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N'envoyez pas de fleurs

10/18
EAN : 9782264074973
Code sériel : 5427
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 528
Format : 108 x 177 mm
N'envoyez pas de fleurs

Christilla VASSEROT (Traducteur)
Collection : Domaine Policier
Date de parution : 07/03/2019
Qui vient d'enlever la jeune Cristina, fille d'un riche couple ? Qui est son fiancé, qui l'accompagnait ? Un événement banal dans la région de La Eternidad, dans le golfe du Mexique. Carlos Trevio, un ancien policier, est chargé de l'enquête. Le consul américain Don Williams offre aussi ses services.
Récit...
Qui vient d'enlever la jeune Cristina, fille d'un riche couple ? Qui est son fiancé, qui l'accompagnait ? Un événement banal dans la région de La Eternidad, dans le golfe du Mexique. Carlos Trevio, un ancien policier, est chargé de l'enquête. Le consul américain Don Williams offre aussi ses services.
Récit impitoyable, désabusé, drôle, Martín Solares, dans la grande tradition du roman noir, convoque les témoins pour les faire parler et mentir.
Police corrompue, services secrets partisans, meurtres, enlèvements, bandes rivales sont une allégorie du Mexique contemporain.
 
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EAN : 9782264074973
Code sériel : 5427
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 528
Format : 108 x 177 mm

Ils en parlent

« N’envoyez pas de fleurs décrit sur un rythme haletant l’irrésistible montée de la violence. Martin Solares s’impose comme un écrivain de haut vol. » Le Monde des livres
Le Monde des livres

