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10/18
EAN : 9782264066299
Code sériel : 5232
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 432
Format : 108 x 177 mm

Nora Webster

Anna Gibson (traduit par)
Date de parution : 17/08/2017
Un magnifique portrait de mère, inspiré de la sienne, comme seul Colm Toibin sait les écrire.
Irlande, fin des années 1960. Nora, qui élève seule ses quatre enfants depuis la mort de son mari, tente de refaire sa vie sous l'œil critique des habitants de la petite ville où elle vit depuis toujours. Opiniâtre et indocile, elle s'affranchit peu à peu des cancans et s'autorise de... Irlande, fin des années 1960. Nora, qui élève seule ses quatre enfants depuis la mort de son mari, tente de refaire sa vie sous l'œil critique des habitants de la petite ville où elle vit depuis toujours. Opiniâtre et indocile, elle s'affranchit peu à peu des cancans et s'autorise de menues libertés : prendre des cours de chant, s'acheter une chaîne stéréo... La profondeur des émotions que soulève en elle la musique s'accorde au réveil de sa sensibilité et de sa personnalité.

« Les pages du nouveau roman de Colm Toibin exhalent un parfum de tourbe, de whisky et d’embruns, qui emporte ce lumineux portrait de femme au firmament de la littérature contemporaine. » O.M., Madame Figaro

