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Pantagruel

Pocket
EAN : 9782266293471
Code sériel : 6204
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 384
Format : 108 x 177 mm
Pantagruel

Date de parution : 24/01/2019
LES GRANDS TEXTES DU XVIe SIÈCLE

Fils de Gargantua, Pantagruel – qui, bébé, réduit son berceau en miettes, étrangle un ours et mange le jarret de sa nourrice – donne le coup d’envoi de la Renaissance française. C’est un bon géant, qui sème l’épouvante et dont les exploits surpassent ceux d’Hercule....
LES GRANDS TEXTES DU XVIe SIÈCLE

Fils de Gargantua, Pantagruel – qui, bébé, réduit son berceau en miettes, étrangle un ours et mange le jarret de sa nourrice – donne le coup d’envoi de la Renaissance française. C’est un bon géant, qui sème l’épouvante et dont les exploits surpassent ceux d’Hercule. Mais Rabelais lui préfère encore Panurge, l’homme à tout faire, éternel étudiant sans scrupules qui connaît soixante-trois manières de se procurer de l’argent, toutes assez malhonnêtes. Et ces deux monstres de se lancer dans des voyages fabuleux.
Or, ces êtres prodigieux nous ressemblent, et le moine-médecin Rabelais est toujours là, bouillonnant de santé et de jeunesse, fou d’idées et de malice.
 
