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EAN : 9782266319898
Code sériel : 18364
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 240
Format : 108 x 177 mm
Nouveauté

Nous sommes les chardons

Date de parution : 07/10/2021
Un soir, le père n’est pas revenu.
De lui, Martin a tout appris. La montagne. Les bêtes. Les gestes de ceux d’avant. Le reste, c’est dans les livres qu’il l’a lu – ces livres dont sont couverts les murs de la ferme. Isolés. Préservés. Martin a grandi là, en tête à...
Un soir, le père n’est pas revenu.
De lui, Martin a tout appris. La montagne. Les bêtes. Les gestes de ceux d’avant. Le reste, c’est dans les livres qu’il l’a lu – ces livres dont sont couverts les murs de la ferme. Isolés. Préservés. Martin a grandi là, en tête à tête avec l’homme qui n’est pas revenu. Il va falloir faire seul, désormais. Seul, affronter l’hiver. Seul, aler-ter les gendarmes et retrouver l’absent. Vivre, enfin, avec des yeux qui voient, des oreilles qui entendent... Descendre, peut-être, dans la vallée. Et puis, comme un chardon dans la ville, tenir. Résister.
Il y a des feux qu’on n’éteint pas.
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EAN : 9782266319898
Code sériel : 18364
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 240
Format : 108 x 177 mm

Ils en parlent

« Une très belle réflexion sur la ville et les citadins, la vie en montagne et les villageois, les relations avec les animaux, la perception de la nature. »
Entreprises magazine (Luxembourg)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • kikibaba Posté le 16 Mars 2021
    Belle surprise que ce roman. Je ne suis pas fan des romans de terroir mais celui-ci n'a rien à voir avec ceux que j'ai pu lire auparavant. Ici l'auteur nous parle du lien entre un fils et son père, de filiation. Ce père qui a vécu avec son fils en ermite dans la montagne, qui ne lui a jamais parlé de sa mère. Nourri de son enseignement parce qu'il n'a jamais fréquenté l'école, le jeune homme découvre à sa mort un inconnu dont il cherche à retrouver les traces à Paris après avoir rencontré sa mère. Un beau roman sur le thème de la transmission, de l'héritage mais aussi sur la vie moderne et sur ce que chacun peut faire pour vivre plus sainement et simplement.
  • Nadouch Posté le 26 Février 2021
    Le père est mort, Martin le sait, alors pourquoi vient-il le voir régulièrement ? Pour lui montrer que sa mort a été violente, que son corps croupit quelque part dans leurs montagnes... Martin ne va avoir de cesse de résoudre cette disparition, quête qui va le mettre sur le chemin de sa mère, qui l'a laissé très jeune, vivre en autarcie ou presque à la ferme avec le père... Un roman du terroir, sauvage, âpre, mais aussi d'une drôle de douceur, plein d'acuité et de sensibilité. Une nette préférence pour la première partie, j'ai moins aimé la "sociabilisation" de Martin, partie un peu trop pleine de clichés. Mais un joli style !
  • ErnestLONDON Posté le 10 Décembre 2020
    « “L’homme est fait pour écouter les oiseaux et pour leur donner des noms, disait le père, aujourd’hui, le bruit des machines est arrivé aux oreilles des gens et ils ne comprennent pas qu’ils en ont la migraine. Pourtant, c’est normal, nos oreilles sont faites pour entendre le vent dans les arbres et pas plus d’une ou deux voix à la fois. Mais les habitants des villes n’entendent plus rien, car ils sont assourdis par le bruit de la planète entière.“ C’est de ça que le père avait voulu se préserver en venant habiter la montagne, en montant plus haut que les voitures, là où nul n’ose plus se rendre aujourd’hui. Il m’avait emmené là pour que j’apprenne à écouter autre chose que tout ce bruit, m’avait-il expliqué un jour où je lui demandais pourquoi on n’allait pas vivre ailleurs. » Martin a grandi avec son père, « une sorte de résistant face à un système qui vient nous dicter nos faits et gestes jusque dans notre mort », dans une cabane en montagne, isolée par les livres, des piles de livres jusqu’au plafond, « dans ce nid d’homme calfeutré contre le monde ». C’est lui qui lui faisait l’école,... « “L’homme est fait pour écouter les oiseaux et pour leur donner des noms, disait le père, aujourd’hui, le bruit des machines est arrivé aux oreilles des gens et ils ne comprennent pas qu’ils en ont la migraine. Pourtant, c’est normal, nos oreilles sont faites pour entendre le vent dans les arbres et pas plus d’une ou deux voix à la fois. Mais les habitants des villes n’entendent plus rien, car ils sont assourdis par le bruit de la planète entière.