Traduit de l'anglais (Irlande) par Anna Gibson
 
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EAN : 9782264066299
Code sériel : 5232
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 432
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Papou64 Posté le 16 Juin 2021
    Irlande, fin des années 60. Nora se retrouve seule, ses deux filles sont grandes mais les deux garçons encore enfants. Elle apprend peu à peu à vivre seule, et tout le roman montre comment elle vit son deuil. À la fin, elle arrive un peu à tourner la page. Elle découvre au fil des jours à décider par elle-même, en toute liberté. Il y a aussi les rapports avec ses sœurs et le reste de sa famille, ainsi que le souvenir des tensions avec sa mère. C’est dans la musique qu’elle trouve plaisir et apaisement. Un roman lent, assez psychologique et sociologique, néanmoins très agréable à lire. Un beau portrait de femme.
  • Melisende Posté le 17 Avril 2021
    Colm Toibin est un des grands noms de la littérature irlandaise contemporaines mais je ne l’avais jusqu’alors pas encore lu. J’ai vu l’adaptation de son Brooklyn (avec Saoirse Ronan, entre autres), mais je n’avais pas encore osé me plonger dans ses écrits. Voilà qui est chose faite avec Nora Webster et si ma découverte n’a pas été un coup de cœur, elle a tout de même été fort plaisante et m’a rassurée sur le style de l’irlandais, très fluide et facile d’accès. Celle qui donne son nom à ce roman de plus de 400 pages est une femme quarantaine, tout nouvellement veuve. Mère de 4 enfants dans la campagne irlandaise de la fin des années 60, son quotidien était jusqu’alors à la maison, parfaitement réglé, à gérer le foyer et à se reposer sur son époux Maurice. La perte de celui-ci, son pilier depuis plus de vingt ans, entraîne un effondrement de son environnement mais bien vite, annonce des éclaircissements à l’horizon… Nora s’est toujours sentie mise de côté, vivant uniquement dans l’ombre de son mari bien aimé que tout le monde adorait. Elle suivait alors ce qu’on lui disait de faire, sans faire de remous, discrète et a priori obéissante. Dorénavant veuve,... Colm Toibin est un des grands noms de la littérature irlandaise contemporaines mais je ne l’avais jusqu’alors pas encore lu. J’ai vu l’adaptation de son Brooklyn (avec Saoirse Ronan, entre autres), mais je n’avais pas encore osé me plonger dans ses écrits. Voilà qui est chose faite avec Nora Webster et si ma découverte n’a pas été un coup de cœur, elle a tout de même été fort plaisante et m’a rassurée sur le style de l’irlandais, très fluide et facile d’accès. Celle qui donne son nom à ce roman de plus de 400 pages est une femme quarantaine, tout nouvellement veuve. Mère de 4 enfants dans la campagne irlandaise de la fin des années 60, son quotidien était jusqu’alors à la maison, parfaitement réglé, à gérer le foyer et à se reposer sur son époux Maurice. La perte de celui-ci, son pilier depuis plus de vingt ans, entraîne un effondrement de son environnement mais bien vite, annonce des éclaircissements à l’horizon… Nora s’est toujours sentie mise de côté, vivant uniquement dans l’ombre de son mari bien aimé que tout le monde adorait. Elle suivait alors ce qu’on lui disait de faire, sans faire de remous, discrète et a priori obéissante. Dorénavant veuve, toute la communauté irlandaise s’attend à retrouver la même Nora mais, contre toutes attentes et malgré le poids des regards rivés sur elle, cette héroïne taiseuse continue à se faire discrète… mais n’en fait qu’à sa tête ! Elle peut parfois sembler effacée voire soumise mais n’en pense pas moins et n’hésite pas à agir contre les codes admis par la société. Nora s’émancipe de plus en plus, retrouve un emploi et redécouvre des plaisirs simples. Les mois passent, elle fait son deuil et parvient à élever ses 4 enfants (les 2 filles aînées étudiantes à Dublin et les 2 garçons jeunes adolescents) en leur laissant assez de liberté pour leur apprendre l’autonomie tout en restant un pilier sur lequel ils peuvent compter. C’est dorénavant elle l’épaule sur laquelle se reposer et elle est parfaitement capable d’indépendance. L’ensemble du roman est assez contemplatif et sur un rythme linéaire. Les mois passent, les enfants grandissent, la petite vie irlandaise continue sa routine, Nora évolue… pas de gros tournants et rebondissements là-dedans. C’est malgré tout un titre accrocheur dont la force réside dans l’authenticité de ces scènes de la vie quotidienne et dans la justesse des émotions. L’immersion dans le comté de Wexford (au sud de Dublin, toujours sur la cote est du pays) est particulièrement réussie grâce aux décors côtiers et ruraux très présents. J’ai aussi aimé la toile de fond géopolitique qui met intelligemment en avant le conflit nord-irlandais comme devaient le vivre ceux qui étaient alors à des centaines de kilomètres, en République d’Irlande, et non en première ligne en Irlande du Nord : ils avaient les informations à la télévision, aux nouvelles, et ne se sentaient peut-être pas forcément très concernés (c’était loin de leur quotidien)… en tout cas au début, avant le Bloody Sunday de janvier 1972 qui a fait exploser les tensions. Je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre en me plongeant dans ce roman mais j’y ai finalement trouvé un portrait de femme très réussi car d’une grande justesse. Colm Toibin fait preuve de pudeur en écrivant l’émancipation de Nora Webster mais n’oublie pas de semer de belles émotions. C’est une fenêtre sur quelques années de la vie d’une femme, alors qu’elle connait un grand tournant. C’est réaliste, authentique… on y croit ! Nul doute que je lirai un autre livre de cet auteur et cette fois, sans aucune “appréhension” à propos du style !
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  • Magazette Posté le 16 Janvier 2021
    j'ai beaucoup aimé le style de l'auteur, et le fait que ce soit l'histoire toute simple de la vie, montrant très bien par quoi cette femme qui se retrouve veuve doit passer dans cette société irlandaise de cette époque. J'ai particulièrement aimé le passage chez la prof de chant...
  • PGilly Posté le 26 Octobre 2020
    Le titre du livre m'était vaguement familier, j'ignore toujours pourquoi. C'est un livre à lire par tirages espacés. Sinon, gare à la lassitude. On comprend vite que Nora a une vie ordinaire, déréglée par la mort de son mari. Elle est orgueilleuse, attentive à ses quatre enfants, mais les choses lui échappent un peu. Jusqu'au moment où elle reprend en mains propres le cours d'une existence plus à son goût. Un roman dans la grande tradition britannique des sentiments rentrés, décrits avec une patiente minutie. le temps dilue le deuil, le chant et la grande musique raniment l'envie de vibrer. L'écriture de Colm Toibin irrigue le moindre interstice de la nature humaine, incarnée dans une femme qui décide doucement d'exister par elle-même.
  • Fuyating Posté le 2 Août 2020
    J'ai beaucoup aimé l'histoire en elle-même de Nora, cette femme qui essaie de prendre sa vie en main après la mort de son mari. Nous voyons toute son évolution, de "la femme de..." à Nora Webster tout court, pour ce qu'elle est. Nous découvrons une femme qui a l'impression de ne décider de rien et de subir les choix des autres, puis elle s'affirme peu à peu et fait face aux difficultés. J'ai aussi aimé découvrir le contexte de l'époque en Irlande, avec les tensions politiques, les émeutes, la difficulté de vivre dans une petite ville où tout le monde connaît vos moindres faits et gestes. Les relations familiales sont également au coeur de ce roman, certaines plus tendues que d'autres. Par contre, je dois avouer qu'il y a eu quelques petites longueurs et surtout qu'est-ce que c'est que cette fin ? Nous avons l'impression de débarquer dans sa vie et de repartir tout aussi vite, alors que Nora continue de son côté. Ce n'est pas une fin, j'aurais voulu faire encore un bout de chemin avec elle. J'ai lu énormément de bonnes critiques sur cet auteur et vais donc continuer mon exploration de son œuvre.
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