment surjoué avec des dialogues imaginaires, je trouve matière à combler quelques lacunes. Ainsi je découvre un Hugo moins politiquement monolithique que je le pensais, que l'on voit dans cet affrontement passer de la majorité royaliste à la frange quasi montagnarde de l'Assemblée, écumant de rage contre un putchiste déterminé foulant au pied la jeune République. Aussi je glisse un oeil dans l'intimité du monument littéraire, dans son foyer, dans ses appétits charnels à la mesure de ses envolées visionnaires et tonitruantes, dans l'incroyable intérieur de la maison de Hauteville house à Guernesey où chaque meuble, chaque tenture, chaque lumière porte son empreinte. Mais encore j'apprends et comprends mieux quel éclairage historique a donné naissance aux Rougon Macquart, et je déambule avec Victor dans les rues de Paris qui sentent l'Argent, l'Assommoir et la Curée. En bref, un agréable et instructif moment de lecture!
  • Bigmammy Posté le 2 Décembre 2019
    C'est le premier ouvrage de Frédéric Mitterrand que je lis et je suis en admiration devant son style. Dans ma tête, j'entends à nouveau sa voix légèrement traînante, et je me surprends à voir les images précises, cruelles, vivantes qu'il transmet au lecteur. Car Frédéric Mitterrand, homme de lettres et acteur politique, sait ce qu'il en coûte d'être un « neveu de » … il nous livre une double biographie légèrement romancée de ces personnages majeurs du dix-neuvième siècle : Napoléon « le Petit » et Victor Hugo, l'immense talent romantique – et tyran domestique jamais rassasié. C'est d'une époque bien troublée qu'il s'agit : après les émeutes de février 1848 et la fuite de Louis-Philippe, les barricades de juin conduisent à la proclamation de la Deuxième République, qui ne sera bientôt que bavardages et agitation - tiens, tiens ... - jusqu'à la prise de pouvoir de Louis Napoléon Bonaparte, un homme nouveau, sorti de nulle part, avec son léger accent germanique, son regard indécryptable, l'amateur de fastes et de jolies femmes. Victor Hugo est déjà célèbre. Il a connu le succès très jeune avec Notre-Dame de Paris, et surtout au théâtre avec Cromwell, Hernani, Ruy Blas, Lucrèce Borgia, le Roi s'amuse …... C'est le premier ouvrage de Frédéric Mitterrand que je lis et je suis en admiration devant son style. Dans ma tête, j'entends à nouveau sa voix légèrement traînante, et je me surprends à voir les images précises, cruelles, vivantes qu'il transmet au lecteur. Car Frédéric Mitterrand, homme de lettres et acteur politique, sait ce qu'il en coûte d'être un « neveu de » … il nous livre une double biographie légèrement romancée de ces personnages majeurs du dix-neuvième siècle : Napoléon « le Petit » et Victor Hugo, l'immense talent romantique – et tyran domestique jamais rassasié. C'est d'une époque bien troublée qu'il s'agit : après les émeutes de février 1848 et la fuite de Louis-Philippe, les barricades de juin conduisent à la proclamation de la Deuxième République, qui ne sera bientôt que bavardages et agitation - tiens, tiens ... - jusqu'à la prise de pouvoir de Louis Napoléon Bonaparte, un homme nouveau, sorti de nulle part, avec son léger accent germanique, son regard indécryptable, l'amateur de fastes et de jolies femmes. Victor Hugo est déjà célèbre. Il a connu le succès très jeune avec Notre-Dame de Paris, et surtout au théâtre avec Cromwell, Hernani, Ruy Blas, Lucrèce Borgia, le Roi s'amuse … En 1848, il est élu à l'Assemblée nationale parmi les Conservateurs. Il a beaucoup fréquenté la cour de Louis-Philippe qui l'a fait officier de la Légion d'honneur à 31 ans. C'est aussi l'histoire d'une évolution politique de la droite vers la gauche. Encore une allusion … Louis-Napoléon et Victor sont donc collègues. Victor Hugo soutient la candidature du prince à la présidence de la république. Il aimerait que celui-ci l'écoute comme conseiller, il espère peut-être un poste ministériel. Il voudrait influencer le gouvernement de l'intérieur en faveur de mesures plus généreuses contre la misère, la liberté de la Presse, la peine de mort … Mais Louis-Napoléon, entouré de sbires très actifs comme Morny et Persigny, a beaucoup appris de ses échecs. Il est secret, apparaît à tous comme aisément manipulable, ne varie pas de son objectif, se montre un excellent communiquant, voyage partout, surfe sur la légende de l'Empereur très vivace dans les campagnes même si, selon Tocqueville, l'homme est « toujours prêt à placer une idée bizarre à côté d'une idée juste. » Après l'expédition de Rome en 1849 qui contribue à remettre le pouvoir temporel dans les mains du pape Pie IX, votée par l'Assemblée et voulue par le président pour favoriser le vote des catholiques, l'amère déception politique de Victor Hugo s'accompagne d'une profonde blessure d'amour-propre. Victor se rend compte qu'il a été manipulé et trahi par l'homme en qui il avait placé sa confiance. La répression qui suit le coup d'état du 2 décembre 1851 le conduit en exil : Bruxelles, Jersey puis Guernesey, pour les quinze années suivantes. Il doit son salut à sa maîtresse immuable – Juliette Drouet – et se remet à écrire : des pamphlets contre Napoléon III, et aussi des chefs-d'oeuvre : Les Châtiments, Les Contemplations, La légende des siècles, Les Travailleurs de la mer, l'homme qui rit ... et surtout, Les Misérables. Son succès est planétaire. Napoléon III lui offre l'amnistie, qu'il refuse avec dédain. le clan ou la tribu Hugo vit sous sa férule. Il tient les cordons de la bourse serrés, Juliette n'est jamais loin … Il ne reviendra qu'après le désastre de Sedan. Je n'avais jusqu'ici parcouru que des biographes de Napoléon III : celles de Pierre Milza et de Philippe Seguin. Je sens que je vais tenter de me plonger dans l'oeuvre de Victor Hugo …
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