“ C’est de ça que le père avait voulu se préserver en venant habiter la montagne, en montant plus haut que les voitures, là où nul n’ose plus se rendre aujourd’hui. Il m’avait emmené là pour que j’apprenne à écouter autre chose que tout ce bruit, m’avait-il expliqué un jour où je lui demandais pourquoi on n’allait pas vivre ailleurs. » Martin a grandi avec son père, « une sorte de résistant face à un système qui vient nous dicter nos faits et gestes jusque dans notre mort », dans une cabane en montagne, isolée par les livres, des piles de livres jusqu’au plafond, « dans ce nid d’homme calfeutré contre le monde ». C’est lui qui lui faisait l’école, lui apprenait des savoirs sur la nature, de l’histoire, de la philosophie, de la politique. « L’histoire s’inscrit dans les paysages, mais celui que nous avions sous les yeux ne racontait pas la politique, les guerres de religion, l’esclavage, la financiarisation de l’économie. Notre paysage, et c’est sûrement pour ça que mon père l’avait choisi, disait la nature enfouie en l’homme, le marronnage, la vie d’un autre siècle, mais pas les grands mouvements de l’histoire contemporaine que mon père m’expliquait le soir, quand nous résumions les livres qu’il me demandait d’étudier. » Il a toujours vécu là-haut, là où les « lois dictées aux hommes et aux bêtes » n’arrivent pas, ni les idées qui racontent « qu’il faut gagner beaucoup d’argent pour être heureux et réussir sa vie, ou acheter plein d’objets pour se sentir bien ». Il y a développé un certain rapport au monde. S’occuper des plantes et des bêtes entretient un lien particulier, privilégié avec la nature. « Cela apprend à attendre et à accepter que tout ce qu’on entreprend ne réussisse pas. » La mort violente du père vient brusquement tout bouleverser. Ce roman ravira tout autant ceux qui en feront une lecture très… terre à terre, comme ceux qui sauront saisir les filigranes d’une critique sociale, entendre la pressante invitation à « allumer un feu » ici et maintenant, puis « commencer à reconstruire le monde ». Interview de l'auteur à retrouver sur le blog :
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  • Valmyvoyou_lit Posté le 28 Octobre 2020
    Nous sommes les chardons est le lauréat du Prix Jean Anglade qui récompense un premier roman qui prône des valeurs qui me sont chères, telles la bienveillance, l’humanisme et l’universalité. J’ai eu la chance de faire partie du jury. Nous avons lu cinq beaux manuscrits et avons échangé, lors d’une vidéo-conférence. Avant d’écrire ma chronique, j’ai relu cette histoire, dans son format édité. Martin a toujours vécu, seul avec son père, dans la montagne. Ils n’avaient que l’essentiel : des animaux, leur force physique et un mur de livres. Le garçon n’est jamais allé en classe. « Mon père m’a instruit à l’école de la montagne et des animaux. » (p. 89) Au décès de celui qui était si important dans sa vie, Martin doit apprendre à exister sans lui et il se souvient de ce que son père lui a transmis. Lorsque le roman commence, Martin ressent que son père est mort. Il le voit, mais il n’est plus là : « mort ou vivant, peu m’importe, il est présent à mes yeux. » (p. 36) Dans la première partie, il part à la recherche de son corps et il se remémore ce que son paternel lui a enseigné. Il ne... Nous sommes les chardons est le lauréat du Prix Jean Anglade qui récompense un premier roman qui prône des valeurs qui me sont chères, telles la bienveillance, l’humanisme et l’universalité. J’ai eu la chance de faire partie du jury. Nous avons lu cinq beaux manuscrits et avons échangé, lors d’une vidéo-conférence. Avant d’écrire ma chronique, j’ai relu cette histoire, dans son format édité. Martin a toujours vécu, seul avec son père, dans la montagne. Ils n’avaient que l’essentiel : des animaux, leur force physique et un mur de livres. Le garçon n’est jamais allé en classe. « Mon père m’a instruit à l’école de la montagne et des animaux. » (p. 89) Au décès de celui qui était si important dans sa vie, Martin doit apprendre à exister sans lui et il se souvient de ce que son père lui a transmis. Lorsque le roman commence, Martin ressent que son père est mort. Il le voit, mais il n’est plus là : « mort ou vivant, peu m’importe, il est présent à mes yeux. » (p. 36) Dans la première partie, il part à la recherche de son corps et il se remémore ce que son paternel lui a enseigné. Il ne fait qu’un avec la nature et avec la montagne. Il sait que l’on peut avoir des yeux et ne pas voir et que l’on peut écouter et ne pas entendre. Mais lui, il honore les éléments et entend leurs