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Polars_urbains Posté le 23 Août 2019
    Je partage l’analyse des critiques précédentes. Deux remarques personnelles : Martin Soares décrit l’environnement violent et sans pitié des gangs mexicains, anciens et nouveaux, mais il le fait sans la complaisance à la limite du sadisme que l’on retrouve souvent dans le genre. Tout est plus évoqué que détaillé et, finalement, cela donne beaucoup de force à son propos et au roman. Sans aller jusqu’à parler d’analyse psychologique, les portraits des principaux protagonistes sont bien brossés. Tréviño est peut-être un peu caricatural en dur-à-cuire intègre mais Margarito – qui endosse au fil des pages le rôle principal – est particulièrement bien vu en flic pourri et ordure absolue, à la personnalité plus complexe qu’il n’y parait. Intéressant également la place qu’occupe le consul des Etats-Unis (sur les consuls au Mexique, dans un autre genre, relire Au-dessous du volcan). Les seconds rôles, patibulaires à souhait, semblent tout droit sortis d’un film de Quentin Tarantino ou de Robert Rodrigues. Quelques longueurs, mais une bonne lecture d’été.
  • GuyMontag Posté le 15 Août 2019
    Tout a été fort bien dit dans les critiques précédentes. J'aimerais juste rapprocher « N'envoyez pas de fleurs » des deux livres de Don Winslow : « La griffe du chien » et sa suite « Cartel ». Deux romans de la même veine que ceux de Martin Solares qui décrivent par le menu le Mexique sous l'emprise des cartels.
  • Puce14 Posté le 27 Mai 2019
    Un roman noir au milieu du cartel. A lire prenant jusqu'à la fin
  • pupucing Posté le 26 Février 2018
    La Eternidad, région du Golfe du Mexique. Cristina, fille d'un riche homme d'affaires a été enlevée lors d'une soirée en discothèque, son petit ami a été passé à tabac. Désemparé, la famille de Cristina ne sait pas à qui s'adresser, la police étant corrompue jusqu'à la moelle. Don Williams, consul américain, lui conseille de faire appel à Carlos Trevino, le seul clic intègre dans cette partie du Mexique, ou plutôt ex-flic, il a eu quelques démêlés avec ses collègues et notamment le commissaire Margarito ... Le Mexique comme vous ne l'avez jamais lu ! Bien loin des plages de sable fin, des sites archéologiques mayas et des cocktails à n'en plus finir !! Là, il s'agit du Mexique violent, corrompu, le Mexique de la drogue, du trafic d'armes, quand il ne s'agit de celui de femmes. Un Mexique qui fait froid dans le dos et qui ne donne pas envie d'y aller ... Martín Solares n'y va pas par quatre chemins, au contraire, il fonce tête baissée et on en prend pour notre grade, un roman très noir, impitoyable qui ne laisse pas de marbre. Un récit en deux parties, la première consacrée à Trevino et son implication dans la recherche de Cristina. La partie que j'ai préféré, j'ai beaucoup... La Eternidad, région du Golfe du Mexique. Cristina, fille d'un riche homme d'affaires a été enlevée lors d'une soirée en discothèque, son petit ami a été passé à tabac. Désemparé, la famille de Cristina ne sait pas à qui s'adresser, la police étant corrompue jusqu'à la moelle. Don Williams, consul américain, lui conseille de faire appel à Carlos Trevino, le seul clic intègre dans cette partie du Mexique, ou plutôt ex-flic, il a eu quelques démêlés avec ses collègues et notamment le commissaire Margarito ... Le Mexique comme vous ne l'avez jamais lu ! Bien loin des plages de sable fin, des sites archéologiques mayas et des cocktails à n'en plus finir !! Là, il s'agit du Mexique violent, corrompu, le Mexique de la drogue, du trafic d'armes, quand il ne s'agit de celui de femmes. Un Mexique qui fait froid dans le dos et qui ne donne pas envie d'y aller ... Martín Solares n'y va pas par quatre chemins, au contraire, il fonce tête baissée et on en prend pour notre grade, un roman très noir, impitoyable qui ne laisse pas de marbre. Un récit en deux parties, la première consacrée à Trevino et son implication dans la recherche de Cristina. La partie que j'ai préféré, j'ai beaucoup aimé ce personnage. La seconde partie s'intéresse plus à Margarito, sa vie, son ascension, sa chute ... J'avoue avoir été moins conquise. Un roman très noir qui peut ne pas plaire à beaucoup, perso, j'ai adhéré, surtout grâce à cette première partie.
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  • NicolasElie Posté le 25 Juillet 2017
    N’envoyez pas de fleurs - Martin Solares Christian Bourgois Éditeur Comment te dire… Au début, je savais pas si je venais de finir un roman ou un reportage. On va dire que c’est un reportage romancé. C’est du noir, et le contexte s’y prête. Martin Solares, il écrit pas souvent, mais quand il écrit, il a des choses à dire. Des vraies choses. Ça change… Dans ce roman, il nous explique le Mexique. Il nous explique son Mexique à lui. Pas celui que t’imagines avec les plages, les sombreros, et le soleil qui brille sur un fond de ciel bleu. Le vrai Mexique. Celui où les gangs font la loi, celui où la corruption est un dogme que personne n’ose remettre en question. Eh ben franchement ça décoiffe. Dedans, tu vas trouver un ancien policier honnête (il n’y en a qu’un, dans tout le Mexique, et forcément, il s’est fait virer). Il s’appelle Treviño. On lui demande de bosser sur la disparition de la fille d’un mec super riche. Il a pas trop envie, mais ceux qui lui demandent de le faire ont