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Robert Laffont
EAN : 9782221112960
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 378
Format : 122 x 182 mm

Onze histoires de solitude

Jean ROSENTHAL (Traducteur)
Collection : Pavillons Poche
Date de parution : 07/05/2009
Dans ce recueil de nouvelles écrites entre 1951 et 1961, Richard Yates, auteur de La Fenêtre panoramique, nous offre onze variations finement aiguisées sur le thème de ce mal intemporel et prosaïquement universel : la solitude. Solitude de l'enfant à l'école («Docteur Jeu de quilles»), de l'homme à l'armée («Quand... Dans ce recueil de nouvelles écrites entre 1951 et 1961, Richard Yates, auteur de La Fenêtre panoramique, nous offre onze variations finement aiguisées sur le thème de ce mal intemporel et prosaïquement universel : la solitude. Solitude de l'enfant à l'école («Docteur Jeu de quilles»), de l'homme à l'armée («Quand Jimmy reverra sa brune»), solitude du couple («Tout le bonheur du monde») et aussi celle des vieillards malades («Fini l'an 'ieux, 'ive l'an neuf»). À travers ces incarnations, se dessine également le portrait d'une époque particulière de l'Histoire des États-Unis : celle où le rêve américain, qui semble à la portée du plus grand nombre, s'évanouit déjà pour certains.
«Ceux qui réussissent ne m'intéressent pas», disait Yates. Même si l'auteur, d'une certaine façon, s'est efforcé de ressembler à ses modèles, il n'en a pas moins été salué par ses pairs comme un maître de la peinture de la société américaine de la seconde moitié du vingtième siècle.
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EAN : 9782221112960
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 378
Format : 122 x 182 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • axelreaute Posté le 30 Mars 2019
    Edward Hopper et sa mélancolie silencieuse ne sont pas loin dans ce recueil de nouvelles qui mettent en scène l’Amérique du milieu du XXème siècle et les multiples visages de sa désillusion. Sans pathos, ni coups d’éclat, ces petites tranches de vie ainsi rapportées instillent leur poison. Ici, le petit nouveau, tout droit venu de New York, mais godiche quand même, peine à dire son nom (et l’on revoit « Charbovari » et sa casquette) et à trouver sa place parmi ses camarades. Plus loin, une pimpante fiancée espère un moment d’intimité avec celui qu’elle épousera le lendemain mais se voit préférer, déjà, les copains et le match de baseball. Ailleurs encore, c’est un époux tuberculeux qu’il faut bien aller voir le dimanche après-midi, dans un immense dortoir peuplé d’ombres en robes de chambre où grésillent les radios de ceux qui restent seuls, tandis qu’un petit jeune homme joyeux attend patiemment dans la voiture (« Mais après tout, n’était-ce pas presque comme si elle était veuve ? »). Chacun à sa façon, traversé par les déceptions du quotidien, fait connaissance avec les multiples variations de l’amertume, que la vie, parfois, nous oblige à déguster en silence. Dans le titre original, il est... Edward Hopper et sa mélancolie silencieuse ne sont pas loin dans ce recueil de nouvelles qui mettent en scène l’Amérique du milieu du XXème siècle et les multiples visages de sa désillusion. Sans pathos, ni coups d’éclat, ces petites tranches de vie ainsi rapportées instillent leur poison. Ici, le petit nouveau, tout droit venu de New York, mais godiche quand même, peine à dire son nom (et l’on revoit « Charbovari » et sa casquette) et à trouver sa place parmi ses camarades. Plus loin, une pimpante fiancée espère un moment d’intimité avec celui qu’elle épousera le lendemain mais se voit préférer, déjà, les copains et le match de baseball. Ailleurs encore, c’est un époux tuberculeux qu’il faut bien aller voir le dimanche après-midi, dans un immense dortoir peuplé d’ombres en robes de chambre où grésillent les radios de ceux qui restent seuls, tandis qu’un petit jeune homme joyeux attend patiemment dans la voiture (« Mais après tout, n’était-ce pas presque comme si elle était veuve ? »). Chacun à sa façon, traversé par les déceptions du quotidien, fait connaissance avec les multiples variations de l’amertume, que la vie, parfois, nous oblige à déguster en silence. Dans le titre original, il est question de onze espèces de solitude (Eleven kinds of loneliness) : autant de déclinaisons d’une souffrance intemporelle. Un troublant moment de lecture, dont on ressort l’âme barbouillée.
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  • philteys Posté le 24 Juin 2017
    Onze nouvelles très homogènes qui racontent un moment de vie d'un raté, d'un déclassé ou de quelqu'un à qui la vie n'a pas souri, bref de solitaires. Chaque histoire est un goût doux-amer et nous persuade qu'il ne manquerait pas grand chose à chacun de ces êtres pour que la vie leur sourit. Mais ils se complaisent souvent dans une certaine banalité et n'en sortent pas. Comme chacune de ces nouvelles est somptueusement écrite, on s'accroche à ces petites parenthèses et finalement, les personnages en deviennent attachants. Une belle découverte.
  • koalas Posté le 2 Novembre 2016
    "Ceux qui réussissent ne m'intéressent pas" dixit Richard Yates. Je confirme son recueil de nouvelles n'a d' yeux que pour les laissés-pour-compte des institutions de la sainte Amérique. La première histoire "Le docteur Jeux de quille" dégomme d'un trait implacable un système scolaire à coté de la plaque, bien démuni face à la solitude des élèves les plus fragiles. Les nouvelles suivantes, dans la même déveine, montrent  la frustration d'un jeune couple marié, l'errance d'un malade sur un lit d'hôpital, l'abandon de vieillards dans les hospices,  l'angoisse d'un licencié... Certes, une lecture qui file un coup de  blues mais qui a le mérite de pointer avec style et concision les défaillances du rêve américain. Onze histoires de solitude...de bien bonnes mauvaises nouvelles..
  • Fx1 Posté le 29 Mars 2015
    La maladie du siècle : la solitude .. Sujet qui de prime abord peut paraitre relativement rédhibitoire , mais qui lorsqu'il rencontre une plume de grand talent donne des miracles . Il est vrai que Yates n'est pas un écrivain de la joie , son oeuvre s'articule autour d'une radiographie de la société américaine , du coté de ceux que le rêve à laissé sur le bord de la route , avec pour compagne la solitude . Ces nouvelles n'en sont pas pour autant tristes à pleurer , Yates est plus haut que cela . Sa maitrise de l'intrigue , des personnages , y compris sur des formats très courts , comme ici , lui permet de faire ressortir comme un rayon de soleil de la noirceur de l'existence. Au fond c'est peut être cela le vrai talent , et on en redemande.
  • jackleen Posté le 23 Décembre 2014
    Onze histoires, toutes différentes les unes des autres, mais qui vous captivent immédiatement. Beaucoup de sensibilité
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