messages. Il se rend, également, au village. Tous les habitants respectent sa douleur : « On peut mesurer la sincérité des gens à l’épaisseur de leur silence. » (p. 98) Grâce à une réapparition du passé, Martin va à Paris, sur les traces de celui qui lui a tant appris. Découvrir ce que celui-ci a vécu, avant d’être père, permet à son fils, de lui dire un dernier adieu. Le jeune homme est dans une quête initiatique et d’identité. Le contraste entre la capitale et son village, lui fait prendre conscience de ce qui compte pour lui. A un autre déraciné comme lui, Banghi, il décrit la forêt, près de laquelle il vit, il raconte les animaux, il parle de la montagne… Son nouvel ami dépeint les arbres de son pays, en Centrafrique, ceux que les hommes détruisent. J’ai été touchée par les messages transmis et la beauté des images. Ces pages sont magnifiques. C’est à ce moment-là que le titre prend tout son sens et l’explication est émouvante. Nous sommes les chardons porte des valeurs fortes d’humanisme et d’universalité. Le narrateur, Martin, a un rapport très fort à la terre et à la montagne. Il fait corps avec elles. Elles sont son essence. En s’éloignant d’elles, lors d’un voyage initiatique, il ressent qu’elles lui sont indispensables. Le lien qui l’unissait à son père était fort, mais son père lui avait transmis l’essentiel. Martin sait, maintenant, qui il est et c’est un jeune homme avec de très belles valeurs et beaucoup de sensibilité. Je remercie sincèrement Clarisse des Éditions Presses de la cité, de m’avoir permis de vivre cette formidable expérience. Je félicite Antonin Sabot de cette nomination et lui souhaite un très beau parcours littéraire.
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  • magalibertrand Posté le 16 Octobre 2020
    Le voilà enfin ce beau roman au nom de fleur, le Prix Jean Anglade du Premier Roman de cette curieuse année qui a vu le jour en plein confinement, dans l'étroitesse d'un écran de visioconférence où chaque membre du jury, dont j'étais, a tâché de faire entrer au mieux l'ampleur de son enthousiasme pour ce très beau texte qui semblait ouvrir soudain une large fenêtre donnant sur des espaces infinis et le parfum des cimes. "Nous sommes les chardons", c'est la déclaration fervente et militante qu'Antonin Sabot fait au monde par la voix de son personnage. Martin, aux pas de qui on s'attache très naturellement avec intérêt, est de ces cœurs purs et de ces âmes claires dont la droiture n'avait jamais été rabotée aux reliefs acérés des compromis sociaux et des demi-mesures qu'impose la cohabitation avec ses pareils. Son père l'en avait soustrait depuis son plus jeune âge, or, à la mort brutale de celui-ci, livré à lui-même, il sera forcé d'en découvrir tous les aspects, y compris les plus inattendus. Plus nuancé qu'il y paraît, le propos d'Antoine Sabot est porté par une plume déjà ferme en ce premier roman et dotée d'une personnalité dont la beauté n'est pas sans... Le voilà enfin ce beau roman au nom de fleur, le Prix Jean Anglade du Premier Roman de cette curieuse année qui a vu le jour en plein confinement, dans l'étroitesse d'un écran de visioconférence où chaque membre du jury, dont j'étais, a tâché de faire entrer au mieux l'ampleur de son enthousiasme pour ce très beau texte qui semblait ouvrir soudain une large fenêtre donnant sur des espaces infinis et le parfum des cimes. "Nous sommes les chardons", c'est la déclaration fervente et militante qu'Antonin Sabot fait au monde par la voix de son personnage. Martin, aux pas de qui on s'attache très naturellement avec intérêt, est de ces cœurs purs et de ces âmes claires dont la droiture n'avait jamais été rabotée aux reliefs acérés des compromis sociaux et des demi-mesures qu'impose la cohabitation avec ses pareils. Son père l'en avait soustrait depuis son plus jeune âge, or, à la mort brutale de celui-ci, livré à lui-même, il sera forcé d'en découvrir tous les aspects, y compris les plus inattendus. Plus nuancé qu'il y paraît, le propos d'Antoine Sabot est porté par une plume déjà ferme en ce premier roman et dotée d'une personnalité dont la beauté n'est pas sans rappeler celle d'un Franck Bouysse, excusez du peu. Laissez ces chardons-là piquer votre curiosité et vous entraîner hors des sentiers battus, dans les escarpements où l'on croit sentir le vent sur son visage et les cailloux sous ses semelles, entre une nature exigeante mais généreuse et une urbanité à la fausse simplicité, révélant chacune , tour à tour, leur part de beauté et de cruauté.
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