@ Disponible chez 12-21
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EAN : 9782266293471
Code sériel : 6204
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 384
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • LeScribouillard Posté le 7 Novembre 2019
    Oyez, oyez, gentes demoisesles et jolis jouvenceaux ! Ci vous est præsentez l'un des tout premyers ouvraiges de l'Imaginaire européen, l'un d'iceux qui fonderoient plus tard la SFF tesle que nous la connoissons ; et cette noble queste, malgrez tout ce qu'elle a de moins littairature blanche, de plus payard et de moins sérieuz, n'en est pas moins enseignez dans les gransdes et prestygieuses unyversités de notre beau pays françois. C'estoit ici en effect que l'on m'amenoit à lire le fameux récit de Rabelais, alias feu maistre Alcofrybas Nasier : Pantagruel, roi des Dipsodes. Ce qui nous prousve une chose : en France, peu importe ce que vous escrivez, on ne l'estudiera point parce que c'estoit de la SF, de la fantaisie ou ne sçais-je quel genre peu noble ; mais jeuste parce que cela datoit de moins d'un siècle. Et autant vous le dire tout de suyte, on se faiyt souvent de Rabelais l'image d'un énième auteur de classycques conchiant, mais il s'agissoit ni plus ni moinz d'un des ancestres de la light fantasy, avecques ce cycle sur les aventures de géans monstrueux parodians les récis chevaleresques. Il estoit si peu sérieuz mesme dans la numérotaison des tomes : de fait,... Oyez, oyez, gentes demoisesles et jolis jouvenceaux ! Ci vous est præsentez l'un des tout premyers ouvraiges de l'Imaginaire européen, l'un d'iceux qui fonderoient plus tard la SFF tesle que nous la connoissons ; et cette noble queste, malgrez tout ce qu'elle a de moins littairature blanche, de plus payard et de moins sérieuz, n'en est pas moins enseignez dans les gransdes et prestygieuses unyversités de notre beau pays françois. C'estoit ici en effect que l'on m'amenoit à lire le fameux récit de Rabelais, alias feu maistre Alcofrybas Nasier : Pantagruel, roi des Dipsodes. Ce qui nous prousve une chose : en France, peu importe ce que vous escrivez, on ne l'estudiera point parce que c'estoit de la SF, de la fantaisie ou ne sçais-je quel genre peu noble ; mais jeuste parce que cela datoit de moins d'un siècle. Et autant vous le dire tout de suyte, on se faiyt souvent de Rabelais l'image d'un énième auteur de classycques conchiant, mais il s'agissoit ni plus ni moinz d'un des ancestres de la light fantasy, avecques ce cycle sur les aventures de géans monstrueux parodians les récis chevaleresques. Il estoit si peu sérieuz mesme dans la numérotaison des tomes : de fait, Pantagruel estoit écrit avant Gargantua, et devrait donc estre le tome 1 ; mais icelui se passe après, et l'on comptoit jà auparavans une premiesre version des aventures de Gargantua son père ; ajoutez à cela trois suites, le Tiers, Quart, et le Cinquiesme Livre, ce dernier estans publiez en deux foys, la premiesre dans une version incompleste et sous un autre titre, et qui plus est non pas une véritable suite voulue par l'auteur mais un ensemble d'escrits posthumes, et vous vous retrouvez face à un sacré bordesle. Alors autant vous en avertir : Pantagruel ne fayt point dans la dentelle mais bien l'humour de gros bourain, et nous entraîne dans une suite d'évènemans souvent descousus, et d'aucunes choses, vues de nostre regard de lecteurs du XXIe siescle, sont de grosses imperfections : entre la possibilité de ressuscitez des mors à la poudre d'oribus, ôtant ainsi la gravitas du récit, l'improbabilitez de la taille du héros géant au point que des gens vivent dedans, l'interminable inventerre de privaite-jocques sur la librairie Saint-Victor, ce livre n'est point pour les plus tesre-à-tesre d'entre vous, surtout avec cette orthographe de timbray. Et pour ce qui est de l'hystoire... bah on suit un gros géant beste et meschant avec son ami Panurge l'estans deux fois plus, alors on fait des blagues sur le caca, sur le pipi, sur les curez, et sur les jeunes filles ! J'aurays deux gros défaults à reproscher au lyvre : tout d'abord ces énumayrations sans fin, ensuyte dans le mesme ordre d'idées la lourdeur de l'humour : une blague obsçayne est repryse à un moment au moyns sept fois. Rabelais ne sçayt point s'arrêter une foys qu'il est lancé. Ajoutons à cela que ce roman est si dur à analyser qu'il est facile de se tromper sur les mayssages de l'auteur et que cza n'en fayt vrayment pas une lecture de plage. À étudier, c'est sympa. À lire, bonjour le calvayre. Pourtans, disons-le bien, c'est un tel foutoir de calembredaines en tous genres qu'on finit quand mesme par bien rire ; le genre de trucques à lire une chope de biesre à la main, chantans les hits du Naheulband ou que sçais-je quoy d'autre. Je ne dis point que c'est parfait, mais en tout cas ça fonctionne. Et s'arrêter à l'aspect scatologycque, comme ne mancquera pas de le faire observer l'auteur tout le restans de ses jours, nous fayt oublier tout le sous-texte humaniste dans lequel baigne le roman. Pantagruel, avant tout, c'est l'histoire d'un mecque comme ça, sans subtilitez, cruel, cherchans juste à s'amuser ou assouvir ses appétyts du ventre ou sexuels ; et puys, petit à petit, il se rend compte que cza fait pas tout. Il devient plus qu'un personnage comicque, il devient plus qu'un monstre de foirre, il devient... un homme. Sachez adoncques ceci, pauvres manans : j'ai appréciez ce texte quans bien mesme il est pesnible à lire, mais si jamays les défauts énoncez ne vous desrangent point, vous pouvez le desvorer de ce pas. Aprez, je vous dis ça, c'est pour culture vostre...