des arguments. Il enquête, mais c’est pas facile, forcément, sinon c’était pas la peine d’écrire un bouquin… Ça se passe à La Eternidad. Cherche pas sur... N’envoyez pas de fleurs - Martin Solares Christian Bourgois Éditeur Comment te dire… Au début, je savais pas si je venais de finir un roman ou un reportage. On va dire que c’est un reportage romancé. C’est du noir, et le contexte s’y prête. Martin Solares, il écrit pas souvent, mais quand il écrit, il a des choses à dire. Des vraies choses. Ça change… Dans ce roman, il nous explique le Mexique. Il nous explique son Mexique à lui. Pas celui que t’imagines avec les plages, les sombreros, et le soleil qui brille sur un fond de ciel bleu. Le vrai Mexique. Celui où les gangs font la loi, celui où la corruption est un dogme que personne n’ose remettre en question. Eh ben franchement ça décoiffe. Dedans, tu vas trouver un ancien policier honnête (il n’y en a qu’un, dans tout le Mexique, et forcément, il s’est fait virer). Il s’appelle Treviño. On lui demande de bosser sur la disparition de la fille d’un mec super riche. Il a pas trop envie, mais ceux qui lui demandent de le faire ont des arguments. Il enquête, mais c’est pas facile, forcément, sinon c’était pas la peine d’écrire un bouquin… Ça se passe à La Eternidad. Cherche pas sur Wikipédia, ça existe pas pour de vrai. Treviño, il a arrêté un tueur en série il y a des années. Ça a pas plu à tout le monde, alors il s’est fait virer, et il vit au bord de la mer. Comme moi. Il est sans doute un peu à l’image de ces illusions auxquelles certains continuent à croire dans ce pays rongé par le Mal… « -J’aimerais bien savoir à qui il est en train de parler… marmonna Treviño. — Qu’est-ce que tu veux dire par là ? lui demanda le consul. — Je veux dire qu’au point où on en est, il est peut-être en train d’appeler un gang du port. — De quoi est-ce que tu parles ? — Un policier gagne cent dollars par mois. Il faut en déduire la somme qu’il verse à son chef pour avoir le droit d’être policier, plus celle dont il doit s’acquitter pour conduire sa voiture de patrouille. Il doit aussi payer un tas de frais : son uniforme, son essence, l’entretien de son véhicule. Le calibre.38 qu’il porte à la ceinture doit valoir entre cinq cents et mille dollars, et je peux vous assurer que c’est pas le gouvernement fédéral qui lui en a fait cadeau. » Tu vois le style ? Et puis il y a Margarito. C’est le commissaire de la ville. Il doit partir à la retraite. Pas le choix. Il attend son successeur. Il est corrompu, bien sûr, tu croyais quoi ? Qu’ils étaient deux dans tout le Mexique à être honnêtes ? Non. Je t’ai dit. Un seul mec… C’est grâce à lui que Martin Solares nous explique comment ça marche là-bas. Et comme il explique drôlement bien, tu vas comprendre. Et tu vas comprendre aussi que là-bas, ils ont pas le choix. Si t’acceptes pas cette corruption, tu finis suicidé avec trois balles dans la tête. T’as vu, ça a l’air tranquille, dit comme ça, parce que c’est la force de l’écriture de Martin Solares, mais c’est noir. Grave noir. Jamais au-delà de la réalité que tu peux suivre si tu t’intéresses un minimum à ce qui se passe en Amérique du Sud, et c’est sans doute ce qui lui donne toute sa force. C’est passionnant. Vraiment passionnant. Note bien que les deux mecs sont aussi durs à cuire l’un que l’autre. Genre tu prends des coups, mais comme disait le père de Batman, ils t’apprennent à te relever, même si parfois, tu chancelles un peu. Comme un des commissaires précédents Margarito, qui a le record de longévité en tant que commissaire. Une heure et quart avant de se faire descendre. C’est une toute petite carrière, c’est sûr. Difficile d’imaginer la tristesse de ce romancier quand il regarde son pays malade, mais facile d’imaginer les larmes qui doivent couler parfois sur le visage de ceux qui tentent encore d’y croire, à cette rédemption de la société mexicaine. Difficile d’imaginer comment l’enfer, le chaos, peuvent devenir la norme que personne n’ose remettre en question. Encore une chose. Ça va vite. Très vite. Et comme dans certains romans dont je t’ai parlé déjà, tu vas parfois te rendre compte que tu retiens ta respiration, pour pas renifler les remugles des cadavres que les gangs sèment un peu partout sans même prendre la peine de les enterrer. Et personne bouge, parce que tout le monde a la trouille de finir en morceaux au milieu du port, pour l’exemple. Toi aussi, t’aurais la trouille, crois-moi. Un truc que j’ai pas aimé ? Attends, je cherche. Quelques longueurs, parfois, mais si je dis ça, je vais me mettre tous les aficionados du ouaibe sur le sommet du crâne. En même temps, tu me connais. Je suis pas là pour me faire des copains, et Solares, il s’en tape de mon opinion. J’ai trouvé la seconde partie sans grand intérêt. Le retour du fils prodigue assez ridicule même, pour tout te dire… Inégal à la première partie, qui somme toute est assez grand public. Alors ouais, des longueurs, un style parfois trop journalistique, mais rien de grave. Je l’ai lu jusqu’au bout, même si je me suis plongé dans deux autres bouquins au milieu. C’est mon truc à moi. Si je commence à m’ennuyer et que je sens que c’est pas normal, c’est que ça vient de moi, de ma disposition d’esprit du moment. En même temps, je sortais de « Sukkwan Island »… Succession difficile.
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