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  • Lutopie Posté le 3 Mai 2019
    On passe à table en ouvrant Pantagruel, ou Gargantua, et on se voit proposer un os à ronger, de la chair de qualité aussi, la substantifique moelle, de la viande bien faisandée, bien salée, parce que l'écriture est osée : on fait preuve d'esprit (on s'exerce ès arts des traits d'esprit au XVIème siècle), on boit à outrance et le sel donne soif alors on boit d'autant plus. Il ne manque pas de sel chez Rabelais. Le texte transpire du sel. Rabelais, fin connaisseur du corps, nous propose (pour vérifier ses dires - sa théorie, selon laquelle la mer est salée parce qu'elle est pleine de sueur) de goûter notre sueur afin de vérifier sa teneur en sel, ou de goûter la sueur de quelqu'un qui a la vérole. Bonne idée ! Cependant, j'ai bien peur qu'il omette de parler des effets secondaires de la médecine qu'il inculque. Consulter Rabelais, c'est à nos risques et périls. En effet, on peut très bien choper la vérole ou une maladie contagieuse en lisant ce texte (sisi !) parce que le rire, c'est contagieux, déjà. J'ai goûté les pages de mon édition et c'est riche en sel, en tout cas.
  • venividiosculavi Posté le 21 Août 2018
    Anticonformistes indécrotables, alter-mondialistes, intermittents du spectacle, révoltés du Bounty, pacifistes convaincus, amoureux de la vie, anarchistes repentis, voici notre maitre, François Rabelais. D’emblée, le Prologue donne le ton : « que la chiasse vous vienne, le mau fin feu de riqueraque vous puisse entrer au fondement si vous ne croyez fermement tout ce que je vous raconterai ». Alors on croit fermement aux 28 épisodes d’aventures burlesques et déjantées menées par le géant Pantagruel, dont le sommet est peut-être ce débat philosophique avec un scolastique de la Sorbonne, débat qui a pour règle simple et unique : point de paroles, uniquement du mime. Voici le début : « Panurge sans dire un mot leva les mains et fit ce signe : il joignit les ongles de l’index du pouce et de la main gauche, dessinant une sorte de boucle, puis il forma un poing bien serré avec tous les doigts de la droite, excepté l’index, qu’il fit venir plusieurs fois entre les deux précédents de la main gauche. » N’est-ce pas une façon particulièrement élégante de lancer une discussion avec un intellectuel reconnu ? Bonne lecture à tous.
  • chboun Posté le 22 Mai 2018
    Même si le vocabulaire et la grammaire ne sont pas toujours aisés à comprendre, cette farce grotesque est totalement burlesque et n'a rien à envier aux livres du même genre.
  • ghis38 Posté le 26 Mars 2016
    Ce livre analyse l'oeuvre de Pantagruel/Gargantua de Rabelais. Ce ne fut pas chose aisée pour moi mais je suis très contente d'être aller jusqu'au bout. Sur la vie de Rabelais, c'est souvent " on suppose que" comme l'interprétation de son oeuvre. Savoir qu'il a été médecin à l'hôtel Dieu de Lyon, moi qui y suis née, m'a incité à persévérer dans ma lecture. Le moins que l'on puisse dire c'est que Rabelais a dérangé et dérange encore. En 1734, Voltaire dira de lui : - " On le regarde comme le 1er des bouffons, on est fâché qu'un homme qui avait tant d'esprit en ait fait un si misérable usage ..." Puis il se ravise en 1760 : - " Rabelais, quand il est bon, est le premier des bons bouffons. Il ne faut pas qu'il y ait deux hommes de ce métier dans une nation, mais il faut qu'il y en ait un. Je me repends d'avoir dit autrefois trop de mal de lui ." Il faut dire que les extraits choisis sur la petite enfance de Gargantua sont assez consternant. Pour un homme érudit comme lui, difficile à comprendre ce " caca-boudin", comme dirait mon p'tit fils. Rabelais dit " il vaut... Ce livre analyse l'oeuvre de Pantagruel/Gargantua de Rabelais. Ce ne fut pas chose aisée pour moi mais je suis très contente d'être aller jusqu'au bout. Sur la vie de Rabelais, c'est souvent " on suppose que" comme l'interprétation de son oeuvre. Savoir qu'il a été médecin à l'hôtel Dieu de Lyon, moi qui y suis née, m'a incité à persévérer dans ma lecture. Le moins que l'on puisse dire c'est que Rabelais a dérangé et dérange encore. En 1734, Voltaire dira de lui : - " On le regarde comme le 1er des bouffons, on est fâché qu'un homme qui avait tant d'esprit en ait fait un si misérable usage ..." Puis il se ravise en 1760 : - " Rabelais, quand il est bon, est le premier des bons bouffons. Il ne faut pas qu'il y ait deux hommes de ce métier dans une nation, mais il faut qu'il y en ait un. Je me repends d'avoir dit autrefois trop de mal de lui ." Il faut dire que les extraits choisis sur la petite enfance de Gargantua sont assez consternant. Pour un homme érudit comme lui, difficile à comprendre ce " caca-boudin", comme dirait mon p'tit fils. Rabelais dit " il vaut mieux traiter du rire que des larmes parce que le rire est le propre de l'homme ". Sauf que moi, ça ne m'a pas fait rire mais plutôt affligée. Je n'ai pas l'esprit "made in Groland". Mais dans l'ensemble, j'ai vraiment apprécié cette lecture qui m'a permis de faire la connaissance de Rabelais.
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